Alertes- Ce que vous devriez savoir

Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 20:01

 

Source : www.reporterre.net


 

Un projet de Vinci pour enfouir les déchets du Lyon Turin menace l’eau de 20 000 habitants

Daniel Reymond (Assape)

mercredi 15 octobre 2014

 

 

 

Dans l’Ain, près de Belley, Vinci veut créer un site d’enfouissement de déchets, notamment pour accueillir ceux des travaux de la LGV Lyon-Turin et ceux de Genève. En plus de perturber l’écosystème, ces « déchets inertes », susceptibles de contenir plomb et amiante, risquent de polluer la nappe phréatique qui alimente en eau 20.000 personnes.


Le groupe Vinci, via sa filiale Eurovia, a pour projet de créer une carrière de granulats dans le but de la transformer en zone d’enfouissement de déchets dits « inertes », sur le site de Peyzieu, commune d’Arbignieu, proche de Belley, dans l’Ain. Initialement, la zone d’exploitation est prévue sur une surface de 28 hectares, avec une extension ultérieure à environ 80 hectares.

Le réel intérêt financier : l’enfouissement des déchets

Aucun dossier à ce jour n’a été déposé dans aucune des instances contactées par notre association ASSAPE (Association de Sauvegarde du Site de Peyzieu/Arbignieu et de ses Environs) : Préfecture, DREAL, Chambre d’agriculture ; mais les propriétaires des terrains se situant sur le site du projet ont été approchés par l’entreprise Actifi, mandatée par Vinci, avec des offres très alléchantes d’achat.

Ce qui intéresse Vinci n’est pas tant l’extraction de matériaux pour les granulats (à côté du site prévu existent déjà des carrières de granulats) que de « faire le trou » pour l’enfouissement ultérieur de déchets, car l’intérêt économique est énorme : 10 à 15 euros par tonne pour le granulat contre 100 à 150 euros par tonne pour les déchets d’enfouissement.

Des risques énormes pour l’eau

L’enfouissement, c’est évidemment là que se situe le risque : malgré toutes les promesses de suivi et de contrôle rigoureux des déchets constamment mises en exergue par les carrières, les non conformités sont nombreuses et parfois lourdes de conséquences.

Nous en avons des exemples près de chez nous : gravats contaminés de la centrale du Bugey déversés dans une carrière à Pérouges (Ain) en 2011, 55.000 tonnes de mâchefers déposés illégalement dans la carrière des lapiaz à Aviernoz (Haute-Savoie) qui menacent aujourd’hui la qualité de l’eau de la nappe phréatique.

Pour nous aussi le risque est réel, du fait que le site du projet est en totalité situé sur une nappe phréatique exceptionnelle de par son volume et la qualité de son eau, et de plus située à faible profondeur (quatre à douze mètres). Cette nappe alimente sept communes du bassin Belleysan (dont Belley), soit une population d’environ 20.000 habitants.

Un site potentiel pour les déchets des travaux de la LGV Lyon-Turin

Lors d’une réunion suite à notre demande avec un député de la région, celui-ci nous a confirmé que dans le cadre du programme de déconstruction des vieux bâtiments de l’agglomération genevoise il était recherché des sites d’enfouissement, en particulier en région frontalière ; du côté de Genève, le projet Vinci est donc le bienvenu, par contre chez nous on peut légitimement être inquiet avec ce type de « déchets inertes » susceptibles de contenir plomb et amiante.

Par ailleurs, ainsi qu’il en est fait état dans l’enquête d’utilité publique pour la LGV Lyon-Turin, des sites seront nécessaires pour l’enfouissement des déchets et des boues de décantation résultant des travaux, ce qu’envisage de faire Vinci avec son projet de carrière à Peyzieu, information qui nous a été donnée au cours d’une réunion avec un élu local.

Là encore, quelle certitude aurons-nous sur la véritable innocuité de ces déchets ; Reporterre a révélé en juin 2013 la présence d’uranium et d’amiante en quantité sur le tracé du LGV Lyon-Turin...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 13:04

 

Source : www.usinenouvelle.com

 

 

Ces énergéticiens européens qui invitent l'Europe à ne plus subventionner les renouvelables

Par  - Publié le 11 septembre 2013, à 07h48

 

Eolienne
© Swisscan - Flickr - C.C.

 

Le français GDF Suez, les italiens Eni et Enel, les allemands EON et RWE, les espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola... Neuf énergéticiens européens ont lancé le 10 septembre un appel à Bruxelles afin de limiter les aides aux énergies renouvelables et rebâtir "l'Europe de l'énergie".

C'est une iniative rare. Neuf patrons de grands énergéticiens européens, unis sous la même bannière pour influer sur la politique de l'Union européenne en faveur du développement des énergies renouvelables.

Les PDG de deux industriels de l'énergie - Gérard Mestrallet pour le français GDF Suez et Paolo Scaroni pour l'italien Eni - ont présenté le 10 septembre au Parlement européen des "mesures concrètes pour rebâtir l'Europe de l'énergie", selon un communiqué relayé par l'AFP.

Soutenus par sept autres groupes (l'italien Enel, les allemands EON et RWE, les espagnols Gas Natural Fenosa et Iberdrola, le néerlandais Gas Terra et le suédois Vattenfall), ils demandent à l'Europe de freiner le soutien public au développement des énergies renouvelables.

L'objectif est, selon eux, "d'alerter sur les risques inhérents à la politique énergétique européenne actuelle. En effet, les efforts des énergéticiens pour réaliser les indispensables investissements dans le secteur ont été entravés par l'incertitude sur la rentabilité de ces investissements en raison notamment de l'absence de cadre politique clair, prévisible et objectif, fondé sur une législation stable et prévisible", relate le communiqué.

Et de tirer la sonnette d'alarme sur plusieurs points : "la sécurité d'approvisionnement énergétique n'est plus assurée, les émissions de CO2 repartent à la hausse, les investissements dans le secteur diminuent drastiquement et les factures énergétiques sont en forte augmentation".

Dans les colonnes du Financial Times le 9 septembre, le PDG de GDF Suez Gérard Mestrallet met directement en cause le soutien public aux énergies renouvelables. "Nous devons réduire le rythme auquel l'Europe installe des parcs éoliens et des panneaux solaires. Actuellement, il est insoutenable", accuse-t-il.

 

 

Source : www.usinenouvelle.com

 

 

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Mercredi 8 octobre 2014 3 08 /10 /Oct /2014 16:57

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Europe

Carburants très polluants : le lobby pétrolier remporte une bataille

par Sophie Chapelle 8 octobre 2014

 

 

 

Le lobbying de l’industrie pétrolière a remporté une bataille le 6 octobre. L’Union européenne semble renoncer à considérer le pétrole issu des sables bitumineux comme « hautement polluant ». Ces sables bitumineux sont un mélange de bitume, c’est-à-dire de pétrole brut à l’état solide, de sables de silice, de minéraux argileux et d’eau. Son extraction, en particulier au Canada, a des conséquences désastreuse sur les écosystèmes, les forêts, les ressources en eau, sans oublier les émissions de gaz à effet de serre.

L’Union européenne souhaitait en limiter l’importation. Selon la directive sur la qualité des carburants, les fournisseurs devaient réduire de 6 % d’ici 2020 le contenu carbone de leurs produits. Pour évaluer ces efforts, la Commission a présenté en 2011 une première méthode de calcul qui inclut les émissions de l’ensemble du cycle de vie. Cette méthode aurait permis d’attribuer des valeurs plus élevées au pétrole issu des sables bitumineux, dont le mode d’extraction produirait 23 % de plus de gaz à effet de serre que le pétrole conventionnel [1].

Le vote sur cette proposition, attendu initialement en 2012, a été maintes fois reporté. La France s’est notamment illustrée en refusant de soutenir cette directive européenne (lire notre article). Ces derniers mois, « les pressions des lobbies se sont intensifiées, notamment au travers des négociations commerciales avec les États-Unis (Tafta) et le Canada (CETA) », soulignent les Amis de la terre [2]. La Commission européenne a finalement émis une nouvelle proposition le 6 octobre fortement affaiblie : les fournisseurs devraient désormais déclarer le niveau d’émission moyen des matières de base utilisées dans leurs produits. La Commission abandonne ainsi l’idée de considérer les produits des sables bitumineux à part, leurs impacts négatifs étant dilués dans les moyennes fournies par les pétroliers. Cette proposition va maintenant être soumise pour décision au Conseil dans un délai de deux mois, et au Parlement européen pour examen.

Suspension de projets d’extraction outre-Atlantique

Au Canada, l’extraction de ce pétrole non conventionnel est en perte de vitesse. Fin septembre, l’entreprise norvégienne Statoil a reporté d’au moins trois ans un projet d’extraction de sables bitumineux d’une capacité de 40 000 barils par jour en Alberta (Canada). Elle a expliqué sa décision par des coûts de main d’œuvre et de matériaux devenus trop élevés. Cette annonce fait suite à celles de l’entreprise néerlandaise Shell et de la société française Total qui ont renoncé en 2014 à extraire respectivement 200 000 et 160 000 barils par jour dans les mines de Pierre River et de Joslyn, toujours en Alberta.

La compagnie Statoil a indiqué que l’accès limité aux pipelines pour transporter le pétrole de l’Alberta vers les marchés avait pesé dans sa décision. Le gouvernement états-unien tarde à donner son accord pour la construction du pipeline Keystone XL. Une hésitation qui s’explique par la forte mobilisation contre ce projet de pipeline de 3200 kilomètres, depuis les gisements de sables bitumineux de l’Alberta jusqu’aux raffineries texanes du golfe du Mexique (notre précédent article). Selon les organisations écologistes, la quantité de barils extraite dans le cadre du projet de Statoil aurait produit « l’équivalent d’une année d’émissions de 204 centrales au charbon américaines ». « Obama devrait jeter un œil à ces données, avant de prendre sa décision » arguent-elles.

La major de l’énergie nord-américaine TransCanada, en charge de la construction du pipeline, a besoin de l’accord de la Maison Blanche pour commencer à enterrer son oléoduc. D’abord favorable au projet, Barack Obama a depuis repoussé l’accord présidentiel à plusieurs reprises. Neuf prix Nobel, parmi lesquels le dalaï-lama (1989), Alfredo Pérez Esquivel (1980), Rigoberta Menchu (1992) et Shirin Ebadi (2003), ont exhorté le président états-unien à rejeter ce projet et à tenir « sa promesse de créer une économie faite d’énergie propre ». L’avis de la Maison Blanche sera donné après le mois de novembre, date des élections de mi-mandat.

@Sophie_Chapelle

Photo : source

 

Notes

[1107 grammes d’équivalent CO2 par megajoule d’énergie produite contre 87g pour le pétrole conventionnel : lire à ce sujet notre article.


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Source : www.bastamag.net

 

 

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Mardi 7 octobre 2014 2 07 /10 /Oct /2014 18:14

 

 

Source : www.franceinfo.fr

 

 

"Fais pas scier" scandent les professionnels du bois

par Rédaction de France Info mardi 7 octobre 2014 14:44

Plusieurs centaines de patrons de scierie rassemblés ce mardi près de l'Assemblée Nationale à Paris © Radio France / Nathanael Charbonnier

Plusieurs centaines de patrons de scieries industrielles venus de toute la France se sont rassemblés ce mardi midi près de l'Assemblée Nationale à Paris. Ils entendaient demander au gouvernement de mieux encadrer les exportations de bois brut français vers l'Asie et notamment la Chine. Ils souhaiteraient la mise en place de quotas d'exportation.

 

 

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Source : objectifaquitaine.latribune.fr

 

 Pour les scieurs, la coupe est pleine

Pascal Rabiller  |  06/10/2014, 11:26

 

 

 

BOIS Exporté vers la Chine en 2013, le million de m3 de grumes de forêts françaises aurait entrainé une perte de 800 M€ de CA pour les scieurs Exporté vers la Chine en 2013, le million de m3 de grumes de forêts françaises aurait entrainé une perte de 800 M€ de CA pour les scieurs

 

 

 

Demain mardi 7 octobre, 1.000 dirigeants de scieries, en provenance de toute la France, membres de la Fédération nationale du bois, vont manifester devant l’Assemblée nationale, place Edouard-Herriot à Paris. Ils reprochent au gouvernement son “inaction et son laxisme” concernant l’exportation massive de grumes vers l’Asie.

 

Demain, de 13 h à 18 h, les scieurs venus de toute la France, et donc d'Aquitaine, 2e région de France en implantation de scieries, vont manifester devant l'Assemblée nationale. Ils reprochent au gouvernement en général, et au ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, en particulier, de ne rien proposer pour endiguer ce que la Fédération nationale du bois (FNB) qualifie "d'hémorragie des exportations de grumes vers la Chine".
Selon la FNB, 1 million de m3 de grumes financées pour partie par le Fonds forestier national auraient été expédiées en Chine en 2013. Cette "fuite" des grumes vers la Chine où elles sont transformées, aurait entraîné une perte de valeur ajoutée, pour l'industrie française, estimée à 800 M€, toujours en 2013.

800 M€ perdus, 45.000 emplois menacés

Après avoir été reçus deux fois par Stéphane Le Foll pendant l'été, pour "expliquer l'urgence de la situation", les professionnels déplorent le fait qu'aucune disposition n'ait été prise pour la filière. "Si le gouvernement ne fait rien, ce sont 450.000 emplois qui sont directement et indirectement menacés", explique Laurent Denormandie, président de la FNB et porte-parole des scieurs.
Paul Lesbats, président régional de la Fiba (Fédération des Industries du Bois d'Aquitaine) et PDG de Lesbats Scieries d'Aquitaine (Deux sites industriels, 100 salariés. Siège à Léon dans les Landes) souligne que si "pour le moment, les industriels aquitains sont peu concernés par ses exportations qui concernent des feuillus principalement, l'intérêt grandissant des asiatiques pour nos stocks de résineux laisse planer une menace à court terme pour notre secteur de la transformation". Un secteur qui emploi 34.000 personnes en Aquitaine et génère 2,6 Md€ de chiffre d'affaires.
Laurent Normandie s'interroge : "De nombreux pays, comme les USA, pratiquent une politique de quotas pour la sauvegarde de leur industrie nationale, pourquoi pas la France ?", tout en rappelant que la filière forêt-bois a été reconnue comme étant une filière stratégique pour une nouvelle France industrielle, et que, de fait, la sécurisation des approvisionnements devrait constituer, a minima, un préalable au développement de cette industrie du sciage.

 

 

 

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Rappel des faits :

 

Source : www.consoglobe.com

 

La forêt et le bois français pillés

Marché du bois ; l’Europe naïve ?

bois françaisContrairement à la Chine, l’Europe n’a instauré aucune politique tarifaire pour soutenir ses industriels et sa filière de transformation. La Chine, elle, s’appuie sur une politique tarifaire qui favorise son industrie de transformation. D’où le déséquilibre.

Un déséquilibre qui au total ne menace pas que les exportateurs mais aussi la survie du reste de la filière bois, la première et la seconde transformations :
– Parce que, on l’a vu, les prix des matières premières augmentent trop vite,
– Parce que dans le même temps, la matière première se fait plus rare et l’approvisionnement plus difficile,
– Parce que, surtout, Chinois et Indiens se sont spécialisés dans la production de parquets et meubles dont les importations en France et en Europe, sans contrainte, explosent,
– Parce que les industriels de seconde transformation français ne sont pas compétitifs face aux asiatiques.

Bois – Une politique tarifaire déséquilibrée

La politique tarifaire chinoise conduit très exactement à importer des bois non travaillés. Alors qu’aucun de ses produits n’est taxé à l’entrée en Europe, pour favoriser ses transformateurs, la Chine taxe les importations :

- De bois brut à 8%
– De sciage à 14%
– De parquets à 20%
– De meubles à 100%

sylviculture bois françaisLa Fédération française du bois s’inquiète ainsi de la probable fermeture de nombreuses scieries et industries de la seconde transformation. Elle réclame  une régulation de l’exportation de bois. Il faut agir « avant la disparition de l’outil industriel ». Elle souhaite ainsi  freiner l’exportation de bois brut au profit de bois ayant subit en France une minimum de transformation et donc une augmentation de sa valeur ajoutée (transformation en planches, par exemple).

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Il ne s’agit pas de pointer du doigt les exportateurs de grumes qui seraient des accusés faciles, mais il faut (pour la sylviculture comme en d’autres domaines) une action régulatrice à l’échelle de l’Europe. Des mesures (taxe carbone, TVA sociale, …) imposées aux produits chinois pourraient réduire les écarts de compétitivité.

Le rééquilibrage des taxes européennes et chinoises ne ferait que du bien à nos forêts finalement. Messieurs les Politiques, à vous d’agir….

*

 

(1) selon les chiffres de la FNB dans un document diffusé le 3 avril 2012.

Encouragez les Pouvoirs publics à agir et signez la pétition !


Lire aussi au sujet du bois et de l’achat de bois

Outils pratiques


 

 

Source : www.consoglobe.com

 


 

 

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Lundi 6 octobre 2014 1 06 /10 /Oct /2014 16:46

 

Info reçue par mail :

 

Une gare TGV à la Mogère. Un projet néfaste imposé, au mépris des usagers et des contribuables   

 
> RFF (Réseau Ferré de France) tente d'imposer une gare TGV appelée provisoirement La Mogère, au-delà d'Odysseum sur la nouvelle voie ferrée dédiée au fret vers l'Espagne, actuellement en construction.

Un choix absurde car il n'y a pas d'interconnexion avec la gare TGV et TER de Montpellier-Saint-Roch. 
> La solution envisagée est un allongement de la ligne 1 de tramway, déjà plus que saturée pour un coût de 40 millions.

La gare n'est pas nécessaire ! La SNCF termine fin 2014 la réfection de la gare de Montpellier pour un coût 
> de 50 millions d'euros. Cette nouvelle gare ex-centrée va coûter environ 200 millions d'euros sur une ligne réservée 
> au trafic de marchandises et dans une zone inondable !
 150 millions pour la gare, 40 millions pour l'extension du tram, 
> plus les parkings et autres aménagements sans compter les inévitables dépassements.
> Un contrat de partenariat public-privé est bien sur prévu avec des clauses secrètes au profit du privé. 
> Ce marché de dupes sera financé par les contribuables.

Tout se joue maintenant ! Une enquête publique « d'intérêt général » s'ouvre à Montpellier jusqu'au 
> vendredi 24 octobre 2014. Elle est ouverte à tous.

 

 

Compléments BernardD :
La question n'est pas la construction de la ligne (en cours) mais celle des gares nouvelles pour Nîmes (on parle de Manduel) et Montpellier (on parle de Mogère), et, tout aussi déterminant : les embranchements pour passer de la ligne nouvelle à la ligne actuelle, car suivant les embranchements qui sont faits on pourra ou ne pourra pas quitter la voie nouvelle pour passer à Nîmes, ou pour passer à Montpellier.
L'autre enjeu est évidemment que la gare de Mogère est prévue par PPP, donc dans l'opacité la plus totale (pour Manduel nous n'avons pas ce même problème, c'est RFF qui finance et fait construire la gare).
Un  autre enjeu  ressemble fort à ce que nous avons vécu à Nîmes avec le projet de tram bus : l'enquête première du projet global avait été annulé, projet réalisé quand même, mais la deuxième enquête sur un prolongement de ligne - contournement de l'Ecusson - est validée alors que  l'intérêt global du projet n'a pas été validé. L'enjeu  est donc aussi que la superposition enquête publique, périodes d'information publique, abandons de parties  de projets sans enquête publique crée maintenant systématiquement perte de lisibilité dans tous les grands projets et donc de démocratie. 
Un travail très précis (et remarquable) d'analyse du projet et des dossiers d'enquête a été élaboré et je l'envoie à qui est intéressé.
Il est évident que la bataille de Montpellier est aussi la nôtre (pourquoi dépenser 200M€ pour une gare qui desservira nettement moins bien l'agglo que celle actuelle qui s'achève maintenant et qui est centrale, et qui a couté 50 M€ ?) mais chez nous c'est pire : la gare prévue est éloignée, et aucune urbanisation cohérente n'y est possible. Donc il faut aller à Montpellier les soutenir pendant l'enquête, mais il faut aussi travailler localement sur le sujet, encore plus grave qu'à Montpellier, et les spécialistes rencontrés sont prêts à venir nous expliquer ce qu'ils ont compris. C'est bien la même bataille, et la communauté d'intérêt Montpellier - Nîmes y est là aussi tout à fait évidente.
Que souhaite le CA ?
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Jeudi 25 septembre 2014 4 25 /09 /Sep /2014 19:03

 

 

Source : www.youtube.com

 

 

 

 

 

Naked World

 

Ajoutée le 3 sept. 2014

Aux quatre coins de la planète des citoyens refusent de se soumettre aux diktats de l'urgence et de l’immédiateté, pour redonner sens au temps. En Europe, aux États-Unis, en Amérique Latine ou encore en Inde, Philippe Borrel est allé à la découverte d'initiatives, individuelles et collectives, qui proposent des alternatives basées sur d’autres paradigmes.

 

 

 

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Lundi 22 septembre 2014 1 22 /09 /Sep /2014 18:34

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

Santé publique

« Face à l’industrie chimique, tout le monde est tétanisé »

par Olivier Petitjean 22 septembre 2014

 

 

 

 

 

 

90 millions de substances : tel est l’héritage, non définitif, que nous lègue l’industrie chimique depuis son inexorable essor, lors de la Première guerre mondiale. Parmi elles, combien de substances toxiques – DDT, phtalates, bisphénol A, cancérogènes et autres perturbateurs endocriniens… ? Pourquoi un tel silence, une telle absence de contrôle ? Dans son livre « Un empoisonnement universel », le journaliste Fabrice Nicolino raconte l’histoire de cette industrie et comment elle a, impunément et littéralement, inondé nos vie de molécules. Une situation dont nous prenons conscience seulement aujourd’hui en constatant ses terribles conséquences, de l’explosion des cancers à celle la maladie d’Alzheimer en passant par le diabète. Entretien.

Basta ! : Votre nouveau livre traite de l’impact sanitaire des substances chimiques, omniprésentes dans notre vie quotidienne. Il constitue à la fois une histoire de la chimie de synthèse et un véritable réquisitoire contre l’industrie chimique. Quelle est l’origine de ce projet ?

Fabrice Nicolino : [1] Cela fait très longtemps que je m’intéresse aux questions de contamination chimique. En 2007, j’ai notamment publié, avec François Veillerette, un livre intitulé Pesticides. Révélations sur un scandale français. Il y a une douzaine d’années, j’ai été profondément marqué par une étude publiée par une ONG américaine appelée EWG. Ils avaient fait une expérience absolument incroyable, controversée à l’époque mais confirmée depuis : ayant testé des volontaires dans neuf États américains, résidant loin de toute usine chimique, ils avaient montré que tous sans exception avaient dans le sang des douzaines et des douzaines de molécules toxiques. Cela a été un tournant dans ma réflexion. C’est à partir de ce moment que j’ai commencé à utiliser l’expression qui constitue aujourd’hui le titre de mon nouveau livre, celle d’« empoisonnement universel ». Tous les milieux de la vie, où que ce soit sur Terre, sont affectés par cette contamination chimique. Je suis parti de ce constat et – pourrait-on presque dire – de cette angoisse pour écrire ce livre. C’est un projet que je mûris depuis longtemps et qui a nécessité beaucoup de temps et de recherches. Chemin faisant, j’ai découvert toute la dimension historique de ces problèmes. L’histoire permet de donner sens à des événements qui sinon resteraient incompréhensibles : comment des sociétés démocratiques ont-elles pu en arriver à un tel drame ?

Vous montrez en particulier que la plupart des grands groupes chimiques d’aujourd’hui ont été créés au XIXe siècle. La Première guerre mondiale a-t-elle représentée un tournant historique pour cette industrie ?

Auparavant, il y a la Guerre de Sécession américaine qui fait la fortune de la firme chimique DuPont. Mais la Première Guerre mondiale constitue effectivement le tournant majeur. C’est ce qu’illustre le parcours d’un personnage comme Fritz Haber. Il est le premier, au début du XXe siècle, à réussir la synthèse de l’ammoniac, qui a permis la production de toutes sortes d’engrais agricoles à grande échelle. S’il en était resté là, on s’en souviendrait peut-être comme d’un bienfaiteur de l’humanité. Mais c’était aussi quelqu’un d’horriblement raciste et chauvin. Lorsque la Guerre se déclenche, il se met au service de l’état-major allemand (lire aussi notre article sur le sujet, ndlr). Son invention va alors servir non seulement à fabriquer des engrais, mais aussi des munitions et des explosifs. En outre, il propose – nouveauté radicale – de se servir de gaz mortels comme armes de destruction massive. Ce sera la fameuse guerre des gaz, qui commence en avril 1915 à Ypres, sur le front belge, et qui fera au total plusieurs dizaines de milliers de morts de part et d’autre. Après la guerre, Haber, qui s’était brièvement enfui en Suisse, par crainte de représailles, reçoit le prix Nobel de Chimie… pour la synthèse de l’ammoniac.

S’il y a un maître mot de toute l’histoire que je raconte dans ce livre, c’est bien celui d’impunité. Bayer et BASF, aujourd’hui les deux plus importantes firmes chimiques au monde, ont elles aussi contribué activement à l’invention et à l’utilisation des armes chimiques. Dans les années qui suivent, Haber continuera son travail, et c’est dans son laboratoire que sera inventé le Zyklon B, utilisé dans les chambres à gaz nazies. Au final, la Première Guerre mondiale marque le moment où la chimie se couche devant l’État, la guerre et l’industrie. Ensuite, le monstre est lâché. L’industrie chimique avait des produits et des capacités de production, il lui fallait des débouchés…

Dès les débuts de l’industrie chimique « civile », on retrouve des problématiques assez similaires à celles, très actuelles, de nouvelles technologies comme les OGM ou les nanotechnologies. Comment l’industrie arrive-t-elle à imposer des produits qui ne répondent pas forcément à un besoin social existant, et que l’on lâche dans le commerce sans se préoccuper réellement de leurs impacts ?

Tout cela est consubstantiel au règne de la publicité. Au moment de lancer le nylon dans les années 1930, DuPont organise une énorme campagne publicitaire pour faire saliver les consommatrices, en prétendant que c’est un produit fabuleux, indéchirable. En réalité, à cette époque, le nylon est à la fois plus cher et moins solide que la soie naturelle, son concurrent direct. Les entreprises créent un désir qui devient un besoin. C’est la matrice même de notre société de l’obsolescence programmée et du consumérisme alimenté par la publicité.

Vous montrez qu’on ne sait pas combien exactement il existe aujourd’hui de produits chimiques commercialisés, mais qu’ils se chiffrent certainement en dizaines de millions. Pourquoi une telle fuite en avant ?

Il existe un site internet appelé CAS, tenu par la Société chimique américaine, qui est une sorte de répertoire mondial des produits chimiques « publiquement dévoilés ». Chaque nouvelle substance se voit assigner un numéro CAS. À ce jour, on en est presque à 90 millions de substances répertoriées ! Or l’industrie chimique américaine ne reconnaît officiellement l’existence que de 50 000 produits chimiques, ce qui est déjà colossal. Sur les autres, on ne sait quasiment rien, et le peu que l’on sait est extrêmement angoissant. Ce n’est pas une question de manipulation consciente, ni de la part des chimistes ni même des industriels, mais simplement de règne de l’irresponsabilité. Les industriels ont toujours besoin de nouveaux produits, c’est la logique même du capitalisme. Il faut sans cesse de nouvelles envies, de nouveaux besoins, de nouvelles couleurs, de nouvelles propriétés.

En quoi le programme européen REACH est-il insuffisant pour contrôler ces substances ?

Vu de loin, le programme REACH pourrait sembler une tentative honorable des pouvoirs publics européens pour contrôler la prolifération des produits chimiques, mais il n’en est rien. Tout d’abord, REACH ne concerne qu’une partie infime des substances chimiques existantes – 30 000 sur des dizaines de millions. Ensuite, le programme est – comme la plupart des dispositifs de sécurité sanitaire de l’Union européenne et des États membres - sous le contrôle de l’industrie elle-même. J’en donne des exemples dans le livre. Avec l’Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA ou EFSA en anglais), on voit par exemple la facilité avec laquelle certaines personnes peuvent passer des industries aux agences chargées de les superviser, et vice-versa.

Le cœur de votre ouvrage porte sur les conséquences sanitaires de cette exposition universelle aux produits chimiques. Que sait-on exactement ?

Prenons l’exemple des perturbateurs endocriniens. Il y a 25 ans, cette expression n’existait pas. Elle a été forgée par une biologiste américaine, Theo Colborn, qui s’est rendue compte, en étudiant la faune sauvage des Grands Lacs nord-américains, que les problèmes de reproduction et de fécondité se multipliaient. Avec des collègues, Theo Colborn a découvert que certains produits chimiques, à des doses infinitésimales, « imitaient » les hormones naturelles, pénétraient ainsi dans le système endocrinien (responsable de la sécrétion des hormones) et le désorganisaient en profondeur. C’était en 1991. Depuis lors, on ne cesse de découvrir de nouvelles substances chimiques ayant des propriétés de perturbateurs endocriniens. C’est le cas des phtalates, du bisphénol A, de la plupart des retardateurs de flamme… Il faudrait des programmes de recherche massifs pour mieux comprendre les perturbateurs endocriniens et leurs effets. Mais ces programmes n’existent pas. En France, le programme national sur les perturbateurs endocriniens est ridiculement peu financé – alors même qu’il a été créé en partenariat avec l’industrie. Au final, même si les connaissances s’accumulent sur l’impact sanitaire de ces produits, on ne fait rien, parce que cela remettrait en cause l’édifice entier.

Quel sont les liens entre les produits chimiques et l’explosion de pathologies comme le cancer, le diabète ou Alzheimer ?

On assiste dans les pays développés à une explosion de nature épidémique de plusieurs maladies très graves. Regardez le cancer : 111% d’augmentation de l’incidence des cancers depuis 25 ans en France. Mais aussi l’obésité et le diabète : 5 millions de diabétiques en France d’ici 2020 ! Et 2 millions de cas d’Alzheimer à la même date (lire aussi cet entretien, ndlr). Je ne pense pas que notre système de santé sera en mesure de soutenir le choc. L’exposition aux produits chimiques n’est peut-être pas la cause unique de ces phénomènes, mais des études de plus en plus nombreuses et de plus en plus convaincantes indiquent qu’il y a des liens entre une partie de ces maladies et certains produits chimiques. Les Américains commencent ainsi à parler de produits chimiques « obésogènes » et « diabétogènes ».

La pollution de l’air intérieur est aussi une grande source d’inquiétude. Un organisme de l’OMS a classé l’air extérieur comme cancérigène, à cause de la pollution. Mais l’air intérieur, dans lequel nous passons la plus grande partie de la journée, est lui aussi contaminé par de nombreuses substances chimiques, libérées à des doses très petites par le mobilier, les peintures, les matériaux vieillissants. Tous les experts sont inquiets, mais on ne fait absolument rien, car tout le monde est tétanisé. Parler publiquement de ce problème impliquerait de revoir tous les process industriels.

Cela signifie-t-il qu’il faudrait faire payer l’industrie chimique pour financer notre système d’assurance maladie, un peu comme on l’a fait avec le tabac ?

L’exemple du tabac est inquiétant. L’industrie du tabac est toujours debout malgré ses crimes et malgré les amendes pharaoniques qu’elle a dû payer. En ce qui concerne l’industrie chimique, même si cela peut paraître un peu excessif de le formuler ainsi, j’en suis venu à la conclusion qu’il n’y a pas de compromis possible. Il faut abattre l’industrie chimique. L’industrie transnationale de la chimie sera toujours à la recherche de nouvelles molécules, sans se soucier des conséquences, dans la mesure où l’histoire prouve que personne ne leur demande jamais de comptes. Tous les chimistes qui ont inventé des gaz mortels, tous ceux qui ont travaillé pour les nazis sont morts dans leur lit – et certains sont encore considérés comme des héros aujourd’hui par des firmes comme Bayer. La seule chose à faire aujourd’hui est d’arrêter la contamination. Lorsque quelque chose est aussi grave et aussi nocif que la contamination chimique, la seule chose à faire est de fermer le robinet. Je rêve du moment où les sociétés du monde auront suffisamment de pouvoir pour démanteler l’industrie chimique, comme on a démantelé IG Farben après la Seconde guerre mondiale.

Alors, pour vous, il n’y a pas de bonne chimie ? N’a-t-elle pas apporté certains bienfaits à la société ? Et ne peut-on pas imaginer une chimie sous contrôle, bien régulée, où chaque nouveau produit serait sérieusement testé avant d’être commercialisé ?

Il est indéniable que la chimie a rendu des services aux hommes et continuera à en rendre. Je n’ai absolument rien contre la chimie en tant que science. Mais il faut se réapproprier l’intérêt que peut avoir la chimie pour l’humanité – ce qui implique de se débarrasser de l’industrie chimique. À quoi donc ressemblerait une chimie sous contrôle ? Le problème – et on touche là à un problème aussi crucial que terrible –est que, dans l’état actuel des connaissances humaines et de nos moyens de contrôle et d’analyse, il reste quelque chose de fondamentalement inconnu dans les impacts sanitaires et environnementaux de la prolifération de produits chimiques. Nous ne sommes pas outillés pour évaluer les impacts cumulés de l’exposition à plusieurs produits chimiques différents, de leurs rencontres aléatoires. C’est l’image même de la boîte de Pandore.

Derrière l’industrie chimique telle qu’elle existe aujourd’hui, il y a une pulsion fondamentale de notre monde moderne : celle de la vitesse. Faut-il aller si vite, se précipiter sur la moindre nouvelle substance au motif qu’elle présente tel ou tel intérêt ponctuel immédiat ? Ou bien faut-il instiller de la sagesse, et donc une certaine lenteur ? La lenteur me semble consubstantielle à la démocratie. Pas de démocratie à l’heure de la vitesse électronique. La condition fondamentale pour une chimie qui soit véritablement au service de l’humanité, c’est de renoncer à la précipitation, et d’accepter d’attendre de voir les effets à long terme des substances.

Lorsque l’on découvre les propriétés insecticides du DDT en 1938, celui-ci apparaît comme un produit miracle. Aussitôt, il est utilisé partout, sans protection. Il est même utilisé pour sauver in extremis du typhus certains rescapés des camps de la mort. Ce n’est que plus tard, avec le livre de Rachel Carson Printemps silencieux, que le grand public prend conscience des effets mortifères du DDT sur un grand nombre d’organismes vivants. L’industrie chimique – Monsanto en tête – monte alors une opération planétaire pour défendre son produit phare. Cet exemple montre combien il peut être compliqué de ne pas se précipiter. Mais aujourd’hui, avec le recul d’un siècle de chimie de synthèse, on sait très bien les désastres que peuvent occasionner certaines substances. On ne devrait plus répéter les mêmes erreurs.

Propos recueillis par Olivier Petitjean

Photo : CC BASF (Une) / Daniela Hartmann

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fabrice Nicolino, « Un empoisonnement universel, Comment les produits chimiques ont envahi la planète », Ed Les liens qui libèrent, 23€.

 

Notes

[1Fabrice Nicolino est journaliste, spécialisé sur les questions environnementales. Lire notre précédent entretien avec lui suite à la parution de son livre « Bidoche » : « Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille ».


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Source : www.bastamag.net

 

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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 19:58

 

Source : bo.blogs.rue89.nouvelobs.com


 

Cigarettes : le travail des enfants, face cachée des blondes américaines

 

Publié le 17/09/2014 à 10h53

 

 

 

Aux Etats-Unis, on ne peut pas acheter de cigarettes avant 18 ans. Mais, à 13 ans, on peut travailler douze heures par jour pendant les vacances dans un champ de tabac. Et s’empoisonner au jus de nicotine et aux pesticides, vomir, se déshydrater, garder des séquelles neurologiques. Les fumeurs doivent savoir d’où viennent leurs clopes.

L’information avait légèrement secoué le pays au mois de mai, lorsque l’organisation Human Rights Watch avait publié son rapport : des centaines de jeunes ados travaillent comme ouvriers agricoles dans les fermes à tabac, et ce n’est pas illégal. Parfois, des minots de 6 ou 7 ans filent des coups de main à leurs parents pour les aider à gagner quelques dollars supplémentaires.

 

 

« Made in the USA : Child Labor & Tobacco »

Human Rights Watch, en anglais

Oui, en dépit de la chute spectaculaire du nombre de fumeurs et de la diminution des surfaces plantées, le tabac est toujours cultivé aux Etats-Unis, comme autrefois avant la guerre de Sécession, dans 10 000 exploitations, sur près de 140 000 hectares, dans une dizaine d’Etats.

8,5 dollars de l’heure, comme au McDo

Loin devant les autres – Kentucky, Tennessee, Virginie… – arrive la Caroline du Nord, avec 1 800 fermes et 30 000 travailleurs récoltant 182 000 tonnes de tabac par an.

Voilà sept ans que je vis en Caroline du Nord, j’ai eu le temps d’apprendre à distinguer, même à l’état de nourrissons, les plants de tabac de ceux de coton, soja et patates douces, autres cultures stars dans cette partie du Sud.

Aujourd’hui, on parle de fermes, et non plus de plantations. Leurs ouvriers ne sont plus esclaves, ils sont désormais payés – 8,5 dollars de l’heure, comme dans un McDo.

En général, ils sont latinos et immigrés, avec ou sans-papiers, telle l’immense majorité des travailleurs agricoles aux Etats-Unis. Comme dans les immenses potagers et vergers de Californie et de Floride, ce sont des familles venues du Honduras, de Colombie, du Mexique et d’ailleurs, qui servent de main-d’œuvre dans les champs de tabac.

Au boulot, faute de baby-sitter

Des familles. Papa, maman, grands frères et sœurs, petits frères et sœurs après l’école et pendant les vacances, et même petits minots, car ceux-là n’ont personne pour le baby-sitting.

Début septembre, le New York Times a remis le sujet sur la table en publiant un reportage glaçant. L’article constate les mêmes faits que HRW, mais il ajoute des noms et des photos qui posent des visages sur ces très jeunes ouvriers. Saray Alvarez, 13 ans, introduit leur histoire à tous :

« Certains matins, quand les plants de tabac culminent autour d’elle, Saray Cambray Alvarez enfile un sac poubelle noir sur son corps de 13 ans pour protéger sa peau des feuilles dégoulinantes de rosée teintée de nicotine.

Quand Saray et les autres ouvriers – dont plusieurs adolescents – entrent dans le champ à 6 heures du matin, ils percent des trous dans les sacs pour passer leurs bras. Ils essaient d’éviter ce qui est connu sous le nom de “maladie du tabac vert”, ou empoisonnement à la nicotine, qui peut causer vomissements, étourdissements et battements cardiaques irréguliers, entre autres symptômes.

Saray dit qu’elle a parfois du mal à respirer au milieu des feuilles dans la chaleur et l’humidité, et qu’elle se sent souvent lasse pendant ses douze heures de travail, quand elle se déplace entre les rangs pour couper les fleurs en trop et les mauvaises feuilles avant la récolte.

“On a très soif”, dit Saray, qui doit parfois attendre une heure pour boire, par une température de 32°, que l’équipe soit revenue du bon côté du champ, là où se trouvent les citernes d’eau. “C’est trop dur pour moi, et c’est trop chaud.” »

Se retenir de faire pipi jusqu’au soir

On lit aussi les témoignages de Ana Flores, 16 ans, qui s’estime heureuse de ne pas vomir trop souvent, contrairement à d’autres. De Edinson Bueso Ramirez, 15 ans, qui se souvient des étés précédents où il travaillait en compagnie d’autres gosses de 12, 13 et même un de 10 ans. Edinson espère entrer dans les Marines après le lycée. Il dit :

« Ma mère, elle a peur que je me fasse mal au travail. Mais je lui dis : “On doit payer les factures.” »

Il y a aussi Esmeralda Juarez, 15 ans, toute mignonne avec sa longue natte et son jean slim, qui se plaint d’avoir été tripotée par un contremaître, qui l’appelait « princesse » et « baby ».

La plupart des champs n’ont pas de toilettes. Certaines femmes vont dans les bosquets, mais Esmeralda « se retient », elle attend d’être rentrée à la maison.

« Il n’y a rien d’intéressant dans ce boulot, sauf qu’on est payé. »

Le recul de l’administration Obama

Il y a trois ans, la secrétaire d’Etat au Travail de l’administration Obama avait proposé d’inscrire le travail des champs de tabac dans la catégorie « dangereuse ». Cette catégorisation aurait eu pour effet d’interdire son accès aux moins de 16 ans. Après tout, le Brésil, l’Inde et d’autres pays producteurs interdisent ce travail aux moins de 18 ans. (Ce qui ne veut pas dire que cette loi est respectée.)

La droite et les organisations agricoles avaient hurlé que cette interdiction risquait de mettre en danger des milliers de fermes familiales. La proposition était rentrée dans son tiroir.

En juin dernier, le « Daily Show », émission télévisée humoristique, avait diffusé un hallucinant reportage sur le sujet, intitulé « Nicoteens », dans lequel le sénateur républicain du Kentucky Paul Hornback soutenait sérieusement que ce genre de travail était génial pour endurcir les enfants à la vraie vie.

 

« Nicoteens », « The Daily Show »

Comedy Central, juin 2014, en anglais

Human Rights Watch et le NYT rappellent que, en effet, la loi fédérale autorise les enfants de 12 ans et plus à travailler dans des fermes « tant que ça n’empiète pas sur le temps scolaire », et ce, sans limite horaire.

En dehors du secteur agricole, l’âge minimum pour travailler est de 14 ans. En dessous de 16 ans, le temps de travail est limité à huit heures par jour.

« Pas aussi cool qu’une journée à la plage »

Depuis sa tentative avortée de restriction du travail des enfants dans les champs de tabac, le secrétariat d’Etat au Travail assure avoir intensifié ses inspections, et discuté avec les planteurs pour réduire les risques.

Le vice-président de l’association des planteurs de tabac de Caroline du Nord, interrogé par le NYT, assure que la plupart des fermiers vont bien au-delà de ce qui est exigé par la loi pour protéger leurs travailleurs :

« “On n’aurait aucun intérêt à maltraiter les ouvriers. Ceux-ci démissionneraient vite, et on se retrouverait sans personne pour travailler au moment de la récolte.”

Il reconnaît par ailleurs le danger de travailler dans un environnement empoisonné par la nicotine, et les rudes conditions de travail. “Personne ne prétend que c’est aussi cool qu’une journée à la plage.” »

Ce que l’on fume en France

J’ai cherché à savoir d’où venait le tabac des cigarettes vendues en France. Difficile de trouver des informations précises. Apparemment, les fabricants de cigarette mélangent des tabacs achetés aux gros producteurs mondiaux – la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, le Brésil et des pays de l’ex-URSS.

Une chose est sûre : de même que l’exploitation honteuse des ouvriers dans les usines textiles asiatiques nous fait réfléchir aux errements de la mode et de la consommation de vêtements trop bon marché, on devrait savoir ce qu’il y a derrière les volutes parfumées de nos Marlboro, Camel et autres cigarettes chéries.

 

Source : bo.blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

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Mercredi 17 septembre 2014 3 17 /09 /Sep /2014 19:47

 

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

 

 

Plongée dans l’univers sordide des élevages en batterie de poules pondeuses

 

 

 

 

 

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Le long d'une allée plongée dans la pénombre, c'est une succession de cages, sur plusieurs niveaux et à perte de vue. A l'intérieur des enclos grillagés, des poules, souvent déplumées, se bousculent dans des espaces exigus, qui surplombent de quelques centimètres seulement des amas de fientes. Mais le pire, ce sont peut-être ces cadavres en décomposition qui gisent au milieu des autres gallinacées. Dans une enquête vidéo diffusée mercredi 17 septembre, l’association de défense des animaux L214 révèle les conditions d'élevage "sordides et non conformes aux réglementations" qui règnent dans plusieurs exploitations de poules pondeuses fournissant la marque U.

 

 

 

Les images proviennent d'une enquête menée entre février et juin dans trois élevages en batterie situés dans le Morbihan, en Bretagne. Dans chacun, deux hangars accueillent près de 100 000 poules, soit une taille d'exploitation moyenne en France. Les gallinacés y sont enfermés 68 semaines durant, depuis l'âge de 18 semaines jusqu'à leur réforme, sans jamais voir la lumière du jour ou sentir l'air extérieur. Seule activité : pondre des œufs (à raison de deux tous les trois jours), réceptionnés par un tapis mécanique.

"Les conditions d’élevage que nous avons observées contreviennent aux besoins élémentaires des animaux et enfreignent la réglementation européenne : la plupart des cages présentent des nids non conformes et ne sont pas dotées de grattoirs", dénonce Sébastien Arsac, chargé de campagne de L214.

La directive européenne relative à la protection des poules pondeuses, adoptée en 1999 mais seulement entrée en vigueur en 2012, prévoit des aménagements des élevages censés mieux répondre aux besoins comportementaux des gallinacés, dans une prise en compte accrue du bien-être animal : les poules doivent disposer d'un espace vital d'au moins 750 cm2 (soit à peine plus qu'une feuille A4) et se mouvoir dans des cages de 20 à 60 individus. Un nid doit y être aménagé, ainsi qu'un perchoir et une litière permettant le picotage et le grattage.

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Pour tout nid, les cages des élevages bretons incriminés possèdent des lamelles en plastique orange pendant du haut de l'enclos, censées délimiter un espace séparé qui n'en est pas vraiment un. "Le sol de ces espaces est grillagé, comme dans le reste de la cage, alors que c'est interdit par la directive européenne", relève Sébastien Arsac. Si les perchoirs sont bel et bien présents – installés à 2 cm du sol –, manque la litière pour se faire les griffes. "Or, les poules ont un besoin essentiel de gratter, picorer, rechercher la nourriture", note le chargé de campagne.

Quant à la sensible question de la densité des cages, impossible de déterminer si la réglementation est respectée. "Aujourd'hui, les cages comptent entre 50 et 60 poules. On ne peut pas toutes les compter ni mesurer les enclos", assure Sébastien Arsac. Dans un rapport d’octobre 2013, le Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux du ministère de l'agriculture estime que les règles de densité ne sont pas respectées et recommande la mise en place de contrôles.

"Nous demandons aux magasins U, qui sont approvisionnés par ces trois fermes, d'abandonner les œufs d'élevages en batterie et de passer à ceux de plein air, appelle Sébastien Arsac. Il est important que les supermarchés prennent leurs responsabilités et envoient un message, à un moment de prise en compte du bien-être animal dans l'acte d'achat." Les magasins U ne sont évidemment pas les seuls concernés. En avril 2013, Monoprix est devenue la première et unique enseigne française à cesser de vendre des œufs de batterie sous sa marque de distributeur.

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Du côté des magasins U, la réponse est tranchée : "Nous ne pouvons pas arrêter les œufs en batterie car nous faisons du commerce de masse, rétorque le groupe. La production française d'œufs de plein air est insuffisante et nous n'allons pas demander à une filière avicole en difficulté de changer de mode de production. Enfin, du côté des consommateurs, le prix compte aussi. Nous n'avons pas à choisir pour nos clients."

Les consommateurs, justement, penchent de plus en plus du côté des poules élevées en liberté. Dans un sondage OpinionWay publié mercredi, 84 % des Français se disent favorables à la suppression dans les supermarchés des œufs de poules élevées en cage. Ils sont également 90 % à se montrer favorables à l’interdiction des élevages en batterie.

Cette évolution des mentalités s'est déjà fait sentir : en France, premier producteur européen d'œufs (avec 12 milliards de coquilles !), 68 % des 47 millions de poules pondeuses sont aujourd'hui élevées en cage contre 80 % en 2012 – les autres étant élevées à 25 % en bâtiments avec accès au plein air et à 7 % au sol sans accès au plein air. Paris reste toutefois à la traîne de ses voisins européens, qui enregistrent une moyenne de 58 % d'élevages en batterie.

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Des obstacles persistent encore à ces changements de pratique des consommateurs : le prix, bien évidemment – même si L214 a calculé un "surcoût de moins d'un euro par mois" par personne en cas de passage d'œufs de batterie à ceux de plein air. Ensuite, la méconnaissance du code situé sur la coquille de l'œuf qui indique son origine (s'il commence par 0, il s'agit d'élevage bio, par 1, de plein d'air, par 2, au sol, et par 3, en batterie). Enfin, les leurres du marketing qui indique "œufs frais" sur l'étiquette pour des œufs élevés en batterie.

Surtout, seulement un tiers de la production d'œufs est vendue en coquille aux consommateurs. Le deuxième tiers est écoulé en restauration hors domicile tandis que le troisième est destiné à l'agroalimentaire (pour être transformé en pâtes alimentaires ou en pâtisserie). A moins d'acheter du bio, qui bannit les élevages en batterie, il s'avère alors quasi-impossible de tracer l'origine de l'œuf... et de sa poule.

Audrey Garric

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Photos : L214

 

 

Source : ecologie.blog.lemonde.fr

 

 

 

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