Nucléaire

Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 18:26

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Nucléaire : la Belgique arrête un troisième réacteur et perd la moitié de sa production

Le Monde.fr avec AFP | 14.08.2014 à 16h37

 
 

 

La centrale de Doel, en Belgique

 

Un troisième réacteur nucléaire a été arrêté en Belgique en raison d'une fuite d'huile, a annoncé jeudi 13 août le groupe belge Electrabel (GDF Suez), qui gère les sept réacteurs du royaume. Il ne sera pas disponible avant la fin de l'année.

Le réacteur n° 4 de la centrale nucléaire de Doel, près d'Anvers, a été arrêté le 5 août. Le groupe a apporté des précisions dans un communiqué :

« Les premiers résultats disponibles indiquent des dégâts importants au niveau de la turbine de haute pression. Sur la base de cette analyse partielle, il apparaît que l'unité Doel 4 ne sera certainement pas disponible avant le 31 décembre 2014. »

Deux autres réacteurs, le numéro 3 de la centrale de Doel et le numéro 2 de la centrale de Tihange, près de Liège, sont arrêtés depuis le 25 mars. Ils avaient déjà été stoppés pendant un an, de juin 2012 à juin 2013, après la découverte de milliers de microfissures dans leurs cuves. Leur redémarrage n'est pas prévu avant l'automne.

 

INQUIÉTUDES POUR CET HIVER

La Belgique a perdu à ce jour 3 000 mégawatts, sur une capacité totale de 5 700 mégawatts de ses deux centrales. Le gouvernement ne sait pas sur quelle capacité il pourra compter à l'entrée dans l'hiver. Le nucléaire fournit 55 % de l'électricité consommée en Belgique.

La Belgique a programmé une sortie progressive du nucléaire avec une mise à l'arrêt définitive de ses sept réacteurs entre 2015 et 2025, au moment où ils auront 40 ans. Ce plan a dû être aménagé car les réacteurs les plus récents ont été les premiers à montrer des signes de défaillance, obligeant à prolonger la durée de vie des plus anciens.

Lire aussi (édition abonnés) : En Belgique, la sortie du nucléaire se lézarde

 

 

Source : www.lemonde.fr

 


 

 

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Mardi 12 août 2014 2 12 /08 /Août /2014 23:24

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Nucléaire : nouvelle déconvenue pour EDF en Grande-Bretagne

Le Monde.fr | 12.08.2014 à 07h46 • Mis à jour le 12.08.2014 à 14h00 | Par Eric Albert (Londres, correspondance)

 
 

 

Un arrêt de huit semaines a été décidé après une défaillance technique sur les chaudières des centrales de Heysham (photo) et de Hartlepool, en Grande-Bretagne.

 

EDF Energy, la filiale britannique de l'électricien français, a annoncé lundi 11 août la suspension soudaine de quatre réacteurs nucléaires dans le nord de l'Angleterre, représentant le quart de sa capacité de génération en Grande-Bretagne. Elle a pris cette décision inhabituelle après avoir détecté une défaillance technique dans l'une de ses chaudières.

 

Le problème a initialement été découvert l'an dernier dans sa centrale de Heysham, au nord-ouest de l'Angleterre. Une inspection de routine aux ultrasons a révélé un « résultat inattendu » dans l'une des huit chaudières du réacteur. Celui-ci a repris du service au début de l'année, à puissance réduite, mais EDF Energy a décidé de mener de plus amples tests. Débutés en juin, ceux-ci ont « confirmé la présence d'un défaut ».

 

 MESURE DE PRÉCAUTION

L'entreprise n'a détecté aucun problème similaire sur ses autres centrales, mais l'anomalie est suffisamment inquiétante pour qu'elle choisisse de mettre à l'arrêt les quatre réacteurs qui sont du même design, deux à Heysham et deux à Hartlepool (nord-est de l'Angleterre). La suspension est prévue pour une période estimée à huit semaines, le temps d'approfondir l'enquête.

Le défaut concerne le support central de la chaudière (« boiler spine »). Cette pièce soutient les différents tubes qui y sont installés. EDF Energy assure que la sécurité de ses centrales n'est pas mise en cause, et que leur arrêt temporaire est une mesure de précaution.

Pour l'entreprise, cette décision va avoir d'importantes conséquences financières. Pour le deuxième semestre, elle a revu à la baisse sa production maximale d'électricité de presque 9 %, à 30,1 Térawattheures.

 

 DÉCONVENUES EN SÉRIE POUR EDF

Ce problème vient s'ajouter à la longue liste de difficultés depuis l'acquisition en 2008 par EDF du parc nucléaire britannique, qui produit 20 % de l'électricité du pays. A l'époque, l'électricien français avait deux objectifs. Le premier était de bénéficier de terrains permettant de construire de nouvelles centrales, de type EPR (comme celle de Flamanville). Après bien des délais et une forte augmentation des coûts, un accord a été signé l'an dernier avec le gouvernement britannique et des investisseurs chinois en vue d'investir dans deux premiers réacteurs. L'entreprise est désormais en attente du feu vert de la commission européenne, qui doit décider si le soutien apportée par le gouvernement britannique dans ce projet constitue ou non une aide d'Etat.

Les explications : Nucléaire : les cinq leçons du contrat qu'EDF va signer au Royaume-Uni

Le second objectif était d'améliorer l'exploitation des quinze réacteurs existants, pour la plupart vieillissants. De ce point de vue, EDF Energy a multiplié les déconvenues. Une fuite dans le circuit de refroidissement à Dungeness, et des problèmes à Heysham et Sizewell avaient fait de 2010 une année noire. Depuis, les progrès étaient enfin au rendez-vous. L'année dernière a été la meilleure depuis huit ans en terme de production.

 

ETENDRE LA DURÉE DE VIE DES CENTRALES

EDF travaille aussi à l'extension de la durée de vie des centrales. Actuellement, Heysham et Hartlepool, les deux suspendues ce lundi, doivent être fermées en 2019, mais EDF espère obtenir cinq années de plus. Ensuite, quatre réacteurs doivent arriver en fin d'opération en 2023, l'année où la nouvelle centrale EPR doit en principe entrer en service. Cela éviterait une chute trop brutale des revenus. Restera enfin les deux derniers réacteurs : l'un qui devrait pouvoir être étendu de dix ans, pour le mener à 2028, et l'autre prévu pour 2035.

Eric Albert (Londres, correspondance)
Journaliste au Monde

 

 

Source : www.lemonde.fr

 


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Samedi 26 juillet 2014 6 26 /07 /Juil /2014 22:54

 

www.desobeir.net

 

Cher(e)s ami(e)s,
 
Le collectif des "Indignés de l’arme nucléaire" appelle à un campement citoyen devant le Ministère de la Défense à Paris le 6 août 2014 à 11h.
Pour mettre en place cette action, une formation à l'action directe non-violente gratuite est organisée le 5 août à partir de 10h.
Si cette action vous intéresse, et que vous souhaitez participer à la formation, merci de prendre contact avec Rémi: remi at desobeir.net
 
Site internet de l’événement: http://www.indignes-arme-nucleaire.fr
 
Il s’agit d’un acte fort pour demander l’abandon de l’arme nucléaire par la France, et par tous les autres Etats détenteurs de l’arme nucléaire, en souvenir des victimes des bombardements de Nagasaki et Hiroshima les 6 et 9 août 1945, et de toutes les victimes de l’arme nucléaire civiles ou militaires.
 
 
Chaleureusement,


www.desobeir.net


www.indignes-arme-nucleaire.fr

 

 


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Dimanche 20 juillet 2014 7 20 /07 /Juil /2014 22:36

 

www.chainehumaine.fr

 

 

 

Appel à toutes et à tous!

 
        Nous vous invitons chaleureusement à vous joindre à nous afin d'organiser une chaîne humaine dans la vallée du Rhône de Tricastin par Marcoule jusqu'à Cadarache, afin qu'elle rencontre le même enthousiasme et le succès que celle organisée dans la vallée du Rhône le 11 mars 2012. 

Les chaînes préparatoires (voir pièce jointe) pour l'arrêt du nucléaire :

Dimanche 27 juillet 2014

Avignon (84)

14h - Place de l’Horloge

Samedi 20 septembre 2014

Valence (26)

14h - Place du Champ de Mars

Samedi 29 novembre 2014

Aix en Provence (13)

14h - Cours Mirabeau

- Samedi 31 janvier 2015

Marseille (13)

14h - Quai des Belges (Vieux Port)

 
Nous lançons un appel à tous les groupes et toutes les organisations pour organiser ensemble la grande chaîne humaine le 14 mars 2015.

Nous demandons à tous les citoyens pour faire échec aux subventions de la commission Européenne pour construire de nouvelles centrales en France et en Angleterre. Nous voulons la fermeture de la centrales de Tricastin ! Nous demandons l'arrêt du projet Superphénix à Marcoule et stop au projet ITER à Cadarache. Les 16 milliards d’euros destinés à ce projet seront utiles pour la création d4emploies dans les énergies renouvelables.
 
La vallée du Rhône est au cœur de l’Europe, elle est en mesure d’accueillir tous les citoyens anti-nucléaires de cette Europe afin que cette action ait un impact important sur la suite des projets criminels de construction de centrales nucléaires et l’arrêt des existantes.
 
Notre détermination et l’union de tous les groupes et organisations pour la transition énergétique et pour un avenir sans nucléaire sont les seules conditions du succès de la chaîne humaine du 14 mars 2015.
 
Contactez nous pour l’organisation de la chaîne humaine de mars 2015.
vous trouverez plus d’informations sur notre site www.chainehumaine.fr
Vous pouvez demander des tracts et aussi les imprimer
 

Rejoignez nous ! chaque main compte

 


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Vendredi 20 juin 2014 5 20 /06 /Juin /2014 23:32

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Loi de transition énergétique : l’Etat satisfait EDF et le nucléaire

Hervé Kempf (Reporterre)

jeudi 19 juin 2014

 

 

 

 

La ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, a présenté mercredi 19 juin les grandes lignes du projet de transition énergétique - mais pas le texte lui-même. Reporterre le publie ce jour. Derrière les mots creux de la ministre, une réalité émerge : EDF reste maître, pour l’essentiel de la politique énergétique du pays.


C’est avec plaisir que Reporterre vous offre le texte du Projet de loi de programmation pour la transition énérgétique. Il a été présenté mercredi 19 juin au gouvernement et le sera au Conseil économique, social et environnemental :

- Texte du projet de loi à télécharger :

PDF - 1.3 Molien

Il a aussi été présenté à la presse par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, mais seulement sous la forme d’un dossier de presse. Les parlementaires eux-mêmes n’ont pas le texte. Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale, s’en est étonné dans un communiqué : « Une conférence de presse ne peut remplacer un projet de loi. Le président de la commission du développement durable attend donc avec impatience le dépôt sur le bureau de l’Assemblée nationale de ce texte ».

Reporterre est heureux d’offrir à la représentation nationale le texte du projet.

On peut regrouper les mesures qu’il préconise en quatre volets : l’annonce de grands objectifs énergétiques, les mesures d’économies d’énergie, la position du nucléaire, les énergies renouvelables

Les grands objectifs

- Réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 % en 2030 par rapport à 2020 ;
- diminuer de 30 % notre consommation d’énergies fossiles en 2030 ;
- ramener la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % en 2025 ;
- porter en 2030 la part des énergies renouvelables à 40 % de l’électricité produite ;
- diviser par deux la consommation finale d’énergie d’ici 2050.

Etrangement, ces objectifs paraissent en retrait de la loi sur l’énergie de… 2005, qui fixait comme objectif la diminuttion de « 3 % par an en moyenne les émissions de gaz à effet de serre de la France » et « une division par quatre ou cinq de ces émissions pour les pays développés ».

De surcroit, Mme Royal a refusé de répondre à la question posée par Reporterre sur l’évolution de la consommation d’électricité, prétendant qu’il s’agissait d’une querelle de chiffres. On verra qu’il n’en est rien, et que cet enjeu est crucial.

Les économies d’énergie

Ce point est mis en avant avec force, et plusieurs dispositifs sont prévus pour « accélerer la rénovation thermique des logements » :
- allègement fiscal de 30 % pour les travaux de rénovation énergétiques engagés d’ici fin 2015 ;
- relance de l’éco-prêt à taux zéro ;
- mécanisme de « tiers financeur » pour faire l’avance du coût des travaux aux particuliers.

Mais si ces dispositions paraissent un pas dans le bon sens, elles sont insuffisantes. Les professionnels de la Coalition France pour l’efficacité énergétique ne cachaient pas, au téléphone, leur surprise devant le texte du projet de loi, qualifié de « catastrophique pour l’efficacité énergétique ». Les motifs de mécontentement émanent de diverses dispositions techniques dispersées dans le texte, et par lesquelles les professionnels se sentent oubliés.

Deux préoccupations émergent :
- le projet met l’accent sur la rénovation des logements, alors que les possibilités d’économies dans le tertiaire, qui seraient très importantes et moins coûteuses, sont oubliées ;
- il donne la main sur l’accès au réseau à ERDF, la filiale d’EDF, alors que le coût en est jugé exagéré (générant des recettes indues pour EDF) et que les conditions de son fonctionnement font l’objet d’un vif contentieux, encore marqué par une décision récente de la Cour administrative d’appel de Nancy.

En résumé, les professionnels de l’économie d’énergie jugent que le texte donne beaucoup trop de pouvoir à EDF tant dans le contrôle des réseaux (et des prix) qu’en aval dans la mise en oeuvre des mesures. Dans un courriel dont Reporterre a pu avoir connaissance, ils soulignent que cette situation comporte le risque de « la disparition sur le sol national d’un outil industriel ».

Par ailleurs, le projet de loi contient une disposition étonnante dans son article 8 : la possibilité de sanctionner les personnes qui refuseraient le compteur électrique Linky, promu par EDF - un compteur jugé dangereux pour son atteinte potentielle à la liberté, et dont l’efficacité pour économiser l’énergie est loin d’être prouvée.

L’énergie nucléaire

Mme Royal refusait de répondre à la question sur la consommation d’électricité pour une bonne raison : dans l’esprit des nucléaristes et de leurs alliés au gouvernement, on pourrait avoir une baisse de la consommation globale d’énergie et une part plus importante des renouvelables sans baisser la valeur absolue du parc nucléaire - dont on annonce qu’il restera « plafonné » à 62 gigawatts, soit à sa valeur actuelle. La condition pour permettre ce maintien du parc est l’augmentation de la consommation d’électricité.

Et celle-ci est fortement soutenue par le texte de Mme Royal, qui promeut la voiture électrique par nombre de dispositions extraordinaires - alors que les transports en commun sont absents du texte.

L’Etat n’a pas non plus voulu reprendre la main sur les décisions d’EDF, dont il détient pourtant 84 % des actions. Pour assurer la baisse de la part du nucléaire dans la production d’électricité (qui n’induit pas mécaniquement, donc, la diminution du parc nucléaire), on passera par un système compliqué de Programmation pluriannuelle de l’énergie, qu’EDF devra respecter, notamment parce que le représentant de l’Etat au conseil d’administration y aura un droit de veto (comme si, avec 84 % des parts, il ne l’avait pas déjà !). Ce système satisfait les députés EELV Denis Baupin et Ronan Dantec, comme ils l’ont indiqué à la presse mercredi après-midi, mais pas Michèle Rivasi, députée Verte au Parlement européen, qui écrit dans un communiqué que « le projet de loi actuel ne peut satisfaire les écologistes sur le nucléaire »....

 

*Suite de l'article sur .reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Vendredi 20 juin 2014 5 20 /06 /Juin /2014 23:09

 

 

Source : www.reporterre.net


 

Le stupéfiant coup de force du gouvernement pour imposer l’enfouissement des déchets nucléaires

Barnabé Binctin (Reporterre)

vendredi 20 juin 2014

 

 

 

Le gouvernement a inséré dans la loi de transition énergétique un article permettant d’accélérer l’enfouissement des déchets nucléaires. Cette mesure foule aux pieds les conclusions du débat public et les engagements de Mme Royal. Ecologistes et associations s’insurgent contre cette violation de la démocratie.

DERNIERE HEURE - En fin d’après-midi de ce vendredi, sept heures après la parution de notre enquête, l’article 35 a été retiré par la ministre de l’Ecologie du texte du projet de loi.


Dernière Heure : 18 h10 - Selon un communiqué de Denis Baupin, "Le Ministère de l’écologie a décidé LE RETRAIT DE L’ARTICLE 35 du projet de loi sur la Transition Energétique, QUI ENTÉRINAIT LE PROJET D’ENFOUISSEMENT DESCHETS RADIOACTIFS EN GRANDE PROFONDEUR."


Hier, Reporterre publiait le texte de projet de loi dont les grandes lignes - mais pas le texte lui-même - avaient été présentées à la presse mercredi par la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal.

Mais dans la nuit de mercredi à jeudi... ce texte a été modifié. Le gouvernement y a introduit deux nouveaux articles visant à accélérer la mise en oeuvre du Centre industriel de stockage géologique pour les déchets nucléaires, CIGEO, à Bure (Meuse). Comment, par qui et dans quel objectif ? Reporterre a mené l’enquête.

La chronologie du coup de force

Mercredi 18 juin, 17 h 35. Journalistes, politiques et experts intéressés par les questions de l’énergie bruissent de la présentation, quelques heures plus tôt, du projet de loi par Ségolène Royal. On cherche à comprendre comment sera réduite la part du nucléaire à 50 %, on évoque le mutisme de la ministre concernant la baisse de consommation d’électricité, on s’interroge sur l’avenir de Fessenheim, non mentionné…

Au même moment, le CESE (Conseil, économique, social et environnemental) s’adresse aux membres des commissions Environnement et Economie, qui doivent auditionner la ministre, jeudi matin. Dans un courriel que Reporterre a consulté, l’assemblée consultative fait parvenir trois fichiers, dont un document intitulé « exposé des motifs » qui résume sur 30 pages chaque article de la loi.

- A télécharger : "Exposé des motifs au CESE" :

PDF - 369.8 kolien

Celui-ci présente un nouvel article, n° 34, qui « habilite le Gouvernement à transposer la directive n°2011/70 du Conseil du 19 juillet 2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible usé et des déchets radioactifs ».

21h50. Le directeur général de la DGEC (Direction générale de l’énergie et du climat, une direction du ministère de l’Ecologie) écrit un courriel – que Reporterre a également consulté - aux membres du CNTE (Conseil national de la transition écologique). Y sont joints « les documents servant de support à la consultation », à savoir l’exposé des motifs et le projet de texte de loi.

Un autre article y apparaît ! Le nouvel article 35 « fait évoluer l’encadrement législatif du projet CIGEO de stockage géologique en couche profonde » comme le présente ce nouvel exposé des motifs :

- A télécharger : "Exposé des motifs", 21h50 :

PDF - 368 kolien

Premier constat : les membres du CESE qui ont auditionné Ségolène Royal n’ont pas eu connaissance de la version finale du projet de loi, qui intègre désormais CIGEO. Singulière consultation, où l’on cache aux conseillers un point essentiel du texte !

Deuxième constat : Entre la présentation à 13 h 00 en conférence de presse, la communication du CESE et le dernier courriel en soirée du ministère, la loi a donc été retouchée et enrichie de dispositions concernant CIGEO.

Ségolène Royal, menteuse ou soumise


- La ministre lors de sa conférence de presse du 18 juin -

La ministre s’était pourtant engagée auprès des associations environnementales à ce que le sujet des déchets nucléaires ne figure pas dans la loi. C’était il y a une semaine exactement. Le vendredi 13 juin, Ségolène Royal invitait à dîner les membres du collège des ONG du CNTE. A cette occasion, le président des Amis de la Terre interroge la ministre sur la présence, ou non, du projet CIGEO dans la loi à venir. « Elle a été très catégorique sur le sujet, en certifiant que CIGEO n’y figurerait pas. Elle nous a dit, mot pour mot : ’S’ils veulent faire le projet, ils le feront, mais ils ne le feront pas dans MA loi’’ », raconte Florent Compain à Reporterre.

Comment expliquer un tel revirement ? Selon lui, la ministre ne mentait pas, « elle avait l’air sincère ». D’où la question posée par le responsable associatif : « Qui a ainsi le pouvoir de modifier le texte après une conférence de presse aussi attendue ? »

A la sortie de son audition au CESE, Reporterre est parvenu à intercepter Ségolène Royal avant qu’elle ne s’engouffre dans sa voiture aux vitres teintées. Sa gêne est palpable, elle évite les questions que nous lui posons :

"Reporterre – Mme Royal, avez-vous introduit des articles concernant CIGEO dans le projet de loi ?

Ségolène Royal – Euh il doit y avoir quelque chose sur la réversibilité.

Reporterre – Est-il vrai que deux articles, 34 et 35, ont été introduits hier soir dans la loi ?

Ségolène Royal – Je ne sais pas, je ne sais pas. Attendez…"

Elle est interceptée par une autre journaliste. On revient à la charge :

"Reporterre – Mme la ministre, quelle est votre position sur CIGEO ?

Ségolène Royal – Je ne sais pas, vous verrez, il y a le débat à l’Assemblée. La loi n’est pas encore partie, elle va revenir en Conseil des ministres après le Conseil d’Etat.

Reporterre – Vous confirmez la présence de deux articles dans la dernière version ?

Ségolène Royal – Pour l’instant, c’est en discussion."

Deux conseillers de la ministre la suivent. Ils acceptent de répondre à nos questions. Et confirment la présence de ces deux articles sur les déchets nucléaires dans la dernière version du projet de loi. Pourquoi alors avoir assuré le contraire, quelques jours plus tôt, aux associations ? « D’autres arbitrages ont été faits ». A Matignon, à l’Elysée ? On évoque en creux le chef de l’Etat....

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Jeudi 12 juin 2014 4 12 /06 /Juin /2014 19:52

 

Source : www.reporterre.net

 

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

Le nucléaire coûte de plus en plus cher, selon la Commission d’enquête parlementaire

Barnabé Binctin (Reporterre)

mercredi 11 juin 2014

 

 

La Commission d’enquête parlementaire sur les coûts de la filière nucléaire a rendu ses travaux hier. Conclusion : largement sous-évalué, le coût du nucléaire augmente alors que celui du démantèlement ou du stockage ne sont pas connus.


Créée en décembre 2013 à la demande du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, la Commission d’enquête sur les coûts de la filière nucléaire (1) a remis mardi 10 juin ses conclusions au président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

- Le voici en téléchargement :

PDF - 3 Mo

C’est pour l’heure, mercredi après-midi, une exclusivité Reporterre, puisque l’Assemblée nationale ne l’a pas encore édité sur son site

Après six mois d’enquête qui auront permis d’entendre cent-dix interlocuteurs et de visiter les centrales de Fessenheim et Tricastin, le chantier de l’EPR de Flamanville ou encore l’usine de retraitement de La Hague, c’est un rapport riche de plus de deux cents pages et de seize recommandations que le président de la Commission d’enquête, le député PS François Brottes, et le rapporteur, le député EELV Denis Baupin, ont présenté.


- Au micro, François Brottes, à sa droite Claude Bartolone et Denis Baupin. -

« La commission d’enquête n’a pas pour rôle de prendre position ’pour’ ou ’contre’ le nucléaire », selon le premier, mais bien « d’aider à la transparence et à la décision des responsables politiques » pour le second. Leurs présentations respectives révèlent cependant des analyses très différentes.

François Brottes pointe du doigt trois enseignements principaux : la sécurité de l’approvisionnement en uranium - « Nous sommes loin de la pénurie : les réserves d’uranium sont abondantes et diversifiées à l’échelle du globe » - ; le poids des « coûts cachés » du nucléaire ; et un prix à la production, aujourd’hui évalué à 62 euros le mégawatt/heure, qui met « l’énergie nucléaire en tête de liste des coûts de production de l’électricité les plus intéressants en France ».

Denis Baupin, de son côté, insiste sur l’évolution à la hausse des coûts de production du nucléaire : « Une augmentation de 21 % en trois ans, selon la Cour des Comptes, c’est beaucoup ». Une tendance à la hausse qui devrait se poursuivre, alors même que ces évaluations ne prennent pas en compte « l’explosion du coût de l’EPR ».


- Le déatil du coût du "grand carénage" selon EDF (2) -

Des frais de maintenance très lourds

Le député fustige l’absence de maintenance du parc nucléaire entre les années 1970 et 2000, qui met désormais ce même parc face à des besoins d’investissement très importants – c’est le « mur d’investissement » – pour compenser le retard pris sur les travaux de maintenance, mais aussi intégrer les mesures complémentaires issues des ECS (Evaluations complémentaires de sûreté, entreprises suite à Fukushima) et renforcer la sûreté des installations sur les sites nucléaires.

La Cour des Comptes a évalué le montant de tous ces investissements : cent dix milliards d’euros. Et Denis Baupin de préciser que ce chiffre ne prend pas en compte une prolongation au-delà des quarante ans de durée de fonctionnement des réacteurs : « Si on décide de prolonger, alors il faudra intégrer d’autres investissements, de l’ordre de cinquante millions d’euros par an, par réacteur. Vous pouvez calculer le coût global des investissements que représente la poursuite en l’état du parc nucléaire français… ».

Tous les chiffres ne sont pas, par ailleurs, connus. L’enquête a fait jaillir la difficulté d’accès à l’information sur certains points. « L’ASN ne se prononce pas sur les coûts des mesures qu’elle préconise », explique Denis Baupin, qui en appelle sur ce point à la création d’une structure d’expertise indépendante permettant à l’Etat de planifier ces choix d’investissement au vu des enjeux de sûreté.

Gestion des déchets radioactifs : le flou comptable...

 

 

*Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Lundi 2 juin 2014 1 02 /06 /Juin /2014 18:35

 

*Source : www.mediapart.fr

 

Nucléaire : accident dans le seul centre de stockage profond de déchets aux Etats-Unis

|  Par La rédaction de Mediapart

 

 

Le seul centre de stockage géologique profond de déchets nucléaires aux Etats-Unis, près de Carlsbad, au Nouveau Mexique, connaît actuellement un grave accident toujours non élucidé.

Le seul centre de stockage géologique profond de déchets nucléaires aux Etats-Unis, près de Carlsbad, au Nouveau Mexique, connaît actuellement un grave accident toujours non élucidé. Tout commence en février dernier, lorsque un colis de rebuts se rompt et commence à se répandre. Des éléments radioactifs se mettent alors à fuir dans le dépôt souterrain mais aussi dans l’environnement, en surface. Cet accident grave a suscité le déclenchement d’une inspection qui vient de conclure que la situation était encore bien plus critique : au moins 368 colis de déchets risquent de subir la même réaction qui a causé la fuite.

L’usine pilote d’isolement de déchets (Waste Isolation Pilot Plant, WIPP) a été creusée à 655 mètres de profondeur, dans des couches de sel. Elle stocke des déchets nucléaires de faible et moyenne activité, d’origine militaire, notamment du plutonium et de l’americium. Les éléments potentiellement fuitards contiennent des nitrates et de la cellulose, qui ont pu causer la première explosion en février, même si les enquêteurs n’en sont pas encore sûrs. A ce stade, leurs soupçons se portent sur un coupable inattendu : de la litière bio. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les litières de chat sont utilisées depuis des décennies dans les laboratoires de radiochimie et sur les installations nucléaires pour stabiliser certains éléments radioactifs. Or, l’un des laboratoires fournissant le WIPP en colis de déchets, a récemment substitué de la cellulose bio à base de blé au produit à base d’argile habituellement utilisé.

Le WIPP est fermé depuis la découverte de l’accident en février. Il fait l’objet de fortes critiques sur son faible niveau de sûreté. 

La suite à lire sur le site de Nature

 

 

*Source : www.mediapart.fr

 

 

 

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Lundi 12 mai 2014 1 12 /05 /Mai /2014 20:22

Source : www.reporterre.net



Les députés offrent un cadeau ruineux à Renault et à Bolloré au détriment de l’environnement

Observatoire du nucléaire

samedi 10 mai 2014

 

 

 

Le 6 mai, une loi pour développer un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques a été adoptée à l’Assemblée Nationale. Accordant des cadeaux coûteux aux industriels de la voiture électrique et du nucléaire, elle est néfaste pour l’environnement.

 


 

L’Observatoire du nucléaire dénonce fermement l’adoption, en première lecture à l’Assemblée nationale mardi 6 mai, d’une loi écrite "sur-mesure" pour favoriser les industriels de la voiture électrique et du nucléaire. Cette loi prévoit un ensemble de mesures permettant de développer sur le territoire national un réseau de bornes de recharge pour voitures électriques.

L’Observatoire du nucléaire rappelle d’abord qu’il a contraint les principaux constructeurs à reconnaître que les voitures électriques sont polluantes et à retirer de leurs publicités les mentions "propre", "vert" ou "écologique" [1].

De même, le système mis en place par Bolloré à paris (autolib), Lyon (bluely) et Bordeaux (Bluecub) ne peut être prétendu "écologique" [2]. D’autant qu’une étude montre que ce système ne retire aucune voiture des centres-villes et, au contraire, attire à la voiture individuelle des usagers des transports publics.

Par ailleurs, une étude de l’Ademe montre que, même concernant les émissions de gaz à effet de serre, la voiture électrique n’est guère moins polluante que la voiture thermique, sauf en france où l’électricité est majoritairement nucléaire… ce qui occasionne alors des pollutions tout aussi dramatiques (déchets radioactifs, contaminations autour des mines d’uranium et des installations nucléaires, etc).

L’Observatoire du nucléaire dénonce les cadeaux faits aux industriels privés, à commencer par Renault et Bolloré

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes - Publié dans : Nucléaire
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