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Les indignés d'ici et d'ailleurs

Vendredi 24 mai 2013 5 24 /05 /Mai /2013 19:47

 

Médiapart

 

 

 

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Au moment où la politique de défense et de sécurité de l’administration Obama fait de plus en plus débat, notamment son usage intensif des drones de combat, un nouveau document vient illustrer les errements de la lutte antiterroriste américaine. Il s’agit d’un rapport publié cette semaine par l’ONG de sensibilité progressiste « Center for Media and Democracy » (CMD), qui montre comment le cadre de la guerre contre le terrorisme mis en place après les attentats du 11 septembre 2001 a donné naissance à un réseau de surveillance des militants d’Occupy Wall Street, un mouvement citoyen né aux États-Unis le 17 septembre 2011 pour protester contre les effets de la crise économique et dénoncer la défense des intérêts des plus riches, rebaptisés les « 1 % », au détriment des 99 % restants. 

 

 
© Reuters

Intitulé « Dissent on Terror : How the Nation’s counter terrorism apparatus, in partnership with corporate America, turned on Occupy Wall Street » (« La dissidence sous le coup de la Terreur : comment l’appareil national de lutte antiterroriste, en partenariat avec l’Amérique des grandes entreprises, s’en est pris à Occupy Wall Street »), ce rapport est le résultat de l’analyse de documents échangés en 2011 et 2012 par différents acteurs de la lutte antiterroriste américaine et récupérés par le journaliste Beau Hodai, associé au Center for Media and Democracy, au nom de la loi américaine sur la liberté d’information. Il est à lire ici.

Page 37, cet extrait résume le cœur de l’enquête : « Une chose est claire : la lecture des dossiers que le Center for Media and Democracy a récupérés auprès des Centres de fusion (des centres créés après les attentats du 11 septembre 2001, permettant aux agents de la lutte antiterroriste, la police locale, le FBI, la CIA, mais aussi à des acteurs du secteur privé, de partager leurs informations. Le pays en compte plus de 70 – ndlr) et auprès du FBI établit que le personnel employé au sein de l’appareil complexe de la “sécurité intérieure” américaine s’est montré bien trop désireux de surveiller le mouvement Occupy Wall Street, au point que cela vire à l’obsession (…) »

Le résultat ? Des pratiques qui se révèlent, selon les cas, abusives voire illégales, absurdes, souvent inutiles contre des militants faisant valoir leur droit à la libre expression, garanti par le premier amendement de la constitution américaine.

Le journaliste Beau Hodai se base avant tout sur le cas de l’Arizona, où il a étudié comment le mouvement Occupy né dans la ville de Phoenix a été surveillé dès sa naissance par la police municipale et les agents locaux de l’antiterrorisme, travaillant de concert dans ce fameux « Centre de fusion ». Un centre initialement créé pour « prévenir la menace terroriste » et « rassembler de l’information sur les armes de destruction massive ». 

 

Des analystes payés pour surveiller des pages Facebook

Il nous apprend d’abord que pour justifier la surveillance de citoyens qui ne sont pourtant soupçonnés d’aucune activité criminelle, les forces de l’ordre s’appuient sur le vocabulaire flou des lois formant le Patriot Act votées à partir d’octobre 2001, qui leur permet de lutter non plus uniquement contre une menace terroriste mais contre à peu près tout type de crimes et dangers, en protégeant « les infrastructures critiques pour la nation et ses ressources clés ». Par exemple, des banques, devant lesquelles les militants d’Occupy prévoient de manifester.

 

 
© Reuters

On comprend ensuite comment cette surveillance s’est mise en place. Cela va de l’embauche à plein temps d’une analyste qui explique, dans un email récupéré par le CMD, que l’une de ses tâches quotidiennes consiste à surveiller les réseaux sociaux des militants Occupy (surtout leurs pages Facebook) ; à l’infiltration d’un agent dans le mouvement, se faisant passer pour un sans-abri s’invitant à leurs réunions, et qui éveillera d’ailleurs les soupçons de militants. On apprend encore comment un email envoyé par un citoyen lambda à des membres de ce réseau de surveillance, commençant par « S’il vous plaît, laissez le mouvement Occupy tranquille, il parle pour moi et une bonne partie de l’Amérique (…). Vous ne devriez pas l’empêcher d’exister », donne lieu à une enquête sur sa personne…  

Ces révélations renvoient une image absurde de la lutte antiterroriste, qui est en outre coûteuse. Le Centre de fusion de Phoenix a ainsi reçu une aide fédérale d’un million de dollars pour créer deux postes d’analystes du renseignement, et 71 000 dollars sont alloués à la personne dont le rôle principal consiste à surveiller les militants Occupy de Phoenix et Tucson sur les réseaux sociaux, ainsi que quelques « tribaux » comme le note le CMD, à savoir des Indiens d’Amérique.

Matthew Rothschild, rédacteur en chef du magazine The Progressive et auteur de l’ouvrage You Have No Rights: Stories of America in an Age of Repression, rappelle que le recours à la surveillance politique et à l’infiltration n’est bien sûr pas nouveau. « Cette tendance du FBI, très présente dans les années 1960, est revenue en force après le 11 septembre 2001, en visant autant des campus universitaires que des associations comme Code Pink (une association de femmes s’opposant à la guerre)… Qu’Occupy ait été ou soit surveillé n’est pas une grande révélation. En revanche, je ne pensais pas que la surveillance était à ce point organisée. Et le lien entre les forces de l’ordre et le secteur privé est étonnant ! » remarque-t-il.

 

Des informations transmises au privé

En effet, le rapport du Center for Media and Democracy devient encore plus surprenant quand il révèle que les informations rassemblées sur Occupy Wall Street sont parfois transmises à des entreprises privées. Dans ce chapitre, nous commençons par apprendre que des policiers de la ville de Phoenix ont travaillé au noir comme agents de sécurité lors d’une grande réunion de l’association ALEC (American Legislative Exchange Council) dans un hôtel de la ville en novembre 2011... ALEC rassemble des élus et des représentants de grandes entreprises, dont le but est de penser et proposer des textes de lois favorables à ses membres, aux vues conservatrices et pro-business.

Nous apprenons quelques lignes plus tard que cette même association, représentant donc des intérêts privés, s’est vu remettre par le Centre de fusion, sans que l’on comprenne pourquoi, un trombinoscope des « éléments perturbateurs potentiels » appartenant au mouvement Occupy Wall Street, qui pourraient venir manifester devant l’hôtel.

« Ni la police ni les agences antiterroristes ne sont payées pour ça ! » s’emporte Matthew Rothschild. « Le rapport du CMD indique que des agences du contre-terrorisme se retrouvent à faire de la sécurité privée pour des grandes entreprises, alors qu’absolument rien n’indique que celles-ci sont menacées », souligne encore Alex Vitale, sociologue au Brooklyn College, à New York, qui travaille sur les méthodes policières et la surveillance d’Occupy. « Cela pose de nombreuses questions évidemment… Ce rapport montre que la mission première de ces entités, les Fusion Centers, a glissé vers de la surveillance politique sans qu’on sache ni comment ni pourquoi, et si le Congrès et par extension les Américains l’ont voulu. »

Car il y a l’Arizona, mais pas seulement. C’est ce que s’attache à démontrer le Center for Media and Democracy qui élargit son enquête et mentionne quatorze villes où Occupy a été considéré comme une menace terroriste. Le CMD détaille notamment le cas de Boston, où là aussi le Centre de fusion s’est montré obsédé par Occupy, décrit çà et là comme un groupe d’anarchistes. Une révélation qui ne manque pas de susciter des interrogations, un mois après les attentats qui ont frappé la ville.

Sur le cas de Boston, Alex Vitale préfère rester prudent, car rien ne permet de dire que l’unité antiterroriste de Boston a failli à sa mission. « Il faut faire attention aux raccourcis… Ce que nous montre déjà ces documents, c’est que des ressources devant être allouées à l’antiterrorisme ont été détournées. Et il n’est pas normal que le gouvernement fédéral infiltre un mouvement qui n’a rien fait d’illégal. » Est-ce que ces efforts ont tué Occupy ? Non, selon le sociologue, qui pense plutôt que les arrêtés pris par des maires empêchant les militants de s’installer sur des places publiques ont abîmé le mouvement.

Reste enfin à élucider la chaîne de décision ayant mené ces Centres de fusions à se concentrer à ce point sur Occupy Wall Street. « Est-ce le choix de chefs, au niveau local, la réaction d’équipes qui s’ennuient et qui se mettent à surveiller des cibles faciles ? Ou est-ce une décision venant du Département de la justice, à Washington, et qui a imprégné les actions des Centres de fusion ? » s’interroge Alex Vitale. Le Center for Media and Democracy espère accéder à d’autres documents qui permettraient d’y voir plus clair, ce qui n'a pas été possible, pour le moment.

 


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Samedi 18 mai 2013 6 18 /05 /Mai /2013 19:41

 

 

Médiapart

"De l'indignation à la rébellion !" C'est en substance le message que font passer les indignés espagnols aujourd'hui. Ce mercredi ils étaient plusieurs milliers un peu partout dans Madrid et les autres villes réunis pour l'occasion du deuxième anniversaire du mouvement. Un mouvement spontané hors de toute organisation syndicale et politique né le 15 mai 2011 au moment où la crise faisait déjà des ravages sur la péninsule et où la classe politique était dans l'inertie la plus totale. Une forme de contestation inédite qui était venue prendre de court les dirigeants et les analystes en tous genres qui campent sur les plateau télé, plusieurs mois durant la puerta del sol avait été occupée par des centaines de personnes pendant plusieurs mois dans le cadre d'une sorte de camps autogéré qui grouillait d'activité. Le phénomène a même semé ses graines dans d'autres places fortes d'Europe (rappelez vous... rappelez vous sur le parvis de La Défense).

Aujourd'hui les raisons de cette indignation sont loin d'avoir disparue, la situation s'est même considérablement aggravée en Espagne. A l'instar de la Grèce ou du Portugal le gouvernement ne ménage pas son zèle d'austérité : services de Santé privatisée, coupes drastiques dans l'éducation et hausse des frais d’inscription à l'université, casse du code du travail et grignotages dans les maigres pensions de retraite (pour résumer). Dans ce jeu où c'est au citoyen de payer une crise dont il n'est pas responsable les espagnols ne voient plus le bout du tunnel et avec aujourd’hui plus de la moitié des jeunes au chômage et une économie dans un pire état qu'au début de cette crise sans fin, le sentiment d'être victime d'une gigantesque arnaque est prédominant. Et même au moment où les accrocs de l'austérité lâche du lest en Europe, le gouvernement de Rajoy poursuit en bon élève sa politique au même moment où la Troïka et les technocrates non élus en demandent toujours plus. Vous comprenez, ce qu'il restera de l'Espagne devra être compétitif disent-ils.

Même si certains diront que le mouvement s'est affaiblie le 15M est toujours bel et bien présent. Selon Aranza, une militante rencontrée à la puerta del sol, sa force réside dans sa décentralisation : "le but aujourd'hui est de rechercher des solutions locales, être implanté dans chaque quartier, sans perdre de vue le caractère global de notre combat". Il est vrai qu'en cette courte période d’existence une véritable "culture de l'assemblée" a émergée, dans de nombreux quartiers les gens se réunissent au moins une fois par semaine et préparent des actions, des débats et refont vivre des espaces entiers (bien souvent dans le cadre des centres sociaux occupés et autogérés qui fleurissent partout dans la capitale). Pour Aranza le rôle social du mouvement est devenu fondamental, "nous sommes en première ligne sur un grand nombre de thèmes comme le logement, l'éducation ou la Santé" soit des droits fondamentaux des citoyens "qu'ils sont littéralement en train de détruire". Toujours aucun projet de devenir une entité institutionnelle, "si nous faisons cela nous deviendrons comme ceux qui existent déjà et qui ont échoués, nous voulons absolument rester un simple groupement de citoyens sans idéologie ni parti rattachés et qui englobent toutes les luttes".

 

Jesus (à gauche) et Miguel (à droite). Avec leur camarade du milieu ils distribuaient la musique qui était diffusée sur une radio pirate des années 80

Jesus (à gauche) et Miguel (à droite). Avec leur camarade du milieu ils distribuaient gratuitement de la musique qui était diffusée sur une radio pirate des années 80


Un peu plus loin Miguel nous affirme qu'il ne faut "surtout pas croire que le 15M possède la solution magique". Il reproche à certains leur impatience et d'oublier de mettre en valeur la solidarité existante, "le plus important est le fait que nous nous soutenions les uns les autres et d'agir pour tout le monde", le principal pour lui reste "d'aider les gens en détresse, de s'adapter aux nouvelles circonstances. Nous avons déjà parcouru un long chemin, avant les gens protestaient dans leur maison aujourd'hui ils sortent dans la rue avec nous". Avec toujours plus de chômage (aujourd'hui 27% de la population active) la participation au 15M n'a fait que s’accroître, c'est en tout cas le point de vue de Jésus : "nous avons réussis à nous construire une base de soutien chez les gens qui ont perdus leur emploi depuis peu, mais également chez ceux qui ont des problèmes avec leur logement (le fléau des desahucios). Nous les informons, nous participons ensemble à des débats et ainsi nous sommes à chaque fois un peu plus nombreux".

Quoiqu'il en soit le 15M a su évoluer et est toujours bien présent dans les grandes villes d'une Espagne embourbée dans la crise (ou plutôt dans un "vol global" comme dirait Aranza). Selon Miguel le processus sera encore long : "tu vois, pour moi, il faut arrêter d'être tout le temps pressé, le processus du 15M je le vois comme une grossesse : il y a un temps naturel de développement ". Pour lui le mot d'ordre est la patience, "il faut prendre le temps de construire les choses" et de son côté Jesus met en avant le fait que "la lutte est aussi bien en toi que dehors, il faut commencer à changer soit-même pour changer les choses globalement".

http://elcaminomadrileno.wordpress.com/?p=264&preview=true

 

 

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Lundi 13 mai 2013 1 13 /05 /Mai /2013 18:45

 

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Même les plus optimistes ne s'attendaient pas à ce que les manifestations de ce dimanche 12 mai soient aussi suivies qu'il y a deux ans, lorsque les appels à protester ont allumé la mèche d'un mouvement qui a agité le monde politique et encouragé une forme de protestation différente de celle que les acteurs sociaux pratiquent habituellement. Mais le mouvement du 15 mai (le 15-M), avec son action très décentralisée et son effort de lutte concrète pour le logement et la défense des services publics, a bien réussi à retrouver son esprit des premiers jours pendant quelques heures.

 

Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai. 
Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai.© Paul Hanna/Reuters

Même s’il a moins attiré les foules, le mouvement du 15 mai a montré qu’il restait l’expression pacifique d’un malaise que la politique d'austérité a installé dans la société et celle de mouvements citoyens qui ont osé descendre dans la rue. Des salariés du secteur public, touchés par les crédits immobiliers impossibles à rembourser ou par les produits financiers pourris (les preferentes) vendus par leur banque, de jeunes précaires, des chômeurs, des retraités, des familles… ont marché ensemble dans des manifestations pleines de revendications.

Pour ce deuxième anniversaire, les indignés sont retournés à la place madrilène de la Puerta del Sol – et sur d’autres places d’une trentaine de villes d’Espagne – exprimer leur rejet d’un système qui continue à leur déplaire et, selon eux, ne les représente pas. Les slogans « Non, non, ils ne nous représentent pas ! », « Si, c’est possible » ou « Ils l’appellent démocratie mais c’est faux » ont retenti dans les mobilisations. On pouvait aussi lire sur les banderoles et autres pancartes des slogans contre les coupes budgétaires dans la santé ou l’éducation, des déclarations contre le projet de réforme de la loi sur l’avortement ou des consignes contre les expulsions et pour le droit au logement.

À Madrid, la technique consistant à former des colonnes de manifestants marchant des quartiers jusqu’au centre, que les indignés avaient adoptée pour la première fois le 19 juin 2011, a été réemployée. Et cette stratégie, ainsi que la moindre affluence, a enlevé de la visibilité à la manifestation parce que toutes les colonnes ne sont pas arrivées en même temps sur la place. C’est, du moins, ce que remarquaient des groupes de manifestants sur la Puerta del Sol. « Quand certains arrivent, d’autres sont déjà partis », se plaignait une jeune femme en tentant de se protéger du soleil avec un journal.

À 20 heures, et comme prévu, la place s’est tue. Tous les manifestants ont levé les bras et agité les mains en silence. C’est ce que les militants appellent le « cri muet », une façon de manifester popularisée voilà deux ans pour protester contre la Commission électorale, qui avait interdit les rassemblements sur cette place à l’approche des élections régionales et municipales du 22 mai. Les mots « démission » et « si, c’est possible » ont suivi ce « cri » silencieux.

« Tous ensemble. Plus indignés que jamais »

Pendant qu’arrivaient les trois colonnes parties, vers 17 heures, de la place de Colón, du Temple de Debod et de la gare d’Atocha, certains manifestants ont pris la parole au micro pour protester contre la politique de l’exécutif face à la crise économique, pour critiquer la loi électorale ou pour raconter des expériences vécues pendant ces deux années de mobilisations continues. Des groupes se sont aussi mis à chanter Joyeux anniversaire au mouvement ou des textes plus engagés comme Canto a la Libertad de José Labordeta ou Grândola Vila Morena, la chanson qui servit de signal pour déclencher la Révolution des œillets et qui est aujourd’hui devenue le symbole du mouvement social au Portugal. À Madrid, la journée s’est terminée par des assemblées thématiques organisées sur des places voisines.  

 

 

Mobilisation dans d’autres villes

À Barcelone, selon Europa Press, quelque 5 000 personnes ont marché dans les rues du centre derrière une banderole disant « arrêtons le génocide financier, ensemble nous le pouvons ». Le défilé, qui est parti à 18 heures de la place Catalunya et s’est terminé deux heures plus tard à l’Arc de triomphe, comptait dans ses rangs des collectifs comme les Yayoflautas, la Plateforme des victimes d’expulsions (PAH) et des associations de défense de l’école publique, entre autres.

Derrière la banderole « tous ensemble. Plus indignés que jamais », les indignés valenciens ont manifesté dans les rues de la capitale de la Communauté valencienne. Cinq colonnes sont parties à 18 heures des tours de Quart et Serranos, de l’hôpital général, du pont d’Aragon et du CIE de Zapadores, pour se rejoindre une heure plus tard à la gare du Nord, d’où est partie la manifestation unitaire. Les manifestants ont chanté des cantiques contre le système de représentation, la classe politique, les coupes budgétaires et la troïka, et aussi contre les expulsions et le chômage. Une grande pancarte montrait 727 500 raisons de protester, comme le nombre de demandeurs d’emploi de la région.

 

Elena Herrera, rédaction d’infoLibreArticle original en espagnol.

Version française : Laurence Rizet 

 

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Vendredi 26 avril 2013 5 26 /04 /Avr /2013 17:31

 

 

 

Printemps Français ®

(marque déposée en Février 2013, par Mme Béatrice Bourges à l’INPI, à la naissance de ce ‘mouvement spontané du peuple’)


Escada 

Alain Escada, président de Civitas, association pour l’instauration de la Royauté du Christ sur les Nations (et tout particulièrement la Vend…euh, pardon…, la France).

 

 

Il y a une indéniable utilité politique à aller chatouiller l’extrême droite et les intégristes cathos sur le terrain sensible de l’homophobie et du ‘mariage gay’, c’est pratique les phantasmes, damné réflexe de bonobos, ça soulève vite toutes les soutanes !

 

D’abord, effet de diversion garanti ® : pendant que manifestent les derniers défenseurs de l’alliance du sabre et du goupillon, de quoi s’occupe ce gouvernement qui se veut notre ANI ?

 

Ensuite on resserre le troupeau sous la houlette présidentielle (après la force tranquille, la farce pépère ?) en distillant ce message simplissime : si la gauche de gouvernement échoue à dresser la société selon la modernité c’est à dire redresser les comptes de la Nation selon les normes de la finance mondiale, au secours la droite reviendra et elle est pas belle à voir. C’est un air connu mais voilà de quoi aider à collaborer sans trop de honte à ce gouvernement calamiteux, comme le Printemps les élections reviendront, Alzheimer va revoter.

 

Et puis bien sûr, constatation historique irréfutable, ces gens là n’iront en rien troubler la marche ‘fatale’ du capitalisme, God dans la poche, ils en ont toujours été les plus zélés défenseurs. Ils sont donc fondamentalement inoffensifs pour qui défend les privilèges et les profits de l’oligarchie, ce que fait ce gouvernement aussi bien que celui qui l’a précédé, avec en plus cette nuance subtile qui tue tout espoir : regardez, nous sommes socialiste pourtant, il n’y a vraiment aucune autre alternative. Et merde ! Si vous croyez qu’on va vous croire vous êtes aussi crétins qu’un ministre qui planque son fric à Singapoor.

 

Quand à la droite décomplexée qui nous a mené tout droit au désastre économique dont elle profite ouvertement elle n’a renié bien entendu aucun de ses dogmes (et surtout pas celui de vouloir être Calife à la place du Calife), elle a tout à cacher de ses responsabilités et rien pour s’opposer à cet autre droite qui gouverne, complexée celle là…paraît-il (1).

 

Rien ? N’y a-t-il donc rien ni personne à manipuler ?

 

Tandis que le spectacle de la débâcle du Titanic V° République s’étale au grand jour, longue liste ininterrompue de hauts responsables politique sous inculpation, et ce malgré une législation laxiste dictée par eux même: Balladur, Woerth, DSK, Lagarde, Sarkozy, Guérini, Cahuzac… (voilà le haut de l’iceberg, dessous y’a en 10 fois plus on le sait depuis l’enfance) (2), tandis que la finance tond les peuples jusqu’à l’os et que l’on se demande quand le port du dosimètre sera  rendu nécessaire, de La Hague à Tricastin puisque les radiations s’arrêtent aux frontières, près d’un million de personnes ‘vraiment en colère’ descendent dans les rues en nombreux cortèges. Indignés eux aussi, ça alors!

 

Sous la conduite de leurs chamans, les Indigènes auraient voulus investir le Parlement pour réclamer la reconnaissance de leurs coutumes traditionnelles en serait une version à laquelle nous aurions pu souscrire (voir la récente action des Amérindiens au Brésil). Il n’en est malheureusement rien et encore une fois le peuple (les gens) est trompé par des clowns médiatiques, c’est bien là le métier de la Frigide non ?

 

Le front des marionnettes médiatiques volontaires (le FNUMPS), puissamment relayé par ceux qui vendent du temps de cerveau disponible (3) s’agite en tous sens dans le marigot et, forcément soulève la vase qui fermente sous l’action du coup d’Etat de la crise permanente. Alors, après avoir successivement stigmatisé les Cathares, les Protestants, les Libres penseurs, les Francs Maçons, les Boches et les Rosbeefs, les Juifs, les Rouges, les Arabes, les Roms et les Martiens…, au son du tocsin de toutes les églises de la France du profond cauchemar pavillonnaire se lève la procession de tous les terrorisés qui moutonnent en bêlant derrière leurs barons et leurs curés.

 

Ceux qui les mènent n’ont toujours pas ‘avalé’ l’été 89 et l’abolition des Privilèges, ils n’ont rien vu passer ni de Galilée, Newton ou Einstein, ni de Freud et Marx. Ils n’ont retenu de Darwin qu’une obscure formule en langue étrangère : ‘Struggle for life’ qu’ils annonent en tremblant dès qu’il s’agit de leurs intérêts directs. Il semble qu’ils n’ont jamais vu une image satellite de la Terre, grain de poussière perdu dans l’infini de l’Univers, et faiblement recouvert d’une fine pellicule vivante, bizarre concrétion cristalline où vivent désormais 7 milliards d’êtres humains, ni Catholiques, ni Français pour la plupart. Il n’y a plus pour eux nulle part de croix à planter sur un rivage d’Amériques pour prendre possession du pays, du peuple et du royaume ! (4) Toujours ardents défenseurs du triomphe de César, de la Loi et de l’Ordre (Moral disent-ils), toujours prêts à faire abjurer les sorcières et les pétroleuses qu’on exécute, mêlés à tous les plans Condor, toutes les Phalanges et les Tercios, ils avancent masqués derrière leurs ouailles auxquelles ils prônent la soumission et l’ignorance.

 

« Les êtres humains naissent libres et égaux… » est pour vous devise satanique. Alors, priez, Mr Escada, vous avez creusé votre propre tombe avec tous vos amis Identitaires Fnhaineux, les Gudards supplétifs du Comité des Forges (5), les Miliciens qui assassinèrent Zay et Mandel, Croix de Feu ou Croix de Fer, tous les Versaillais fossoyeurs du peuple, à  Paris,Tétouan, Hanoi ou Douala. Priez, si ça vous pète, mais ne parlez pas au nom du peuple ce serait là blasphème.

 

Car dans le monde que vous et tous vos prédécesseurs avez appelé de vos prières et imposé par la force des baïonnettes à toutes les assemblées, notre monde, mondialisé dérégulé capitaliste et ultra libéral, celui que vous avez construit avec tous les sabreurs et les gavés qui ont laminés toutes les cultures populaires que vous prétendez défendre, le peuple ravalé au rang de machine productive est recruté en intérim, sorti du placard tous les cinq ans (éventuellement) et ardemment incité à se livrer à la débauche et au gaspillage matérialiste comme le fait tout être vivant sensible enfermé dans une cage.

code barre

 

Dans votre monde, tout est à vendre, et vos amis enregistrent en marque déposée les mouvements populaires.

 

Dans votre monde un parti croupion d’anciens fachos colonialistes regroupés derrière un gros blond borgne surtout défenseur de son Empire (médiatique et financier) se mute en mouvement pour Bourges révolutionnaires et, guidé par une Jehanne d’Arc de supermarché prétend purifier la Nation de tous les profiteurs, des fonctionnaires et des immigrés principalement (et quelques ‘Rothschild’ à piller à au passage, souvenance nazie oblige…) et n’arrive à faire élire qu’un Collard d’avocat véreux, un élu ‘bon par’ corruption notoire  et une jeune fille, principalement à papa malgré ce que ‘Jalons’ ou ‘Voici’ pourrait nous en dire.  On pourrait rire mais ils ont grand ouvert la porte à tous ceux dont l’identité c’est ‘Barjot’ et ça se bouscule au portillon, c’est « la crise », Koh Lanta c’est fini et il faut bien remplir la marmite quand on est intermittent plus ou moins spectaculaire…

 

Dans votre monde les bons chrétiens, toutes tendances confondues, G. W Bush, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel, Vladimir Poutine et Paul Biya (Tiens ? on l’a invité l’négro ? Oui, oui, c’est un ami, y nous rachète des otages en pays islamiques …bon chrétien aussi, à sa manière exotique) gouvernent par le chaos (6) et enterrent en triomphe  leur dévote coreligionnaire anglicane, feu la ‘regrettée’ Thatcher, experte en la matière, preuves irlandaises à son CV. Benoît XVI, le ‘recruté malgré lui’ aux Jeunesses Hiltlériennes, n’a pu bénir la dépouille avec l’ami Pinochet, manque de bol pour le spectacle « Funérailles ® », 4,3 millions d’Euros tirés pour rien du peuple contribuable par cet Etat tout à coup si bien utile…la dette de tous aujourd’hui fera les profits de quelques uns,  demain. C’est ça le Thatchérisme boutiquier concrètement appliqué. Prions ensemble, St François l’Argentin et St François le Batave veillez sur nous…

 

C’est fini, le pédalo est trop chargé, il coule, même européenne, démocrate et chrétienne, nous n’avons plus que faire de votre théologie de l’attente, de la souffrance et du péché, ultime rempart de la propriété lucrative, vous pouvez tromper quelques personnes de temps en temps mais vous ne pourrez tromper tous les gens tout le temps (7).

 

Votre monde c’est guerre aux Vivants, pas d’amnistie, Dieu reconnaîtra les siens…Votre monde, nous y sommes, au pied du mur, et notre théologie c’est la libération, ici et maintenant, il n’est plus pour nous d’autre travail utile, à qui la faute, et nulle ‘Contras’ ne pourras nous en empêcher : la science nous a fait muter, nous sommes l’ivraie et l’amarante qui prolifèrent dans les OGM aux fleurs mortelles, nous avons acquis la résistance au Round-up médiocratique, nous repousserons dans tous les champs du possible.

 

Pour conclure et ne pas vous rassurer, nous, Indignés de Nîmes abolirons, en tout premier et expressément, le mariage (8), symbole de la tutelle de l’homme sur la femme et nous encouragerons l’union libre à deux, à trois ou à plusieurs car notre famille c’est le vivant (9) et donc aussi l’humanité toute entière, nue, fragile et belle, quotidiennement violentée (phantasme tauro-machiste). Pour nous il n’est nul besoin de nous soumettre à Dieu ou Diable, ni non plus d’acquérir docilement un passeport ‘citoyen ®’, ni de signer chez un notable un certificat pour acquérir un ventre où injecter nos précieux gènes pour être attentifs au destin de nos égaux et leur jurer librement fraternité jusqu’à la fin de notre temps. Pitié, pas de docteurs, nous ne sommes pas malades mais vivants (c’est tout à fait mortel), nous nous assisterons nous même pour nous multiplier!

 

Ni Dieux ni Césars ni Tribuns !Tyrans descendez au cercueil et prière de laissez l’Etat dans les lieux où vous l’avez trouvé en entrant, ça pue là d’dans mais le peuple feras l’ ménage, ça on sait faire…

 

Mais prudence camarades. En général c’est assez mal payé en retour ce genre de job, faudrait exiger plus pour gagner plus et non tout perdre en cette affaire, faudra p’têt bien collectiviser les moyens de production, voire même bien pire, abolir le Saint Travail… On prendra donc les balais, mais ce s’ront les nôtres,  bouh la poussière !

Comité  Luddiste (et non pas ludique, on ne plaisante pas ici) (10)

des Indignés de Nîmes


Revolution.jpeg
 

 

Références (assez disparates, parfois fausses) :

(1)     F. Lordon, http://blog.mondediplo.net/2013-04-12-Le-balai-comme-la-moindre-des-choses

(2)     Les zones polaires, Cours élémentaire de géographie de l’Empire Colonial, Vidal et Lablache, 1939.

(3)     P. Le Lay, PDG de TF1

(4)     « Ein land, ein völk, ein Fürher » , A. Hitler, “Mein Kampf“ ,en vente interdite...

(5)     Voir Histoire du patronat Français, Edition La Découverte

(6)     Gouverner par le chaos, Comité Invisible, Max Milo éditeur.

(7)     Robert Nesta Marley, ‘Get up, stand up’ , Burnin, 1973.

(8)     Adopté en assemblée, place Tahrir de Nîmes

(9)     Arne Noess « Ecologie, communauté et style de vie », Ed. Dehors, plein de fautes dans l’ordre des mots…

(10)J.Van Daal, La colère de Ludd, Ed l’Insomniaque. (y’en a plusieurs autres)

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Jeudi 25 avril 2013 4 25 /04 /Avr /2013 23:13

 

 

http://www.lacapitale.be

 

Publié le Jeudi 25 Avril 2013 à 10h26

Régions > Bruxelles

 

 

A. B.

Le policier qui, en octobre 2011, avait scandaleusement frappé à coups de pied une des manifestantes d’un groupe des indignés, assise et ligotée devant le siège de la banque Dexia de la place Rogier, à Saint-Josse, n’a pas été condamné.

 

 

 Niki avait reçu des coups de pieds du policier qui ont été filmés.

D.R.

Niki avait reçu des coups de pieds du policier qui ont été filmés.

Bien que reconnu coupable de coups et blessures volontaires, Fabrice V.H. a obtenu le mois dernier une suspension du prononcé devant le tribunal correctionnel. Mais il aurait renoncé à sa carrière.

La scène violente, filmée par un simple GSM, a fait scandale en faisant le tour du web. C’était en octobre 2011, lorsque les « indignés » manifestaient à Brxuelles. On y voit un policier décocher gratuitement des coups de pied au visage d’une jeune fille, assise et menottée devant le siège de la banque Dexia de la place Rogier, à Bruxelles. Ce policier, vient d’être jugé par le tribunal correctionnel, pour coups et blessures volontaires avec la circonstance aggarvante qu’elles étaient illégitimes, dans le cadre de ses fontions de policier.

Reconnu coupable le 13 mars dernier par le juge de la 50e chambre, Fabrice V.H., a obtenu la suspension du prononcé de la condamnation, qui lui préserve un casier judiciaire vierge. Mais il mettrait malgré tout mis un terme à sa carrière de policier.

Plus d’infos dans votre journal La Capitale ce jeudi.

 

 

 

 

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Dimanche 21 avril 2013 7 21 /04 /Avr /2013 19:08

 

letelegramme.fr

21 avril 2013 - Réagir à cet article

 

 

 

Ils voulaient célébrer « les un an de non changement ». Un groupe d'« indignés » de Vannes s'en est pris, sans violence, à l'agence bancaire de la BNP d'Auray hier matin. Celle-ci a dû fermer. Et va porter plainte.

Pourquoi Auray ? « Pour décentraliser nos actions ». Après en avoir mené plusieurs à Vannes et Lorient, le groupe des « indignés » de Vannes avait choisi Auray hier matin pour célébrer, avec quelques jours d'avance, « les un an de non-changement et de non-réforme bancaire ». Les « indignés » morbihannais s'étaient donné rendez-vous à 9 h 30 devant le Monoprix de la rue Maréchal-Foch. Mais leur véritable objectif se situait 300 mètres plus haut, à l'agence bancaire de la BNP de la rue Aristide-Briand. Les treize militants ayant répondu à l'appel ont investi le lieu à 10 h. En costumes, souvent datés, et pour trois d'entre eux le visage masqué, ils se sont alors mis à psalmodier en boucle un « Je vous salue Marie » on ne peut plus païen. Le texte n'était pas d'eux. Quoi que moins connu que l'« Ave Maria », il avait pourtant eu son heure de gloire le 20 janvier 2012 lorsque François Hollande l'avait prononcé au Bourget à l'occasion de son premier grand meeting de campagne.

« Appeler les flics »

« Mon véritable adversaire, il n'a pas de nom, pas de visage (...) Cet adversaire, c'est le monde de la finance. Sous nos yeux, en vingt ans, la finance a pris le contrôle de l'économie, de la société et même de nos vies ». La scène n'a pas amusé les employés de la banque plus de 30 secondes. Le ton est rapidement monté : « Sortez ! On va appeler les flics ! ». Rien n'y a fait, ni les mises en demeure, ni une première tentative avortée de baisser le rideau métallique séparant l'espace réservé aux machines et celui où évolue le personnel. Les militants ont continué leur mise en scène, s'allongeant même sur le sol comme pour figurer la mort du peuple, victime de la finance. L'arrivée rapide de la gendarmerie puis de la police municipale n'a pas fondamentalement changé la donne. Sinon qu'à 10 h 30 tout le monde s'est retrouvé dehors, devant une banque fermée. Elle ne rouvrira plus de la matinée. À l'extérieur, les indignés ont distribué des tracts aux passants et automobilistes, et dénoncé au porte-voix aussi bien Sarkozy (« Il n'y a plus de paradis fiscaux, on a tout moralisé ») que Hollande (non-réforme bancaire, affaire Cahuzac) et la BNP, accusée d'avoir « 360 filiales dans les paradis fiscaux ».

Plainte de la banque

Le tout se voulait festif (gâteau d'anniversaire géant, cotillons, aspersion au cidre) et se conclut en tout cas sans incident vers 12 h, les manifestants prenant même le soin d'effacer les inscriptions sur les surfaces vitrées de la banque. Après cette matinée de fermeture forcée, le responsable des agences du Pays d'Auray, qui déplorait « la forme de l'action et le fait de ne pas pouvoir travailler », affichait l'intention de porter plainte.

  • Benoit Siohan

 

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Mercredi 10 avril 2013 3 10 /04 /Avr /2013 21:04

 

 

 

Médiapart - Blog

 

10 avril 2013 Par JNSPQD

Il est surtout connu en France comme l'auteur de "Le sourire étrusque" même si d'autres oeuvres ont été publiées: "Le fleuve qui nous emporte", "La vieille sirène" ou encore "Octobre, Octobre", dont l'auteur disait de cette dernière  "sa préférée et ses véritables lecteurs, ceux qui l'on aimée".

http://jose-corti.fr/titresiberiques/octobre-octobre.html

 

 

Il est décédé à l'âge de 96 ans ce penseur, écrivain mais aussi économiste qui disait de l'Economie qu'elle devrait être " faite non pour que les riches soient plus riches mais pour que les pauvres soient moins pauvres" et souhaitait que sa mort, "soit pleurée le moins possible mais que la lutte continue le maximum possible"

 

Narrateur et essayiste moderne, il est auteur aussi de contes, l'ensemble de son oeuvre tourne souvent autour du temps qui passe, qui nous modèle, et des angoisses et luttes entre le désir de vie et de mort qui nous porte.

 

Il signa le prologue à la publication en espagnol du texte "Indignez-vous" de Stéphane Hessel, auparavant il avait publié plusieurs études critiques sur le capitalisme tout comme des imperfections de notre démocratie. A lire "El mercado y nosotros".

 

Au début de la guerre civile espagnole, il se positionne et combat du côté des républicains. A peu près un an après, lors de la prise de Santander, où il se trouvait, par les troupes franquistes, il passe de leur côté pour reconnaître finalement son désenchantement face aux assassinats et cruautés des franquistes. Il en parle dans "La sombra de los dias". Les expériences de ce conflit dit-il "contribuèrent à m'humaniser". Il en parle avec tendresse des anarchistes des bataillons républicains et reconnait avoir ainsi appris à mieux comprendre "les exigences des pauvres".

 

 

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Lundi 1 avril 2013 1 01 /04 /Avr /2013 20:54

 

Médiapart - Blog

                                                                                                                                                                                                                            Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2013 à Tunis affirmons l’apport capital des peuples du Maghreb-Mashrek (du Nord d’Afrique jusqu’au Moyen Orient) dans la construction de la civilisation humaine. Nous affirmons que la décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination et d’oppression. Nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des alliances néo-libérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.

Ensemble, les peuples de tous les continents  mènent  des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique.

Maintenant, nous nous trouvons dans un carrefour où les forces conservatrices et retrogrades veulent arrêter les processus initiés il y a deux années de soulèvement populaire dans la région du Maghreb-Mashrek qui a permis de faire chuter des dictatures et contester le système néoliberal imposé aux peuples. Ces soulèvements se sont étendus à tous les continents du monde en générant des processus d’indignation et d'occupation des places publiques.

Les peuples du monde entier subissent aujourd’hui l’aggravation d’une crise profonde du capitalisme dans laquelle ses agents (banques, transnationales, conglomérats médiatiques, institutions internationales et tous les gouvernements complices avec le néoliberalisme) cherchent à accroître leurs bénéfices au prix d’une politique interventionniste et néo-colonialiste.

Guerres, occupations militaires, traités néo-libéraux de libre-échange et “mesures d’austérité” se voient traduits en paquets économiques qui privatisent les biens communs et les services publics, baissent les salaires, réduisent les droits, augmentent le chômage, augmentent la surcharge des femmes dans le travail de soins et détruissent la nature.

Ces politiques affectent lourdement les pays riches du Nord, augmentent les migrations, les déplacements forcés, les délogements, l’endettement et les inégalités sociales comme en Grèce, Chypre, Portugal, Italie, Irlande et dans l´État Espagnol. Elles renforcent le conservatisme et le contrôle sur le corps et la vie des femmes.  En outre, ils tentent de nous imposer “l’économie verte” comme solution à la crise environnementale et alimentaire, ce qui non seulement aggrave le problème, mais débouche sur la marchandisation, la privatisation et la financiarisation de la vie et de la nature.

Nous dénonçons l´intensification de la répression contre les peuples rebelles, l´assassinat des leaderships des mouvements sociaux, la criminalisation de nos luttes et de nos propositions.

Nous affirmons que les peuples ne doivent pas payer pour cette crise et qu’il n’y a pas d’issue possible au sein du système capitaliste. Ici, à Tunis, nous réaffirmons notre engagement avec la construction d’une stratégie commune de lutte contre le capitalisme. C’est pour ça que, nous, les mouvements sociaux, luttons :

 

– Contre les transnationales et le système financier (FMI, BM et OMC), principaux agents du système capitaliste, qui privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales, promeuvent les guerres et les violations du droit humain. Les transnationales reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques qui  privent les peuples de leur droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous luttons pour l´annulation de la dette illégitime et odieuse qui est aujourd´hui un instrument global de domination, de répression et d´asphyxie économique et financière des peuples. Nous refusons les accords de libre-échange que nous imposent les États et les transnationales et nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, par les peuples et pour les peuples, fondée sur la solidarité et sur la liberté de circulation pour tous les êtres humains.

 

– Pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire parce que nous savons que le réchauffement global est un résultat du système capitaliste de production, de distribution et de consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements qui sont à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons l´ « économie verte », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés, la géo-ingénierie et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD (Réduction des Émissions liées à la déforestation et aux dégradations de l'environnement), qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’agriculture paysanne qui est une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent. Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et soutenir les luttes paysannes locales.

 

– Contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur intégrité et la souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et des garçons.

Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

 

– Pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires. Nous dénonçons le faux discours de défense des droits humains et de combat aux intégrismes, qui souvent sont utilisés pour justifier les interventions militaires comme en Haiti, en Libye, au Mali et en Syrie. Nous défendons le droit à la souveraineté et à l’auto-détermination des peuples, comme en Palestine, au Sahara Occidental et au Kurdistan.

Nous dénonçons l’installation des bases militaires étrangères pour fomenter des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles et promouvoir des dictatures en divers endroits du monde.

Nous luttons pour la liberté de nous organiser dans des syndicats, des mouvements sociaux, des associations et toutes autres formes de résistance pacifique.

Renforçons nos instruments de solidarité entre les peuples comme le boycott, les désinvestissements et les sanctions contre Israël et la lutte contre l’OTAN  et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

 

Pour la démocratisation des médias de masse et la construction de médias alternatifs, qui sont fondamentales pour renverser la logique capitaliste.

Inspirés par l’histoire de nos luttes et par la force rénovatrice des peuples dans les rues, l’Assemblée des mouvements sociaux appelle chacun et chacune à développer des actions de mobilisation coordonnées au niveau mondial dans une journée globale de mobilisation le XXXXX  (date à définir).

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système capitaliste !

Assez d´exploitation, assez de patriarcat, de racisme et de colonialisme ! Vive la révolution ! Vive la lutte de tous les peuples !

 


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Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 19:40

 

 

(FR) Horaire VIA22 au Forum social mondial de Tunis


flux vidéos :

ustream.tv/channel/via22-through-the-world-social-forum-2013 

(aussi livestream.com/globalrevolution, ustream.tv/channel/global-revolution)


 

Skype : Via22.extension
Mumble : Occupytalk, room VIA22 (instructions : occupytalk.org/article/how-connect-our-server)


 

27 mars 4h-6h30 (heure avancée de l'Est, UTC-4)/ 9h-11h30 (Tunis, UTC+1)

Plateformes média pour l'action

 

27 mars 8h-10h30 (UTC-4)/ 13h-15h30 (UTC+1)

La facilitation et la processus de prise de décision dans les groupes horizontaux

 

27 mars 11h00-13h30 (UTC-4)/ 16h00-18h30 (UTC+1)

Assemblées ouvertes des mouvements issus des places 1

 

28 mars 4h-6h30 (UTC-4)/ 9h-11h30 (UTC+1)

Solidarités en réseau? Les interactions entre les salariés, les organismes non-gouvernementaux, les groupes politiques et les places.

 

28 mars 08h00-10h30 (UTC-4)/ 13h00-15h30 (UTC+1)

VIA22  – Comment collaborer au-delà du FSM? Espace ouvert et créatif pour le  dialogue entre les personnes impliquées dans les mouvements sociaux  actuels et au sein de la société civile

 

28 mars 11h-15h30 (UTC-4)/16h00-18h30 (UTC+1)

Assemblées ouvertes des mouvements issus des places 2

 

29 mars 4h-6h30 (UTC-4)/ 9h-11h30 (UTC+1)

InterOccupy: Connecter, collaborer, organiser

 

29 mars  8h00-15h30 (UTC-4)/13h00-15h30 (UTC+1)

Assemblées ouvertes des mouvements issus des places 3


 

(EN) VIA22 Schedule at the World Social Forum in Tunis (See also the GlobalSquare page http://www.global-square.net/activities-in-tunis-and-everywhere)

Livestream feed :

http://www.ustream.tv/channel/via22-through-the-world-social-forum-2013 

(also livestream.com/globalrevolutionustream.tv/channel/global-revolution)


 

Skype : Via22.extension
Mumble : Occupytalk, room VIA22 (instructions : occupytalk.org/article/how-connect-our-server)


March 27, 11:00-13:00 (UTC-4)/ 16:00-18:30pm (Tunis, UTC+1)
Open assemblies of the movements from the squares 1

March 28, 08:00-10:30 (UTC-4)/ 13:00-15:30 (UTC+1)
VIA22 – How can we collaborate beyond the WSF? Open and creative space for dialog between people involved in current social movements and in civil society

March 28, 11:00-15:30 (UTC-4)/ 16:00-18:30 (UTC+1)
Open assemblies of the movements from the squares 2

March 29, 08:00-15:30 (UTC-4)/ 13:00-15:30 (UTC+1)
Open assemblies of the movements from the squares 3

(ES) Necesitado : )
(AR) 
...

--
VIA22Global
www.via22.org
Facebook : https://www.facebook.com/VIA22GLOBAL
Twitter : @VIA22GLOBAL #VIA22

 

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

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      devant la maison carrée

 

        

  A partir du 03 Avril 2013

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     chaque mercredi à 18h,

            et samedi à 13h 

toujours devant la maison carrée

         

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