Sortir du nucléaire et des energies polluantes

Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 22:30

 

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Ukraine, Thaïlande : derrière les révoltes, la crise de la civilisation fossile

Nafeez Ahmed (The Guardian)

vendredi 7 mars 2014

 

 

 

De l’Ukraine au Venezuela et à la Thaïlande, les révoltes se multiplient. Leur vrai cause : la triple crise alimentaire, énergétique et climatique. Ce que dit la rue, c’est que la civilisation a atteint sa limite de validité.

 


 

L’ère post-crise de 2008, y compris 2013 et début 2014, a vu la persistance et la prolifération des troubles civils sur une échelle jamais été vue auparavant dans l’histoire humaine. Rien que le mois dernier, nous avons assisté à des émeutes au Venezuela, en Bosnie, en Ukraine, en Islande et en Thaïlande.

Ce n’est pas une coïncidence. Les émeutes ont leurs racines dans l’effet des mêmes forces économiques régressives sur tous les continents de la planète. Ces forces elles-mêmes sont symptomatiques d’un processus plus profond, alors que nous passons de l’ancienne ère industrielle à base de combustibles fossiles vers autre chose.

Même avant que le printemps arabe ait éclaté en Tunisie en décembre 2010, les analystes de l’Institut des systèmes complexes de Nouvelle-Angleterre avait averti du danger de troubles civils liés à l’escalade des prix des denrées alimentaires : « Si l’indice des prix de la nourriture établi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) s’élève au-dessus de 210, cela pourrait déclencher des émeutes dans de nombreuses régions du monde. »

Les jeux de la faim

Le scénario est connu. La flambée des prix alimentaires en 2008 a coïncidé avec l’éruption de l’agitation sociale en Tunisie, en Égypte, au Yémen, en Somalie, au Cameroun, au Mozambique, au Soudan , à Haïti, en Inde, entre autres.

En 2011, les hausses de prix ont précédé les troubles sociaux au Moyen-Orient et en Afrique du Nord - Égypte, Syrie, Irak, Oman, Arabie saoudite, Bahreïn, Libye, Ouganda, Mauritanie, Algérie.

L’année dernière a vu les prix alimentaires atteindre pour la troisième année consécutive les niveaux les plus élevés jamais enregistrés depuis la création de l’indice, avec les flambées de violences correspondantes en Argentine, au Brésil, au Bangladesh, en Chine, au Kirghizistan, en Turquie et ailleurs.

 

 

En une dizaine d’années, l’indice des prix alimentaires de la FAO a plus que doublé, passant de 91,1 en 2000 à une moyenne de 209,8 en 2013. Comme le professeur Yaneer Bar-Yam, président fondateur de l’Institut des Systèmes Complexes, l’a déclaré récemment au magazine Vice :

« 210 sur l’indice de la FAO est le point d’ébullition et nous y sommes depuis dix-huit mois... Dans certains cas, le lien causal est évident, dans d’autres, étant donné que nous sommes sur le point d’ébullition, quelque chose d’autre déclenche les troubles. »

Mais l’analyse par Bar-Yam des causes de la crise alimentaire mondiale ne va pas assez loin pas. Elle se concentre sur l’impact de l’utilisation des terres agricoles pour les agro-carburants et la spéculation financière excessive sur les denrées alimentaires. Ces facteurs ne font qu’effleurer le problème.

La dangereuse dépendance au fossile



- Oléoduc en Ukraine -

 

Les cas récents de révoltes montrent le lien entre les troubles civils et un système alimentaire mondial de plus en plus volatil, mais aussi que la racine de ce problème se trouve dans la non-viabilité croissante de la dépendance chronique de notre civilisation aux combustibles fossiles.

En Ukraine, les chocs précédents des prix alimentaires ont eu un impact négatif sur les exportations de céréales, contribuant à l’intensification de la pauvreté urbaine en particulier. Les niveaux de l’inflation domestique sont sous-estimés dans les statistiques officielles : les Ukrainiens dépensent en moyenne près de 75 % de leurs revenus pour les factures domestiques.

De même, pour la majeure partie de l’année dernière, le Venezuela a souffert de pénuries alimentaires continuelles venant des dysfonctionnements de gestion, avec une inflation record sur dix-sept ans due surtout à la hausse des prix des denrées alimentaires.

Alors qu’ils sont dépendants d’importations alimentaires de plus en plus coûteuses, ces deux pays vivent une grave crise énergétique qui va s’approfondissant. L’Ukraine est un importateur net d’énergie, après avoir atteint un pic de sa production pétrolière et gazière en 1976. Malgré l’excitation sur ses potentiels de schiste, la production de pétrole de l’Ukraine a diminué de plus de 60 % au cours des vingt dernières années, à cause de problèmes géologiques et d’un manque d’ investissements.

Actuellement, environ 80 % du pétrole de l’Ukraine, et 80 % de son gaz sont importés de Russie. Les prix du gaz naturel russe ont presque quadruplé depuis 2004. Les prix de l’énergie sous-tendent la flambée de l’inflation qui entraine des taux de pauvreté terribles pour les Ukrainiens moyens, exacerbant les divisions sociales, ethniques, politiques et sociales.

La récente décision du gouvernement ukrainien de réduire considérablement les importations de gaz russe aggravera la situation, car les sources d’énergie alternatives moins chères sont rares. L’espoir que les sources d’énergie domestique pourraient sauver la situation sont minces, et ni le schiste, ni le nucléaire ne sont des solutions viables.

Un rapport fuité de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) révèle que les propositions de prêt de 300 millions d’euros pour rénover les 15 réacteurs nucléaires vieillissants appartenant à l’État vont doubler le prix de l’électricité d’ici 2020.

Le Venezuela malade de son cher pétrole

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

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Mardi 25 février 2014 2 25 /02 /Fév /2014 18:26

 

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Ecologie

Transparent, Internet ? Les statistiques sur la pollution industrielle sont devenues très opaques

Marie-Paule Nougaret (Reporterre)

mardi 25 février 2014

 

 

 

 

Naguère, le ministère de l’Environnement publiait des annuaires de la pollution industrielle, qui permettaient d’évaluer d’un coup d’oeil le hit-parade des pollueurs et leur identité. Aujourd’hui, tout est sur internet - mais c’est beaucoup moins clair et les plus gros pollueurs sont noyés dans le flou. Enquête.

 


 

Le ministère de l’Ecologie, qui s’appelait jadis ministère de l’Environnement, publie sur internet les statistiques officielles de pollutions industrielles. Il s’agit des pollutions dépassant les limites fixées par des autorisations de rejet dans l’air ou dans l’eau, parfois les deux.

La publication de ces données est prévue par un accord international, le Protocole de Kiev, conclu en 2003, et qui prévoit que chaque Etat signataire doit tenir un Registre des Rejets et Transferts de Polluants (sigle anglais PRTR) consultable électroniquement. C’est consultable, mais peu clair, comme on va le voir, et beaucoup moins que les brochures du ministère d’autrefois.

Léger retour en arrière : en 1976, l’Assemblée Nationale vote, à l’unanimité, la loi de protection de la nature. A l’unanimité, oui, on a peine à le croire, mais l’esprit de liberté de 1968 soufflait encore dans le cœur des députés. Le Concombre masqué, personnage de Mandryka, pouvait utiliser le nom d’un groupe industriel comme juron, tout le monde trouvait ça délicieux, nul ne songeait à lui chercher procès.

 


- Les aventures potagères du concombre masqué 1974 -

 

En 1978, nouvelle avancée : la loi sur l’accès des citoyens aux documents administratifs. Le ministère de l’Environnement, né en 1974, fournira désormais les statistiques de pollution à qui les demandera. Année après année, la présentation s’améliore, devient une Cartographie de la Pollution Industrielle, brochure sur papier recyclé. On y situe sur une carte les gros pollueurs d’un seul coup d’œil ; et leur nom figure en regard. Voici par exemple les rejets dans l’air de dioxyde de soufre, alias SO2, pour 1990 :

 

 

On voit que les plus grosses saletés sortaient des cheminées de Gardanne, près de Marseille, qui crachaient joyeusement 52 924 t de SO2 par an, issues de la combustion d’un charbon local, le lignite, très soufré. La même centrale de Gardanne que l’on veut aujourd’hui reconvertir en centrale à bois, quitte à tondre les Cévennes, la Provence et un morceau du Canada.

Le dioxyde de soufre, en présence d’eau dans l’air, donne des pluies acides. Ces retombées attaquent le nez des bébés, les bronches des enfants, les poumons des parents. Sans parler de la peau, des cheveux, du squelette, du fer, des pierres, des feuillages et des écorces, déminéralisés.

Les cartes des autres pages montraient les déversements autorisés dans l’eau d’aluminium, arsenic, azote, cadmium, chlorures, chrome, cuivre, cyanure, demande en oxygène, étain, fer, fluor, hydrocarbures, manganèse, mercure, matières en suspension, nickel, phosphates, plomb, sulfates, titane et zinc ; ainsi que les émissions dans l’air de cadmium, composés organiques volatils, chlore, fluor, mercure, oxydes d’azote, monochlorure de vinyle, phénols, poussières, thallium et zinc.

C’était du beau travail. Ca ne pouvait pas durer. En 1993, les cartes publiées ne montraient plus le hit parade des pollueurs, mais la pollution par département. On sait ce qui nous tombe dessus, mais il n’y a pas de fautif à incriminer. Leurs noms se trouvaient trois pages plus haut, il fallait chercher.

 

 

On y découvrait que Gardanne avait reculé de la 1ère à la 3ème place, pour la pollution soufrée, derrière la centrale EDF Cordemais en Normandie et la raffinerie Total de Gonfreville, près du Havre.

 


- La vie quotidienne du concombre masqué, 1981 -

 

En 2001, pour le tournant écologiste du millénaire, on atteint un nouveau sommet : brochure de luxe, format in octavo, couverture glacée, couleurs. Gardanne s’appelle désormais SETCM. Divers pollueurs se sont trouvé un nouveau nom. Après sa digestion par Aventis, Rhône Poulenc n’évoque plus grand chose chez les nouvelles générations.

 

*Suitr de l'article sur reporterre

 

 

 

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Jeudi 30 janvier 2014 4 30 /01 /Jan /2014 17:43

 

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Alternatives

Cette commune n’utilise plus d’énergie fossile pour se chauffer

Enerzine

jeudi 30 janvier 2014

 

 

 

 

Foussemagne, commune comptant 984 habitants dans le Territoire de Belfort, a déjà atteint les objectifs de 23% du Grenelle de l’environnement en termes de production d’énergie de source renouvelable. En conséquence, la commune n’utilise plus d’énergie fossile pour le chauffage - et ne paiera pas la taxe carbone.

 


 

Avant d’arriver à ce stade, la petite bourgade de Foussemagne a depuis 2004 présenté et mis en oeuvre des projets diversifiés dans le renouvable et l’efficacité énergétique. Voici le détail avec des chiffres à l’appui.

En 2004 :

Foussemagne devient la première commune de Franche-Comté à octroyer des aides à ses habitants lorsqu’ils s’équipent en énergie renouvelable (chauffage bois, eau chaude solaire, chauffage solaire, photovoltaïque, géothermie). Car d’après la municipalité, les économies d’énergie passent d’abord par une meilleure isolation, une sensibilisation aux économies et apprendre à consommer autrement.

En 2005 :

La Commune remplace tout d’abord la vieille chaudière au fioul de la Mairie par une chaufferie aux granulés de bois de 60 kW. Cette dernière chauffe le secrétariat de la Mairie, la salle du Conseil, les archives, la salle des associations et trois logements.

La consommation de bois en 2009 s’établit à 25,76 tonnes (coût financier : 3 939 euros). La réduction des émissions de CO2 est évaluée à 36 tonnes.

En 2006 :

La Commune souscrit avec EDF un contrat de fourniture d’électricité 100% d’origine renouvelable (contrat Equilibre +) pour La Maison des Arches et la médiathèque. Selon le maire, "en exigeant de s’alimenter en électricité renouvelable, vous faites croître la demande et favorisez ainsi le développement des énergies renouvelables et les investissements dans de nouveaux moyens de production".

Par ailleurs, depuis 2006, la Commune participe aussi au financement du programme CISEL qui s’active à faire baisser le coût de fabrication des panneaux photovoltaïques.

En 2007 :

En même temps que les travaux d’extension de l’école, la Commune installe une chaudière aux plaquettes de bois de 80 KW avec réseau de chaleur. Elle chauffe le groupe scolaire de 1.000 m² (maternelle et élémentaire) et l’atelier municipal.

La consommation de bois en 2009 s’établit à 38,75 tonnes (coût financier : 3 827 euros). La réduction des émissions de CO2 est évaluée à 41 tonnes.

Mais ce n’est pas tout. La municipalité de Foussemagne décide aussi de renforcer l’isolation de l’école maternelle construite en 1992, de remplacer les convecteurs électriques de l’école maternelle par un chauffage central alimenté par la chaudière au bois. L’eau de pluie est récupérée pour les sanitaires de l’école dans une citerne de 20 m3. Enfin, un chauffe eau solaire est installé sur le toit.

En 2009 :

La Commune installe une centrale photovoltaïque d’une puissance de 32 KWc sur le toit du groupe scolaire qui fournira 30 000 KWh/an d’électricité revendus à EDF. L’installation permet d’éviter le rejet de 4700 Kg/an de CO2.

 

*Suite de l'article sur

 

 

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Lundi 27 janvier 2014 1 27 /01 /Jan /2014 16:21

 

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DOSSIER : L’éolien est-il écologique ?

Reporterre

lundi 27 janvier 2014

 

 


 

- En Bretagne, près de Redon, pousseront bientôt des éoliennes citoyennes, Emmanuel Daniel (Reporterre), 27 janvier 2014.

- En Allemagne, les éoliennes ont tellement produit à la fin de l’année que le prix de l’électricité y a été… négatif ! (en anglais), 10 janvier 2014.

Le nord de l’Europe a expérimenté un phénomène hivernal nouveau : des prix d’électricité négatifs, c’est-à-dire où l’on devrait payer le consommateur pour consommer - sauf que ce n’est pas lui qui a empoché la recette, mais les courtiers en électricité, les "traders".

Durant les vacances de Noël, la consommation électrique chute traditionnellement en Allemagne, en Scandinavie, en Tchéquie et en Slovaquie. La baisse a été encore pus accentuée cette année du fait d’un temps doux. Vent et pluie, un temps assez calme, c’est l’idéal pour l’éolien et l’hydroélectricité. En décembre, la production d’électricité éolienne en Allemagne a ainsi atteint le deuxième niveau mensuel le plus élevé jamais observé. Et comme l’énergie renouvelable ne peut pas être stockée, elle a été envoyée le réseau, même s’il n’y avait personne pour l’acheter. D’où des prix négatifs à certains moments.
Le 24 décembre 2013, le prix de l’électricité est ainsi tombé à - 35,45 euros le kwh (bien lire "moins") entre minuit et six heures du matin.

- La Cour de justice européenne confirme que les aides à l’énergie éolienne sont bien une aide d’Etat. Elle satisfait ainsi Vent de colère et les associations opposées à l’éolien industriel, qui avaient saisi la Cour. La balle revient maintenant au Conseil d’Etat. Brève du 20 décembre 2013.

- Et si vous construisiez votre éolienne (en bois) ?, Emmanuel Daniel, le 23 octobre 2013.

- En Lozère, l’impact paysager de l’éolien industriel est caché aux habitants, Collectif Terre de Peyre, 19 septembre 2013.

- La cour de justice européenne fragilise l’éolien en France, 20 Minutes, le 12 juillet 2013.

- L’éolienne nouvelle génération : petite, à voiles et silencieuse !, Ville de Grande Synthe, le 26 juin 2013.

- Les subventions à l’énergie éolienne sont-elles trop élevées ?, par Jacopo Moccia, le 20 juin 2013.

- De l’électricité produite par.... une aile éolienne volante, Enerzine, le 30 mai 2013.

- Le conseil général de Lozère rejette le schéma éolien, La Gazette des communes, le 1 janvier 2013.

- En Rhône-Alpes, le schéma éolien est imposé sans concertation ni débat, Eole 07, le 31 octobre 2012.

- Pourquoi les communes doivent-elles s’occuper d’énergie ?, Jacques Buki, le 15 octobre 2012.

- Echange mes éoliennes contre vos loups, Michel Cogoluègnes (Robins des bois de la Margeride), le 2 octobre 2012.

- Les éoliennes autorisées à s’installer dans les zones protégées, Territorial et Thierry Vallat, le 4 septembre 2012.

- En Lozère, les éoliennes financent un rallye automobile, Les Robins des bois de la Margeride, le 29 août 2012.

- Qui paiera pour les énergies renouvelables ?, Gilles Bellec, le 16 août 2012.

- Qui veut la peau de l’éolien ?, Arnaud Gossement, le 25 mai 2012.

- Une éolienne perd une pale en Eure et Loir, Green Univers, le 25 mai 2012.

- En Lozère, EELV prend position contre l’éolien industriel, Claude Lhuillier, 19 mars 2012.

- Les éoliennes de Lozère, au mépris de paysages uniques, Michel Cogoluègnes, 17 décembre 2011.

- Les Cévennes, patrimoine de l’humanité envahi par les éoliennes, 11 octobre 2011.

- 250 éoliennes de 140 m de haut menacent les paysages de Lozère, 14 juillet 2011.

- L’électricité va coûter cher, Der Spiegel, 13 octobre 2010.

- L’éolien industriel terrestre est une erreur,
Thierry Jaccaud, 6 juillet 2010.

- Pourquoi les communes doivent-elles être propriétaires des éoliennes ?, 9 juin 2010.

- Qu’est-ce que l’éolien participatif ?, 14 mai 2010.

- La justice ordonne la destruction de quatre éoliennes,
Valéry Laramée de Tannenberg, 22 avril 2010 :
http://www.reporterre.net/spip.php?...

- Les éoliennes signent la mort de la campagne,
Yves Vérilhac, 8 avril 2010 : http://www.reporterre.net/spip.php?...

- Le vent nous porte sur le système,
Courant alternatif, 11 mars 2010 : http://www.reporterre.net/spip.php?...

- Pourquoi faut-il que les communes réalisent elles-mêmes les parcs éoliens ?, 30 janvier 2010.

 

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Lundi 27 janvier 2014 1 27 /01 /Jan /2014 16:01

 

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On a découvert en 2013 moins de pétrole qu’on n’en a consommé

Christopher Helman (Forbes)

lundi 27 janvier 2014

 

 

 

C’est simple : on a découvert en 2013 vingt milliards de barils de pétrole conventionnel, et on en a consommé plus de cinquante. Les nouvelles ressources ne couvrent plus la consommation.

 


 

2013 a été une année décidément morose pour l’exploration pétrolière. Il n’y a eu dans le monde, aucune découverte qui dépasse un milliard de barils. Et certains explorateurs doués, comme Tullow énergie, ont eu des résultats de forage épouvantables, dont vingt forages qui se sont révélés secs.

Tout autour du globe il y a eu de nombreuses déceptions coûteuses. Selon l’analyste Anish Kapadia, de Tudor, Pickering & Holt, sur ses vingt-cinq« puits à fort impact de l’année » en 2013 seuls quatre ont produit.

Sur les quatre cents puits d’exploration forés l’an dernier qu’il a suivis, Kapadia estime que l’industrie a découvert l’an dernier vingt milliards de barils de pétrole conventionnel et autant de gaz naturel, pour une consommation mondiale de cinquante milliards de barils.

Les grandes découvertes qui ont été faites ont tendance à contenir plus de gaz naturel que prévu. Or le gaz n’est pas aussi désirable que l’huile parce que plus difficile à mettre sur le marché (surtout s’il vient de lieux éloignés) et, à qualité énergétique égale, il se vend beaucoup moins cher que le pétrole.

Comme on peut le voir dans la liste ci-dessous, les plus grandes découvertes de l’année ont eu lieu un peu partout, Malaisie, Mozambique, Égypte, Angola et Canada. Les quantité en réserve, estimées par Tudor, Pickering, sont donnés en Bep, barils équivalent pétrole (un baril = 159 litres), plus l’équivalent d’énergie dans le gaz naturel.

1 - Agulha / Coral découvertes de gaz au large du Mozambique par Eni - 700 millions de bep chaque

2 . Lontra découverte en Angola par Cobalt CIE internationale de l’énergie 0,36 % - 900 millions de bep

3 . B14/B17 découvertes de gaz en Malaisie par Newfield Exploration NFX -0,59 % - 850 millions de bep

4 . Ogo découverte au Nigeria par Afren / Lekoil - 775 millions de bep

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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Vendredi 24 janvier 2014 5 24 /01 /Jan /2014 22:37

 

 

Source : www.mediapart.fr

A Bruxelles, la France agit contre les énergies renouvelables

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Malgré ses déclarations volontaristes, la France a œuvré en coulisse à Bruxelles pour que les objectifs européens sur les énergies renouvelables en 2030 ne s’imposent pas aux pays. Pour Greenpeace, « c’est une rupture ».

La stratégie de l’Union européenne au sujet du climat ressemble de plus en en plus à un périlleux jeu d’équilibriste. Mercredi 22 janvier, la Commission a publié ses recommandations pour le « paquet-énergie climat 2030 », les trois directives structurant sa politique « bas carbone » : baisse de 40 % des émissions de gaz à effet de serre (par rapport à 1990), « au moins » 27 % d’énergies renouvelables et pas d’objectif pour l’efficacité énergétique. Le premier chiffre satisfait la France, hôtesse de la conférence de l’ONU sur le climat en 2015, qui craignait le ridicule si l’Europe plafonnait ses ambitions à - 35 % – comme l’envisageait Bruxelles dans un premier temps – alors que le Giec préconise une baisse de 80 % d’ici 2050 pour les pays industrialisés. L’absence de chiffrage sur les économies d’énergie arrange beaucoup de monde, car elles sont à la fois difficiles à mettre en œuvre et ardues à valoriser auprès des électeurs.

 

José Manuel Barroso et François Hollande à Bruxelles en mars 2013 (Reuters).  
José Manuel Barroso et François Hollande à Bruxelles en mars 2013 (Reuters).

La discussion autour de la part des renouvelables est la plus révélatrice. Bruxelles propose que l’Union se dote d’un objectif contraignant de 27 % d’énergies renouvelables à l’horizon 2030, mais se garde bien d’en imposer les déclinaisons nationales. Alors que le « paquet énergie climat 2020 », actuellement en vigueur, oblige chaque État-membre à respecter des pourcentages minimaux de renouvelables dans leur production d’énergie (pour la France, 23 % en 2020), ce ne sera plus le cas pour la décennie suivante. 

Quelle portée peut bien avoir une contrainte partagée à vingt-huit pays ? Une source européenne invoque « la nécessité de donner plus de flexibilité aux États » considérant que « c’est une garantie d’efficacité ». En France, le syndicat des énergies renouvelables (SER) s’est dit « préoccupé » par ces recommandations.

Et Paris dans tout ça ? En décembre, Philippe Martin, ministre de l’écologie et de l’énergie, a bien cosigné une lettre avec plusieurs homologues européens réclamant « un objectif pour les énergies renouvelables pour 2030 ». Le 22 janvier, il « se félicit(ait) de la volonté d'afficher un objectif européen d'énergies renouvelables en 2030 dans la consommation énergétique de l’Union » et de ces « engagements ambitieux ». La France, championne de l’éolien, du solaire et de la biomasse ? Pas si simple. En réalité, ces derniers jours, elle a œuvré pour que les objectifs concernant les renouvelables ne s’imposent pas aux pays nominalement. 

« La France a fait un lobbying clair pour qu’il n’y ait pas d’objectifs contraignants au niveau des États, explique Cyrille Cormier de Greenpeace France. Elle est sortie de sa position attentiste pour passer à l’offensive, c’est une vraie rupture. » 

« Oui, c’est en partie vrai, reconnaît Nicolas Hulot, envoyé spécial du président de la République pour la planète, la position de la France a été d’établir des objectifs spécifiques par pays dans un second temps, de manière à assurer la cohérence avec l’objectif de réduction des gaz à effet de serre en fonction du mix énergétique de chaque partenaire européen. » Ces derniers jours, Hulot a signé et diffusé la pétition de l’ONG Avaaz réclamant une baisse de 50 % des rejets de gaz à effet de serre en 2030. 

Embarras dans l’entourage de Philippe Martin : « Il est vrai que compte tenu du "contexte" et des équilibres européens, on a poussé plus fort sur les 40 % de gaz à effet de serre (plutôt que 35). Charge à nous, en vertu du principe de subsidiarité, de doter la France d'objectifs renouvelables ambitieux ! On y travaille. »

Au départ, la France défendait une stratégie en deux temps : d’abord un bon objectif sur les gaz à effet de serre, ensuite sur les renouvelables. « C’était une position bancale mais pas offensive contre les objectifs nationaux », décrit Célia Gautier, du Réseau action climat (RAC). Mais entretemps, il s’est produit un déchaînement de lobbying : par le Royaume-Uni, vent debout contre des objectifs nationaux contraignants, et par des groupes énergéticiens (GDF Suez, E-ON, RWE, ENI, Enel, Iberdrola…). En privé, des conseillers de l’exécutif ne cachent pas leur ambition d’exporter des réacteurs nucléaires en Pologne et en République tchèque, en plus des deux EPR en cours d’achat outre-Manche. Des perspectives commerciales qui se verraient mécaniquement limitées par une poussée obligatoire des renouvelables.  

« C’est un net recul par rapport au système actuel, qui oblige les États à rendre des comptes et à se faire contrôler par la Commission », regrette Celia Gautier, pour qui « le gouvernement français nous montre qu’il n’est pas sérieux sur sa transition énergétique ». Les propositions de la Commission doivent encore être approuvées par le parlement européen et les chefs d’État, réunis en conseil de l’énergie les 20 et 21 mars prochains.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


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Lundi 20 janvier 2014 1 20 /01 /Jan /2014 18:26

 

Source : www.romandie.com

 

Les Pays-Bas sabrent dans le gaz après des tremblements de terre à répétition

 

(©AFP / 17 janvier 2014 18h19)

 


LA HAYE - La production de gaz naturel aux Pays-Bas, deuxième producteur européen, sera réduite de près de 20% à la suite de tremblements de terre à répétition, ce qui va provoquer un important manque à gagner pour l'État, a indiqué le gouvernement néerlandais.

Le problème des tremblements de terre est un problème pour tous les Néerlandais, a déclaré le ministre des Affaires économiques Henk Kamp lors d'une conférence de presse chaotique, interrompue à plusieurs reprises par des manifestants.

Le ministre a voyagé jusqu'au village de Loppersum, dans le nord des Pays-Bas et l'un des plus touchés par les tremblements de terre pour annoncer la mesure.

Les manifestants ont notamment frappé la vitre de la salle où se tenait la conférence de presse, criant des slogans pour l'arrêt total de la production de gaz, avant d'être éloignés par la police.

Aucune arrestation n'a été effectuée, selon les médias néerlandais.

La production de ces cinq puits aux alentours de ce village de 11.000 habitants sera réduite à 80% sur les trois prochaines années : nous passerons de 15 milliards de mètres cubes à 3 milliards de mètre cubes par an, a indiqué le ministre.

La production annuelle moyenne liée à ce gisement du nord des Pays-Bas, le plus grand gisement de gaz naturel dans l'Union européenne, est de 50 milliards de mètres cubes et sera donc ramenée à 40 milliards de mètres cubes en 2016.

Ces puits ne seront pas fermés car en cas de besoin urgent, il faut pouvoir produire du gaz rapidement, a également affirmé M. Kamp.

Ce gisement compte pour 2/3 de la production de gaz aux Pays-Bas, 10ème producteur mondial, selon l'agence américaine d'information sur l'énergie (EIA).

La production de gaz naturel qui rapporte en moyenne 13 milliards d'euros par an à l'État néerlandais (dont 10 milliards de la production du gisement de la province de Groningue) est important pour la balance des comptes néerlandais. En 2011, les revenus du gaz avaient participé à hauteur de 8% dans les revenus de l'État.

Selon le ministre, le manque à gagner pour l'État néerlandais, qui veut économiser 6 milliards d'euros dans l'année pour ramener le déficit du pays sous la limite européenne, serait de 700 millions d'euros en 2014 et 2015 et d'un milliard d'euros en 2016.

L'État néerlandais va de plus participer au financement d'un fonds de compensation et de restauration de la qualité de vie de la région, à hauteur de 144 millions d'euros par an sur 5 ans.

D'un total de 1,2 milliard d'euros, le fonds est également financé par la NAM, société mixte des géants de l'énergie Shell et Exxon, qui gère la production de gaz.

Les secousses qui touchent la région sont la conséquence de poches de vide formées sous terre une fois le gaz extrait et causent de nombreux dégâts aux fermes ou bâtiments historiques.

Elle ont augmenté en parallèle à l'extraction du gaz, qui a plus que doublé depuis l'an 2000, et sont passées de 110 secousses dans les années 90 à 500 entre 2000 et 2013.

Généralement d'une assez faible magnitude, elles sont néanmoins très proches de la surface, ce qui fait qu'elles sont très fortement ressenties par les habitants de la région.

Ceux-ci avaient récemment manifesté à plusieurs reprises, exigeant une forte diminution de la production ainsi que de meilleures compensations.

Le gouvernement avait refusé en février de prendre une décision sur la question, estimant qu'au niveau économique, cela n'a pas de sens.

mbr/cjo/az

ROYAL DUTCH SHELL PLC

Exxon


(©AFP / 17 janvier 2014 18h19)

 

 

Source : www.romandie.com

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Sortir du nucléaire et des energies polluantes
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Samedi 18 janvier 2014 6 18 /01 /Jan /2014 19:12

 

 

Source : www.mediapart.fr


Climat : Mediapart dresse la liste des dix plus gros pollueurs en France

|  Par Jade Lindgaard et Arthur Pivin

 


ArcelorMittal, EDF, Total, E-ON et GDF Suez sont, de loin, les industriels les plus émetteurs de CO2 en France. Alors que se profile la loi sur la transition énergétique, Mediapart a établi le palmarès des plus gros pollueurs climatiques. Surprise : EDF, pourtant producteur à 80 % d’électricité d’origine nucléaire, y occupe la deuxième place.

En France, l’émetteur de gaz à effet de serre, c’est un peu l’homme invisible : beaucoup en parlent, mais personne ne sait vraiment de qui il s’agit. L'économie française est l'une des moins carbonées d'Europe. Rapportées au PIB, les émissions représentent moins des deux tiers de l'Union européenne ou de l'Allemagne. Cette singularité suffit souvent à éteindre les curiosités. La politique climatique, en partie décidée à Bruxelles, est mal connue, peu lisible, et mal mise en œuvre, conclut un rapport très critique de la Cour des comptes publié le 16 janvier dernier (voir ici).

Dans les nomenclatures officielles, les rejets de gaz à effet de serre sont mesurés par secteurs : les transports (27 % du total en 2011), l’agriculture (19 %), les logements et les bureaux (16 %), les industries, les déchets. Les responsabilités individuelles sont diluées dans la masse globale des tonnes d’équivalent CO2.

 

Source : Agence européenne de l'environnement, juin 2013. 
Source : Agence européenne de l'environnement, juin 2013.


L’appareil productif est systématiquement jaugé par tranche de spécialisation : énergies (12 %), industries manufacturières et construction (13,5 %), procédés industriels (8 %). Avec 33 % du total, l’industrie est bien la première source de gaz à effet de serre en France. Et donc le premier contributeur au dérèglement climatique.

Mais qui sont exactement ces entreprises ? Et quels efforts s’apprêtent-elles à accomplir ? Les réponses sont toujours floues. Réduire nos émissions est pourtant un objectif récurrent de nos politiques publiques. Le projet de loi sur la transition énergétique, attendu au mieux fin 2014, devrait comprendre un objectif de division par quatre des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050, l’instauration de « budgets carbone » pour en piloter la décrue et prévoir la baisse de 50 % de la consommation de combustibles fossiles en 2030. À l’échelle européenne, le paquet énergie-climat 2030 en cours d’élaboration (voir ici) pourrait exiger des États membres une baisse de 45 % des émissions de gaz à effet de serre pour 2030. 

Prenons l’exemple du CO2, gaz à effet de serre le plus répandu – mille ans après son émission, il en reste encore 20 % dans l’atmosphère. Il existe plusieurs registres de déclaration d’émissions de dioxyde de carbone. Ils sont tous publics, et librement consultables sur internet (ici, , et encore ici). Depuis la création du marché européen des quotas de carbone, les sites industriels les plus polluants doivent en effet déclarer chaque année le total de leurs rejets de CO2 – un millier d’installations sont concernées : centrales thermiques, chaufferies urbaines, usines sidérurgiques, métallurgiques, pétrochimiques, cimenteries, papeteries…

Mais ces millions de tonnes de gaz carbonique sont comptabilisées usine par usine, centrale par centrale, et non par entreprise. Impossible en l’état de savoir quelle société en dégage plus que les autres.

Mediapart s’est plongé dans ces tableaux et a calculé qui en émettait exactement et en quelle quantité en 2012 (le détail de notre décompte figure sous l’onglet Prolonger), dernière année pour laquelle les données sont disponibles.

Voici les résultats de ce palmarès des plus gros pollueurs climatiques sur le territoire national : le groupe de métallurgie ArcelorMittal et l’énergéticien EDF arrivent loin devant les autres, avec respectivement 19 et 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 18 % et 16 % de l’ensemble, selon nos estimations. Ils sont suivis du pétrolier Total (9 % des émissions totales de CO2), de l’énergéticien allemand E.ON (5 %), du groupe GDF-Suez (4 %), du spécialiste des matériaux de construction Lafarge (4 %), du pétrolier ExxonMobil (4 %). Suivent ensuite le cimentier Italcementi, le producteur de chaux Lhoist et le cimentier Vicat.

 

© Arthur Pivin. 
© Arthur Pivin.

 

 
© © Arthur Pivin.

Première surprise de ce palmarès : la place d’EDF, deuxième plus gros émetteur de CO2, malgré la part ultra-dominante du nucléaire dans son offre d’électricité (80 %), et la moindre – mais non négligeable – de l’hydraulique. On comprend mieux en consultant une autre liste, celle des sites qui rejettent le plus de gaz carbonique : on y retrouve quatre centrales thermiques de l’électricien français : Cordemais (charbon et fioul), Blénod (charbon et gaz), Le Havre et La Maxe (charbon). Cumulées, elles représentent plus de la moitié des rejets du groupe.

« EDF, loin d'être aussi faiblement émettrice qu'elle le prétend »

 

Centrale de Cordemais, la plus grosse centrale thermique à flammes d'EDF en France (©EDF). 
Centrale de Cordemais, la plus grosse centrale thermique à flammes d'EDF en France (©EDF).

D’ici à 2015, dix centrales au charbon doivent cesser leurs activités, et être remplacées par des tranches fonctionnant au gaz. C’est aussi le cas pour la centrale la plus polluante d’E.ON, Émile Huchet (Moselle), où est  expérimenté un système de stockage d’hydrogène. En 2012, la production d’électricité à base de charbon avait progressé de 35 % en France. Mais un vaste mouvement de fermeture de ces unités, plus chères que celles au gaz, est enclenchée, dans la foulée de la transposition de la directive relative aux émissions industrielles (IED) qui limite plus drastiquement les gaz à effet de serre.

 

© Arthur Pivin. 
© Arthur Pivin.

EDF confirme nos chiffres – « Oui, on émet beaucoup parce qu'on produit beaucoup d'énergie » – mais rappelle qu’« en France, 95 % de notre électricité est décarbonée, avec 80 % de nucléaire et 15 % d’hydraulique ». Le parc électrique français reste dans son ensemble l’un des moins émetteurs en Europe avec annuellement 0,4 tonne de CO2 par habitant, contre 3,6 tonnes en Allemagne.

Les installations thermiques classiques constituent la troisième source de production d’électricité en France avec en moyenne 10 % de l’énergie électrique totale. À quoi servent-elles ? En partie, à alimenter les chauffages et autres appareils électriques dans les logements en fin de journée l’hiver : « l’effet de pointe ». Mais aussi à pallier la faible disponibilité des réacteurs atomiques, comme cela s’est produit pendant l’été 2012 : la production nucléaire avait chuté de 9,7 % par rapport à l’année précédente, et la consommation de charbon atteint un niveau très élevé pour la période.

Sur son site, Réseau de transport d’électricité (RTE), filiale d’EDF, publie en temps réel la quantité de CO2 dans les kilowattheures d’électricité produits en France.

L’électricien ne s’est fixé « aucun objectif en volume de réduction de ses émissions de CO2 », précise le groupe, mais doit fermer dix réacteurs de centrales à charbon d’ici 2015, ainsi que certaines tranches de fioul. « EDF est loin d'être aussi faiblement émettrice qu'elle le prétend puisque c'est le deuxième plus gros pollueur en France, analyse Célia Gautier, chargée de mission sur les politiques européennes pour le Réseau action climat (RAC). Le recours massif et typiquement français au chauffage électrique pour écouler la production nucléaire amène à rallumer en cas de grand froid les centrales thermiques comme celle de Cordemais (dont la fermeture n’est pas prévue - ndlr), pour répondre aux pics de consommation. L'importance des émissions issues des centrales thermiques montre aussi qu'en l'absence d'un prix significatif pour les émissions de CO2 les producteurs d'énergie ne sont pas incités à fermer leurs centrales charbon et à développer les sources d'énergie renouvelable. »


Site d'ArcelorMittal à Dunkerque (© Arcelor Mittal) 
Site d'ArcelorMittal à Dunkerque (© Arcelor Mittal)

Concernant ArcelorMittal, les sites de Dunkerque et de Fos-sur-Mer produisent de l’acier liquide, dont la fabrication requiert une consommation massive de charbon afin d’obtenir des températures très élevées. Ils rejettent chacun une quantité colossale de dioxyde de carbone, respectivement 11,2 et 7,1 millions de tonnes. Ils sont de très loin les sites les plus émetteurs du pays. À la différence d’EDF, le groupe sidérurgique affiche un objectif officiel de baisse de 8 % de ses gaz à effets de serre entre 2007 et 2020. L’arrêt du seul site de Florange en 2012 (2,5 millions de tonnes de CO2 en 2011) remplit à lui seul cet engagement, ce qui en dit long sur sa timidité.

« ArcelorMittal est l'entreprise la plus émettrice en France, mais c'est aussi celle qui reçoit le plus de quotas de CO2 à titre gratuit, quand d'autres entreprises doivent les acheter aux enchères, explique Célia Gautier, du RAC. Uniquement pour les hauts-fourneaux de Florange, qui ont fermé depuis mars 2013, le gouvernement avait prévu d'allouer à titre gratuit 3,8 millions de quotas de CO2 par an à ce site industriel, y compris en 2013 et jusqu'en 2020 ! Cela représente un cadeau d'une vingtaine de millions d'euros au cours actuel de la tonne de CO2. »

Mais « c'est un peu trompeur pour Lafarge et surtout Total, car ces chiffres sur la France ne sont pas du tout représentatifs de leurs responsabilités d'émetteur, Total émettant bien plus via ses activités en dehors du territoire », analyse Anne Valette, chargée de campagne climat à Greenpeace France. Sur le monde entier, en 2010, Total a rejeté 398 millions de tonnes de CO2, en tenant compte des rejets liés à la combustion des barils extraits, selon les calculs du spécialiste du climat Richard Heede publiés dans la revue scientifique Climatic change fin 2013 (à lire en cliquant ici). Le bilan du cimentier Lafarge atteint alors 61 millions de tonnes. C’est largement au-dessus des données nationales.

L’industrie représente 21 % de la consommation finale d’énergie en France, un poste en constante baisse depuis quarante ans, sous l’effet de la fermeture des usines, de l’amélioration de l’efficacité énergétique des équipements et du remplacement partiel des fossiles par l’électricité. À cause des délocalisations, une partie de la production nécessaire à la satisfaction de la demande intérieure se réalise hors de nos frontières. Pour mieux prendre en compte notre empreinte carbone réelle, les statisticiens intègrent désormais à leurs calculs le bilan carbone de cette offre hors de nos frontières. Résultat : une forte réévaluation de nos émissions, qui passent de 8,2 tonnes de CO2 par habitant à 12,2 tonnes (en 2007) (voir sur ce document, p. 24).

Des millions d'euros de cadeaux en CO2

Deuxième surprise de ce classement : la liste des plus gros émetteurs de CO2 ressemble beaucoup à celle des entreprises qui ont gagné le plus d’argent grâce à ce même carbone sur le marché européen des quotas. Créé en 2005, le système EU-ETS impose un seuil maximal d’émission aux industries les plus polluantes. Mais ces allocations furent très généreuses et, avec la crise économique, le gaz carbonique rejeté par leurs usines a eu tendance à se réduire. Si bien que l’écart entre les rejets autorisés par l’Europe et ceux effectivement réalisés (en France) dépasse en 2012 le million de tonnes pour sept groupes industriels, parmi lesquels : ArcelorMittal, Total, GDF Suez, E.ON, EDF et Lafarge.

Pour ces multinationales, cette différence est lucrative : malgré le faible cours du carbone sur le marché européen, l’enveloppe des sur-allocations a représenté un cadeau de 3,9 milliards de dollars entre 2008 et 2011, sur l’ensemble de l’Europe, selon les calculs de l’ONG britannique Sandbag. Tout ce capital n’a pas été vendu. Les recettes concrètement retirées de la vente d’une partie de ces excédents atteignent 1,8 milliard d’euros sur la période, selon Sandbag. ArcelorMittal aurait ainsi vendu pour 250 millions d’euros de quotas en Europe sur quatre ans. La seule année 2012 fut encore plus profitable, avec 220 millions de recettes, comme l'indique le rapport financier du groupe.

 

© Arthur Pivin. 
© Arthur Pivin.

 

© Arthur Pivin. 
© Arthur Pivin.

Pour la France, en 2012, le groupe ArcelorMittal a reçu un « cadeau » de 5,3 millions de tonnes de CO2, pour une valeur comprise entre 32 et 50 millions d’euros (en fonction du cours du marché cette année-là), selon nos estimations. « Comme l'autorise la réglementation, une partie des quotas dont le groupe dispose a été vendue et les fonds générés ont été utilisés pour financer des projets d'amélioration d'efficacité de nos usines ayant un impact sur l'efficacité énergétique et une réduction des émissions de CO2 », explique le groupe, sans chiffrer les recettes de ses ventes.

« Le gouvernement du Luxembourg a posé un ultimatum au géant de l'acier pour qu'il restitue à l'État ses quotas inutilisés, indique Célia Gautier du RAC. Le gouvernement français devrait faire de même. »

Raffinerie de Normandie de Total, au Havre (©Total). 
Raffinerie de Normandie de Total, au Havre (©Total).

Autre bénéficiaire, Total, qui a fini l’année avec 3,6 millions de tonnes de CO2 d’excédent, pour une valeur comprise entre 22 et 34 millions d’euros. Le groupe assure en avoir conservé la totalité. De son côté, GDF-Suez possédait à peu près la même réserve de dioxyde de carbone fin 2012. Quant à EDF, il a profité d’un surplus de 1,6 million de tonnes en 2012, soit un capital compris entre 9,5 et 15,1 millions d’euros, que le groupe assure aussi avoir conservé : « Nous avons une gestion prudentielle et non spéculative de cette question. »

Le cimentier Lafarge, 6e plus gros émetteur en France en 2012, a retiré 562 millions d’euros de la vente de ses quotas non utilisés en Europe entre 2008 et 2011, selon Sandbag. Dans le même secteur, Italcementi, 8e plus gros pollueur du climat en France en 2012, en aurait obtenu 135 millions d’euros sur la même période.

Les douze sites les plus suralloués en 2012 (©Arthur Pivin). 
Les douze sites les plus suralloués en 2012 (©Arthur Pivin).

Pour Maxime Combes, économiste et membre d’Attac, « l’Union européenne vient de perdre deux ans à vouloir réformer le marché du CO2 pour, au bout du compte, ne le modifier qu’à la marge. Il est une entrave à toute nouvelle politique de transition énergétique ». Au côté d’une centaine d’organisations, Attac France réclame l’abolition du système EU ETS, et son remplacement par des politiques fiscales adaptées et la fin des subventions aux énergies fossiles (voir aussi ici). Pour Célia Gautier du RAC : « Les plus gros pollueurs français et européens bénéficient d'un traitement de faveur injustifié. Aujourd'hui, le marché carbone européen est utilisé non pas pour enclencher les investissements dans la transition énergétique, car le prix du CO2 y est trop faible, mais pour subventionner les industriels les plus pollueurs. »

90 entreprises ont émis les deux tiers des émissions mondiales

 

© The Guardian. 
© The Guardian.

Près des deux tiers des émissions de CO2 et de méthane dans le monde depuis le milieu du XIXe siècle proviennent de 90 entreprises : Chevron, ExxonMobil, Saudi Aramco, BP, Gazprom, Shell occupent les premières places de ce palmarès des plus gros pollueurs historiques du climat. Le premier français, le pétrolier Total, arrive en 13e position – mais se hisse au 7e rang de la liste des entreprises privées – avec 12 milliards de tonnes de dioxyde de carbone rejetées depuis 1854.

Le spécialiste du climat Richard Heede, ancien du Rocky Mountain institute d’Amory Lovins, a publié les résultats de ce spectaculaire calcul dans la revue scientifique Climatic change en octobre dernier (voir ici la superbe visualisation qu'en a livrée le quotidien britannique The Guardian).

Les industriels qui ont le plus largué de gaz carbonique dans l’atmosphère sont pétroliers, gaziers, producteurs de charbon et fabricants de ciment. La moitié du CO2 et du méthane crachés par les industriels depuis 1751 l’a été au cours des trente dernières années. L’effet sur le dérèglement du climat est catastrophique : on trouve encore dans l’atmosphère 20 % des émissions de CO2 mille ans après. Nul ne peut plus exclure que l’effet de serre soit irréversible. La teneur de l’atmosphère en gaz à effet de serre a atteint un niveau inégalé en 2012, selon l’organisation météorologie mondiale (voir ici). Les causes du dérèglement du climat ne cessent de s’aggraver.

Pour la première fois, une autre équipe de chercheurs a mesuré la contribution des pays au dérèglement climatique, dans un article publié par Environmental research letters (à lire ici). Ils ne se contentent pas de mesurer leurs émissions de gaz à effet de serre (CO2, méthane, protoxyde d’azote, aérosols de sulfate), mais calculent aussi l’impact que ces rejets gazeux ont eu sur le réchauffement planétaire depuis la révolution industrielle (et jusqu’en 2005). Le résultat donne un classement inattendu. Premier responsables historique du dérèglement climatique : les Etats-Unis, suivis de la Chine, la Russie, le Brésil, l’Inde, l’Allemagne, le Royaume-Uni, la France (en 8e position donc), l’Indonésie et le Canada (voir plus sur cet article).

Quelles conclusions tirer de ce palmarès ? Nos émissions de CO2 ne sont pas seulement la conséquence de nos modes de vie et de nos choix de sociétés. Elles concernent directement des acteurs économiques majeurs, qui s’en arrangent et en tirent parfois profit dans la plus grande discrétion. Face au défi sans précédent du dérèglement climatique, comment se répartit l’effort entre ménages et entreprises ? Est-il justement partagé ? Personne n’en discute. L’arrêt des émissions de gaz à effet de serre ne peut commander à lui seul la fermeture de sites industriels qui emploient des travailleurs qui en tirent leurs moyens de subsistance, et qui sont aussi les consommateurs des produits qui en sortent. En matière d’émission de CO2, la dichotomie entre offre et demande n’est pas si simple.

 

Pollution atmosphérique en Inde (Arko Datta/Reuters). 
Pollution atmosphérique en Inde (Arko Datta/Reuters).

Et pourtant, l’échec de la diplomatie du climat à endiguer les gaz à effet de serre appelle à trouver des alternatives à la logique du protocole de Kyoto, qui fait peser sur les seuls États la responsabilité de la décrue des émissions. Les pistes le plus souvent discutées passent par des taxes aux frontières, l'écotaxe kilométrique, l'arrêt des subventions des énergies fossiles.

Dans ces conditions, identifier les plus gros pollueurs industriels ne se résume pas à un concours de virtuosité mathématique. Cela met en lumière des acteurs majeurs du sujet, jusqu’ici sous-exposés politiquement. Aux États-Unis, c’est de plus en plus un enjeu juridique. Les contentieux devant la justice et les class actions ont exercé une pression considérable sur les fabricants de tabac. Des poursuites sont désormais envisagées contre les sociétés qui ont continué à massivement rejeter du dioxyde de carbone dans l’atmosphère en connaissant parfaitement son impact sur la crise climatique.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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Mercredi 27 novembre 2013 3 27 /11 /Nov /2013 17:07

 

Source : reporterre.net

 

La pression pétrolière s’accroit sur l’Arctique, fragilisé par le changement climatique

Barnabé Binctin (Reporterre)

mercredi 27 novembre 2013

 

 

 

L’océan arctique est doublement victime du changement climatique : sa banquise fond et son écosystème se transforme. Devenant ainsi plus accessible, il est menacé par les compagnies pétrolières qui voudraient exploiter ses ressources. Mais elles sont encore peu présentes : il reste possible de les empêcher de venir.

 


 

En grec ancien, « árktos » veut dire ours. Si le nom Arctique est d’abord une référence aux constellations de la Grande Ours et de la Petite Ours qui irradient près du pôle Nord céleste, l’imaginaire collectif l’associera plutôt à l’ours polaire, animal emblématique de la banquise. L’ours blanc est aujourd’hui menacé, comme est vulnérable son habitat de la région Arctique.

Quelles menaces pèsent sur l’Arctique ? La région souffre en premier lieu du réchauffement climatique. Considéré par les scientifiques comme un indicateur précis des variations climatiques à l’échelle de la planète, l’Arctique a vu ses températures moyennes augmenter deux fois plus vite que le reste du monde selon le Programme de surveillance et d’évaluation de l’Arctique, un groupe de travail du Conseil de l’Arctique. Leur rapport Arctic Impact Climate Assessment, paru en 2004, révèle que l’évolution climatique actuelle dans cette région est la plus sévère de la planète, et estime que ces changements de températures devraient s’accélérer.

Ces changements climatiques se traduisent par la fonte des glaces et la disparition progressive du pergélisol, ce sol gelé pendant au moins deux ans qui constitue une partie de l’horizon arctique. Or ces deux conséquences amplifient le réchauffement climatique. C’est le concept d’ « amplification polaire du changement climatique », explique Anne-Marie Tréguier, chercheuse au Laboratoire de physique des océans d’Ifremer : « La fonte des glaces diminue l’albédo, qui est la manière dont un corps reflète la lumière. La glace blanche renvoie normalement le rayonnement solaire vers l’atmosphère. Si la banquise disparaît, elle découvre l’océan, qui est sombre et qui absorbe le rayonnement solaire. L’océan se réchauffe et contribue d’autant plus à la fonte de la banquise, et ainsi de suite. On entre dans un cercle vicieux de réchauffement généralisé ».

La fonte du pergélisol, de son côté, devrait augmenter l’émission de gaz à effet de serre, car il est composé de carbone et de méthane. Une étude parue en 2011 estimait à 1700 milliards de tonnes de carbone le volume contenu dans le pergélisol, soit deux fois plus que le volume actuel dans l’atmosphère.

 


- Paysage de pergélisol -

 

Ces bouleversements ont un impact global, car l’Arctique joue un rôle clé dans l’équilibre physique et biologique de la Terre. La commission océanographique internationale considérait ainsi en 2010 que « les processus physiques et biologiques subissent des transformations, tandis que les mécanismes de rétroaction climatiques liés à la dynamique atmosphérique et océanographique en pleine évolution de l’Arctique font sentir leurs effets à l’échelle de toute la planète ».

Parmi eux, une possible modification des courants : « Il est encore trop tôt pour l’affirmer, mais cela est fort probable. La fonte des glaces provoque un apport d’eau douce qui réduit le niveau de salinité et donc de densité, affectant in fine le processus de formation des eaux profondes » explique Pascal Morin, directeur du programme scientifique à l’Institut Polaire Français.

La fonte de la banquise a une autre conséquence : « La région a longtemps été une zone vierge de tout impact anthropique conséquent. Dès lors que la banquise se réduit et que les surfaces océaniques restent libres de glace plus longtemps, elles deviennent de plus en plus accessibles, et plus longtemps, pour les explorations d’hydrocarbures. Et dès qu’on introduit des activités humaines et industrielles, cela perturbe le milieu » poursuit Pascal Morin.

 

 

Julien Rochette, chercheur sur les océans et les zones côtières à l’IDDRI, corrobore cette idée. Selon lui, le forage offshore – activité d’extraction pétrolière et gazière en mer – présente des risques environnementaux pour l’écosystème marin à toutes les étapes : « Lors de la phase d’exploration qui vise à évaluer les potentialités de gisement, on envoie de l’air comprimé qui perturbe les espèces marines. De plus, aujourd’hui, les forages réalisés sont de plus en plus profonds, jusqu’à 2 ou 3 km - on parle d’’ultra-profond’. C’est problématique en termes de protection des fonds marins. Et lors de la phase de production, il y a toutes les pollutions chroniques avec déversement de substances dangereuses dans l’écosystème... ».

Le scénario catastrophe réside bien sûr dans l’explosion de la plateforme, provoquant ainsi une marée noire. Celle-ci s’avérerait désastreuse en raison et des très basses températures qui y règnent : « Le temps de réversibilité est plus important avec le froid et les impacts seraient donc plus durables que dans d’autres climats » précise Pascal Morin.

Selon Greenpeace, qui cite un responsable canadien, les solutions manquent en cas de marée noire en Arctique : « Il n’existe, à l’heure actuelle, aucune solution ou méthode qui nous permettrait de récupérer du pétrole en cas de marée noire en Arctique ».

Pourtant, « le risque de marée noire en Arctique existe. Les conditions de forage restent très délicates, et la technologie offshore, particulièrement complexe, est contrôlée par le secteur privé, ce qui est synonyme de manque de transparence à ce niveau. On n’a aucune garantie qu’en cas de problème, les compagnies sauraient faire face » estime Julien Rochette.

- A suivre…



 

Source : Barnabé Binctin pour Reporterre

Photos :
. Ours blanc : Questions critiques
. Bateau : ACIA
. Pergélisol : Fedre.

Lire aussi : Des semaines en prison pour sauver l’Arctique.

 


 

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