Nucléaire

Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 23:59

 

Source : coordination-antinucleaire-sudest.net

 

 

Un séisme de magnitude 5 ressenti dans tout le Sud-Est à quelques kilomètres des sites nucléaires

capture-d-ecran-twitter.jpgUn séisme de magnitude 5 a frappé ce lundi 7 avril 2014 à 21h29 la Provence, des Alpes-du-Sud aux Bouches du Rhône en passant par les Alpes-Maritimes, l'Isère, la Savoie et l'Italie. Une réplique de Magnitude 1,5 sur l'échelle de Richter a eu lieu deux minutes plus tard.  L'épicentre a été localisé par les services du Rénass entre Vars (Hautes Alpes) et Barcelonnette (Alpes de Haute Provence) plus précisément dans les Alpes-de-Haute-Provence à 3 km de Saint-Paul-sur-Ubaye dans la vallée de l'Ubaye. A quelques kilomètres à peine du site nucléaire de Cadarache et de l'implantation du démoniaque ITER, et  des deux autres monstres nucléaires du Tricastin (Vaucluse-Drôme) et de Marcoule (Gard). Il faut les mettre à l'arrêt immédiatement avant l'ultime drame.

__

Un séisme de magnitude 5 a été ressenti ce lundi soir à 21h29 dans les Alpes-du-Sud, les Alpes-Maritimes, les Bouches du Rhône, l'Isère, la Savoie et l'Italie. Une réplique a eu lieu deux minutes plus tard,  mais cette fois-ci de Magnitude 1,5 sur l'échelle de Richter.

La plus forte secousse a été très nettement ressentie à Briançon, Serre Chevalier, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée, La Roche de Rame, Réotier, Guillestre et dans toutes les Hautes Alpes. L'épicentre a été localisé par les services du Rénass entre Vars (Hautes Alpes) et Barcelonnette (Alpes de Haute Provence). A 22h50, on peut le situer plus précisément dans les Alpes-de-Haute-Provence à 3 km de Saint-Paul-sur-Ubaye dans la vallée de l'Ubaye.

CAN84_l-epicentre-du-seisme-se-situe-entre-embrun-et-barcelonnette.jpgTrente minutes après la secousse, le Centre opérationnel départemental d’incendie et de secours (Codis) des Hautes-Alpes avait déjà enregistré 200 appels. Dans les Alpes-de-Haute-Provence, 50 sapeurs-pompiers étaient engagés pour des opérations de reconnaissance. « On intervient pour des dégâts matériels, des cheminées, des tuiles tombées, mais pas de victimes pour le moment », précise-t-on au Codis 04. Les opérations se concentraient dans la vallée de l’Ubaye même si la secousse a été ressentie dans tout le département, et aussi « dans les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône ».

Selon la préfecture des Alpes de Haute Provence, "un séisme d'une magnitude de 5 sur l'échelle de Richter et à environ 5 km de profondeur a été enregistré le lundi 7 avril à 21 h 27 dans les Alpes-de-Haute-Provence. L'épicentre est situé à 18 km au nord ouest de Barcelonnette. La secousse a été ressentie dans une grande partie du département et de la région PACA. Les gendarmes et les sapeurs-pompiers du département sont actuellement sur place pour des reconnaissances. A ce stade, on note uniquement quelques dégâts matériels dans le secteur de Barcelonnette, Jausiers, La Condamine, Meyronnes, Faucon-de-Barcelonnette. Aucune victime n'est à déplorer à cette heure. Les autorités informent que des répliques sont encore possibles".

La magnitude du séisme est encore en cours d'analyse, certains instituts de mesure donnant 4,8, d'autres jusqu'à 5,19 sur l'échelle de Richter. Des répliques ont également été enregistrées à 22h22 et 22h39. Elles étaient de plus faible intensité, 1,6 et 1,8 sur l'échelle de Richter et leur épicentre était situé un peu plus à l'Est de l'autre côté de la frontière au niveau de Sestrières puis Giaveno. Les chercheurs du laboratoire Isterre sont mobilisés.

CAN84_seisme-repliquesjpg.jpgEn raison de sa magnitude, le séisme de cette nuit risque de générer des répliques et de réactiver les essaims actuels et passés. De nombreuses répliques se sont effectivement produites et continuent à se produire. La plus forte (M=2,2) a eu lieu à 2 h 25 ce matin. Ces répliques, jointes à une éventuelle activité de type essaim, vont se poursuivre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois. "On ne peut exclure l'occurrence de répliques de magnitude 3, voire 4." précise les spécialistes.

Selon le réseau Sismalp , c’est - jusqu'à présent - en moyenne tous les 15 à 20 ans qu’un séisme atteint la magnitude 4,8 dans le grand quart sud-est de la France. Comme antérieurement la région n'avait aucun site nucléaire d'implanté en son sein les dégâts même importants n'avaient pas la même implication géographique et humaine qu'aujourd'hui.

Tout le sud-est provençal et rhône-alpin touché

A Jausiers dans les Alpes-de-Haute-Provence, les habitants ont été incités à sortir de chez eux par la sous-préfecture, de peur des répliques qui pourraient survenir. Beaucoup de gens restent enfermés dans leur voiture en attendant la suite... « des cheminées ont décroché, surtout dans le centre du village où la circulation a été coupée. Des habitants ne souhaitant pas rentrer chez eux, la salle polyvalente conçue selon les normes antisismiques pourrait les accueillir. » On imagine l'horreur qui adviendra si le site nucléaire de Cadarache est touché.

D'autres inquiétudes se sont manifestées à La Condamine-Châtelard et Saint-Paul sur Ubaye, plus proches de l’épicentre : « : « Nous avons ressenti une forte secousse. Cela a duré dans les 3 à 4 secondes. J’ai longtemps habité au Rwanda, et j’ai l’habitude des secousses sismiques. Celle-ci était vraiment violente » a précisé l'ancien maire de la commune.

CAN84_les-chercheurs-du-laboratoire-isterre-sont-mobilises-ce-soir-apres-le-seisme-photo-le-dl-christophe-agostinis.jpgA Crévoux, séparé de l’épicentre par le Parpaillon, les Crévolins ont ressenti une forte secousse, comme rarement. "Ça a duré 10-12 secondes", raconte un couple habitant au hameau La Chalp, à 1700 mètres d’altitude. "C’est plus long que le dernier, qu’on avait ressenti en décembre dernier. Et plus bruyant que celui de février, il y a deux ans. Ca a fait comme un avion qui dépasse le mur du son. Depuis hier soir, il y a eu une vingtaine de répliques."

De nombreux témoignages ont afflué : "A Chorges nous avons ressenti un léger tremblement de terre. Pas de dégâts apparents mais un grondement venant du sol et les maisons ont bougé de gauche à droite, certains meubles ont également vibré. Cela a duré entre 10 et 20 secondes. Cela s’est ressenti dans une ligne de Gap vers Chorges."; d'autres : "Il y a eu un bruit, comme un éboulement. Ça a vibré. Nous avons eu peur".
Dans les Alpes-Maritimes, le Codis a recensé 600 appels dans les 30 minutes qui ont suivi la secousse, a confirmé un officier mardi matin.

CAN84_sismographe.jpgBien que localisé dans les Alpes du Sud, le séisme de magnitude 5 a été resenti bien plus au Nord. Jusqu'en Haute-Savoie. Les sapeurs-pompiers ont reçu une quinzaine d'appels de témoins, persuadés que la terre avait tremblé près de chez eux. La plupart des témoins habitaient le bassin annécien (Annecy, Annecy-le-Vieux, Meythet,...) et certains ont fortement senti le sol trembler: "Les portes, les meubles et les lustres ont bougé, témoignait ainsi une habitante du centre-ville d'Annecy. Alors que les sapeurs-pompiers ne trouvaient aucune trace d'un séisme local, la faille du Vuache, responsable des séismes d'Epagny en 1996 et en 2011 étant restée inactive, c'est donc bien le séisme des alpes du Sud qui a fait trembler le sol de Haute-Savoie, à 21h30. La terre a également tremblé au centre de Chambéry (Savoie).

Silence radio du lobby nucléaire

Comme à l'accoutumée, les dirigeants des installations nucléaires n'ont rien à déclarer, n'ont rien vu, rien ressenti, rien constaté.

Il est vrai qu'après la catastrophe de Fukushima au Japon, la gestion de la communication auprès des populations est devenue cruciale pour le lobby. "Il faut gérer deux crises en même temps, qui peuvent amener parfois à des réponses contradictoires à apporter à l'une et à l'autre, expliquait en 2012 le préfet. Il faut peser clairement le pour et le contre, lorsque l'on décide par exemple de confiner la population ou de procéder à son évacuation."  Aveu de taille : " l'exercice a révélé que des procédures bien huilées ne le sont plus, que les habitudes ne sont pas adaptées", expliquait, en son temps le maire de Vinon en précisant : "la sirène de Cadarache n'est pas audible partout."

Pourtant dans un rapport publié le 3 janvier, l'ASN n'hésitait pas à affirmer qu'il existe un niveau de sûreté suffisant pour ne demander l'arrêt d'aucune des installations nucléaires mais... toutefois avouait elle aussi que " leur robustesse face aux situations extrêmes doit être améliorée". Depuis, à Cadarache, les évaluations sont en cours et les travaux préconisés dépassent la vingtaine de millions d'euros (au bas mot). Alors, on verra bien plus tard d'autant que sécuriser une installation nucléaire en cas de tremblement de terre c'est un peu comme faire une omelette sans casser les oeufs... (1)
 
__

* sur le site de Sismo-Azur, il est possible de suivre en temps réel les répliques du séisme de magnitude 5 ressenti lundi soir sur une carte.

(1) extrait du compte-rendu de l'exercice de crise "séisme" de 2012 : "Cela permet de... réaliser qu'en définitive, on est très vulnérables. Même si on est préparés, on se rend compte qu'une conjonction d'événements comme ce qui est arrivé à Fukushima peut nous mettre dedans", conclut le maire. Selon les bilans de fin de journée, l'incident aurait, d'après Thierry Winter du BRGM, causé sur toute la zone des dommages matériels sur plus de 3 500 bâtiments – dont 185 entièrement détruits – privant 10 300 personnes de logment, causant la mort de 99 personnes et blessant 700 habitants, dont 120 gravement. Aucun vent n'ayant balayé la zone, aucune répercussion radioactive n'a été enregistrée hors du centre de Cadarache. "C'est un peu comme avec Tchernobyl, ironise son maire, on imagine peut-être que le nuage (radioactif) s'arrête aux frontières des Bouches-du-Rhône !"

 

 

Source : coordination-antinucleaire-sudest.net

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 1 avril 2014 2 01 /04 /Avr /2014 22:33

 

Source : www.techniques-ingenieur.fr

 

Stockage de déchets nucléaires dans l'Ain: le Conseil d'Etat casse l'annulation du permis de construire 26 mars 2014

 Stockage de déchets nucléaires dans l'Ain: le Conseil d'Etat casse l'annulation du permis de construire

 

 

 

Le Conseil d'Etat a cassé un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon de juin 2012 qui annulait le permis de construire d'un site de stockage de déchets nucléaires à Saint-Vulbas (Ain), ont indiqué mercredi des avocats en charge du dossier.

Dans son arrêt rendu lundi, que l'AFP s'est procuré, le Conseil d'Etat a également condamné une société horticole, qui avait attaqué le permis de construire, à verser 2.000 euros à EDF.

L'affaire est donc renvoyée devant la cour administrative d'appel de Lyon.

EDF avait entamé à l'été 2010 les travaux d'un site de stockage sur le site nucléaire du Bugey, appelé Iceda (Installation de conditionnement et d'entreposage de déchets activés). Il devait permettre de stocker une partie des déchets issus des neuf réacteurs EDF en cours de démantèlement en France (Brennilis, Bugey-1, Saint-Laurent, Chinon, Creys-Malville).

Dans ce site unique en France devaient notamment être entreposés à partir de fin 2013-début 2014 les déchets nucléaires du réacteur n°1 du Bugey, implanté dans les années 1960 dans la commune de Saint-Vulbas et à l'arrêt depuis 1994.

Selon la nouvelle demande de permis de construire déposée en 2013, consultée par l'AFP, le site accueillera également des déchets (environ 1.500 tonnes) comparables à ceux produits par les réacteurs en exploitation, actuellement entreposés dans les piscines des centrales françaises.

L'installation occupera une surface au sol d'environ 8.300 m³ avec une durée prévisionnelle d'exploitation "limitée à 50 ans", pour accueillir en moyenne 10 convois de déchets par mois.

Le permis de construire initial d'Iceda avait été annulé par le tribunal administratif de Lyon le 13 décembre 2011, décision confirmée en appel le 11 juin 2012. Il avait été attaqué par une société horticole voisine, Roozen, qui redoutait la présence "d'une poubelle nucléaire située juste en face de son exploitation".

Contacté par l'AFP, l'avocat d'EDF, Me Olivier Coutard, a estimé qu'avec cette décision, "l'espoir change de camp", ne voyant pas comment un juge d'appel pourrait ne pas suivre cet arrêt.

Le Conseil d'Etat a considéré que l'installation d'Iceda était "liée et nécessaire à l'activité du centre nucléaire du Bugey", et que le juge administratif d'appel avait commis une erreur de droit dans l'interprétation du Plan local d'urbanisme et de l'utilisation du sol par rapport à l'activité de la centrale nucléaire.

Dans un autre arrêt rendu lundi, le Conseil d'Etat a rejeté une requête du canton et de la ville de Genève, voisine de l'Ain, qui demandaient d'annuler le décret autorisant EDF à créer Iceda.

Le Conseil d'Etat a jugé irrecevable la demande helvète, estimant que les collectivités requérantes étaient trop éloignées du site, a expliqué Me François Pinet, avocat de la ville et du canton de Genève.

"Les collectivités requérantes sont situées à une soixantaine de kilomètres du site d'implantation de l'installation litigieuse et en amont sur le Rhône", ce qui ne peut être regardé "comme justifiant d'un intérêt direct et certain (...) pour demander l'annulation du décret", ont souligné les Sages.

 

« Tous droits de reproduction et de représentation réservés. © 2014 Agence France-Presse. »

 

Source : www.techniques-ingenieur.fr

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 16:51

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Répression

Les militants de Greenpeace plus dangereux que le nucléaire ?

par Simon Gouin 26 mars 2014

 

 

 

Expulsés du territoire pour trouble à l’ordre public : c’est le sort réservé aux 47 militants européens de Greenpeace, qui ont pénétré, mardi 18 mars, sur le site de la centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace. Six ressortissants australiens, israéliens et turcs ont, en plus de leur expulsion, été interdits de séjour en France pendant une durée de deux ans. Trouble grave et réel à l’ordre public, justifie l’administration, qui a délivré ces arrêtés portant obligation de quitter le territoire français (OQTF). Une décision rarissime selon Alexandre Faro, avocat de l’ONG : « Il faut que la personne représente une menace extrême, comme un terroriste », explique-t-il au journal Le Monde. Une mesure appliquée en 1998, lors de la Coupe du monde de football, où des hooligans anglais avaient été interdits de séjour sur le territoire français.

 

Fessenheim fermée en 2016 ?

Une menace extrême, les militants de Greenpeace ? Les activistes sont rentrés sur le site de Fessenheim pour dénoncer la vétusté de la centrale. Et rappeler à François Hollande son engagement pris pendant sa campagne électorale, de fermer la plus veille centrale nucléaire en activité sur le sol français avant 2016. Les militants ont déployé une banderole de 400 mètres carrés sur le couvercle d’une cuve d’un réacteur, sur laquelle on pouvait lire : « Stop risking Europ ». Arrêtés et placés en garde à vue, ils seront jugés le quatre septembre prochain, au tribunal de Colmar.

Ce n’est pas la première fois que l’organisation écologiste pénètre dans une centrale nucléaire pour dénoncer les risques que ces installations font peser (lire ce témoignage). Mais ses militants, souvent d’origine étrangère, n’ont jamais été expulsés du territoire ni interdits de séjour. Plus largement, ces mesures n’auraient pas été appliquées, jusqu’à maintenant, contre un ressortissant de l’Union européenne, pour des actes à vocation d’alerte militante, indique Claire Rodier, juriste au Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), au journal Le Monde. « Il n’est pas sûr que le fondement tienne la route devant la justice européenne », ajoute-t-elle. La Cour de justice européenne serait « plus exigeante que le droit français pour qualifier un acte de trouble à l’ordre public justifiant une mesure d’expulsion ».

La mesure, qui vise à décourager d’autres militants, atteindra-t-elle son objectif ? Selon Jean-François Julliard, président de Greenpeace France, ces décisions n’empêcheront pas Greenpeace de continuer ses actions, grâce à l’appui de plus en plus de militants européens. « Le risque, ce n’est pas nous, c’est le nucléaire. »

A lire sur Basta ! :
- Après la chasse aux communistes, les Etats-Unis se lancent dans la traque aux écologistes
- Tarnac, une affaire d’Etat
- Ces apprentis James Bond qui espionnent la gauche et les écologistes
- Des organisations environnementales aussi dangereuses qu’Al-Qaida ?

 

 


Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : www.bastamag.net

 


 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 20:11

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

En images 18/03/2014 à 09h08

Coucou François Hollande, c’est Greenpeace en direct de Fessenheim

Clément Guillou | Journaliste Rue89

 

 

Une soixantaine de militants européens de Greenpeace ont pénétré selon l’ONG mardi matin dans la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace) – la plus vieille de France – à deux jours d’un sommet européen sur l’énergie.

Près du dôme du réacteur n°1 de la centrale, ils ont déployé une banderole à l’intention de François Hollande : « Stop risking Europe » (« Cessez de mettre l’Europe en danger »).


A la centrale de Fessenheim, 18 mars 2014 (Bente Stachowske/Greenpeace)

Le nom de code de l’opération : « Fermez-les #TheEnd ». Dans un communiqué, Greenpeace explique :

« Les réacteurs de la centrale de Fessenheim ont 37 ans. Fessenheim est située à proximité des frontières suisse et allemande, dans une zone exposée aux risques sismiques et d’inondation, et connaît de sérieux problème de sûreté. Plus de sept millions de personnes vivent à moins de 100 km et seraient affectées en cas d’accident majeur. »

En 2011, l’Autorité de sûreté nucléaire avait validé sa prolongation pour dix ans. Mais elle sera bien fermée fin 2016 selon la promesse électorale de François Hollande.

1,4 milliard d’euros par réacteur

Les autres vieilles centrales françaises ne connaîtront pas ce sort : en échange de la fermeture symbolique de Fessenheim, l’Elysée aurait accordé à EDF la prolongation de la durée de fonctionnement des dix-huit autres centrales françaises de 40 à 50 ans.

Selon Greenpeace, le coût de prolongation d’une centrale dans des conditions de sécurité identiques est de « 1,4 milliard d’euros » par réacteur.

Amusant : sur le site de Greenpeace, les militants se sont géolocalisés sur une carte pour former le symbole de la radioactivité.


Les militants de Greenpeace positionnés autour de la centrale de Fessenheim (Capture d’&eacute ; cran)

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 18:30

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Transparence ?

Fukushima : le double discours de l’autorité de sûreté nucléaire des Etats-Unis

par Sophie Chapelle 11 mars 2014

 

 

 

« Nous avons tous besoin de dire une prière. » Voilà la réponse donnée le 11 mars 2011 par un responsable de l’autorité de sûreté nucléaire des États-Unis (Nuclear Regulatory Commission, NRC), à l’un de ses collègues en quête d’informations sur la situation à Fukushima. Trois ans après la catastrophe nucléaire, la chaîne d’informations nord-américaine NBC vient de rendre publique des extraits d’emails de la NRC. La chaîne se les est procurés en s’appuyant sur le Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information) qui oblige les agences fédérales à transmettre leurs documents. Or, « ces emails révèlent clairement une tentative de dissimulation », pointe NBC News.

« Alors que nous en savons plus que ce qui est dit, tenons-nous en à cette histoire pour le moment », écrit ainsi Scott Burnell, un responsable de l’autorité nucléaire en charge des relations publiques et médias, cinq jours après la catastrophe. Comme le montrent les échanges de courriels au sein de l’agence, la NRC a décidé d’adopter un double discours : d’un côté « la réponse publique », de l’autre « l’information technique supplémentaire non publique », censée demeurer interne. Ainsi, à la question, « que se passe t-il s’il y a fusion du cœur du réacteur de l’usine ? », l’agence du gouvernement avait prévu deux réponses, l’une officielle, l’autre officieuse et beaucoup plus inquiétante :

Réponse publique : En résumé, les centrales nucléaires aux États-Unis sont conçues pour être sûres. Pour éviter le rejet de matières radioactives, il existe de multiples barrières entre les matières radioactives et l'environnement, dont le revêtement du combustible, la cuve en acier lourd du réacteur lui-même et son enceinte de confinement, généralement renforcée par une structure armée de béton et d'acier de plusieurs mètres d'épaisseur.

Information supplémentaire, non technique, non publique : Le noyau fondu peut fondre à travers le fond de la cuve et s'écouler sur le sol de confinement en béton. Le noyau peut faire fondre le revêtement de confinement et libérer des matières radioactives dans l'environnement.

 

Nucléaire : pas de risque zéro

Ces échanges sont également empreints d’un certain cynisme. A l’instar de l’ancien Secrétaire américain à l’Energie, Steven Chu, qui intervient sur CNN le 20 mars 2011, mais qui hésite sur une question concernant la capacité de résistance des centrales nucléaires américaines face à un tremblement de terre d’une magnitude de 9 sur l’échelle de Richter. Le porte-parole de la Commission de réglementation nucléaire des Etats-Unis donnera ensuite, en interne, son propre avis sur la manière dont Steven Chu aurait du répondre. « Il devrait juste dire "Oui, elles peuvent résister", écrit-il. Ne pas s’en faire d’être incorrect quand il n’y a pas lieu de l’être. Désolé si j’ai l’air cynique. »

Suite à ces révélations, le directeur de la NRC a assuré que la Commission « s’efforce d’être aussi ouverte et transparente que possible, en fournissant de l’information précise au public dans un contexte approprié. (…) Les emails choisis reflètent davantage l’extrême stress de notre équipe à un moment où il fallait assurer l’exactitude dans un contexte où les informations en provenance du Japon étaient rares, voir inexistantes. » Pour l’écrivain Susan Stranahan, auteure de Fukushima : The Story of a Nuclear Disaster, « trois ans après Fukushima Daiichi, la NRC et l’industrie nucléaire continuent de répéter un mantra familier : la probabilité d’un accident grave est si faible qu’il n’est pas nécessaire de le planifier. C’est ce que les Japonais disaient, eux aussi ».

 

Des États-Unis à l’Europe : vétusté et dangerosité du parc nucléaire

34 ans, c’est l’âge médian d’un réacteur aux États-Unis. La plus vieille centrale américaine, Ginna, est située près de Rochester (New York) et a été autorisée en 1969. Fait moins connu, cette centrale est possédée à 50 % par le groupe EDF ! Or, les autorités américaines ont accordé à cette centrale une licence de 60 ans, c’est à dire jusqu’en 2029… Mais les Américains ne sont pas les seuls à être entourés de vieux réacteurs. Celle de Fessenheim, en Alsace, vient de souffler sa 36ème chandelle. Greenpeace dénonce la vétusté et la dangerosité d’un parc de 151 réacteurs en fonctionnement en Europe, dont « 66 ont plus de 30 ans et 7 ont été mis en service il y a plus de quarante ans ».

L’ONG réclame que les réacteurs dont la durée d’exploitation a dépassé la durée de vie initiale soient immédiatement mis à l’arrêt. Quelques 240 militants de l’ONG environnementale ont mené simultanément, le 5 mars, des actions contre les centrales nucléaires du Bugey et de Gravelines (France), de Thiange (Belgique), de Beznau (Suisse), de Garona (Espagne), de Borssele (Pays-Bas) et d’Oskarshamn (Suède). En fermant « symboliquement » la centrale française du Bugey, l’organisation demande à ce que le texte de la future loi sur la transition énergétique inscrive la limite de quarante ans comme durée de fonctionnement maximale pour l’ensemble des réacteurs.

Voir notre dossier : le risque nucléaire

 


Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs pour poursuivre son travail, faites un don.

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 22:37

 

Source : www.reporterre.net

 

Au Japon, le lobby nucléariste veut banaliser Fukushima

Corinne Morel Darleux

lundi 10 mars 2014

 

 

 

Retour du nucléaire, oubli des politiques d’économies d’énergie, banalisation du mal radioactif : tout se met en place au Japon, avec le soutien des grands médias et du gouvernement français, pour refermer le drame de Fukushima. Alors qu’une nouvelle politique énergétique serait plus que jamais nécessaire. Analyse après un voyage sur place.


- Japon, carnet de route

Début 2012, le Premier Ministre Yoshihiko Noda assurait : « Le Japon est en train de mettre en place un nouveau modèle énergétique. Il deviendra un exemple ». Le Japon avait mis à l’arrêt ses réacteurs, provoquant de drastiques économies d’électricité. Arrêt des escalators et de certains éclairages publics, sous-vêtements thermiques, arrêt des heures supplémentaires et plans de rotation dans les entreprises. La bifurcation semblait possible. Las, début 2014 à Tokyo, à rebours de toute sobriété énergétique c’est au contraire à nouveau le règne des écrans géants, de la sonorisation en pleine rue, des néons et du zéro isolation. Dans tout le Japon le chauffage est assuré par des poêles à kérosène et des climatiseurs réversibles chaud-froid au rendement énergétique douteux. Durant la grande tempête de neige à Tokyo, j’ai même retrouvé des flocons jusque dans ma chambre.

Face aux courants d’air de nombreux bâtiments non isolés, les Japonais ont pris le parti de se chauffer eux plutôt que la pièce dans laquelle ils se trouvent. Je me suis ainsi vu offrir très naturellement de petites chaufferettes chimiques de poche à la caisse d’un café, j’ai dormi sous des couettes électriques et me suis réfugiée frigorifiée sous des tables basses chauffantes (kotatsu). Mais quand on pense à l’énergie grise, celle consommée pour fabriquer tous ces objets et les alimenter, on peut douter que ces palliatifs soient la panacée en matière d’efficacité énergétique.

De même, du côté de la production et des énergies renouvelables les efforts semblent fragiles. En zone contaminée de Fukushima on croise bien de surréalistes compteurs Geiger solaires, des coopératives photovoltaïques et des projets d’installation de panneaux solaires dans la zone rouge inhabitée. Mais ces initiatives locales sans politique nationale ambitieuse et volontariste de réduction de la consommation paraissent bien dérisoires, et dans l’ensemble on se sent bien loin du tournant de type Negawatt espéré.

Il faut dire que la volonté gouvernementale semble s’être volatilisée. Il est loin le temps où le gouverneur de Tokyo accusait l’éclairage des distributeurs de « consommer la production de plusieurs réacteurs nucléaires ». Pendant mon séjour un nouveau gouverneur pro-nucléaire a été élu à Tokyo, dans une relative indifférence et avec une abstention de 5 3%. Malgré les sondages indiquant que 70 % des Japonais sont favorables à l’abandon du nucléaire, trois ans après Fukushima, on peut craindre que la mobilisation ne s’essouffle.

Il existe pourtant des forces de résistance, comme j’en ai rencontré à l’université Meiji Gakuin autour du thème de l’écosocialisme ou au rally antinucléaire qui rassemble chaque semaine des parlementaires et citoyens engagés devant la Diète, le Parlement japonais. Ainsi à Tokyo, le candidat antinucléaire Kenji Utsunomiya, soutenu par le Parti communiste japonais et des mouvements verts et citoyens, est arrivé deuxième aux élections.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 9 mars 2014 7 09 /03 /Mars /2014 20:30

 

Source : www.europe1.fr

 

Dans la rue pour ne pas oublier Fukushima

Par Gabriel Vedrenne avec agences

Publié le 9 mars 2014 à 16h59 Mis à jour le 9 mars 2014 à 16h59

 

Dans la rue pour ne pas oublier Fukushima
Videos

© FRANCE BLEU ALSACE / TWITTER

NUCLÉAIRE - Au moins 3.500 personnes ont manifesté à Fessenheim, mais aussi au Japon, pour les 3 ans de la catastrophe.

L’info. Leur revendication est limpide : la "fermeture immédiate" de la centrale de Fessenheim et, à plus long terme, la fin du recours à l’énergie nucléaire. Français, Suisses ou Allemands, près de 3.500 personnes ont manifesté dimanche en Alsace sur les ponts du Rhin à l’occasion du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima au Japon.

Une manifestation transfrontalière riche en actions pacifiques et symboliques, principalement sur les huit ponts traversés par le cortège : un "die in" sur le pont de l'Europe à Strasbourg, des chaînes humaines reliant les deux rives, des lâchers de ballons, des prises de parole et une minute de silence en mémoire des victimes de Fukushima.

 

Dans la rue pour ne pas oublier Fukushima

© SORTIR DU NUCLEAIRE / TWITTER

"Un accident peut arriver n'importe quand". Les antinucléaires réclament donc la fermeture des centrales les plus vieilles et avant tout celle de Fessenheim, puisque celle-ci est située sur une faille sismique. Le gouvernement s'est d’ailleurs engagé à fermer la centrale alsacienne en 2016.

Mais André Hatz, porte-parole de l'association Stop Fessenheim et membre du réseau Sortir du nucléaire, reste méfiant : "on est en train de nous mener en bateau, un accident peut arriver n'importe quand". Un discours que n’a pu que confirmer un manifestant un peu particulier : le Japonais Naoto Matsumura, surnommé "le dernier homme de Fukushima" et qui effectue actuellement un séjour en Europe pour avertir des risques nucléaires.

 

La vie d'un Français à Fukushima

© Reuters

"Il faut dire haut et fort qu'il faut arrêter le nucléaire, il faut se battre", avait ajouté celui qui vit en ermite avec des animaux près de la ville japonaise désertée de Tomioka, située dans le périmètre interdit d'un rayon de 20 km autour de la centrale de Fukushima.

Les Japonais aussi dans la rue. Ses compatriotes se sont d’ailleurs mobilisés à l’autre bout du globe : des dizaines de milliers de personnes ont défilé dimanche à Tokyo l'approche du troisième anniversaire de la catastrophe de Fukushima, le pire sinistre nucléaire depuis celui de Tchernobyl. La catastrophe a fait 15.884 morts et 2.636 disparus, sans oublier des fuites radioactives toujours pas colmatées.

 

Dans la rue pour ne pas oublier Fukushima

© REUTERS

Les manifestants nippons ont notamment dénoncé l’impunité de l'industrie nucléaire et le souhait du Premier ministre Shinzo Abe de relancer les centrales de l’archipel, arrêtées par précaution après l'accident de Fukushima. Il juge cette énergie indispensable à un archipel dépourvu de ressources naturelles. Ses détracteurs répliquent que le Japon doit miser sur les énergies renouvelables et les technologies à faible consommation d'énergie.

 

 

Source : www.europe1.fr

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 8 mars 2014 6 08 /03 /Mars /2014 20:59

 

Source : www.mediapart.fr

Nucléaire : la loi devrait garantir l’arrêt de la centrale de Fessenheim

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Malgré les doutes émis en coulisse par des ministres importants du gouvernement, la fermeture de la centrale de Fessenheim semble acquise dans la loi de transition énergétique. Une manifestation pour en demander l’arrêt immédiat se tient dimanche 9 mars, trois ans après la catastrophe de Fukushima.

Le projet de loi sur la transition énergétique, attendu en juin devant le conseil des ministres, devrait garantir l’arrêt définitif de la centrale nucléaire de Fessenheim, la plus ancienne du parc français. L’arbitrage est acté, de source gouvernementale proche du dossier. Il passe par une mesure décisive : le plafonnement de la puissance nucléaire installée à son niveau actuel, c’est-à-dire environ 63 300 mégawatts (MW). Selon cette nouvelle règle, si les deux réacteurs de Fessenheim (d’une puissance de 900 MW chacun) ne fermaient pas, l’EPR actuellement en construction à Flamanville (1 600 MW) ne pourrait pas démarrer. Comme l’arrêt de ce réacteur de nouvelle génération n’est pas au programme de l’exécutif socialiste, le choix semble donc scellé. Même si le nom du site alsacien d’EDF ne figurera peut-être pas en toutes lettres dans le texte, par crainte d’un risque d’inconstitutionnalité. Sur ce point précis, une analyse juridique est toujours en cours entre services administratifs et ministères.

 

La centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace (Wikicommons). 
La centrale nucléaire de Fessenheim, en Alsace (Wikicommons).

Autre mesure phare intégrée au projet de loi : l’introduction d’une nouvelle procédure séparant la décision d’arrêt définitif d’une installation nucléaire, de la procédure de son démantèlement.

Aujourd’hui, l’exploitant peut à tout moment décider d’arrêter un réacteur, et même de vider son cœur. Ce sont des actes courants indispensables à la maintenance du parc. En revanche, il a besoin d’un arrêté de démantèlement pour démonter les équipements importants pour la sûreté et créer de nouveaux déchets, et ainsi mettre définitivement à l’arrêt l’installation. Problème : la procédure est très longue. Elle dure environ cinq ans, selon les estimations de l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN). Et elle n’incite pas les exploitants à préparer les opérations de démantèlement. D’où l’idée, portée par l’ASN, de distinguer les deux actes : le constat de l’arrêt définitif d’abord, la préparation et la mise en œuvre du démantèlement ensuite.

L’ASN souhaite limiter la procédure de lancement du démantèlement à quelques années, afin de le mettre en œuvre le plus rapidement possible, en présence des personnels qui ont exploité le réacteur. Aujourd’hui, elle estime qu’il faut environ deux ans à un exploitant pour monter un dossier de demande de décret de démantèlement, et environ 3 ans à l'ASN et à l'IRSN pour expertiser ce dossier et conduire la procédure (enquête publique, notamment). « Ces délais sont liés à des activités très concrètes, importantes et assez complexes. Dans le cadre des procédures actuellement prévues par les textes, il nous semble difficile qu'ils puissent être significativement raccourcis », explique Sophie Mourlon, directrice générale adjointe de l’ASN. Le démantèlement en lui-même devrait courir sur plusieurs dizaines d’années.

 

Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN, auditionné à l'Assemblée nationale, le 13 février 2014. 
Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN, auditionné à l'Assemblée nationale, le 13 février 2014.

« Cette idée n’a absolument rien à voir avec Fessenheim, même s’il y a eu des doutes dans la communication, nous le regrettons », a déclaré Pierre-Franck Chevet, le président de l’autorité, devant la commission parlementaire sur les coûts du nucléaire, le 13 février dernier (voir ici). Il n’empêche qu’elle tombe à point pour tenter de tenir le délai fixé par François Hollande : fermer Fessenheim d’ici fin 2016. Si la loi est votée en l’état, l’arrêté d’arrêt définitif pourrait en théorie être publié assez rapidement, une fois surmonté l’obstacle de la définition des critères de fermeture – ainsi que des probables recours qui seront déposés devant le Conseil d’État.

Dernier élément de réforme, lui aussi prévu dans le projet de loi : redonner à l’État le pouvoir de fermer une installation nucléaire, prérogative aujourd’hui exclusive de l’ASN et d’EDF (voir ici notre article à ce sujet)Si la loi est votée avec ces dispositions, un calendrier contraignant devrait peser sur EDF. 

Mais EDF a-t-il démarré ses études d’ingénierie pour le démantèlement de la centrale de Fessenheim ? Il semble que oui, mais à un rythme très tranquille. « EDF a peu anticipé sur la fermeture », remarque Jean-Michel Malerba, délégué interministériel à la fermeture de la centrale. Henri Proglio, PDG du groupe, l’a reçu. Peu enthousiasmée par cette perspective de fermeture, l’entreprise appliquera la loi si elle est votée. Le prédécesseur du délégué dirige aujourd’hui le cabinet du ministre de l’écologie et de l’énergie, Philippe Martin. 

« Cette estimation n'est pas du tout la nôtre »

Pourtant, des ministres ne se privent pas pour déclarer aux journalistes, en off, que la centrale de Fessenheim ne fermera pas. Premier argument avancé : le coût supposé de l’arrêt des deux réacteurs. Près de 4, 5, 8 milliards d’euros : des sommes importantes sont citées, jamais officiellement reprises par EDF. Elles portent sur le manque à gagner pour l’exploitant, par rapport à une durée théorique d’utilisation de 50 ou 60 ans – options non validées par l’ASN. « Aucun document ne justifie ces estimations », considère Denis Baupin, député écologiste et co-rapporteur de la mission sur les coûts du nucléaire, actuellement en cours de travaux. Une séance d’audition doit porter sur les conditions de fermeture des réacteurs. Quelle indemnisation l’Etat versera-t-il à EDF (c’est-à-dire, à 85 %, à lui-même) ? Objet de discussion entre EDF, le ministère du budget et la direction générale de l’énergie et du climat, ce chiffrage devrait être rendu public en même temps que la présentation du projet de loi. Le montant de 4 milliards, repris par plusieurs ministres, « n’est pas du tout le nôtre », explique d’ores et déjà une source gouvernementale proche du dossier. 


Age des réacteurs nucléaires dans le monde, en 2009 (©Y. Marignac). 
Age des réacteurs nucléaires dans le monde, en 2009 (©Y. Marignac).

Deuxième épine dans les chaussures ministérielles, l’impact sur l’emploi. Près de 2 200 emplois directs, indirects et induits seraient touchés sur la zone de Colmar et de Mulhouse, dont 850 agents EDF que le groupe doit reclasser, selon une étude du cabinet Syndex pour le comité central d’entreprise de l’électricien. Cela ne représente que 1 % de l’emploi de la zone selon le rapport, mais plus de la moitié de la communauté de commune de Fessenheim (2 300 habitants). L’Insee doit à son tour publier une étude sur le sujet. Son estimation serait un peu plus basse, entre 1 700 et 2 000 emplois impactés. 

De son côté, la porte-parole de la fédération mines-énergie de la CGT, majoritaire chez EDF, Marie-Claire Cailletaud, se dit certaine que la centrale alsacienne ne fermera pas pendant la mandature. L’organisation a déposé un recours contre la nomination de Malerba. Elle conteste « que le gouvernement puisse fermer un outil industriel qui fonctionne ».

L’ASN a imposé à EDF d’importants travaux sur les deux réacteurs de Fessenheim, lors du réexamen de sûreté décennal (pour l’autoriser à voguer vers ses 40 ans), dont le coût est estimé entre 100 et 200 millions d’euros. Ils ont notamment porté sur le renforcement du radier en béton, sorte de plancher, situé sous la cuve des réacteurs. Il doit récupérer le cœur fondu, le « corium », en cas d’accident gravissime et de fusion du réacteur. Sauf qu’en réalité, les travaux réalisés ne permettront pas de bloquer la bombe radioactive, mais seulement d’en retarder la chute dans le sol : trois jours, au lieu de moins de 24 heures avant travaux. « Ce n’est pas un récupérateur de corium avec toutes la garanties qui s’y rattachent », a expliqué Pierre-Franck Chevet, de l’ASN, devant les parlementaires en février. Il considère néanmoins que la sûreté de l’installation est assurée jusqu’en 2019 et 2021, dates des prochaines visites décennales.

Or la plus grande nappe phréatique d’Europe se trouve sous la centrale : la nappe rhénane, près de 80 milliards de mètre cube d’eau entre Bâle et Mayence, qui assure 80 % des besoins en eau potable et plus de la moitié de ceux de l’industrie de la région. Qu’adviendrait-il en cas d’accident grave ?  

Une manifestation pour « un avenir sans nucléaire » doit se tenir dimanche 9 mars dans la vallée du Rhin supérieur, trois ans après la catastrophe de Fukushima. Des ponts devraient être bloqués, puis un rassemblement est prévu autour de la centrale de Fessenheim. Des militants sont attendus depuis l’Allemagne et la Suisse, preuve de la résonnance internationale du dossier de la fermeture de la centrale alsacienne.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 23:23

 

Source : www.sortirdunucleaire.org

 

Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe

 

 

Action "Tous sur les ponts du Rhin !"

Alsace

9 mars 2014

Sur les ponts du Rhin en Alsace.

Main dans la main,
pour un avenir sans nucléaire,
pour l’avenir de notre planète et pour l’avenir de nos enfants

A l’occasion du 3ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en mémoire à ses victimes, et pour que pareille catastrophe n’arrive pas à Fessenheim, nous nous rassemblerons en exigeant sa fermeture immédiate et la sortie du nucléaire.

Lieux de rendez-vous et contacts :

Strasbourg : pont de l’Europe

  • 13h45 : Rassemblement (poste douane)
  • 14h : Manifestation sur le pont de l’Europe, prise de parole, die-in
  • 14h30 : Musique et buvette au Jardin des deux rives

Contact : sOhn@free.fr ou gl.strasbourg@greenpeace.fr ou stthn@free.fr

Illkirch-Graffenstaden : pont Pflimlin

  • 13h : Rassemblement festif au parking
  • 13h30 : Déplacement au pont
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine et le lâché de ballons
  • 14h30 : Minute de silence pour Fukushima
  • 15h : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Gerstheim : pont du Rhin

  • 13h : Rassemblement festif au parking et prises de parole
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine et le lâché de ballons
  • 14h30 : Minute de silence pour Fukushima
  • 15h : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Marckolsheim : pont du Rhin

  • 13h : Rassemblement festif au parking de l’ancien passage de douane, côté français
  • 13h45 : Déplacement au pont
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine, lâché de ballons et minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : csfr-jj.rettig@sfr.fr

Vogelgrun : pont du Rhin

  • 11h : Apéro-concert (sur le parking des anciennes douanes)
  • 13h30 : Tous sur le pont pour la chaîne humaine
  • 14h : Minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : stopfessenheim@yahoo.fr

Fessenheim : Grand Canal d’Alsace

  • 14h : Rassemblement sur le pont devant la centrale hydraulique et minute de silence pour Fukushima
  • 15h30 : Convergence depuis le parking à l’intersection de la D52 et de la « Maison des énergies », puis départ groupé en cortège jusqu’à la centrale nucléaire.

Contact : csfr68@gmail.com

Huningue : Passerelle des Trois Pays

  • 13h : Musique, prises de parole, tractages…
  • 13h30 : Constitution d’une chaîne humaine
  • 14h : Rassemblement festif sur le pont et minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Des départs groupés en bus sont prévus de Paris pour se rendre à la manifestation. Consulter l’onglet "départs groupés".

 

 

Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

 

« 50 jours d’actions », c’est parti !

Partout en France, du 8 mars au 26 avril, entre les dates marquant le début des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à l’organisation de 50 jours d’actions antinucléaires.

Alors que se jouent actuellement des décisions qui engageront l’avenir énergétique de la France pour les prochaines décennies, l’heure est à la mobilisation !

50 jours pour informer, sensibiliser et dénoncer les risques !

Dès ce week-end, des actions d’ampleur sont organisées.

De nombreux autres événements sont également organisés aux quatre coins de la France. Retrouvez les mobilisations déjà prévues.

Il n’y a pas d’action programmée près de chez vous ? Consultez nos idées pour agir près de chez vous, seul-e ou à plusieurs !


Liste des actions



Alsace

9 mars 2014 : Action "Tous sur les ponts du Rhin !"

Sur les ponts du Rhin en Alsace.

Auvergne

8 mars 2014 : Action ronds-points

De 10h à 12h et de 14h à 16h au rond-point de la Verrerie et rond point des Iles à Montluçon

15 mars 2014 : Action pour recruter des liquidateurs volontaires

A Aurillac toute la journée.
Rendez-vous devant le marché à 10h.

Bourgogne

11 mars 2014 : Soirée ciné-débat

19h30 au Cinéma l’AXEL 67 rue Gloriette Chalon-sur-Saône

Bretagne

8 mars 2014 : Lecture musicale illustrée en direct "Femmes de Plogoff"

20h30 Salle de l’Odyssée à Dol de Bretagne (35)

9 mars 2014 : Nukleel ? Nann trugarez ! Plogoff 1980

17h au Cinéma le Bretagne, Saint-Renan (29).

20 avril 2014 : "Hiroshima - Fukushima - Tchernobyl"- Nukleel Er maez ! 3ème édition

11h-19h Le Faou (Finistère)

23 avril 2014 : Conférence-débat par Enfants de Tchernobyl Belarus

20h30 à la Mezzanine des Ursulines à Lannion (22).

Centre

8 mars 2014 : Action rond-point

A partir de 14h30 jusqu’à 16h, à Port-Boulet (37) sur le rond-point près de la sortie de l’autoroute Angers-Tours, sortie Port-Boulet. Rdv sur le parc auto du péage.

11 mars 2014 : Action rond-point

De 16h30 à 18h30 au rond-point de Fontenay (dans le Cher, entre Sancerre et St Satur).

15 mars 2014 : Rassemblement

14h devant la permanence du député PS Jean-Patrick Gille au 17 rue Nationale à Tours.

5 avril 2014 : Caravane-cycliste

Rdv à Dampierre-en-Burly (45) à 9h devant la centrale et à Gien (45) à 10h30 pour se rendre à Belleville-sur-Loire (18).

12 avril 2014 : Festival et manifestation "FuKuChinon"

Samedi 12 avril 11:00-23:00 à Chinon (37)

Champagne-Ardenne

8 mars 2014 : Rasssemblement

Rdv à 11h place de la mairie de Chaumont (52).

Haute-Normandie

12 avril 2014 : Rouen - Bus pour se rendre à la manifestation de Chinon

Au départ de Sotteville lés Rouen (76) à 7h.

Ile-de-France

9 mars 2014 : Paris - Bus pour se rendre à l’action sur les ponts du Rhin

Au départ de Paris, place de la Nation, à 6h15 du matin.

12 mars 2014 : Débat critique sur le nucléaire

A la Librairie Quilombo / CICP, 23 rue Voltaire 75011 Paris, à partir de 19h45.

21 mars 2014 : Film-débat

20h30 Cinéma Utopia Place de la Mairie - Saint Ouen l’Aumône (Val d’Oise)

Languedoc-Roussillon

8 mars 2014 : Stand d’information

10h à 14h sur l’Esplanade de Montpellier, près de l’Office du tourisme.

8 mars 2014 : Concert et repas partagé

A partir de 13h place du four de la ville 34120 Pézenas

Limousin

9 mars 2014 : Manifestation et projection de film

14h au Pont St Martial à Limoges (87).

Lorraine

11 mars 2014 : Rassemblement

14h à la colonne de Merten à Metz (57).

21 mars 2014 : Soirée-débat sur santé et nucléaire

20h30 au centre Léo Lagrange rue Salvador Allende à Epinal (88).

Midi-Pyrénées

8 mars 2014 : Action rond-point

Au rond-point de la ville de Golfech à 9h45.

Pays de la Loire

4 avril 2014 : Action rond-point

Au rond-point des "ours", route de Sablé à La Flèche (72) de 17h à 19h.

12 avril 2014 : Nantes - Bus pour se rendre à la manifestation de Chinon

Au départ de Nantes (44).

Poitou-Charentes

15 mars 2014 : Déambulation

De 15h30 à 17h dans le centre-ville de Poitiers (86).

Provence-Alpes-Côte dAzur

8 mars 2014 : Diffusion de tracts

Rdv samedi 8 mars à 10h devant le café culture, rue Paul Lendrin, Toulon (83).

9 mars 2014 : Action tractage "Dire NON au nucléaire"

11h-12h Place de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence.

16 mars 2014 : Rencontre avec l’auteure Ryoko Sekigushi

15h à l’équitable café : 54, cours Julien 13006 Marseille.

11 avril 2014 : Action tractage "Dire NON au nucléaire"

11h-12h Place de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence.

26 avril 2014 : Chaîne humaine

Rendez-vous à 15h devant la préfecture maritime de Toulon, la chaîne traversera le centre ville pour se terminer place du mûrier.

Rhône-Alpes

8 mars 2014 : Rassemblement

10h devant la mairie d’Oullins (69).

8 mars 2014 : Grande action ronds-points autour de Bugey pour dire non au nucleaire

Entre 10h et 16h
Lyon/Bourg-en-Bresse/Ambérieu/Bourgoin/Chambéry...

9 mars 2014 : Valence - Bus pour se rendre à l’action sur les ponts du Rhin

Attention : ce bus a dû être annulé par manque d’inscriptions.

11 mars 2014 : Action rond-point

Rdv à 17h30 place Porte neuve à Valence (26)

16 mars 2014 : Pique-nique banderole au-dessus de l’autoroute

Rdv à 11h devant la mairie de Saint Marcellin (38160) avec un tee-shirt jaune, pour la photo et ensuite co-voiturage vers le pont de Saint Sauveur.

29 mars 2014 : Tchernobyl - Fukushima : plus jamais ça

De 9h à 22h à Valence (26).

Evénement national

21 mars 2014 : Rencontre interactive "Fukushima 3 ans"

Sur internet, le 21/03/2014 à 21h00.

Hors de France

8 mars 2014 : Rassemblement pour une commémoration silencieuse

14h30 au rond-point de Perl B407 (rond-point des trois Pays), à la frontière allemande.

12 mars 2014 : Exposition-Conférence-Débat sur Fukushima

A Lausanne, Genève, Bienne et Bulle du 12 au 17 mars.

En savoir plus

 


Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

        

  A partir du 12 Oct 2013

                     RV

    chaque mercredi à 18h

          et samedi à 13h 

toujours devant la maison carrée

         

               Rejoignez-nous  !


  Th-o indign-(1)

55

9b22

Calendrier

Avril 2014
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30        
<< < > >>

Images Aléatoires

Partager

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés