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Mercredi 22 mai 2013 3 22 /05 /Mai /2013 23:47

 

Le Monde.fr

 

Le Monde.fr avec AFP | 22.05.2013 à 07h03 • Mis à jour le 22.05.2013 à 08h33

 


 

 

 
L'agence gouvernementale Central Land Council estime que l'abattage est rendu nécessaire par la prolifération de ces chevaux qui manquent d'eau, de nourriture et agonisent, tandis que les espèces indigènes, qui dépendent des mêmes points d'eau que ces chevaux, sont elles aussi menacées.

L'Australie a démarré mercredi 23 mai l'abattage controversé de milliers de chevaux sauvages dans l'outback, descendants des bêtes utilisées autrefois dans l'armée, mais dont la prolifération menace l'environnement selon les autorités. La télévision publique ABC a rapporté que les habitants du centre du pays avaient été priés d'éviter toute une région située à quelque 300 km au sud-ouest de Alice Springs, la ville du centre de l'Australie, en raison de cette opération.

Une dizaine de milliers de chevaux sauvages, mais aussi des ânes et des chameaux, doivent être abattus par hélicoptère, dans le cadre d'un programme financé par le gouvernement, prévu pour durer jusqu'à la mi-juin. L'abattage soulève l'indignation des défenseurs des animaux. Mais l'agence gouvernementale estime qu'elle est rendue nécessaire par la prolifération de cette population : les animaux manquent d'eau et de nourriture et agonisent, tandis que les espèces indigènes, qui dépendent des mêmes points d'eau que ces chevaux, sont elles aussi menacées.

"Nous voulons entreprendre un abattage depuis les airs sur une zone particulière, où se trouvent environ 10 000 chevaux sauvages, qui souffrent d'une mort lente et terrible, et qui détruisent les terres de manière durable. Les dégâts sont catastrophiques", avait déclaré début mai David Ross, le directeur du Conseil des terres du centre, qui représente les aborigènes de la région. Il est impossible de regrouper ces chevaux pour les transporter vers des abattoirs, étant donné l'étendue de la zone et l'absence de routes dans cette partie du pays, avait-il ajouté.

Ces chevaux sauvages descendent des chevaux Waler, élevés lorsque l'Australie était une colonie britannique pour servir dans l'armée britannique en Inde, puis utilisés par l'armée australienne lors de la première guerre mondiale.

 

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Dimanche 19 mai 2013 7 19 /05 /Mai /2013 18:26

 

Rue89

 

Entretien 19/05/2013 à 16h25
Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

 

Après s’être rendu dans les zones de Libye sous contrôle islamiste, Samuel Laurent montre comment l’intervention voulue par Sarkozy a déstabilise toute la région.

 


Sahelistan

Samuel Laurent est un personnage inclassable.

Ni journaliste, ni diplomate, ni chercheur, il s’aventure là où plus personne n’ose aller : au plus près de la mouvance jihadiste du Sahel, dans cette zone grise où se mêlent idéologie, terrorisme, trafics en tous genres, et, surtout, où la vie humaine ne coûte pas cher.

C’est un homme d’apparence lisse, qui publie un livre où il faut le croire sur parole. Consultant pour des entreprises chinoises, cet auteur atypique...

  • plonge dans le maelstrom libyen post-Kadhafi,
  • se frotte aux brigades islamistes qui mettent le pays en coupe réglée,
  • fait parler ceux que l’on entend rarement,
  • et débusque au passage les idées reçues en Occident, singulièrement en France.

Au cœur du récit, cette idée-force selon laquelle Nicolas Sarkozy, mal inspiré par Bernard Henri-Lévy, a déstabilisé, en déclenchant la guerre de Libye en 2011, une zone bien plus vaste, qui s’étend jusqu’au Maroc et à la Mauritanie, et dont l’intervention française au Mali n’a été qu’une des conséquences.

Le récent attentat contre l’ambassade de France à Tripoli en est visiblement une autre manifestation.


Parade de miliciens libyens, Tripoli, 2012 (AP Photo/Abdel Magid Al Fergany, File)

Voici la dernière phrase de son livre :

« L’incompétence et la myopie de nos présidents successifs génèrent une cascade de mauvaises décisions dont la France et l’Afrique commencent tout juste à payer le prix ».

« Sarkozy d’une irresponsabilité folle »


Samuel Laurent, mai 2013 (Pierre Haski/Rue89)

Dans un entretien à Rue89, Samuel Laurent nuance son propos :

« Je suis plus sévère à l’encontre de Sarkozy que de Hollande.

Sarkozy n’était pas obligé d’intervenir comme il l’a fait. Il a été d’une irresponsabilité folle, ouvrant la boîte de Pandore.

Il a laissé à son successeur un choix impossible : soit laisser s’installer un califat sur l’ensemble du Mali, soit monter une intervention qui n’allait régler aucun problème et simplement le déplacer.

Le Mali est une opération largement inutile. En nettoyant le nord du Mali, on a renforcé les positions de ces mêmes islamistes dans le sud de la Libye et même en Tunisie, en Mauritanie, au Niger, jusqu’à poser un risque pour le Maroc. »

Un « échec retentissant »

En Libye, l’intervention de l’Otan initiée par la France « se solde aujourd’hui par un échec retentissant », écrit Samuel Laurent dans son livre. Il en liste les maux :

« Meurtres, règlements de comptes, tortures, arrestations arbitraires, viols, massacres, pour ne pas dire génocide à l’encontre des Africains et des tribus noires du pays, présence massive d’Aqmi dans le sud, implantation d’Al Qaeda en Cyrénaïque (Est de la Libye, ndlr), trafic de drogue, trafic d’armes et déstabilisation régionale... »

Il ajoute :

« C’est une nation en lambeaux, disloquée et plus fragile que jamais, pleine de violence et de dangers, qu’on nous cache depuis maintenant des mois ».

Mais au-delà de ce constat, dont les lecteurs de Rue89 avaient pu avoir un avant-goût au travers des analyses d’Hélène Brevin sur le rôle des Touaregs libyens ou la montée des milices islamistes armées, il y a la dimension de déstabilisation régionale.

Sud Libye, zone interdite

Samuel Laurent nous emmène dans le sud de la Libye, région où quasiment plus aucun étranger ne se rend désormais,

Il parvient à se rendre, non sans mal, à Oubari, dans le désert du sud libyen, aux confins du Niger et, surtout, de l’Algérie.

L’auteur gagne, grâce à des complicités parmi les Toubous, cette partie de la Libye qui échappe au contrôle de Tripoli, afin de vérifier l’implication libyenne dans l’opération des jihadistes de Mokhtar Belmokhtar contre la raffinerie d’In Amenas, en Algérie, au début de cette année.

Ce qu’il décrit est décoiffant :

  • une région contrôlée par la brigade islamiste 315, fondée par un Touareg malien lié par mariage à Mokhtar Belmokhtar, lié à Al Qaeda, engagé dans le trafic de drogue et le transport de jihadistes ;
  • une région où des stocks d’armes de l’ère Kadhafi sont entreposés dans des bunkers sous-terrains, dont les Touaregs révèlent l’emplacement au plus offrant ;
  • une région où, au vu et au su de Tripoli, Mokhtar Belmokhtar a rassemblé les hommes qui ont lancé l’attaque d’In Amenas, à quelques centaines de kilomètres de là, et l’imposant matériel de guerre dont de l’explosif Semtex qui devait servir à faire exploser la raffinerie algérienne ;
  • une région hors de tout contrôle : « A Tripoli, tout le monde connait l’existence de ces groupes terroristes implantés chez les Touaregs. Mais sans moyens militaires et sans véritable volonté politique, impossible d’intervenir ! Alors on enterre le dossier en faisant de son mieux pour que l’Occident reste à l’écart ».

Samuel Laurent demande à son interlocuteur à Oubari, qui dit avoir prévenu Tripoli de ce qui se tramait, si l’attaque d’In Amenas aurait pu être évitée. Sa réponse :

« Sans l’ombre d’un doute ! Beaucoup de gens savaient ce qui se préparait. Mais personne ne voulait risquer sa vie pour en parler. D’ailleurs, à qui auraient-ils bien pu s’adresser ? »

« L’incompétence de nos services »

Il en va de même pour l’attentat à la voiture piégée qui a détruit l’ambassade de France à Tripoli, le 23 avril. Samuel Laurent

met en cause « l’incompétence de nos services, qui n’ont pas su évaluer le risque » :

« Certains Libyens travaillant à l’ambassade avaient alerté sur l’absence de sécurité. N’importe qui un peu attentif savait que c’était très dangereux. »


Des officiels et des gardes de sécurité sur le site de l’attentat à Tripoli, en Libye, le 23 avril 2013 (Abdul Majeed Forjani/AP/SIPA)

Samuel Laurent ne partage pas la thèse d’une responsabilité d’Aqmi, aidée de jihadistes locaux. Une thèse renforcée par les dernières menaces d’Aqmi contre la France.

« Aqmi n’a rien à voir avec les attentats du nord, c’est impossible. Raison simple : les islamistes du nord sont partisans de la “loi d’isolation politique‘ visant les ex-collaborateurs de Kadhafi.

Qui sont les premiers collaborateurs de Kadhafi ? Les Touaregs, qui sont aujourd’hui ceux qui protègent Aqmi dans le sud. Il y a donc une vraie méfiance des gens du Nord vis-à-vis du Sud.’

Samuel Laurent privilégie plutôt une piste Al Qaeda en provenance de l’Est, en particulier la milice Ansar el Charia (fondée par un ancien garde du corps de Ben Laden), originaire de la ville de Derna, fief jihadiste.

Le ‘Sahelistan’, nouvel Afghanistan

Si le récit et les informations de Samuel Laurent sont exactes, la déstabilisation est à l’échelle régionale. Elle a créé un vaste espace ouvert aux groupes jihadistes et/ou trafiquants en tous genres, qui se déplacent au gré des événements.

Quand l’Algérie boucle ses frontières après In Amenas, ou quand la France et ses alliés reconquièrent le nord du Mali, le foyer se déplace dans le sud tunisien ou dans son sanctuaire du sud de la Libye, sans problèmes d’argent ou d’armes, prêt à ressurgir ailleurs.

De quoi relativiser les termes de la victoire française annoncée au Mali, qui ne peut être jugé isolé du reste de ce que Samuel Laurent, surnomme le ‘Sahelistan’, un petit frère, plus modeste, de l’Afghanistan, mais plus prêt de l’Europe...

Infos pratiques
Sahelistan

Par Samuel Laurent, éd du Seuil, 371 pages, 19,50€.

 

 

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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 18:17

 

Le Monde .fr 

18.05.2013 à 10h15 • Mis à jour le 18.05.2013 à 10h17

Paulo A. Paranagua

 

  En Bolivie, une grève pour les retraites débouche sur un affrontement politique

 

 

 

Le 16 mai, à La Paz.

En Bolivie, une grève pour la revalorisation des retraites, déclarée illégale vendredi 17 mai, est en passe de basculer dans un conflit politique. La veille, le président Evo Morales (gauche) a accusé la Centrale ouvrière bolivienne (COB) de vouloir fomenter un coup d'Etat et a appelé ses partisans à "défendre la démocratie". Une première manifestation de sympathisants du chef de l'Etat a eu lieu à Potosi, jeudi. D'autres sont appelés à converger vers La Paz, le 23 mai, au risque de provoquer des affrontements avec les grévistes.

Avec le soutien de la COB, les mineurs, traditionnellement en pointe dans les mouvements revendicatifs, ont entraîné dans la grève les enseignants, le personnel hospitalier et des ouvriers de l'industrie. Les grévistes demandent une pension de retraite égale à leurs derniers salaires, alors qu'elle s'élève actuellement à 70 %. Le mouvement s'est durci lorsqu'ils ont appris que les militaires sont les seuls à toucher une pension égale à 100 % de leur dernière paie.

Plus de 5 000 travailleurs des mines de Huanuni se trouvent à La Paz. Comme d'habitude, les mineurs manifestent bruyamment, en faisant exploser des petits bouts de bâtons de dynamite. En plein centre-ville, l'effet recherché est vite atteint : les manifestants ne peuvent pas passer inaperçus. La place Murillo, où se trouvent le palais présidentiel et le Congrès, est bloquée par la police, qui éloigne les grévistes à coups de gaz...

 

L’accès à la totalité de l’article est protégé  

 

 

                                                                                 *******************************

 

 

Bolivie:  Grève générale pour les salaires et pensions

 

 

 

Publiée le 18 mai 2013

 

 


La Centrale ouvrière bolivienne, principal syndicat ouvrier du pays, a annoncé une radicalisation de son mouvement de grève générale lancé il y a douze jours pour réclamer une augmentation des montants des retraites et des salaires. Durée: 00:47

 

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Dimanche 12 mai 2013 7 12 /05 /Mai /2013 20:29

 

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 12.05.2013 à 08h32 • Mis à jour le 12.05.2013 à 08h32

 
 
Des partisans de Nawaz Sharif célèbrent sa victoire dans les rues de Lahore, le 11 mai.

Les élections générales pakistanaises, remportées par le parti de l'ancien premier ministre Nawaz Sharif, constituent avant tout un triomphe de la démocratie sur les menaces des insurgés talibans, malgré des irrégularités dans certains bureaux de vote, estimait dimanche 12 mai la presse locale.
 

Lire :  Pakistan : Nawaz Sharif annonce sa victoire aux élections législatives


"Le tigre rugit à nouveau", soulignait le grand quotidien Dawn en référence au félin sur les affiches électorales de la Ligue Musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif. "Nawaz remporte la part du lion", assurait The Nation, en référence au "Lion du Pendjab", le surnom de M. Sharif.

 

"LE PAKISTAN A FAIT SON CHOIX SANS SE LAISSER INTIMIDER"

Le scrutin a été remporté haut la main par Nawaz Sharif, premier ministre de 1990 à 1993 et de 1997 à 1999, qui fait un retour spectaculaire au pouvoir après des années d'exil et d'opposition. Dans leurs éditoriaux, les journaux pakistanais se sont plus intéressés au processus démocratique, marqué par une participation avoisinant 60 %, le plus fort taux depuis les élections de 1977, qu'aux résultats distillés au compte-gouttes depuis samedi soir.
 

"Ce qui est certain, c'est que le Pakistan a voté pour le progrès. Ce Pakistan qui a souffert aux mains des extrémistes et des terroristes au cours des cinq dernières années a fait son choix sans se laisser intimider" par les talibans qui ont multiplié des attentats pendant la campagne électorale, soulignait The Nation faisant toutefois état de "scènes confusion" dans des bureaux de vote.
 

"Malgré toutes les fraudes et les erreurs, hier était une bonne journée pour la démocratie", renchérissait Dawn. "Le fait que la population pakistanaise ait embrassé la démocratie en dépit de toutes ces menaces et ces assauts (...) est peut-être l'événement le plus rassurant pour la suite du projet démocratique dans le pays", a ajouté le quotidien anglophone.
 

"La population du Pakistan a fait preuve de courage en allant voter dans une atmosphère de menaces, de bombes et d'attentats suicide", commentait le Jang, plus important journal en ourdou du pays. "Il en va maintenant de la responsabilité des partis et des candidats vainqueurs de respecter la volonté du peuple", concluait le journal.

 

 

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Samedi 11 mai 2013 6 11 /05 /Mai /2013 17:58

 

 

rfi.fr

  Brésil - Article publié le : samedi 04 mai 2013 à 20:18 - Dernière modification le : samedi 04 mai 2013 à 20:57

 

 

Manifestation contre la construction du barrage de Belo Monte, à Rio de Janeiro, le 20 juin 2012.
Manifestation contre la construction du barrage de Belo Monte, à Rio de Janeiro, le 20 juin 2012.
AFP / ANTONIO SCORZA

Par RFI

                                                                                                                                                                                                                            Au Brésil, les travaux du barrage de Belo Monte, en Amazonie, sont bloqués. Depuis jeudi, 150 Indiens occupent le site, pour protester contre cet immense chantier très controversé. Belo Monte sera le troisième plus grand barrage au monde. Les Indiens réclament l’arrêt des travaux, jusqu’à l’ouverture de négociations avec le gouvernement brésilien. Sur place, la tension est grande. Les négociations n’avancent pas. Et elles se feront désormais à huis clos car les journalistes présents sur place, dont le correspondant de RFI, ont été expulsés.

Avec notre envoyé spécial à Altamira, en Amazonie, François Cardona

Armés d’arcs et de flèches, les Indiens sillonnent le chantier de Belo Monte sur des pick-up. Ils ont réussi à bloquer les travaux. Leur objectif ? Ouvrir des négociations avec le gouvernement brésilien, car d’ici deux ans, 500 km2 de forêt amazonienne vont être inondés et 16 000 personnes expulsées, en grande majorité des Indiens.

Sur le chantier du barrage, les négociations piétinent. Plus de 80 policiers et soldats de la force nationale, lourdement armés, attendent. Prêts à intervenir pour déloger les protestataires. Face à eux, 150 Indiens déterminés, des guerriers des tribus du fleuve Xingu, avec leurs femmes et leurs enfants en bas âge.

Ils craignent le pire, car le constructeur du barrage, tout-puissant dans la région, a réussi à faire expulser par la police les journalistes présents sur place. Sous peine d’être arrêtés, nous avons dû sortir du chantier, escortés par la police, sous les regards angoissés des Indiens, terrifiés à l’idée de perdre les rares témoins de leur protestation pacifique.

Nous ne pourrons revenir sur place, sous peine également d’être envoyés en prison.
Les Indiens sont désormais seuls face aux soldats de la force nationale. Sans personne pour témoigner si la situation dégénère.

tags: Brésil
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Lundi 6 mai 2013 1 06 /05 /Mai /2013 19:40

 

 

  Rue89 - Explicateur 06/05/2013 à 10h20
  Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

Le double raid israélien contre des cibles autour de la capitale syrienne Damas, ce week-end, est un des éléments qui participe de l’internationalisation croissante de la guerre en Syrie, toujours plus meurtrière. Explicateur.

 

 


Photo de l’agence officielle syrienne Sana sur le bombardement israélien de dimanche près de Damas (AP/SIPA)

                                                                                                                                                                                                                             1 Israël entre en action

 

 


Carte du Moyen-Orient (cliquez pour agrandir) (Cacahuate, Globe-trotter, Joelf/Wikimedia Commons/CC)

 

Ce n’est pas la première action militaire israélienne en Syrie depuis le début du soulèvement contre Bachar el-Assad, mais c’est assurément le plus spectaculaire : deux raids aériens, vendredi et dimanche, tout près de la capitale syrienne, Damas.

Israël n’a ni confirmé, ni démenti, et l’objectif précis n’est pas connu. Mais il s’agirait d’installations militaires et, selon le New York Times, il y aurait eu des dizaines de morts au sein de la Garde républicaine, les troupes d’élite syriennes.

L’objectif d’Israël n’est pas tant d’affaiblir le régime d’Assad – les dirigeants israéliens se méfient de ceux qui le remplaceront – que de perturber le circuit de livraisons d’armes entre l’Iran et le Hezbollah libanais via la Syrie. En particulier le passage de nouveaux missiles sol-sol Fateh-110 dont Israël ne veut pas voir équiper les miliciens chiites du Sud-Liban.

Les raids du week-end ne signalent pas l’entrée en guerre d’Israël dans le conflit syrien : l’Etat hébreu y est déjà, à sa manière... Mais, signe qu’il ne s’attend pas à une escalade trop brutale, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a réuni dimanche son cabinet de sécurité, avant de s’envoler pour... cinq jours en Chine.

L’opposition syrienne a réagi dimanche soir en publiant un communiqué condamnant le raid israélien, mais surtout en accusant le régime syrien d’avoir affaibli la Syrie face à l’« ennemi ». Même si, secrètement, l’opposition ne peut que se réjouir de ce coup porté au cœur de l’appareil militaire syrien.

Israël continuera vraisemblablement à intervenir ponctuellement, secrètement ou ouvertement, dans cette guerre qui a toujours eu une forte composante régionale, contrairement aux autres révolutions arabes.


                                                                                                                                                                                                                                2 L’« arc chiite »

 

Au cœur de l’escalade du week-end, l’« arc chiite » que constitue l’alliance ancienne entre le régime iranien, le pouvoir alaouite syrien et le Hezbollah libanais.

Le Hezbollah, qui a largement reconstitué son arsenal depuis sa guerre avec Israël en 2006, est désormais ouvertement impliqué dans le conflit syrien. Une intervention discrète pendant longtemps, mais désormais de plus en plus ouvertement assumée par les dirigeants du mouvement chiite libanais, à commencer par Hassan Nasrallah.

 


Portrait d’Assad dans une rue de Baalbeck, le fief du Hezbollah au Liban, été 2012 (Pierre Haski/Rue89)

 

Une intervention lourde de conséquences pour le Liban, voisin de la Syrie, menacé de déstabilisation à la fois par le poids des réfugiés syriens, mais surtout dans son fragile équilibre communautaire radicalement clivé sur la question syrienne.

Des affrontements armés opposent déjà régulièrement partisans et adversaires du régime syrien dans la ville de Tripoli, au nord du Liban, où la ligne de fracture confessionnelle épouse celle du conflit.

L’Iran engagé

L’Iran est lui aussi directement engagé aux côtés de Bachar el-Assad et de son armée et, dimanche, Téhéran a réagi au raid israélien en promettant plus d’aide militaire à Damas.

En février, nous rapportions la mort du général Hassan Shateri, un officier supérieur des Gardes révolutionnaires iraniens, une unité d’élite paramilitaire du régime, tué alors qu’il se déplaçait par la route entre Damas et Beyrouth.

Le général Shateri était nul autre que le « représentant personnel » du président iranien Ahmadinejad au Liban, en charge de l’aide au Hezbollah. Il a notamment aidé celui-ci à se doter d’un réseau de fibre optique autonome au Sud-Liban...

 


Les funérailles du général Shateri à Téhéran, le 14 février 2013 (AP Photo/Fars News Agency, Amir Hashem Dehghani)

 

L’implication croissante du Hezbollah et de l’Iran dans le conflit syrien en fait, avec l’Irak qui vient de connaître son mois le plus meurtrier depuis plusieurs années, le point de rupture et d’affrontement entre sunnites et chiites, les deux branches rivales de l’islam.

Cet affrontement à la fois religieux et géopolitique est devenu l’une des grilles de lecture incontournables de ce conflit, et l’explication de l’ampleur pris par la guerre civile syrienne qui dépasse de loin le sort de la famille Assad et de son clan dominé par les alaouites, liés au chiisme.

                                                                                                                                                                                                                               3 La Turquie, pays-clé

 

Suite de l'article :   ici  www.rue89.com

 

 

 

 

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Mercredi 1 mai 2013 3 01 /05 /Mai /2013 16:32

 

 

Le Monde  - 01.05.2013 à 13h34 • Mis à jour le 01.05.2013 à 16h00

 


En Russie, en Indonésie, en Turquie... les traditionnels cortèges de la fête des travailleurs ont défilé dans le monde entier mercredi 1er mai.

 

  • A Istanbul en Turquie, des heurts ont éclaté entre manifestants, qui tentaient d'accéder à la place Taksim, et forces de l'ordre, le 1er mai.

Turquie

A Istanbul, des heurts ont éclaté entre des manifestants qui tentaient d'accéder à la place Taksim et forces de l'ordre.

Crédits : AFP/BULENT KILIC


 

  • Russian communist party activists carry red flags and banners during their traditional May Day rally in central Moscow on May 1, 2013. AFP PHOTO / KIRILL KUDRYAVTSEV

Russie

La manifestation était dominée par le Parti communiste. Le président Vladimir Poutine, qui aime répéter qu'il ne va pas replonger la Russie dans l'ère soviétique, a pourtant réhabilité un autre symbole de la période communiste en remettant la médaille de Héros du travail à cinq personnes.

Crédits : AFP/KIRILL KUDRYAVTSEV


  • En Russie, en Indonésie, en Turquie, en Espagne ou au Pakistan... les traditionnels cortèges de la fête des travailleurs ont défilé dans le monde entier ce 1er mai.

Espagne

Dans un pays très touché par le chômage, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont défilé, certaines en se moquant du premier ministre Mariano Rajoy, comparé aux fantômes du jeu vidéo PacMan.

Crédits : AFP/JOSEP LAGO

 

 

  • People take part in a May Day demonstration in central Athens on May 1, 2013. AFP PHOTO / ARIS MESSINIS
 

Grèce

Deux manifestations sont prévues à Athènes : celle du Front de lutte des travailleurs, proche du Parti communiste grec, suivie de rassemblements à l'appel des syndicats du privé, GSEE, et du public Adedy et des groupes de gauche. Les dockeurs, eux, étaient en grève.

Crédits : AFP/ARIS MESSINIS

 

 

  • Environ 55 000 personnes se sont rassemblées à Jakarta selon la police, un record pour le 1er mai depuis des années.

Indonésie

Environ 55 000 personnes se sont rassemblées à Djakarta, selon la police, un record pour un 1er-Mai depuis des années.

Crédits : AFP/BAY ISMOYO

 


  • Workers take part in a May Day rally in Hong Kong on May 1, 2013. In Hong Kong, one of Asia's beacons of capitalism, trade unions said they were expecting 5000 people to march in support of striking dock workers. AFP PHOTO / ANTHONY WALLACE

Hongkong

Des travailleurs immigrés venant d'Indonésie se sont rassemblés sous la pluie à Hongkong. 5 000 personnes ont également défilé par solidarité avec les dockers en grève, ont indiqué leurs syndicats.

Crédits : AFP/ANTHONY WALLACE


  • Pakistani labour union members carry lit torches as they march for better wages and conditions during a rally in Karachi on April 30, 2013, on the eve of International Labour Day. Pakistan has a workforce of around 56 million people among a population of 179 million, according to Pakistan's official figures compiled by the Federal Bureau of Statistics. AFP PHOTO / ASIF HASSAN
 

Pakistan

Les syndicats ont exigé de meilleurs salaires pour les quelque 56 millions de travailleurs du pays.

Crédits : AFP/ASIF HASSAN


  • La gauche libanaise défile à Beyrouth.
 

Liban

La gauche défile à Beyrouth.

Crédits : REUTERS/SHARIF KARIM

 

 

  • Workers participate in an event organized by the National Workers Front FNT to celebrate International Workers Day, officially celebrated on May 1, in Managua, April 30, 2013. AFP PHOTO / Hector RETAMAL
 

Nicaragua

Le Front national des travailleurs était à l'origine du défilé dans ce petit pays d'Amérique latine.

Crédits : AFP/HECTOR RETAMAL

 

 

  • Demonstrators hold a banner reading 'The NATO leads to war, the Unio (EU) leads into poverty! Independent Hungary!' as members and sympathizers of the Hungarian communist party, the 'Munkaspart' (Party of Workers), following the former governor communist party of the Soviet collaborate Kadar regime after the WWII, march in Budapest on May 1, 2013 during their celebration for the International Workers' Day and to protest against the government's policy in Hungary and the power of the multinational companies all over the World. AFP PHOTO / ATTILA KISBENEDEK
 

Hongrie

Les communistes ont défilé à Budapest derrière une bannière où on lisait : "L'OTAN conduit à la guerre, l'UE à la pauvreté. Hongrie indépendante !"

Crédits : AFP/ATTILA KISBENEDEK


 

  • Thousands of South Korean workers and union activists shout slogans during a May Day rally in Seoul on May 1, 2013. The rally, sponsored by the Korean Confederation of Trade Unions in central Seoul, drew about 7,000 people urging the government to ensure basic labour rights and to protect workers hired temporarily. AFP PHOTO / KIM JAE-HWAN

Corée du Sud

Près de 7 000 Sud-coréens ont défilé à Séoul à l'appel des syndicats.

Crédits : AFP/KIM JAE-HWAN

 

  • Demonstrators from labour unions chant slogans during a May Day rally in Taipei on May 1, 2013. More than 10,000 people took to the streets in Taipei to protest the government's planned pension cuts, including raising labour insurance fees and lowering the payment scale. AFP PHOTO / Mandy CHENG

Taïwan

A Taïwan, ils étaient plus de 10 000 à protester contre des coupes budgétaires annoncées par le gouvernement, et notamment une baisse des grilles salariales pour les fonctionnaires.

Crédits : AFP/Mandy Cheng


  • A veteran of World War II walks ahead the Ukrainian Communists march and rally marking May Day in the center of Kiev on May 1, 2013. AFP PHOTO/ SERGEI SUPINSKY

Ukraine

Un vétéran de la seconde guerre mondiale marche devant un cortège du Parti communiste ukrainien.

Crédits : AFP/SERGEI SUPINSKY

 


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Dimanche 28 avril 2013 7 28 /04 /Avr /2013 19:06

 

 

Le Monde.fr avec AFP | 28.04.2013 à 15h39 • Mis à jour le 28.04.2013 à 16h00

 

 


 

La cofondatrice du Parti pirate islandais, Birgitta Jonsdottir (à gauche), le 25 avril à Reykjavik.

"Merci à tous !" Sur sa page Facebook, le Parti pirate islandais savoure ce qui s'apparente pour lui à une véritable victoire. A l'issue des élections législatives du samedi 27 avril, les résultats ont donné à la jeune formation 5,1 % des suffrages, juste au-dessus de la barre nécessaire des 5 % pour obtenir des députés : les pirates obtiennent ainsi 3 sièges sur les 63 que compte le Parlement. C'est la première fois qu'un Parti pirate entre dans un Parlement national.

La cofondatrice du parti, Birgitta Jonsdottir, 46 ans, a qualifié d'"historique" le résultat de son parti. Elle était déjà députée, élue sous l'étiquette Mouvement des citoyens en 2009.

Créé en novembre 2012, le Parti des pirates est tout jeune par rapport à ses aînés suédois et allemands. Le premier, fondé en 2006, a été le pionnier et compte désormais deux députés européens. Le second a, lui, des élus locaux depuis 2009. On compte désormais plus de soixante Partis pirates dans le monde. Leurs credos sont largement similaires : ils militent pour un libre partage des données (promouvant ainsi une réforme en profondeur du droit d'auteur), la transparence de la vie publique ou encore une meilleure protection de la vie privée en ligne.

 

 "DES LOIS DU XXIe SIÈCLE"

Les débuts du "Piratar" en Islande furent discrets. Mais il a créé la sensation quand, à moins d'un mois de l'élection, il a dépassé dans les sondages le seuil des 5 % permettant d'être représenté et financé par les deniers publics.

Sa campagne électorale centrée sur Internet, critiquant toute intrusion des entreprises dans la vie politique, a séduit une frange protestataire de l'électorat. Il a glané entre autres des voix qui avaient permis en 2009 au Mouvement gauche-verts d'entrer au gouvernement.

Mme Jonsdottir a rejeté les questions demandant si le parti se considérait dans l'opposition. "Nous ne nous battons pas pour nous faire une place au gouvernement. Mais nous sommes prêts à travailler avec tout parti qui sera intéressé par les questions que nous soulevons", a-t-elle déclaré.

Elle a dit vouloir des "lois du XXIe siècle sur le respect de la vie privée sur Internet, la liberté d'information, la transparence du gouvernement". "Beaucoup de gens voient l'Islande comme une sorte de laboratoire pour la démocratie. Nous devons être à la hauteur de cette réputation", a affirmé la députée.

 


 

 
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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 17:54

 

 

Mise à jour il y a 51 minutes
  |  Radio-Canada avec Agence France-Presse et Associated Press
Ce jeune homme vient de reconnaître un membre de sa famille, mort dans l'effondrement de l'immeuble près de Dacca. Ce jeune homme vient de reconnaître un membre de sa famille, mort dans l'effondrement de l'immeuble près de Dacca.  Photo :  AFP/MUNIR UZ ZAMAN

Le dernier bilan émis par les autorités bangladaises rapporte qu'au moins 228 personnes ont été tuées et un millier d'autres blessées dans l'effondrement du Rana Plaza à Savar, au Bangladesh. Par ailleurs, au moins 14 personnes ont été retirées vivantes jeudi des décombres de l'immeuble de huit étages qui abritait des ateliers de fabrication de vêtements.

L'édifice qui abritait cinq ateliers de fabrication de vêtements, notamment pour le compte de marques occidentales telles que Benetton, Walmart, The Children's Place et Joe Fresh, s'est effondré mercredi alors que plus de 2000 travailleurs s'y trouvaient. Selon plusieurs témoignages, les responsables de l'immeuble auraient ignoré un ordre de la police d'évacuer l'immeuble la veille de l'effondrement.

Selon l'Associated Press, l'apparition de fissures mardi dans les murs de l'immeuble a attiré l'attention de la police industrielle bangladaise qui a ordonné l'évacuation de l'édifice. L'Association des fabricants et exportateurs de vêtements du Bangladesh assure qu'elle avait aussi demandé aux ateliers d'interrompre leur production à compter de mercredi matin par mesure de sécurité.

 

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Or, selon plusieurs témoins et travailleurs qui ont survécu à l'effondrement, les responsables des fabriques de vêtements auraient ignoré cet ordre et sommé les employés de vaquer à leurs occupations habituelles.

Les responsables avaient même affirmé à une équipe de télévision locale, dépêchée sur les lieux après l'apparition des fissures, que l'immeuble était tout à fait sécuritaire. Le lendemain, la structure s'effondrait subitement, tuant au moins 200 personnes et emprisonnant des dizaines d'autres sous les décombres.

 

Les secouristes poursuivent les recherches sans relâche

Jeudi, les secouristes tentaient toujours de retrouver et de sauver des survivants pris dans les décombres d'acier et de béton. Les équipes de secours de l'armée et des pompiers fournissent de l'eau, de l'oxygène, des vivres et des lampes de poche à ceux qui ont été repérés en attendant d'être capables de les sortir des décombres. Des dizaines d'autres personnes manquent toujours à l'appel.

« Je leur ai donné des sifflets, de l'eau, des lampes de poche. Je les ai entendus pleurer. Nous ne pouvons pas les laisser derrière nous comme ça » — Abul Khayer, représentant des pompiers.

Des draps colorés ont été attachés aux étages supérieurs, possiblement pour permettre à certaines victimes de signaler leur présence.

Le brigadier général Mohammed Siddiqul Alam Shikder, porte-parole de la police, a signalé qu'au moins 600 victimes avaient été secourues à la suite de l'effondrement.

 

Des travailleurs en colère

Pendant ce temps, des milliers de travailleurs du textile en colère sont descendus dans les rues de la capitale bangladaise, Dacca, pour dénoncer publiquement leurs conditions de travail et la façon dont ils sont traités.

Les drapeaux ont aussi été mis en berne dans le pays jeudi, qui a été déclaré jour de deuil national en hommage aux victimes de cet accident, le pire de l'industrie au Bangladesh.

Cette tragédie a eu des répercussions jusqu'au Canada, où la chaîne Loblaws, détentrice de la marque Joe Fresh, a exprimé ses condoléances aux proches des victimes et offert sa collaboration.

« Nous sommes extrêmement attristés d'apprendre l'effondrement d'un immeuble au Bangladesh, et nous offrons nos condoléances à ceux qui ont été affectés par cette tragédie », a écrit dans un courriel Julija Hunter, porte-parole de la chaîne d'alimentation Loblaw, ajoutant « travailler avec notre fournisseur pour voir comment nous pourrions leur venir en aide à ce moment-ci. »

 

En violation des normes du bâtiment


Évacuation d'un corps sorti des décombres. Évacuation d'un corps sorti des décombres.  Photo :  AFP/MUNIR UZ ZAMAN

Le ministre des Affaires intérieures, Muhiuddin Khan Alamgir, s'est rendu sur place afin de constater les dégâts. Il a déclaré aux journalistes que l'édifice ne respectait pas les normes du bâtiment et que les responsables seraient punis.

Le propriétaire de l'immeuble serait Mohammed Sohel Rana, un proche du parti au pouvoir. Ce dernier avait apparemment reçu l'autorisation de construire un édifice de cinq étages, mais il aurait décidé d'ajouter illégalement trois étages de plus.

En novembre 2012, un incendie dans une usine textile fournissant notamment la chaîne américaine Walmart avait fait 111 morts à la périphérie de Dacca. Selon des ouvriers, leurs responsables leur avaient demandé de rester à leur poste en affirmant qu'il ne s'agissait que d'un exercice d'alerte incendie.

Selon l'Association des fabricants et exportateurs de textile au Bangladesh (BGMEA), les ateliers de confection situés dans l'immeuble employaient plus de 2600 ouvriers.

 

 

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