Alertes- Ce que vous devriez savoir

Lundi 26 janvier 2015 1 26 /01 /Jan /2015 18:32

 

 

*Le nombre de morts sur les routes est en baisse régulière depuis 1973. Cette année-là, les autorités avaient recensé plus de 18.000 morts en France. La mortalité a ainsi été divisée par cinq en un peu plus de 40 ans en France: (3388 morts en 2014)  - Source : www.lemonde.fr)

 

 

Source :; www.lesechos.fr

 

 

Sécurité routière : oreillettes, casques et écouteurs vont être interdits au volant

Les Echos |
Le 26/01 à 16:30, mis à jour à 17:35 

 

 

 

Pour enrayer la hausse de la mortalité sur les routes, une batterie de mesures va être anoncée, notamment sur l’alcoolémie au volant. - SIPA

 

 

Mauvaise nouvelle sur le front de la sécurité routière. Bernard Cazeneuve a annoncé ce lundi après-midi que 3.388 personnes ont été tuées sur les routes en 2014. Soit 120 personnes de plus qu’en 2013 (+,3,7 %), qui avait marqué un record à la baisse. On déplore également 35.000 blessés graves.

Ces chiffres ne sont « pas à la hauteur des objectifs que nous nous étions fixés », a déclaré le ministre de l’Intérieur devant le bureau du Conseil national de la sécurité routière (CNSR). Il « maintient » l’objectif fixé l’an dernier de faire baisser à 2.000 le nombre de morts sur les routes en 2020. « 2014 n’est pas aussi sombre qu’on pourrait le croire dans la mesure où c’est la deuxième moins mauvaise année » depuis que des statistiques sont établies, a-t-il souligné.

Bernard Cazeneuve a présenté 26 mesures pour enrayer cette hausse de la mortalité (voir document ci-dessous). Il propose notamment de baisser à titre expérimental le taux d’alcoolémie légal de 0,5 à 0,2 g/l pour les conducteurs novices. Les oreillettes, casques et écouteurs vont également être interdits au volant pour améliorer « l’attention des conducteurs ». Pour faire baisser les accidents mortels en ville et « améliorer la visibilité entre piétons et conducteurs », le plan porte aussi l’interdiction de se garer à moins de 5 mètres « avant les passages piétons ».

Les principales mesures

- Abaisser le taux légal d'alcoolémie de 0,5 gramme par litre de sang à 0,2 g/l pour les conducteurs novices (trois ans après le permis, ou deux ans s'il a été précédé d'un apprentissage par conduite accompagnée).
- Interdire le stationnement des véhicules (hors deux-roues) cinq mètres avant les passages piétons pour améliorer la visibilité.
- Interdire de porter écouteurs, oreillettes, casques... susceptibles de limiter l'attention et l'audition des conducteurs.
- Permettre aux maires d'abaisser la vitesse sur de grandes parties, voire sur la totalité de l'agglomération.
- Expérimenter, sur certains tronçons de route à double sens identifiés comme particulièrement accidentogènes, une diminution de la vitesse maximale autorisée de 90 à 80 km/h.
- Renforcer les sanctions pour les conducteurs qui, stationnant sur les passages piétons, trottoirs ou pistes cyclables, mettent en danger les piétons en les obligeant à les contourner.
- Expérimenter dans onze départements le dépistage de stupéfiants par le double prélèvement salivaire.
- Relancer le déploiement des radars feux rouges et leur associer systématiquement un module de contrôle de la vitesse, notamment en agglomération.
- Poursuivre la modernisation des 4.200 radars (radars chantiers pour la sécurité des personnels, radars mobile de nouvelle génération).
- Déployer des radars double-face pour mieux identifier les auteurs des infractions.
- Uniformiser la taille et le format des plaques d'immatriculation des deux-roues motorisés, pour faciliter les contrôles.
- Rendre obligatoire pour les usagers de deux-roues motorisés le port du gilet de sécurité en cas d'arrêt d'urgence.
- Exiger, lors de la demande de certification d'immatriculation, la désignation d'une personne titulaire du permis de conduire responsable en cas d'infraction si le conducteur n'a pas pu être identifié.
- Moderniser l'enseignement de la conduite.
- Généraliser un module de sensibilisation à la sécurité routière en classe de seconde à la rentrée 2015, ainsi que lors des journées de défense et de citoyenneté.
- Développer des opérations de sensibilisation aux risques liés aux pratiques addictives et à l'utilisation du téléphone portable au volant, et lancement en février d'une campagne d'information sur les blessés de la route.
- Réduire les risques de contresens sur autoroute par l'installation de panneaux « sens interdit » sur fond rétroréfléchissant sur les bretelles de sortie.
- Former tous les médecins agréés au dépistage précoce des problèmes d'alcool et de stupéfiants.

 

POUR EN SAVOIR PLUS :

DOCUMENT Le dossier de présentation des 26 mesures

 

Source :; www.lesechos.fr

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Samedi 24 janvier 2015 6 24 /01 /Jan /2015 19:35

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/chemin-du-nord

 

 

Mégaferme de saumon bio en Irlande : catastrophe écolo en vue

Diane Berbain
Blogueuse
Publié le 24/01/2015 à 15h14

 

 

 

En décembre 2014 a été rediffusé sur RFI un petit reportage sur l’élevage de saumon bio en Irlande, réalisé avec l’aide de l’Union européenne, présentant un certain nombre de lacunes que nous souhaitons combler ici.

Saviez-vous, d’abord, que les comparaisons de la côte ouest de l’île d’émeraude avec celle de la Norvège sont nombreuses ? La façade atlantique de ces deux pays est très morcelée par des îles, l’écosystème est unique, les paysages actuels ont été façonnés au cours de la dernière ère glaciaire. On trouve même des fjords en Irlande, et on peut venir de loin pour pêcher le saumon et la truite. Galway, comme Bergen, capitale économique du saumon d’élevage sur la côte ouest norvégienne, est une capitale régionale culturelle très vivante, étudiante, aux portes d’espaces naturels d’exception.

Et aujourd’hui, les Vikings voient le potentiel d’enrichissement dans la baie de Galway, un site Natura 2000, avec l’approbation du gouvernement irlandais. 75% de la production d’élevage dans ce pays est sous le contrôle de la multinationale norvégienne Marine Harvest. Il y a de grandes chances pour que ce saumon vous soit vendu sous le « Label rouge » et la certification « Agriculture biologique ».

Le saumon bio, c’est du bluff

Le label bio est censé rassurer le consommateur averti, lui garantissant d’acheter un produit dont la production a un impact minime sur l’environnement et la santé, dont l’usage de produits chimiques synthétiques est banni, et un bétail nourri avec une alimentation à son tour 100% bio.

Malheureusement, dans le cas du saumon d’élevage bio, cette garantie n’existe pas. Le label bio autorise le confinement en cage d’un prédateur. Il n’empêche pas les inconvénients de l’élevage en cage ouverte, et masque au contraire une myriade d’impacts négatifs sur l’environnement et la santé, autorisant l’usage de produits chimiques pour lutter contre différents parasites et maladies.


Sur l’île irlandaise d’Inis Oírr, dans la baie de Galway (Diane Berbain)

Beaucoup d’Irlandais sont contre l’expansion de cette industrie autour de leurs côtes. Ils sont alarmés car le pays a décidé de miser gros sur l’aquaculture, avec le soutien de l’Union européenne. L’Irlande souhaite atteindre des revenus liés à l’industrie des produits de la mer pour une somme d’au moins 1 milliard d’euros, créer 3 000 emplois et faire croître l’aquaculture de 78%, en agrandissant les fermes déjà existantes.

Un projet de ferme monstre

L’installation d’une ferme de saumon bio gérée par Marine Harvest pouvant produire 15 000 tonnes de poisson par an est aussi prévue. Ce serait la plus grosse ferme au monde, installée entre Galway et Inis Oirr et les îles d’Aran.

Avec 456 hectares, cette ferme serait un monstre dans la baie de Galway. Son industrie renommée de fruits de mer pourrait être mise en péril à cause de ces installations. La surcharge en nutriments présente dans les déchets rejetés directement dans la mer pourrait aussi causer la prolifération nocive d’algues, empoisonnant les fruits de mer.

L’Irlande est un pays qui cherche à sortir de la crise, mais est-ce la bonne méthode pour faire renaître le Tigre celtique de ses cendres ?

J’étais à Galway il y a quelques mois pour prendre la température. Et la chanson était la même qu’en Norvège. Comme en Norvège, les Irlandais récoltent les richesses venant de la mer depuis des siècles, et c’est sans doute leur ressource la plus importante.


Petit village dans le Connemara, à l’écosystème menacé (Diane Berbain)

Comme en Norvège, on y lit la même détresse chez les activistes, on y rencontre des gens inquiets pour l’environnement, des pêcheurs qui ont peur pour leurs souches de poissons sauvages. Comme en Norvège, le gouvernement se soumet à la volonté des multinationales.

Comme en Norvège, l’industrie salmonicole fait pression pour augmenter la production, aux dépens des risques que cela implique pour la santé publique et l’environnement.

Comme en Norvège, le saumon sauvage, qui fraie dans les rivières, devra, pour aller en mer, nager dans des eaux remplies de saumon d’élevage, des eaux infestées par le pou du saumon.

Problème environnemental et démocratique

Comme en Norvège, cela rique de devenir non seulement un problème environnemental, mais aussi un problème démocratique, quand une industrie tient les rênes.

Est-ce que Marine Harvest, qui est cotée en bourse, va, comme en Norvège, engranger les bénéfices sans rien laisser à la communauté locale en contrepartie de l’utilisation de la baie ?

En Norvège, l’élevage de saumon rejette chaque année des déchets équivalents aux égouts produits par 11,9 millions de personnes, soit la population de Tokyo. Le tout non traité, et se déversant directement dans les fjords et tout le long de la côte norvégienne. Rien n’est prévu non plus pour gérer cela en Irlande.

Comme en Norvège, le principe de précaution est mis sur la touche, au lieu d’entamer immédiatement une transition soutenable en cages fermées.


Manifestation à Galway contre le saumon d’élevage, en 2013 (StColmans Anglers)

Billy Smith, charpentier à la retraite, est le premier activiste que je rencontre à Galway. Il est l’un des fondateurs du groupe Galway Bay Against Salmon Cages, qui existe depuis 2012, et rassemble entre autres des pêcheurs de la région, des ONG :

« Neuf autres fermes sont proposées pour l’ouest de l’Irlande. On dit de la baie de Galway qu’elle est protégée des tempêtes, mais les terribles rafales de l’hiver 2013 nous ont prouvé le contraire. Le 1er février 2014, des milliers de saumons se sont également échappés de la ferme dans la baie de Bantry. »

Eoin Trill, guide-pêcheur, me parle aussi de son engagement contre les projets de ferme à Galway :

« Je suis totalement contre l’élevage actuel, mais pas contre les emplois. Et une chose est sûre, ce sont les cages fermées qui sont le futur.

Les fonds marins sous les fermes déjà établies sont dans un état épouvantable, les fruits de mer sont détruits, la biodiversité est sacrifiée. Les invertébrés sont aussi touchés. »

« Il faut que cela cesse »

Il pointe du doigt un autre problème :

« Si le poisson s’échappe, il remonte les rivières, se croise avec les souches de saumon locales, ce qui affaiblit leur patrimoine génétique et transmet les maladies. »


Eoin Trill montre l’emplacement prévisionnel de la future mégaferme de Marine Harvest (Diane Berbain)

Selon lui, « les compagnies norvégiennes Cermaq et Marine Harvest sont les plus gros pollueurs au monde » ;

« J’ai toujours su à quel point l’élevage de saumon de ce type était néfaste, je l’ai su toute ma vie. Leur unique priorité est de faire de l’argent. Marine Harvest doit être stoppé pour que l’océan soit sauvé. Il faut que l’élevage de saumon soit transféré dans des cages fermées. Il faut que cela cesse. »

Les souches de truites de mer avaient déjà été quasi décimées dans les années 80 dans le Connemara, à cause de poux de mer qui avaient tout envahi après l’installation de fermes aquacoles (elles avaient ensuite été démantelées).


Des fermes aquacoles au large du Connemara (Diane Berbain)

« Ça détruira tout l’écosystème »

Le mouvement de protestation local contre l’établissement de la mégaferme dans la baie de Galway s’étend jusqu’aux îles d’Aran. Ces îles sont parmi les derniers bastions de la culture celtique. Un bout du monde au bout du monde.

La pêche et l’élevage de bétail sont les activités principales à côté du tourisme. Les voitures n’abondent pas, contrairement aux dauphins dans la baie.

Inis Oírr, « l’île de l’Est », a un paysage calcaire tourmenté par le vent, entrecoupé par des labyrinthes de murets de pierres, avec une magnifique plage de sable fin, et des plages sauvages de rochers.

Rory Folan, originaire de l’île, est pêcheur l’été. Quand il a entendu dire que ce type d’activité créait beaucoup de dommages, il s’est renseigné sur ce qui se passait en Norvège, au Chili et au Canada :

« Ces élevages polluent. La plupart des gens de l’île sont contre. Il s’agira de la plus grosse ferme bio au monde. Et si cela se fait, tout disparaîtra. Ça détruira tout l’écosystème, et ça ne fera qu’empirer d’année en année.

Les éleveurs de saumon ont tellement de pouvoir sur les politiciens et les médias, qu’il faut se baser sur le bon sens.

Les Irlandais ne savent pas à quel point ce projet est mauvais. Le gouvernement prétend que c’est le seul moyen de créer des emplois. C’est juste du marketing. »


Rory Folan, pêcheur d’Inis Oirr (Diane Berbain)

Rory est le premier interviewé sur cette vidéo de l’activiste écossais Don Staniford, filmée à Inis Oírr.

 

 

Ces 350 emplois prévus sur le site de Galway finiraient par remplacer un nombre encore plus grand d’emplois déjà existants, dans le secteur soutenable du tourisme et de la pêche à la ligne, en endommageant les ressources naturelles.

Les autorités irlandaises prétendent qu’il n’y a pas de contraintes environnementales majeures pouvant empêcher d’accorder une licence de pisciculture sur les sites désignés.

Chers consommateurs français, pour sauver les ressources du Connemara et la baie de Galway, pour sauver les côtes norvégiennes, réfléchissez avant de mettre du saumon dans votre assiette !

Bonus : « Fish farm blues », de Pat Quinn, qui chante sur les conséquences catastrophiques du projet de ferme dans la baie de Galway :

« Galway bay, Galway bay... That would be some price to pay. »

 

 

 

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/chemin-du-nord

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Alertes- Ce que vous devriez savoir
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Mercredi 7 janvier 2015 3 07 /01 /Jan /2015 16:21

 

 

Source : www.mediapart.fr

La rédaction attaquée : 12 morts dont Cabu, Charb, Tignous, Maris et Wolinski

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

 

Au moins deux hommes armés et cagoulés ont pénétré mercredi en fin de matinée dans la rédaction de l'hebdomadaire, ouvrant le feu. Plusieurs membres de la rédaction ont été tués, dont Cabu, Charb, Wolinski, Bernard Maris et Tignous. Dans leur fuite, les agresseurs ont également ouvert le feu sur des policiers.

La rédaction de Charlie Hebdo a été la cible ce mercredi 7 janvier d'une attaque de la part d'au moins deux hommes armés – deux hommes sont entrés dans les locaux de l'hebdo, mais le ministère de l'intérieur, trois hommes sont actuellement recherchés. Selon les premiers éléments, douze personnes ont été tuées, quatre ont été grièvement blessées et quatre blessées plus légèrement. Nos deux journalistes sur place ont assisté à la sortie de nombreux corps par les services de secours.

Tweet d'un de nos journalistes sur place 
Tweet d'un de nos journalistes sur place

Selon l'un des avocats de l'hebdo, Cabu, Charb, Wolinski et Tignous sont morts dans l'attaque. Charb, de son vrai nom Stéphane Charbonnier, était le directeur de la publication de Charlie. L'économiste Bernard Maris est également décédé dans la fusillade.

Le journal est situé rue Nicolas-Appert dans le XIe arrondissement de Paris. Charlie Hebdo avait déjà fait l'objet d'un incendie criminel en novembre 2011, dans ses précédents locaux situés dans le XXe arrondissement.

Sur place 
Sur place © MM

L'attaque a eu lieu peu après 11 heures ce mercredi matin. Sur une vidéo filmée par Première ligne, une agence de presse télévisuelle, les deux hommes armés crient Allahu Akbar (Dieu est grand) à l'extérieur du bâtiment. Selon une source policière, les assaillants auraient également crié « Nous avons vengé le prophète ».

 

 

 

Jointe par téléphone par le journal L'Humanité, alors qu’elle était encore sur les lieux de la fusillade, la dessinatrice Corinne Rey a apporté ce témoignage : « J’étais allée chercher ma fille à la garderie, en arrivant devant la porte de l’immeuble du journal deux hommes cagoulés et armés nous ont brutalement menacées. Ils voulaient entrer, monter. J’ai tapé le code. Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu… ça a duré cinq minutes… Je m’étais réfugiée sous un bureau… Ils parlaient parfaitement le français… Se revendiquaient d’Al-Qaïda. »

Une autre vidéo circule sur les réseaux sociaux, elle a été prise près du journal. On y voit deux hommes abattre de sang-froid un policier à terre puis retourner à petites foulées dans leur véhicule. Nous en avons extrait quatre images :

 

 

Sur place, un voisin, Ludovic Manche a assuré avoir entendu « 40 ou 50 coups de feu » alors qu'il se trouvait dans son appartement du boulevard Richard-Lenoir, juste derrière les locaux de Charlie Hebdo. « Au début, j'ai cru que c'était des pétards de nouvel an chinois. J'ai vu par la fenêtre des policiers qui poursuivaient les malfaiteurs. Ils étaient deux personnes cagoulées, l'un d'eux avait un fusil de guerre. Ça tirait dans tous les sens. Dans la rue, les gens se cachaient derrière les voitures. Puis les tireurs sont partis dans une Citroën C1 noire. »

Les assaillants ont pris la fuite à bord d'un véhicule, avant de l'abandonner et d'en voler un second. Selon le ministère de l'intérieur, trois personnes sont actuellement recherchées.

François Hollande s'est rendu sur place vers 12 h 50. Il s'est adressé à la presse, parlant d'un acte d'une « exceptionnelle barbarie au cœur de Paris contre un journal, contre des journalistes ». Le président français a déclaré qu'il s'agissait d'un « acte terroriste ». « Cela ne fait aucun doute », a-t-il ajouté. « La France est aujourd'hui en état de choc devant un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute »,a déclaré François Hollande, accompagné du ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, de la maire de Paris, Anne Hidalgo, du président de la région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, et de plusieurs élus parisiens. La ministre de la justice Christiane Taubira s'est également rendue sur place, de même que les présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, Claude Bartolone et Gérard Larcher.

 

François Hollande sur place
François Hollande sur place © MM

Le chef de l'État a confirmé un premier bilan : 11 personnes ont été tuées. Quatre personnes sont dans un état « d'urgence absolue ». Mais, selon François Hollande, il ne s'agit pas encore d'un compte définitif. Le président va réunir à 14 heures à l'Élysée les ministres et responsables directement concernés par la protection à assurer sur tous les lieux potentiellement visés. Le plan Vigipirate est passé à « Vigipirate attentat ».

Le secrétaire général de RSF, Christophe Deloire, a pour sa part dénoncé « une attaque d'une violence démente, barbare comme il n'y en a jamais eu ». « C'est aujourd'hui sans commune mesure le jour le plus noir de l'histoire de la presse française », a-t-il ajouté. « Ils sont rentrés dans d'autres locaux mais n'ont pas tiré, ils visaient clairement Charlie Hebdo », a-t-il encore indiqué.

Cet article va être actualisé régulièrement, merci de rafraîchir votre page.

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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Source : www.tdg.ch

Charlie Hebdo

Trois criminels sont impliqués dans l'attentat

Par Jérémy Santallo/Jugurtha Ait-Ahmed/Myriam Amara. Mis à jour il y a 24 minutes

Une fusillade a éclaté au siège du journal satirique Charlie Hebdo, attaqué à la kalachnikov. Il y a au moins douze victimes.

1/20 Un témoin de la scène a pris cette image. On y voit les tireurs sortir des locaux de Charlie Hebdo. Ils font feu sur la police, qui réplique. Ils sont parvenus à prendre la fuite. (Mercredi 7 janvier 2015)
Image: Keystone

   

(la Tribune de Genève)

Cet article est mis à jour automatiquement.

 


  • 16h10  

    En visant les bureaux de Charlie Hebdo à Paris, les tueurs ont semblé suivre les consignes données notamment par le groupe Etat islamique et parachever une vengeance liée à la publication des caricatures de Mahomet par l'hebdomadaire en 2006.

  • 16h05  

    Confirmation: Bernard Maris, économiste médiatique et chroniqueur sur France Inter, a été tué dans l'attentat, a annoncé Radio France.

    «France Inter pleure et nos pensées vont à sa famille», a tweeté Mathieu Gallet, PDG de Radio France. Bernard Maris, 68 ans, collaborait également à Charlie Hebdo, sous le pseudonyme d'«oncle Bernard».

  • 16 heures  

    Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, a exprimé sa «profonde émotion» après l'attentat commis contre Charlie Hebdo, un «acte abject qui heurte la conscience humaine», et a estimé que la France devait «défendre sans faiblesse» sa «démocratie (qui) est attaquée».

    «Je tiens à exprimer ma profonde abjection face à cet acte barbare qui heurte la conscience humaine. Les journalistes et la rédaction de Charlie Hebdo ont été pris pour cible, c'est une atteinte directe, sauvage, à l'un de nos principes républicains les plus chers, la liberté d'expression», a déclaré Nicolas Sarkozy depuis le siège de l'UMP.

  • 15h56  

    La Maison du dessin de presse à Morges (VD) est sous le choc, après l'attentat contre «Charlie Hebdo». Un hommage sera rendu prochainement à quatre dessinateurs décédés mercredi, annonce la conservatrice Charlotte Contesse, «complètement bouleversée».

  • 15h53  

    La sécurité a été renforcée autour du journal danois «Jyllands-Posten». Cette publication avait choqué le monde musulman en 2005 avec des caricatures du prophète Mahomet. Pour des raisons évidentes, rien n'a été divulgué sur les nouvelles mesures de sécurité qui ont été prises.

  • 15h48  

    La Ligue arabe et Al-Azhar, principale autorité de l'islam sunnite, ont condamné l'attentat «terroriste» contre Charlie Hebdo.

    L'université Al-Azhar a déploré une attaque «criminelle», soulignant que «l'islam dénonce toute violence», tandis que l'institution panarabe, également basée au Caire, a condamné «avec force cette attaque terroriste» qui a fait 12 morts.

  • 15h43  

    Le siège du groupe de presse du journal El Pais à Madrid a été évacué mercredi après réception d'un paquet suspect, a déclaré un porte-parole, évoquant «l'inquiétude» après l'attentat sanglant à Paris.

    A 13h45, soit près de trois heures après l'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo, un homme est arrivé avec un paquet jugé suspect et qui contenait notamment des câbles. «La police a évacué l'immeuble» où travaillaient plus de 300 personnes, a déclaré le directeur de communication de El Pais Pedro Zuazua.

  • 15h38  

    «L’attaque à Charlie Hebdo est un acte horrible et injustifiable au cœur d’un journal qui incarne la liberté d’expression», a déclaré Manon Schick, directrice de la Section suisse d’Amnesty International. Nous sommes profondément choqués et présentons nos condoléances aux victimes et à leurs proches».

  • 15h34  

    Suite aux événements tragiques contre la rédaction de Charlie Hebdo, un rassemblement aura lieu à 18 heures devant UNI Mail (esplanade côté Pont-d’Arve).

  • 15h30  

    Il y a «trois criminels à l'origine» de l'attaque contre Charlie Hebdo, a déclaré le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, à l'issue d'une réunion de crise à l'Élysée.

    Tout est mis en œuvre pour «neutraliser le plus rapidement possible les trois criminels qui ont été à l'origine de cet acte barbare», a déclaré le ministre, qui n'a pas apporté de précisions sur le rôle des différentes personnes impliquées.

  • 15h29  
    Jérôme Libeskind         @Jeromelibeskind

    Bernard Maris, économiste et actionnaire de parmi les victimes

  • 15h23  

    Le président américain Barack Obama a fermement condamné la «fusillade terrifiante» contre Charlie Hebdo, soulignant avoir l'offert l'aide des Etats-Unis pour que les «terroristes» qui en sont responsables soient traduits en justice.

    «La France, et la merveilleuse ville de Paris où cette attaque scandaleuse a eu lieu, sont pour le monde une référence intemporelle qui demeurera bien au-delà de la vision haineuse de ces tueurs», écrit le président américain dans un communiqué.

    Voir l'image sur Twitter

    Obama "strongly condemn the horrific shooting at the offices of Charlie Hebdo magazine." Full statement:

     


  • 15h17  

    Les enquêteurs ont lancé un appel à témoins après l'attentat meurtrier contre Charlie Hebdo, a annoncé le police judiciaire (PJ) parisienne.

    Un numéro vert (08.05.02.17.17) a «été mis à disposition» et «activé» afin de recueillir tout témoignage sur cet attentat, a indiqué Richard Atlan, le porte-parole de la direction de la police judiciaire parisienne, dont la brigade criminelle est en charge de l'enquête avec la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

  • 15h13  

    Des témoins racontent l'attaque contre Charlie Hebdo.

  • 15h10  

    Les attentats les plus meurtriers en France depuis 40 ans.

    1/10 Mars 2012: Les 11 et 15 mars, Mohamed Merah, 23 ans, tue trois militaires par balles dans la rue, à Toulouse et Montauban, puis, le 19 mars, trois enfants et un enseignant dans un collège juif de Toulouse, avant d'être tué le 22 mars par la police qui assiège son appartement depuis la veille.
    Image: AFP

       
  • 15h06  

    L'attentat contre «Charlie Hebdo» a bouleversé les dessinateurs de presse en Suisse. «Je suis très triste», a déclaré Raymond Burki, en parlant d'«un drame inimaginable, épouvantable».

    Avec la disparition de Cabu, Wolinski, Charb sous les balles de tueurs cagoulés, «le monde a perdu de grandes plumes. Ce sont des sommités dans le dessin. C'est incroyable, c'est pas possible d'être tué à cause d'un dessin ou deux», a déclaré Raymond Burki, qui vient de prendre sa retraite après 38 ans de dessins pour 24 heures.

  • 15h01  

    Le Premier ministre canadien Stephen Harper: «Je suis horrifié par cet acte terroriste barbare commis en France», a écrit le chef du gouvernement canadien sur son compte Twitter.

    Le Canada avait été frappé par deux attaques en octobre par des jeunes radicalisés aux idées jihadistes. Deux militaires avaient été tués au Québec et à Ottawa devant le Parlement lors de ces attaques et les assaillants avaient été abattus par la police.

    Stephen Harper a assuré que les pensées et les prières des Canadiens étaient «avec les victimes et leurs proches».

  • 14h57  

    «Jesuischarlie». Des milliers d'internautes expriment sur les réseaux sociaux leur solidarité avec les victimes de l'attentat visant Charlie Hebdo.

    Le hashtag #jesuischarlie, apparu sur Twitter après l'attaque sanglante contre l'hebdomadaire satirique, avait été utilisé plus de 45'000 fois en une heure peu avant 14h45.

    Une page Facebook, intitulée «Je suis Charlie», en caractères reprenant ceux du journal, sur fond noir, recueillait au même moment plus de 25'000 «likes», relayant des appels à rassemblements à Paris et à Strasbourg.

  • 14h55  

    Le président russe Vladimir Poutine a dénoncé le terrorisme après l'attentat, selon son porte-parole cité par l'agence de presse TASS. La Russie «condamne fermement le terrorisme sous toutes ses formes», a déclaré le porte-parole, Dmitri Peskov, précisant que Poutine avait présenté ses condoléances aux Français.

  • 14h50  

    Les deux auteurs de l'attaque contre Charlie Hebdo étaient armés de fusils d'assaut kalachnikov mais n'étaient pas équipés de lance-roquette, a affirmé une source policière. Une source proche de l'enquête, s'appuyant sur les premiers éléments des investigations, avait fait état de la présence de lance-roquette.

  • 14h45  

    L'hommage de Plantu.


    Voir l'image sur Twitter

    De tout coeur avec Charlie Hebdo.


  • 14h38  

    «Nos libertés fondamentales sont visées», a réagi Thierry Barrigue après l'attentat contre «Charlie Hebdo». «Ce sont des amis» qui viennent d'être tués, a dit, très ému, le directeur et rédacteur en chef de «Vigousse», le journal satirique romand basé à Lausanne.

  • 14h31  

    Les agresseurs ont abandonné leur véhicule. La course-poursuite continue.

    Voir l'image sur Twitter

    Les tireurs ont abandonné leur voiture dans le 19ème, ils ont pris la fuite à pied.

     


  • 14h28  

    Quand la bêtise s'empare des réseaux sociaux (voir tweets ci-contre).

  • 14h24  

    Les caricaturistes vedettes de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, Charb, Cabu, Wolinski et Tignous, figurent parmi les douze morts de l'attentat sanglant mercredi à Paris contre le siège de leur journal, a annoncé une source judiciaire

  • 14h22  
    Natalia Gallois @nataliaggg

    Les employés de , des membres de leurs familles et des familles des victimes pris en charge p/ 1 cell psy ds le théâtre voisin

  • 14h17  

    La chancelière allemande Angela Merkel: «Cet acte horrible est non seulement une agression contre la vie des citoyennes et citoyens français» mais «aussi une attaque que rien ne peut justifier contre la liberté de la presse et d'opinion, un fondement de notre culture libre et démocratique».

  • 14h14  

    L'attaque armée à Charlie Hebdo est la plus meurtrière depuis la Seconde guerre mondiale.

  • 14h08  
    Voir l'image sur Twitter

    Terrifiant témoignage de la dessinatrice Coco. http://www.humanite.fr/charlie-hebdo-le-temoignage-de-la-dessinatrice-coco-562041  via @humanite_fr

  • 14h05  

    Le Conseil français du cute musulman (CFCM) a condamné «avec la plus grande détermination» l'acte «barbare», «contre la démocratie et la liberté de la presse», perpétré à Paris dans les locaux de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, qui a fait au moins douze morts.

    L'instance représentative de la première communauté musulmane d'Europe, forte de 3,5 à 5 millions de membres, a réagi dans un communiqué au nom des «musulmans de France».

    De son côté, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), proche des Frères musulmans, a condamné «de la manière la plus ferme cette attaque criminelle et ces horribles meurtres».

  • 14h02  
    André Simonazzi         @BR_Sprecher

    «La CH condamne fermement l’attentat commis à Paris et présente ses condoléances à la France», S. Sommaruga, présidente de la Confédération.

  • 13h57  

    Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker:
     Jean-Claude Juncker         @JunckerEU «Je suis profondément choqué par l'attaque brutale et inhumaine qui a frappé les locaux de Charlie Hebdo. C'est un acte intolérable, une barbarie qui nous interpelle tous en tant qu'êtres humains et Européens», a-t-il réagi, cité par un communiqué.

  •  

    Je suis profondément choqué par l'attaque sur . J'exprime notre plus grande solidarité avec la France http://europa.eu/rapid/press-release_STATEMENT-15-3002_fr.htm 


  • 13h53  

    La Maison Blanche a condamné «dans les termes les plus forts» l'attaque contre Charlie Hebdo. «Toute la Maison Blanche est solidaire des familles de ceux qui ont été tués ou blessés dans cette attaque», a déclaré Josh Earnest, porte-parole du président américain Barack Obama, sur la chaîne MSNBC.

    «De hauts responsables de la Maison Blanche sont en contact étroit avec leurs homologues français (...). Les Etats-Unis sont prêts à collaborer avec les Français pour les aider à mener l'enquête», a-t-il ajouté.

  • 13h48  
    Voir l'image sur Twitter

    La rédaction des Échos est à son tour placée sous protection policière

  • 13h46  
    de Cabarrus Thierry @tcabarrus

    Un attentat minutieusement préparé: l'attaque s'est déroulée pendant la conférence de rédaction (10 journalistes tués)

  • 13h45  

    Selon les informations du Figaro, les quatre dessinateurs de Charlie Hebdo (Cabu, Charb, Tignous et Wolinski) sont décédés dans l'attaque.

  • 13h40  

    Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte et les transports sont placés en «protection renforcée» en région parisienne après l'attaque meurtrière mercredi contre Charlie Hebdo, a indiqué Matignon.

  • 13h30  

    Le dernier dessin de Stéphane Charbonnier «Charb», tué dans l'attentat. Cabu fait également partie des victimes, selon France Inter.


    Voir l'image sur Twitter

    Le dernier dessin de Charb - prémonitoire


  • 13h25  

    Sur une vidéo de l'attaque, filmée par un homme réfugié sur un toit et mise en ligne par le site francetvinfo, on entend un homme crier «Allah akbar» entre plusieurs coups de feu.

     

  • 13h23  

    Nouveau bilan: douze personnes, dont deux policiers, ont été tuées. Au moins sept personnes ont été blessées, dont quatre très grièvement, a précisé le parquet.

  • 13h22  

    Les agresseurs ont crié «nous avons vengé le prophète!», selon des témoins cités par une source policière.

  • 13h18  

    Une vidéo a été publiée sur Facebook avant d'être retirée. Voici une nouvelle image des agresseurs.

  • 13h13  
  • 13h10  

    François Hollande a dénoncé «un acte d'une exceptionnelle barbarie» après l'attaque contre Charlie Hebdo, estimant qu'il ne faisait «pas de doute» qu'il s'agissait d'un «attentat terroriste».

  • 13h07  
  • 13h05  
    julien licourt @julienlicourt

    L'entrée du Figaro a été fermée

  • 13 heures  

    Le Premier ministre britannique David Cameron a condamné l'attaque terroriste perpétrée contre le siège de Charlie Hebdo. «Les meurtres commis à Paris sont révoltants. Nous nous tenons aux côtés du peuple français dans le combat contre le terrorisme et pour la défense de la liberté de la presse», a déclaré David Cameron sur son compte Twitter.
    David Cameron         @David_Cameron

    The murders in Paris are sickening. We stand with the French people in the fight against terror and defending the freedom of the press.

     


  • 12h57  

    La vidéo d'un blessé de l'attaque transporté à l’hôpital.

     

  • 12h54  

    Le président François Hollande s'exprime actuellement: pour l'heure «onze personnes mortes, quatre en situation d'urgence absolue».
    RenaudTF @RenaudTF

    François Hollande visiblement très ému devant les caméras. Anne Hidalgo également. Atmosphère très lourde devant

     


  • 12h50  

    La photo des tireurs présumés au siège de Charlie Hebdo.


  • Marc Beauge @MrcBg

    Il y a dix minutes, un DS noire, vitres cassées, traverse place de la Répu en trombe. Derrière, un fourgon et au moins 5 voitures de police

  • 12h46  

    Le Premier ministre Manuel Valls a décidé de relever le plan Vigipirate au niveau «alerte attentats», le niveau le plus élevé, sur «l'ensemble de la région Ile-de-France».

  • 12h42  

    Le tweet d'un journaliste de l'AFP à Londres.

    Voir l'image sur Twitter

    A Londres, la BBC et Sky consacrent une édition spéciale à l'attaque contre Charlie Hebdo

     


  • 12h40  

    Le tweet de Charlie Hebdo avant la fusillade.

    Voir l'image sur Twitter

    Meilleurs vœux, au fait.

     


  • 12h35  
    Willy Bracciano @WillyF24

    Les auteurs de la fusillade à toujours en fuite.

  • 12h34  

    Un nouveau bilan fait état de onze morts dont deux policiers.

  • 12h28  

    Le président François Hollande se rend au siège du journal attaqué, une réunion de crise est agendée à 14 heures.

  • 12h15  

    Le parquet de Paris confirme la mort de dix personnes et deux blessés à Paris devant le siège de Charlie Hebdo.

  • 12h05  

    Des hommes cagoulés, vêtus de noir, et lourdement armés, ont pénétré dans les locaux de l'hebdomadaire. Ils en sont ensuite ressortis et, les voyant armés, «trois policiers arrivés en vélo sont repartis». Les agresseurs sont ensuite montés à bord d'une voiture après avoir crié dans la rue.

  • 12 heures  

    Un policier a été touché par un tir, ont rapporté des témoins. Ceux-ci ont signalé que de nombreux policiers sont présents sur les lieux et qu'une trentaine de coups de feu ont été entendus.

  • 11h55  
    France Info         @franceinfo

    Sur @franceinfo, un témoin évoque la présence de " deux hommes qui auraient lancé on va venger le prophète"

  • 11h50  

    «C'est un véritable massacre. Il y a des morts!», avance 20 minutes.fr. «Je pense qu'il y a des victimes», a déclaré par téléphone le dessinateur, Renaud Luzier, dit Luz, visiblement paniqué. Les dernières informations d'iTélé annoncent au moins dix morts et cinq blessés.

  • 11h45  
  • 11h40  

    Une fusillade a éclaté mercredi 07 janvier au siège de Charlie Hebdo, boulevard Richard-Lenoir à Paris. Deux hommes cagoulés ont fait irruption dans le bâtiment et ont tiré une trentaine de coups de feu à la kalachnikov. La chaîne iTélé évoquait au moins un blessé du côté des forces de l'ordre.

  • 11h35  

    La chaîne française iTélé est la première à avoir révélé l'information via Twitter.


    itele         @itele

    Tirs à l'arme automatique sur le siège du journal "Charlie Hebdo" à Paris (@itele)

Créé: 07.01.2015, 15h26

 

 

Source : www.tdg.ch

 

 


 

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Mardi 6 janvier 2015 2 06 /01 /Jan /2015 20:15

 

Source : www.reporterre.net


 

Quand la biologie de synthèse piège la lessive écolo Ecover

Marie Astier (Reporterre)

mardi 6 janvier 2015

 

 

 

 

Une marque de lessive écolo pourrait introduire dans ses produits des organismes synthétiquement modifiés, sorte de descendants des OGM. C’est la biologie de synthèse, qui transforme des organismes vivants en modifiant leur information génétique. Enquête sur une technique en plein essor, mais qui avance souterrainement.


Imaginez un produit qui aurait la même utilité que l’huile de palme, mais qui ne poserait pas de problèmes écologiques, et serait en plus moins cher… C’est le petit miracle qu’a su vendre une start’up américaine, Solazyme, à l’un des plus grands fabricants de lessive bio dans le monde, Ecover.

La marque écolo s’est laissée séduire par l’huile d’algue, un produit obtenu grâce aux dernières avancées des biotechnologies. Solazyme modifie les gènes de micro-algues pour leur faire produire différentes sortes de carburants et d’huiles, introduites ensuite dans la composition de produits cosmétiques, alimentaires ou industriels. C’est un exemple de ce que l’on appelle la biologie synthétique.

Difficile d’en donner une définition précise, car « c’est une discipline émergente, issue de la convergence entre les mathématiques, la biologie, la physique et l’informatique », explique Dominique Zeliszewski, en charge de la communication scientifique au Génopole d’Evry, un des principaux centres de recherche de génie génétique en France.

« C’est l’idée de modifier les organismes vivants en modifiant leur information génétique. Cela peut aller jusqu’au remplacement complet du génome, d’où le terme de synthétique », précise Michel Morange, professeur de Biologie à l’ENS mais aussi spécialiste de l’histoire et de la philosophie des sciences.

Quarante milliards de ventes en 2020

Les organismes synthétiquement modifiés sont en quelque sorte les descendants des OGM (organismes génétiquement modifiés). Avant, il s’agissait de prendre certains gènes d’un organisme pour les intégrer dans un autre. « C’était du bricolage », plaisante Dominique Zeliszewski. Désormais, ces gènes sont modélisés par ordinateur, fabriqués, puis insérés dans un organisme vivant.


- La marque Ecover -

Par exemple, Sanofi a réussi à produire une molécule très efficace contre le paludisme, l’artémisinine. Elle n’est plus extraite des plantes mais produite par des bactéries modifiées par biologie de synthèse. Ce procédé permet notamment de baisser le coût des médicaments.

Les applications sont infinies : biocarburants, matériaux plastiques, textiles, des bactéries qui détectent les pollutions ou captent les métaux lourds pour dépolluer... « Cela permet de créer des systèmes qui n’existent pas dans la nature, comme des usines cellulaires. Elles pourraient remplacer les usines chimiques ! » s’enthousiasme la scientifique.

L’un des projets les plus ambitieux est celui du chercheur américain, Craig Venter. Il l’a intitulé « le châssis ». « C’est un être vivant très simple et artificiel, expose Michel Morange. Sur cette base, on pourrait brancher des gènes à la demande pour répondre à des besoins précis. »

Beaucoup de start’up se sont lancées, imaginant un gigantesque marché. « Les analystes financiers annoncent près de quarante milliards de dollars de ventes en 2020 », affirme Jim Thomas, de l’ONG de veille des technologies ETC Group.

Au départ, la biologie synthétique espérait faire face à l’épuisement des ressources pétrolières grâce aux biocarburants. Mais les coûts de fabrication sont encore trop élevés, ces entreprises se sont donc rabattues sur les produits à forte valeur ajoutée comme les cosmétiques ou les produits d’entretien. Solazyme s’inscrit dans ce mouvement.

Marketing vert et « agressif »

Sauf que beaucoup de ces entreprises de la biologie de synthèse évitent soigneusement de revendiquer leur appartenance au domaine des biotechnologies. Une façon de ne pas faire peur aux consommateurs. « Quand il s’agissait de produire du pétrole, cela importait peu. Mais maintenant qu’ils se tournent vers les produits de grande consommation, ils veulent éviter d’être associés aux OGM », avance Jim Thomas.

Solazyme revendique la « durabilité » et la naturalité de ses produits. Son slogan : « Micro-algues. Macro-solutions. Chez Solazyme, nous transformons les microalgues, les plus petits des organismes vivants, en solutions pour les plus gros problèmes du monde. »

Une communication très contrôlée selon Jim Thomas : « Solazyme a commencé et a levé des fonds en disant qu’elle faisait de la biologie de synthèse. Puis vers 2009, elle a décidé de ne plus utiliser le mot. Ils ont refusé de confirmer que leur huile d’algue est produite avec cette technique… Mais il n’y a pas d’autre solution pour en fabriquer ! »

Un marketing auquel Ecover s’est apparemment fait prendre. Au printemps dernier, 6.000 bouteilles de lessive contenant le produit de Solazyme ont été commercialisées, puis retirées devant les protestations des ONG, exprimées dans une lettre à la direction d’Ecover. La marque de lessives écolos a promis d’engager un processus de concertation avant d’envisager d’utiliser à nouveau le produit.

« Nous avons été surpris qu’Ecover s’intéresse à cette huile d’algue. C’est pourtant une entreprise écolo, raconte Dana Pearls des Amis de la Terre États-Unis. Il y a beaucoup de pression pour abandonner l’huile de palme, ils recherchent des solutions alternatives. »

« Nous savons que ces entreprises ont des stratégies marketing agressives orientées vers les fabricants de produits d’entretien et l’industrie verte, complète son collègue Jeff Conant. Solazyme propose une grande gamme de produits et une bonne partie sont présentés comme écologiques. En tant que nouvelle industrie, ils recherchent des applications qui leur donnent une bonne image. »

Déforestation et disparition des petits producteurs

Mais ces produits ne sont pas si écologiques que cela, selon l’ONG. Pour produire de l’huile, les algues doivent manger du sucre de maïs ou de canne. Des cultures souvent produites à partir de semences OGM, nécessitant de nombreux engrais chimiques et de pesticides, accusées d’employer des ouvriers agricoles dans des conditions de quasi esclavage et d’accélérer la déforestation en Amazonie.

« L’huile d’algue n’est donc pas plus durable que l’huile de palme, insiste Jeff Conant. Ecover est basée en Belgique, elle devrait donc avoir une politique contre les OGM. Ils nous ont répondu que ce n’est pas un problème, car il ne se retrouvent pas dans le produit final », déplore-t-il.

Si la biologie de synthèse se développe à grande échelle, Jim Thomas craint lui les conséquences sur l’agriculture mondiale : « Les entreprises du secteur se sont mises à produire les molécules de la vanille, du patchouli, du vétiver, de l’orange, du pamplemousse ou d’épices comme le safran… Souvent, ce sont des productions qui sont encore assurées par de petits producteurs, qui comme dans le cas de la vanille travaillent en accord avec la préservation de la biodiversité locale. Ils vont être détruits par les produits concurrents issus de la biologie de synthèse. »

La diversité de ces cultures pourrait être remplacée par quelques monocultures de sucre de canne et de maïs. « C’est déjà ce qui s’est passé pour l’artémisinine. L’usine de Sanofi produit un tiers des besoins mondiaux. Résultat, en seulement un an, les surfaces plantées ont diminué de deux tiers… Ce sont des petits producteurs du Vietnam ou du Mozambique qui abandonnent leurs terres », raconte-t-il.

Les mêmes risques que pour les OGM

Et ce n’est pas tout. Les risques sont les mêmes que pour les OGM, selon Michel Morange. D’abord pour la santé : « Les algues pourraient produire des huiles pathogènes, par exemple... » Puis pour les écosystèmes. « Ils pourraient contaminer d’autres organismes vivants et aboutir à un appauvrissement de la biodiversité », craint-il. « Il faut aussi savoir que ces algues se reproduisent très rapidement, on ne sait pas quel impact elles auraient si elles se répandaient dans l’environnement », ajoute Jim Thomas.

Des risques minimes et déjà pris en compte par les chercheurs, selon Dominique Zeliszewski : « Ces organismes modifiés perdent leur avantage sélectif dans la nature, ils ne résistent pas. Par exemple, une algue qui produit beaucoup d’huile est en contrepartie obligée de limiter sa croissance. »

Selon elle, « La modélisation des gènes par ordinateur apporte une fiabilité supplémentaire par rapport aux OGM. Il s’agit de biotechnologies, le processus de contrôle est donc le même. La commission européenne a émis des recommandations éthiques. En France, nos projets sont soumis au Haut Commissariat aux biotechnologies. »

Michel Morange estime qu’au contraire, « plus on est efficace, plus les risques sont grands. C’est un argument pour mettre de nouvelles règles. »

Une technologie appropriée par quelques multinationales ?

Et puis, comme pour leurs grands frères les OGM, ces technologies sont brevetées… Des brevets pour l’instant souvent déposés par des entreprises de biotechnologies de taille modeste. Mais beaucoup sont financées par les mêmes firmes que celles qui s’intéressent aux OGM. Le plus puissant partenaire de Solazyme est ainsi la multinationale Unilever, notamment pour ses produits cosmétiques des marques Dove et Brylcreem.

« L’argent servant au développement de la biologie synthétique provient du Département de l’énergie des États-Unis, d’acteurs majeurs du secteur énergétique – BP, Shell, ExxonMobil – , de grandes entreprises chimiques – dont BASF et DuPont –, ainsi que de géants de la foresterie et de l’agroalimentaire – tels que Cargill, ADM, Weyerhaeuser et Syngenta », détaille ETC Group dans son rapport sur la biologie de synthèse.

Pour les ONG, le risque est donc que cette nouvelle technologie soit appropriée par quelques multinationales. « Ces entreprises ne partagent pas leur technologie et elles nous demandent de les croire sur parole qu’il n’y a aucun risque », déplore Dana Pearls des Amis de la Terre.

« Dans le cas des OGM, beaucoup de plantes transgéniques ont plutôt été développées pour l’argent que pour l’intérêt commun, relève Michel Morange. Et avec la biologie de synthèse, on pourrait prendre des brevets sur des êtres vivants naturels modifiés par l’homme, voire même sur des êtres vivants créés par l’homme. » Mais si l’homme crée des êtres vivants, cela veut-il dire qu’il prétend avoir la réponse à la question ’qu’est-ce que la vie’ ? « Oui », répond dans un sourire le biologiste-philosophe, en admettant qu’il s’agit d’une vision très techniciste de la nature.


- Solazyme et Unilever -

Une concertation encore floue chez Ecover

Il n’est pas assuré qu’Ecover se pose cette question philosophique…

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Mardi 30 décembre 2014 2 30 /12 /Déc /2014 02:08

 

Source : convergencealimentaire.info

 

 

Une poignée de compagnies contrôle l’industrie alimentaire

 

 

 

Les centaines de marques que nous retrouvons sur les tablettes des supermarchés nous donnent l’impression que notre argent va à un nombre aussi grand de compagnies différentes. Or, ça n’est pas le cas: une grande majorité de ces marques appartiennent à une poignée de compagnies. Le graphique suivant donne un aperçu d’où notre argent va réellement (cliquez ici pour une version pleine résolution):

 

mapsmall

Pourquoi cette convergence est-elle néfaste?

Cette question est légitime: en quoi le fait que ces marques soient contrôlées par si peu de compagnies est-il une mauvaise chose? N’est-ce pas simplement le résultat fonctionnel de notre système économique?

En fait, nous croyons que cette convergence est néfaste pour diverses raisons, à plusieurs niveaux qui sont tous plus ou moins interreliés. En voici cinq:

1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux

Cette raison est celle qui, d’une certaine façon, englobe toutes les autres. Les profits engendrés par ces compagnies sont gargantuesques: à elle seule, Nestlé a engendré plus de 37 milliards de dollars de profit en 2010. Or, cet argent se convertit rapidement en pouvoir politique. De fait, dans notre système politique, des groupes de pression font sans relâche des efforts afin de faire passer ou bloquer des projets de loi. En général, plus les groupes de pression sont bien financés et organisés, plus ils ont les moyens d’avoir une grande influence sur les décisions prises au final. L’industrie alimentaire mène des activités de lobbying à toutes les échelles: internationale, nationale et locale. De plus, de grands montants sont investis par ces compagnies dans les campagnes référendaires de plusieurs candidats politiques, tous partis confondus. Il serait naïf de croire que ces compagnies investissent tout cet argent (en 2010, Kraft a dépensé un demi-million de dollars en contributions à des candidats politiques américains; Nestlé a, à elle seule, donné près de 300,000$ à la campagne de Schwarzenegger en Californie) sans rien attendre en retour: elles souhaitent avoir leur mot à dire sur les lois qui seront ou ne seront pas adoptées. Quant à savoir pour ou contre quels projets elles feront de la pression, le seul critère qui semble s’appliquer dans leurs choix est celui du profit. Cela est logique et semble légitime, puisqu’il s’agit de compagnies qui, après tout, ont pour mission de faire du profit. Cependant, la pression politique exercée en vue du profit entre souvent en conflit avec l’intérêt de la population, pour qui les politiciens devraient pouvoir travailler sans pressions contraires. Il est néfaste pour tous que l’intérêt de compagnies passe avant celui de la population, surtout lorsqu’il s’agit de domaines aussi importants que celui de la santé publique.

Le dossier de l’étiquettage des produits qui contiennent des organismes génétiquement modifiés (OGM) en est un bon exemple: à ce jour, il est impossible de savoir si les OGM ont un effet dangereux sur la santé ou non. Malgré cela, une majorité des produits disponibles sur les tablettes des supermarchés contiennent déjà des OGM. L’État américain de l’Oregon a tenté, en 2002, d’introduire une loi pour obliger les compagnies à indiquer lesquels de leurs produits contiennent des OGM. On ne parle pas ici de bannir les OGM, ou même d’en réduire l’utilisation, mais seulement d’informer les consommateurs sur leur présence dans les produits achetés, et de leur laisser le choix d’en acheter ou non. Un immense lobby représentant les géants de l’alimentation s’est alors formé, chaque compagnie y contribuant à coups de dizaines de milliers de dollars (Pepsico y a investi 127,000$, Procter & Gamble, 80,000$). Au final, le projet de loi n’est pas passé.

Les élus, qui devraient en principe protéger la population, deviennent vite impuissants, surtout si leur élection dépend de fonds avancés par ces mêmes compagnies. Cela devient une forme détournée et légale de corruption, et il est facile de croire que si cela était possible, ces multinationales utiliseraient des moyens plus directs. Unilever a d’ailleurs admis au New York Times avoir donné des pots-de-vin, ou “facilité des paiements” à l’endroit de membres de gouvernements dans certains pays en voie de développement. Unilever a affirmé ne pas encourager ce genre de pratique, mais la tolérer lorsqu’elle est une « coutume locale ». Autrement dit: si les politiciens en place sont corruptibles et reçoivent déjà des pots-de-vin, aussi bien en profiter!

2 – Impacts sur la santé

C’est logique: notre santé passe en très grande partie par les aliments que nous consommons, c’est d’eux que finit par se constituer notre corps. Dans la mesure où une grande majorité des aliments que nous achetons sont fournis par un très petit nombre de compagnies, chacune d’elles a une immense part à jouer sur notre santé, qui repose en partie entre leurs mains. Or, contrairement à ce qu’elles pourront bien affirmer à travers diverses publicités, notre santé ne fait pas partie de leurs préoccupations sincères, bien au contraire.

En 2005, à peu près toutes les multinationales de l’alimentation se sont réunies pour mettre de la pression sur le gouvernement français, qui s’apprêtait à faire passer une loi interdisant les distributrices de sodas et de collations de type « junk food » dans les écoles, ainsi qu’à modifier le genre de publicité entourant les aliments néfastes pour la santé. Une grande partie du projet dût être abandonnée suite aux pressions de l’industrie alimentaire.

Pire, malgré des études de l’Organisation Mondiale de Santé et de l’UNICEF démontrant que l’utilisation d’un substitut au lait maternel pour nourrir les bébés contribue à la mort de 1,5 millions d’enfants par année dans les pays sous-développés. Nestlé, le plus grand fabriquant de substituts de lait maternel au monde, fait ouvertement la promotion du choix d’utiliser ses substituts même si la mère est en mesure d’allaiter. Ils vont jusqu’à financer les cliniques médicales de pays sous-développés qui acceptent de faire la promotion de leurs subsituts au lait maternel. Ces pratiques sont directement responsables de la mort ou de la santé fragile de millions d’enfants; un boycott international de Nestlé a d’ailleurs cours depuis les années 80 en raison de cette controverse.

3 – Impacts sur l’économie

Économiquement, le nombre restreint de compagnies sur le marché de l’alimentation nous place en situation d’oligopole. Deux conséquences majeures en découlent:

Premièrement, un marché contrôlé par un petit nombre de compagnies présente des « barrières à l’entrée », c’est-à-dire que toute nouvelle compagnie qui tente d’entrer sur ce marché aura la vie difficile, sinon impossible. Par exemple, si un nouveau producteur est assez chanceux pour que son supermarché local accepte de vendre son produit, c’est souvent sur des tablettes quasi inaccessibles que son produit sera placé, ce qui encourage très peu les gens à l’acheter, car de fait, les endroits bien en vue sont réservés aux multinationales, qui payent cher pour avoir ce privilège. Un petit producteur n’a simplement pas le budget pour rivaliser avec elles. De plus, les gens sont habitués aux marques des grandes compagnies, et ont d’emblée le réflexe d’acheter ces marques (qui bénéficient aussi d’appui publicitaire massif), ce qui rend la compétition avec elles beaucoup plus difficile. Et si finalement un producteur réussit à percer le marché avec un produit qui intéresse les gens, il est fort probable qu’il soit vite racheté par l’une des multinationales, et sa marque n’en deviendra qu’une autre parmi les centaines qu’elles possèdent déjà. Tout ceci empêche la saine concurrence du marché.

Deuxièmement, un oligopole mène souvent à un cartel, c’est à dire un petit groupe de compagnies qui fixe les prix à un montant plus élevé que ceux du marché, afin d’augmenter leurs profits sur le dos des consommateurs. C’est une pratique qui est généralement illégale et relève de la collusion, mais cela n’empêche pas les compagnies de s’y adonner. En avril 2011, Procter & Gamble a dû payer 211 millions d’euros d’amende après avoir été reconnu coupable d’un cartel de fixation des prix en Europe avec Unilever et Henkel. Henkel, la plus petite compagnie des trois (et donc celle qui en profitait le moins), n’a pas été pénalisée, car c’est elle qui a dénoncé le cartel aux autorités.

4 – Impacts sur l’environnement

Les compagnies qui contrôlent l’industrie alimentaire n’ont, en général, pas un dossier environnemental reluisant. En 2001, Kraft a décidé d’investir massivement dans une entreprise de lobbying auprès de l’administration Bush afin de militer contre le protocole de Kyoto. En Chine, Pepsico et Nestlé ont été condamnés pour pollution de cours d’eau. Unilever ont, quant à eux, illégalement déversé 7,4 tonnes de déchets contaminés au mercure à l’entrée de la forêt Pambar Shola en Inde, juste à côté d’une ville à forte densité de population. Unilever a été forcé de fermer cette usine de mercure pour cette raison. C’est aussi sans surprise que Procter & Gamble a milité afin d’affaiblir des projets de lois environnementaux européens à l’endroit des produits chimiques. En raison des pressions de P&G, la loi adoptée au final en 2003 par le parlement européen ne protège que très peu les citoyens et l’environnement de substances toxiques présentes dans les produits ménagers. Ce “militantisme” anti-environnementaliste dont font preuve ces compagnies n’a qu’un but: s’assurer que la production soit la moins chère possible à court terme. Les dommages causés à plus long terme à la population globale de notre planète, incluant celle des animaux, n’a aucun poids, sinon celui de bien paraître.

Mais l’impact le plus considérable que ces compagnies ont sur l’environnement est peut-être relié à l’utilisation massive d’huile de palme dans leurs aliments. En effet, les impacts dévastateurs (déforestation à grande échelle, délocalisation de communautés locales menant à des situations violentes, extinction d’espèces animales, émission de gaz à effet de serre) de l’industrie de l’huile de palme ont été révélés dans les dernières années, mais l’huile de palme est toujours massivement utilisée dans un foule de produits transformés, principalement en raison de son coût très bas et du fait qu’elle représente un substitut (tout aussi malsain) aux gras trans.

5 – Impacts humains

La réputation de plusieurs multinationales quant aux conditions de travail qu’elles imposent à l’étranger n’est plus à faire. Au fil des ans, des compagnies opérant dans de multiples domaines ont été sur la sellette, au centre de plusieurs scandales. Le fait que l’industrie alimentaire se comporte aussi de la sorte n’aura donc probablement rien de surprenant. Malgré cela, la sévérité des actions de certaines de ces compagnies risque d’en surprendre plus d’un.

En 2005, Nestlé a été poursuivie par l’ILRF (International Labor Right Fund) pour trafic d’enfants. Ces enfants sont amenés en Côte d’Ivoire à partir des pays environnants pour travailler sur les plantations de cacao utilisées par la compagnie. Malgré plusieurs avertissements lancés à l’endroit de Nestlé afin de les informer de ces pratiques, Nestlé n’a jamais vraiment réagi sur la question avant la poursuite. Une autre poursuite a été lancée aux États-Unis, où Nestlé est accusé de complicité pour esclavage, enlèvement et torture d’enfants dans plusieurs pays d’Afrique de l’ouest. C’est sans parler du meurtre d’un dirigeant syndical en Colombie. Ce dernier avait publiquement dénoncé une stratégie sournoise qui permettait à Nestlé de changer l’étiquettage de poudre de lait importée pour qu’elle paraîsse être un produit local. La poudre, souvent passée date, était importée à rabais de pays voisins. La plainte mena à une enquête policière qui confirma les faits et traduit Nestlé en justice pour avoir miné la santé publique. Plusieurs autres meurtres ont mystérieusement frappé les travailleurs qui ont déposé des plaintes contre Nestlé. Mais ce genre de pratiques n’est pas le monopole de Nestlé: le dossier de Coca-Cola n’est pas plus reluisant.

Comment réagir?

Difficile de ne pas se sentir impuissant face à des multinationales qui disposent de budgets aussi immenses, d’une grande influence politique et qui peuvent systématiquement se payer les meilleurs avocats pour contrer toute poursuite. Mais les revenus exorbitants de ces compagnies, qui maintiennent ces pratiques, ne poussent pas dans les arbres… ils proviennent de nos poches! Ce sont nous qui leur donnons lorsque, chaque semaine, nous achetons les centaines de produits qu’ils nous offrent au supermarché. L’alimentation représente un marché gigantesque: chacun de nous doit se nourrir pour rester en vie, et ce, à répétition! Nos visites au supermarché sont régulières et représentent, à la somme, une grande partie de nos budgets. Il serait donc erroné de croire que l’impact que chacun de nous a sur cette industrie est minime. Faites l’exercice, et calculez combien d’argent vous consacrez à l’épicerie par année. Mieux encore, tentez de remarquer, à votre prochaine visite, quel pourcentage des produits que vous achetez sont vendus par ces quelques multinationales: vous pourrez ainsi calculer environ combien d’argent vous leur donnez. Le résultat risque d’être surprenamment élevé. Ainsi, même si un seul de nous coupe sa contribution, l’impact sera de plusieurs milliers de dollars!

Deux obstacles se posent cependant:

- Il est difficile d’éviter les produits vendus par cette poignée de compagnies. Ils sont partout, et parfois il peut sembler qu’aucune alternative ne s’offre: si on n’achète pas le produit de Nestlé, alors on achète celui de Kraft ou de Pepsico. Mais des alternatives existent, il suffit de les rechercher. Elles demandent parfois un effort supplémentaire, surtout l’effort de faire un peu de recherche sur la provenance des produits que nous choisissons d’acheter (et sur la compagnie qui les fabrique). Cet effort se voit toutefois récompensé au niveau individuel par la conscience de faire un bon choix, et au niveau collectif par de l’argent investi ailleurs que dans ce système oligopolistique.

- Les marques détenues par ces compagnies font partie de nos vies depuis longtemps, elles sont partout. Nous y sommes habitués, parfois attachés. La publicité nous encourage sans cesse à les acheter. Très souvent, il est très difficile de s’imaginer les bannir toutes de nos vies, tout d’un coup, et de changer entièrement nos habitudes en un tournemain; ça n’est tout simplement pas réaliste.

Mais ces obstacles ne doivent pas nous arrêter! D’abord, il peut être pratique d’imprimer notre grand graphique et de le traîner à l’épicerie pour faire le diagnostic de nos habitudes, mais aussi pour regarder les produits disponibles qui n’appartiennent pas à ces compagnies: on prend ainsi conscience des alternatives possibles. Ensuite, il est possible d’essayer les produits qui s’offrent à nous comme alternatives, peut-être que plusieurs nous plaîront, et que nos habitudes seront ainsi plus faciles à changer. Il peut aussi être profitable de tenter de changer nos habitudes une par une: au fil du temps, notre impact s’agrandira de plus en plus, et nous ne serons pas aussi déstabilisés. Cette façon de faire est du moins plus réaliste qu’un boycott soudain et inflexible, même si celui-ci est idéalement souhaitable.

Informons-nous!

Ne nous laissons pas manipuler par la publicité, car c’est par l’ignorance que ces compagnies réussissent à avoir un si grand pouvoir. De fait, si tous étaient au fait de leurs agissements, leurs profits seraient en baisse constante: très peu de gens accepteraient d’endosser leurs actions. Une foule d’informations et d’articles sont disponibles sur internet, qui n’attendent que d’être recherchés. Pour ceux que ce sujet intéresse, nous recommendons aussi l’excellent documentaire Food Inc. qui dresse un portrait très large de l’industrie alimentaire aux États-Unis (la situation américaine est fortement similaire à la nôtre).

Finalement, n’hésitez pas à consulter les pages que nous avons créées sur quelques-unes des compagnies, où nous dressons une liste sommaire (et incomplète) de faits intéressants sur chacune. Nous y avons inclus ConAgra, qui ne se trouve pas dans le grand graphique du fait qu’elle est une moins grosse compagnie. La décision d’y consacrer une page relève de son bulletin éthique scandaleux: nous vous invitons à consulter sa page pour en juger par vous-mêmes.

 

 

Source : convergencealimentaire.info

 

 

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Samedi 27 décembre 2014 6 27 /12 /Déc /2014 16:06

 

Source : www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet

 

Le cadeau de Noël du gouvernement aux internautes : la surveillance

Le Point - Publié le 26/12/2014 à 17:45

Le 24 décembre, Matignon a publié un décret sur une mesure très contestée permettant aux agents de l'État de surveiller le Net français. Habile.

 

Manuel Valls, Premier ministre. Manuel Valls, Premier ministre. © Guerric Poncet / Creative Commons by-nc-sa 2.0 via Flickr

 

Par

C'est un cadeau de Noël dont les internautes et les opérateurs français se seraient bien passés. Le gouvernement a publié mercredi 24 décembre, à la faveur des fêtes de Noël, le décret d'application du très contesté article 20 de la loi de programmation militaire (LPM). Ce texte prévoit un accès très vaste des services de l'État aux télécommunications (téléphone, SMS, Internet, etc.) des Français, et à toutes les informations qui transitent par les réseaux nationaux.

La mesure de surveillance, pudiquement nommée "accès administratif aux données de connexion", avait été votée fin 2013 et entrera en vigueur le 1er janvier 2015. Dénichées par notre excellent confrère Next INpact, qui évoque "un décret qui sent le sapin", ce sont les modalités de sa mise en oeuvre, tout aussi importantes, qui ont été dévoilées pour Noël.

Comme dans de nombreuses démocraties, le spectre terroriste permet au gouvernement de faire passer des mesures très floues et de tirer pleinement parti des systèmes d'information de plus en plus performants afin de surveiller la population.

Qui chapeaute le système ?

Le décret du 24 décembre présente "le groupement interministériel de contrôle [...], un service du Premier ministre chargé des interceptions de sécurité et de l'accès administratif aux données de connexion". Ce groupement est chargé de centraliser les demandes des agents et de les transmettre aux opérateurs concernés, en les épurant de toute information sensible.

En effet, si les services de l'État doivent justifier leurs requêtes auprès du Premier ministre (qui nomme une "personnalité qualifiée"), il est hors de question de transmettre ces explications aux opérateurs. Les fournisseurs d'accès ne sauront même pas de quel service ou ministère émane une demande, ni à quelle date elle a été formulée.

Quelles données sont concernées ?

Sans surprise, le décret se réfère à l'article 20 de la LPM, sans vraiment le préciser. Peuvent donc être interceptés les "informations ou documents traités ou conservés par les réseaux ou services de communications électroniques, y compris les données techniques relatives à l'identification des numéros d'abonnement ou de connexion à des services de communications électroniques, au recensement de l'ensemble des numéros d'abonnement ou de connexion d'une personne désignée, à la localisation des équipements terminaux utilisés ainsi qu'aux communications d'un abonné portant sur la liste des numéros appelés et appelants, la durée et la date des communications".

On notera l'utilisation de la formule "y compris", qui n'est aucunement exhaustive : difficile de faire plus vaste.

Un contrôle démocratique insignifiant

Face aux critiques sur l'intrusion dans la vie privée, le gouvernement invoque la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), un organe très joli sur le papier mais qui n'a jusqu'à présent pas été doté d'un réel pouvoir. Cette commission "dispose d'un accès permanent aux traitements automatisés", et "l'autorité ayant approuvé une demande de recueil d'informations ou de documents fournit à la commission tous les éclaircissements que celle-ci sollicite", promet le décret, plein de bons sentiments.

Néanmoins, la CNCIS n'a toujours pas le pouvoir de sanction et ne peut même pas alerter la justice en cas de manquement sur un dossier couvert par le secret de la défense nationale. Habile...

Par ailleurs, le gouvernement se protège en supprimant ses archives en un temps record. Si l'on peut saluer la suppression des informations et des fichiers recueillis au bout de trois ans, on ne peut être que surpris par le fait que les registres mentionnant qui a autorisé telle ou telle surveillance soient eux aussi "automatiquement effacés" après trois ans. Le seul contrôle démocratique possible lorsqu'on jongle avec le secret défense, celui qui s'effectue a posteriori, est donc rendu impossible, pour la CNCIS comme pour la justice.

À quel prix ?

"Les coûts supportés par les opérateurs pour la transmission des informations ou des documents font l'objet d'un remboursement par l'État", précise le décret. Pas un mot sur la grille tarifaire qui sera appliquée, car ils seront définis par les ministères concernés.

Qui peut demander les informations ?

Trois ministères sont habilités à émettre des demandes. Le décret détaille le nombre impressionnant de services pour lesquels les vannes du Web français sont ouvertes :

- Au ministère de l'Intérieur : la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), la Direction générale de la police nationale (unité de coordination de la lutte antiterroriste, Direction centrale de la police judiciaire, Direction centrale de la sécurité publique, Direction centrale de la police aux frontières), la Direction générale de la gendarmerie nationale (sous-direction de la police judiciaire ; sous-direction de l'anticipation opérationnelle ; service technique de recherches judiciaires et de documentation ; sections de recherches), la préfecture de police (Direction du renseignement ; direction régionale de la police judiciaire ; service transversal d'agglomération des événements ; cellule de suivi du plan de lutte contre les bandes ; sûreté régionale des transports ; sûretés territoriales).

- Au ministère de la Défense : la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), la Direction de la protection et de la sécurité de la défense, la Direction du renseignement militaire.

- Au ministère des Finances et des Comptes publics : la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, le service de traitement du renseignement et d'action contre les circuits financiers clandestins.

Dans tous ces services, seuls les agents et officiers "dûment habilités" par leur directeur pourront réclamer des informations, assure le décret.

Des perspectives inquiétantes

La loi de programmation militaire a mis en place un outil de surveillance de la population française qui aurait fait pâlir d'envie les pires dictateurs de l'histoire. Si nous sommes très loin d'un régime totalitaire en France, il n'est pas exclu que des leaders extrémistes disent demain merci au gouvernement Valls pour leur avoir fourni un tel outil clé en main.

 

Source : www.lepoint.fr/chroniqueurs-du-point/guerric-poncet

 

 

 

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Vendredi 26 décembre 2014 5 26 /12 /Déc /2014 23:10

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Labels

Poissons et crustacés : comment s’assurer d’une consommation responsable ?

par Marie-Christine Monfort, Sophie Chapelle 24 décembre 2014

 

 

 

 

 

 

Comment être sûr, quand on achète du poisson ou des crustacés, de ne pas encourager la surpêche ? Que recouvrent les labels ? Sur quels critères peut-on distinguer les poissons dont les modes de production ont un impact limité sur l’environnement et sont le plus générateur d’emplois ? En France, avec plus de 200 espèces consommées provenant de plus d’une centaine de pays, la réponse n’est pas immédiate. A l’approche des fêtes, Basta ! et Kaizen vous aident à décrypter les dessous des étals des poissonniers. Ce qui n’est pas toujours évident.

Cet article a initialement été publié sur Kaizen. La vidéo en complément a été réalisée par Basta !.

Les règles pour acheter des produits aquatiques (poissons, coquillages, crustacés) de manière responsable sont aujourd’hui assez bien connues. Il convient de renoncer aux espèces dont les stocks sont épuisés, ou qui ne sont plus en capacité de se régénérer (notre enquête sur la surpêche et une tribune à ce sujet). Il est aussi préférable d’acheter des poissons ayant eu au moins une fois la chance de se reproduire, en les choisissant de la « bonne » taille. Mais quelle est-elle ? Et comment savoir si le filet que l’on s’apprête à acheter provient bien d’un poisson mature ? De plus cette règle n’est pas pertinente pour toutes les espèces, le prélèvement des gros individus pouvant entraîner des déséquilibres dans les populations.

Pour vous aider, voici une vidéo qui décrypte les dessous des étals des poissonniers :

 

 

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Éviter d’acheter pendant la période de reproduction – à nouveau, à supposer qu’on la connaisse – est aussi recommandé, mais il faudrait élargir cette période de repos à quelques mois avant, pour éviter de prendre les individus qui, à ladite période, vont se reproduire. Enfin, il vaut mieux donner sa préférence aux poissons dont les modes de production ont un impact limité sur l’environnement (privilégier certains engins de pêche comme la ligne, le filet droit, le casier, etc.) et un bénéfice social maximisé (emplois locaux) [1].

Un peu de pragmatisme

Devant un étal de poissonnerie, l’acheteur peut-il suivre ces règles ? Concrètement, non ! Parce que ces informations de nature scientifique, lorsqu’elles existent, ne sont pas accessibles. Alors, que faire ? À défaut d’un idéal inatteignable, Kaizen vous propose quelques règles pragmatiques, à utiliser sans modération.

1. Limitez votre consommation de produits aquatiques sauvages. La limite biologique de la ressource halieutique mondiale nous invite à diminuer cette pêche.

2. Limitez votre consommation de produits aquatiques d’élevage carnivores (saumon, bar, daurade) et privilégiez les produits biologiques (notre enquête sur le saumon gavé aux pesticides).

3. Régalez-vous de moules et d’huîtres d’élevage français (lire à ce sujet Ce mal mystérieux qui décime les huîtres).

4. Renoncez aux espèces de pêche de grands fonds (grenadier, lingue bleue), aux requins et aux raies.

5. Au rayon surgelé, achetez de préférence les produits portant le logo MSC ou le logo AB.

6. Pensez à varier vos consommations.

7. Questionnez le détaillant sur l’origine du produit, sur le mode de capture, sur la période de reproduction. Qu’il sente que vous n’achetez pas les yeux fermés et partage avec vous la responsabilité de la durabilité.

Les valeurs sûres

Quelques associations ont établi des listes de poissons à éviter ou à privilégier. Mais ces listes sont plus ou moins solidement établies, et rarement mises à jour. Aujourd’hui (automne 2014), la seule liste fiable et à peu près à jour est celle établie en juin 2013 par l’Alliance Produits de la Mer. Elle indique qu’on peut se régaler sans trop hésiter de lieu noir, de lieu jaune, de merlu, de sardine, de maquereau, de sole, de plie, de limande, de langoustine, de crabe tourteau, d’huîtres et de moules.

Un label ?

Depuis quelques années, les produits vendus sur les bancs des poissonniers et dans les rayons surgelés des grandes surfaces ou des magasins spécialisés arborent des labels, des logos destinés à informer ou à orienter les consommateurs. Qu’en faire ?

Dans l’univers du rayon frais, les mentions prennent la forme d’une petite étiquette accrochée à l’ouïe du poisson, ou sur les contenants. Elle informe d’un aspect particulier de la vie du produit (l’engin de pêche utilisé, la criée de débarquement, le bassin d’origine (AOP) ou le pays d’origine, le nom du bateau, le caractère durable de la pêcherie (MSC), les conditions d’élevage biologique… Les cahiers des charges tiennent en une ligne ou en dix pages et les contrôles sont inexistants ou sérieusement menés par des experts. Vous pouvez faire confiance à ces petites informations, mais ne leur faites pas dire ce qu’elles ne disent pas. Un poisson pêché localement n’est pas forcément issu d’un stock pérenne ; un label bio ne signifie pas que le produit est issu d’un élevage artisanal ni qu’il est doté d’un goût supérieur.

Favoriser les circuits courts

Vendre le poisson frais directement aux consommateurs, plutôt qu’à travers le circuit traditionnel (pêcheur, criée, mareyeur, grossistes, détaillants), est expérimenté par un nombre croissant de pêcheurs, plutôt jeunes, au parcours atypique. Poiscaille, l’un de ces réseaux, vous propose de suivre la route du poisson de la mer à Paris.

Texte : Marie-Christine Monfort
Vidéo : Sophie Chapelle
Photo : Kaizen

 

 

 

 

 

 

 

Cet article est extrait du numéro 17 du magazine Kaizen, dont Basta ! est partenaire (voir la description de Kaizen sur notre page Nos partenaires médias). Le dossier Peut-on encore manger du poisson ? a été réalisé en partenariat avec la rédaction de Basta !. Il est disponible dans les kiosques jusqu’à fin décembre 2014.

 

 

 

 

 

 

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Source : www.bastamag.net

 


 

 

 

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Mercredi 17 décembre 2014 3 17 /12 /Déc /2014 22:41

 

Source : www.reporterre.net

 

Ecologie

Aspiré par des centrales géantes, le bois n’est plus écologique

Barnabé Binctin (Reporterre)

mercredi 17 décembre 2014

 

 

 

L’industrialisation de la forêt est silencieusement en route : des centrales géantes se mettent en place, qui demandent des volumes de bois énormes que seules peuvent fournir des exploitations standardisées. Gain écologique : négatif. Pour le climat, pour la biodiversité, et pour l’économie locale.


De 14 % aujourd’hui à 32 % en 2030 : la loi de Transition énergétique veut donner aux énergies renouvelables une part importante dans le mix énergétique français. La première d’entre elles est le bois, qui a fourni en 2012 dix millions de tonnes équivalent pétrole sur les 22,4 de production primaire d’énergie renouvelable en France – soit le double de l’hydraulique, qui devance elle-même de loin le vent et le soleil.

L’enjeu du bois-énergie est donc majeur. Et depuis 2005, la Commission de régulation de l’énergie a mené quatre appels d’offre de projets de centrale de cogénération, valorisant simultanément le bois en chaleur et en électricité.

En 2011, le dernier appel d’offre, dit « CRE 4 », a retenu quinze projets pour un total de 420 mégawatts (MW), marquant un changement d’échelle de la filière bois-énergie, désormais orientée vers de plus grandes unités de production. Surtout, il ouvre la porte à des centrales uniquement électriques.

Prévue pour entrer en opération en 2015, la centrale de Gardanne, dans les Bouches-du-Rhône, symbolise cette croissance industrielle. Ancienne centrale thermique à charbon, elle est reconvertie en plus grosse centrale biomasse de France, avec une puissance de 150 MW d’électricité, sans cogénération.

Ce développement massif de la filière bois-énergie remet pourtant en cause les fondements-mêmes qui la justifiaient : le bois peut-il encore être considéré comme une énergie écologique ?

« Une forêt n’est pas un puits de pétrole »

Le postulat de départ est que, non seulement la ressource est renouvelable, mais qu’elle est abondante. Le dernier inventaire forestier réalisé par l’Institut géographique national estime ainsi que 30 % du territoire métropolitain est recouvert de forêt. Et la ressource croît : « La production biologique des forêts a augmenté depuis qu’on l’évalue », reconnaît Richard Fay, du collectif SOS Forêt.

Pour la compagnie E.ON, qui aura besoin de 850.000 tonnes de bois par an dans l’exploitation de la centrale de Gardanne qu’elle reconvertit, l’argument justifie le projet : « Dans la région PACA, la forêt représente la moitié du territoire régional, sachant que la surface a doublé en peu de temps, pour une production annuelle de 2,5 millions de tonnes de bois », a expliqué sur FR3 Pierre-Jean Moundy, responsable des relations institutionnelles biomasse du groupe allemand.

Mais il s’agit d’un volume théorique : « On ne peut pas raisonner seulement en production de bois, il faut prendre en compte aussi l’âge, la qualité et l’accessibilité du bois », observe Jérôme Freydier, ingénieur à l’Office National des Forêts (ONF).

D’autant plus que d’autres industries ont besoin de bois : le mobilier ou la papeterie, notamment. La papeterie de Tarascon vient concurrencer l’approvisionnement de Gardanne. Cette pression accrue sur la ressource pourrait remettre en cause sa pérennité. « On n’exploite pas une forêt comme on exploite un puits de pétrole. La question du pas de temps est fondamentale : le bois nécessite une gestion raisonnée », insiste Serge Defaye, vice-président du Comité interprofessionnel du Bois-énergie.

Opposée au projet Syndièse, à Saudron (Haute-Marne), dans lequel le CEA veut utiliser la biomasse forestière pour produire des agrocarburants de deuxième génération, l’association Mirabel constate la même difficulté d’ « adéquation avec les potentialités réelles de la ressource » : « Si on prélève trop, on décapitalise la forêt et la ressource ne peut plus être considérée comme renouvelable ».

Cette nouvelle « guerre du bois » pose donc la question de la pertinence de son utilisation à des fins énergétiques. Si l’énergie est majoritairement valorisée sous forme de chaleur, le rendement est « excellent » selon la Fedene (Fédération des services énergie environnement). Mais la tendance actuelle est surtout de produire de l’électricité.

Fin 2013, la France comptait déjà 28 sites de production d’électricité à partir de cette « biomasse solide », pour une puissance totale de 304 MW. Mais quand on n’utilise la combustion du bois que pour produire de l’électricité, le rendement énergétique est médiocre, de l’ordre de 30 %. « Pour dix arbres coupés, trois seulement serviront vraiment à faire de l’électricité. Le reste part sous forme de chaleur », détaille Jean Ganzhorn, ingénieur en énergie. Le rendement net, prenant en compte l’énergie « grise » nécessaire à la production elle-même, ne serait même que de 18 % : « Sur les trois arbres, la moitié est utilisée pour l’ensemble du processus ».

Sans cogénération, produire de l’électricité à partir du bois serait donc une « aberration ». « Brûler du bois sert à faire de la chaleur, et si on peut récupérer de l’électricité, tant mieux. Mais l’inverse n’a pas de sens », dit Jean Ganzhorn.

Une énergie « propre » : quel impact carbone ?

Il faudrait également chercher la cohérence dans le dimensionnement des usines, afin de réduire au maximum les émissions de CO2. « Il faut rester dans des infrastructures de taille moyenne, proches de la ressource, et ne pas tomber dans une logique de concentration industrielle » explique Serge Defaye.

Car le bilan carbone ne se calcule pas seulement lors de la combustion du bois : « Il y a aussi toutes les étapes de récolte, de transformation et de transport » énumère Frédéric Amiel, chargé de mission à Greenpeace. Le rapport de l’ONG sur la « biomascarade » dénonce ainsi « les fausses allégations de carboneutralité [qui] cachent des impacts climatiques majeurs »...

 

*Suite de l'article sur .reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 


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Mardi 16 décembre 2014 2 16 /12 /Déc /2014 22:42

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Ecologie

Près de Nantes, des macaques du zoo livrés à la trépanation

Nicolas de La Casinière (Reporterre)

mardi 16 décembre 2014

 

 

 

Les zoos sont censés protéger les animaux, pas les vendre à un laboratoire pour des expériences impliquant une chirurgie lourde. Reporterre révèle que des macaques rhésus, nés dans un zoo près de Nantes, ont été vendus en Allemagne à un Institut de recherche pratiquant la vivisection.


- Nantes, correspondance

En septembre, une chaîne allemande a diffusé un film en caméra cachée sur ces macaques qui paraissent bien maltraités. Il semble alors que le laboratoire allemand Max-Planck de Tübingen ait importé, directement de l’Île Maurice, des primates sauvages. L’investigation, relayée par l’ONG One Voice, montre que certains de ces singes sont nés en France dans un zoo à Port-Saint-Père en Loire-Atlantique, relayés par un élevage voisin.

Choquantes, les images ne sont pas à montrer aux gens sensibles : les macaques montrent des visages et des cranes ensanglantés par les trépanations qui les ont transformés en cobayes. « Un cauchemar vivant », ce reportage en caméra cachée a été effectué pendant sept mois, de 2013 à 2014, par des militants de la défense animale dans les locaux d’un éminent institut de recherche neurologique allemand, l’Institut Max-Planck pour la cybernétique biologique, basé à Tübingen, dans le land de Bade-Wurtemberg.

Ce reportage a été diffusé le 10 septembre 2014 par la chaîne de télévision allemande Stern TV.

 

 


Pour faciliter les manipulations sur le cerveau des singes, le placement d’électrodes ou l’injection directe des substances chimiques requises par les expériences in vivo, des implants permanents en titane, de la taille d’un gros bouchon, leur sont insérés au sommet du crâne. Des implants qui servent aussi à immobiliser la tête des primates pendant les expérimentations, le cou étant déjà contraint par l’orifice d’une boîte où le primate est enfermé. Selon les militants qui ont dévoilé ces images, les plaies des animaux s’infectent parfois, induisant souffrance et mal être.

Les images prises clandestinement ont été rendues publiques par le BUAV, British Union for Abolition of Vivisection. Fondée à Londres en 1899, l’association milite pour l’abolition totale de toute expérimentation animale. Ses investigations anonymes l’ont menée ces dernières années dans des laboratoires en Grande-Bretagne, chez des pourvoyeurs de primates au Vietnam, en Malaisie, en Espagne. Pour cette dernière enquête à Tübingen, les Britanniques se sont associés avec leurs correspondants en Allemagne, l’association Soko-Tierschutz.

Sensibles à la douleur ou pas ?

« L’animal ne ressent pas les électrodes dans son cerveau, car son cerveau n’a pas de recepteur de la douleur », expliquait l’institut Max-Planck en 2009 après les protestations d’une association de médecins allemands contre l’expérimentation animale.

L’absence de perception de douleur par les animaux est un sujet très controversé, récemment commenté par de philosophes et des théologiens aux Etats-Unis. Des travaux universitaires menés sur des macaques rhésus en 1964 ont montré qu’un de ces singes refusait de tirer sur une chaîne qui lui fournit de la nourriture, quand ce geste provoquait un électrochoc à un autre singe dans la cage voisine. Cette recherche concluait que le macaque est capable d’empathie avec ses semblables.

Air France sans états d’âme

La diffusion de l’investigation divulguée par BUAV et Soko-Tierschutz a causé quelque émoi en Allemagne. Elle a aussi conduit l’association française One Voice à dénoncer la compagnie Air France, qui achemine sans états d’âme ces singes de l’Île Maurice jusqu’en Europe.

Air France est d’ailleurs la dernière compagnie aérienne de passagers dans le monde à continuer à effectuer ces transports des singes voués à l’expérimentation, malgré les protestations, notamment de l’experte en primates et anthropologue britannique Jane Goodhall.

Un zoo français fournisseur de singes cobayes

Après la diffusion du film « Un cauchemar vivant », des ramifications et compléments d’enquête mènent en Loire-Atlantique, où un zoo et un élevage, très liés l’un à l’autre, ont fourni sept animaux.

Daté de décembre 2011 et janvier 2012, des dizaines de document photographiés révèlent les attestations sanitaires délivrées pour ces macaques rhésus mâles (Maccacca mulata) en transit dans les murs de la société BioPrim à Baziège, près de Toulouse. Il a joué le rôle d’un centre d’accueil des singes importés, soumis à quarantaine, avant d’être répartis ailleurs pour des expérimentations médicales ou pharmaceutiques. Un centre décrié dès sa création en 2001, mais que son gérant, Éric André, considère alors comme un « hôtel Hilton pour singes ».

Nés en captivité, vendus au labo

Les macaques rhésus expédiés à l’institut Max-Plank ne sont donc pas tous nés à l’état sauvage à l’Île Maurice. Les documents vétérinaires produits par l’association de défense des animaux One Voice prouvent sans équivoque que ces singes parvenus en janvier 2012 en Allemagne sont nés au sein du zoo Planète Sauvage, à Port-Saint-Père, et souvent acheminés via une société d’élevage voisine, Savane Nature, située à cinquante kilomètres de là, dans le vignoble nantais.

Selon les documents, dont certains portent le tampon de la préfecture de Loire-Atlantique, la provenance d’un même singe, identifié par le matricule à cinq chiffres de son tatouage, indique soit Savane Nature, soit Planète Sauvage, soit Safari Africain (le premier nom du zoo de 1992 à 1998).

« Passer par une structure extérieure permet à un zoo d’écouler sans souci les macaques rhésus en trop. Il faut dire que ce sont des animaux qui se reproduisent facilement et que pour attirer le public, il est préférable que des petits naissent. C’est le cas pour tous les animaux dans tous les zoos », explique Muriel Arnal, présidente de l’association One Voice.

Une « maison de retraite »

La Sarl Savane Nature a été créée en 2005 par l’ancien directeur de Planète Sauvage, Dany Laurent, décédé accidentellement à son domicile le 30 septembre dernier. Son entreprise avait été dissoute en 2013. Liquidatrice de la société, Véronique Laurent, veuve de Dany Laurent, donne aujourd’hui une version diamétralement opposée de ce qu’attestent les documents :

« Mon mari avait ces singes pour le plaisir. On les a récupérés d’un labo qui s’en débarrassait, en Allemagne, je crois. Ils étaient super bien, ici. C’était leur maison de retraite. Ils ont fait des bébés. Après je ne sais pas. Mon mari les a sans doute donnés... Il ne les aurait pas vendus. C’était pas le genre. J’ai sans doute les papiers de tout ça, mais c’est dans son bureau et franchement, je n’ai pas la force d’y aller ».

Personne ne prétend que les singes ont été maltraités avant d’être vendus au laboratoire allemand, mais leur double provenance, zoo et élevage de son ancien directeur n’est pas contestable. « Non non, Planète Sauvage n’a rien à voir là-dedans », répond pourtant Véronique Laurent.

Dany Laurent avait créé il y a trente ans le zoo de La Boissière-du-Doré, à l’est du département de Loire-Atlantique, toujours géré aujourd’hui par son fils. En 1992, Dany Laurent avait ensuite fondé à Port-Saint-Père la société Safari Africain, renommée Planète Sauvage, structure qu’il a dirigée jusqu’en 2005.

« Contraire à nos valeurs »

Le zoo a été racheté en 2005 par la Compagnie des Alpes, filiale de la Caisse des dépôts & consignations, qui gère des domaines skiables et des parcs d’attraction comme le parc Astérix, le Futuroscope mais aussi des parcs animaliers en Suisse, Belgique, Hollande et Allemagne.

« Depuis que Planète Sauvage a été racheté par la Compagnie des Alpes, aucun animal sauvage n’a été vendu, dit Clémentine Amar, responsable de la communication du parc. On ne vend pas à des instituts. C’est contraire à toutes nos valeurs. Nous n’avons que des cessions, dons ou échanges, avec d’autres parcs animaliers dans le cadre européen. Voire avec un éleveur comme Dany Laurent, mais il n’y a pas de transaction d’argent. Il n’y a aucun problème juridique. Planète Sauvage peut être l’éleveur initial des macaques, mais notre seul interlocuteur, c’était Dany Laurent. Nous n’avons pas de doute quant à notre éthique. »

Les documents attestant le transit par BioPrim à Toulouse, et que Reporterre a consulté, indiquent pourtant clairement : « Cause de la sortie : vente ». Exemple : le macaque mâle de près de quatre kilos, portant le numéro 60892, né à Planète Sauvage le 10 mars 2009, a été l’objet d’une acquisition par Savane Nature, qui, après quarantaine et examens sanitaires à Toulouse, l’a revendu à l’institut Max-Planck où il a été livré le 26 janvier 2012.

Les explications pour le moins contradictoires des deux structures, Planète Sauvage et Safari Nature, parties prenantes, laissent planer le doute d’un genre d’« externalisation du risque », déplaçant hors du zoo la responsabilité de cette transmission « contraire aux valeurs » d’animaux envoyés au laboratoire qui pratique la vivisection.

Contraire au code éthique, ou pas...

Philippe Vignaud, le directeur de Planète Sauvage, ne sait pas ce qui s’est passé avec les macaques nés dans son parc : « Je me suis déplacé pour visiter les installations d’élevage de Dany Laurent, à qui nous avons confié en dépôt plusieurs groupes de macaques rhésus que nous avions en surplus", explique-t-il à Reporterre. De très belles installations agréées, en règle, proches de chez nous et que nous avons contrôlées, administrativement et physiquement. Dany Laurent, un professionnel connu pour ses bonnes bonnes pratiques, aurait dû nous prévenir s’il souhaitait placer ces animaux ailleurs. Nous n’avons été avertis de rien. Nous n’avons jamais eu de contact avec cet institut Max-Planck. »

Planète Sauvage est membre de l’EAZA, European Association of Zoos and Aquaria, qui met en avant le bien-être animal. Reporterre a joint le siège bruxellois de cette fédération de zoos et aquariums privés.

Son porte-parole reconnait que « la vente de singes à des laboratoires pratiquant des expérimentations animales est contraire au code éthique », mais...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Alertes- Ce que vous devriez savoir
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