Informations diverses

Jeudi 17 avril 2014 4 17 /04 /Avr /2014 22:49

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Moins pire 17/04/2014 à 15h52

Mozilla Firefox aussi vendu que les autres ? 3 raisons de penser le contraire

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

 

Un matin, à Rue89, ma réd’ chef m’a lancé un défi : lui prouver que, contrairement à Google, Microsoft et consorts, Mozilla n’était pas du genre à fouiller dans nos données ou à nous surveiller. Voici ma réponse.

Un matin en conférence de rédaction, nous discutions du sort du patron de Mozilla, la fondation derrière le navigateur Firefox, poussé à la démission pour avoir soutenu une proposition de loi contre le mariage gay en Californie en 2008. Une position que ses employés ont jugé non conforme aux valeurs de Mozilla.

Ma rédactrice en chef a alors lâché :

« De toute manière, Mozilla ou les autres [Google, Microsoft, ndlr], ils sont tous pareils. »

Et moi de nier tout en bloc, une expression outrée figeant mon visage.


Un panda roux, symbole de Mozilla Firefox (NICOLAS ARMER/DPA/AFP)

C’est à ce moment là qu’elle m’a mis au défi de prouver que la fondation ne participait pas de ce système de surveillance généralisée.

                                                                                                                                                                                                                             1 Mozilla est indépendant

Même si sa survie dépend de Google

 

Pour commencer, Mozilla n’est pas une entreprise. La « Mozilla Foundation » est un organisme à but non lucratif, née en 2003 après la disparition de Netscape, premier navigateur internet grand public (taillé en pièces par Microsoft et son Internet Explorer).

La mission que Mozilla s’est donnée face aux pratiques du géant de Redmond : « Préserver le choix et l’innovation sur l’Internet. » Mozilla Foundation a donc créé « Mozilla Corporation », et plus tard « Mozilla Messaging ». Deux entreprises qu’elle détient à 100%, et qui sont chargées de développer, vendre et marketer les produits.

Les rentrées d’argent sont très minces ; pour compenser, Mozilla fonctionne grâce à des dons.

Mozilla « We’re building a better Internet » (en anglais)

La main invisible de Google

Les dons viennent de particuliers soutenant l’initiative, et – bien entendu –, d’entreprises. Je vous le donne en mille : Google est aux avant-postes des donateurs.

La firme de Mountain View a passé un accord en 2011 et s’est engagée à verser 300 millions de dollars (soit plus de 216 millions d’euros) annuels, pendant trois ans. Il y a une contrepartie : faire du moteur de recherche de Google le moteur par défaut du navigateur Firefox.

Libre à l’utilisateur d’en changer ensuite, mais on imagine l’avantage compétitif gagné face aux concurrents dans des pays comme l’Allemagne, où le navigateur au panda roux [non, ce n’est pas un renard mais bien une espèce de panda, information officielle après débat de plusieurs années] est numéro 1, avec plus d’un tiers du marché.

Pour autant, même si les royalties versées par Google représentent 90% du chiffre d’affaires de Mozilla, cela ne doit pas être interprété comme une prise de contrôle. (OK, on frise ici la mauvaise foi.)

Une dépendance relative

Goliath a tout à gagner à entretenir David :

  • le deal aurait pu être passé avec un concurrent (Microsoft et son moteur Bing, au hasard) ;
  • Firefox ne menace pas tant que ça l’hégémonie du navigateur maison Google Chrome ;
  • ce « partenariat » entretient une image de jeunesse, d’innovation et de proximité avec le petit univers des développeurs indépendants, à laquelle Google a toujours tenu.

Cette situation délicate n’est pourtant pas nécessairement éternelle, comme l’explique Philippe Scoffoni, cofondateur d’Open-Dsi, une entreprise de logiciels libres :

« Trouver un jour un autre modèle de financement reste la priorité pour Mozilla. Cela peut passer par exemple par le succès d’un Firefox OS sur smartphone, qu’ils développent actuellement, et des accords avec des constructeurs qui généreraient de nouvelles sources de revenus. »

                                                                                                                                                                                                                             2 Mozilla est votre ami

Même s’il s’est laissé intimider par le lobby de la pub

 

Dès le début, Mozilla a choisi le camp des internautes. Les dix points de son manifeste soulignent l’importance d’un Internet enrichissant, libre, ouvert, sûr et respectueux de la vie privée.

La fondation a aussi pris des engagements stricts en matière de respect de la vie privée. Par exemple, elle demande généralement l’accord pour accéder à vos données, les anonymisant lorsqu’elle le peut avant de les utiliser.

Une protection des données efficace

En somme, Firefox vous observe, au même titre que les autres navigateurs, mais toujours avec le souci de ne prendre que ce qui est nécessaire pour développer ses produits, et sans faire un usage commercial de ces données.

Philippe Scoffoni confirme :

« Utiliser Firefox, c’est une bonne base de départ pour être tranquille sur le pistage. Ce n’est pas le cas de Chrome, par exemple, qui vous trace dans votre activité, permet de vous identifier, et ajoute ces données à celles obtenues par Google, via les cookies et l’historique de recherche. »

A cela s’ajoute une myriade de modules développés souvent bénévolement pour aider les individus à effacer leurs traces (on peut citer ici Ghostery, Cryptocat, DoNotTrackMe, Disconnect, HTTPS EveryWhere, Self-Destructing Cookies...). Mozilla en a même développé un lui-même : Lightbeam.

L’outil identifie les « cookies tiers ». Un cookie est un petit fichier placé dans votre ordinateur par le site que vous visitez, et qui retient une information sur vous : mot de passe, identifiant, recherches, produits dans votre panier... Le cookie tiers, lui, est placé sur votre ordinateur lorsque vous visitez un site A, mais collecte des infos pour un site tiers B : c’est l’arme et l’outil de pistage des publicitaires par exemple.

Une hostilité marquée envers les cookies tiers

En 2013, Mozilla a fait une annonce fracassante : le réglage sur le navigateur permettant de bloquer ces cookies de manière assez efficace serait activé par défaut, à l’installation de Firefox.

Une démarche « opt-in », où l’internaute est supposé refuser par défaut, autoriser s’il le désire, s’opposant à la démarche très répandue du « opt-out », où l’internaute accepte les règles imposées par les entreprises, et peut y déroger en réglant ses paramètres par la suite.

Hélas, cette fonction est aujourd’hui encore dans les cartons.

Entre-temps, l’industrie est montée sur ses grands chevaux, qualifiant l’annonce de « frappe nucléaire » qui allait ruiner l’économie du Web et les emplois qui lui sont liés. L’intense lobbying des publicitaires a porté ses fruits et Mozilla a finalement cédé sur ce point, révélant à la fois la noblesse de ses intentions et les limites de son pouvoir.

Mais cette annonce et la multiplication des modules permettant de bloquer plus efficacement ces petits espions ont fait mouche : les géants du Net, Google en tête, réfléchissent déjà à « l’après-cookie tiers », envisageant par exemple d’attribuer une « identité publicitaire » à chaque internaute...

                                                                                                                                                                                                                             3 Mozilla est transparent

Sauf si les autorités américaines le lui demandent

 

Dernier avantage et pas des moindres : les produits de Mozilla sont des logiciels libres, « open source » en anglais. Le code de Firefox est ouvert : ceux qui ont les compétences nécessaires peuvent l’éditer, ou du moins vérifier ce qu’il fait. Chose impossible avec Chrome.

Puisqu’il est possible de repérer toutes les modifications du code des logiciels libres, la probabilité que des « backdoors » y soient insérées est faible.

Ces portes permettent à une entreprise ou des services de renseignement qui en connaissent l’existence de pénétrer votre machine sans laisser de traces, une discipline dans laquelle la NSA n’a pas son pareil.

Malgré les nombreux avantages du logiciel libre, Mozilla reste une entreprise américaine, répondant au droit américain :

« Nous respectons la loi chaque fois que nous recevons une requête sur vous d’un gouvernement ou liée à des poursuites judiciaires. Nous vous notifierons lorsqu’il nous est demandé de transmettre vos données personnelles, à moins qu’il nous soit légalement interdit de le faire. »

La mauvaise nouvelle, c’est que la loi américaine est très lâche à ce sujet, et que les services de renseignement sont très intéressés par ces informations. La bonne nouvelle, c’est que Mozilla récolte le moins possible de données sur vous.

Mozilla n’est pas parfait. Mais comme le résume bien Philippe Scoffoni, la fondation est « moins pire que les autres ».

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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Jeudi 10 avril 2014 4 10 /04 /Avr /2014 23:05

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

Hénin-Beaumont : Briois se paye les «cloportes» de la Ligue des droits de l'homme

Mardi 8 Avril 2014 à 16:40

 

 

Tout juste installé dans son fauteuil de maire, le FN Steeve Briois a pris une mesure jugée essentielle : couper les vivres à la section locale de la Ligue des droits de l'homme. Selon l'élu, il s'agit officiellement de faire le ménage dans les subventions municipales d'Hénin-Beaumont. Cela ressemble en fait à une froide vengeance contre « la ligue des cloportes », la LDH dans le jargon de Briois.

 

Steeve Briois et ses colistiers le jour de son intronisation à la mairie d'Hénin-Beaumont, dimanche 30 mars. Marine Le Pen, 34ème de liste, est venue poser pour la photo - Michel Spingler/AP/SIPA
Steeve Briois et ses colistiers le jour de son intronisation à la mairie d'Hénin-Beaumont, dimanche 30 mars. Marine Le Pen, 34ème de liste, est venue poser pour la photo - Michel Spingler/AP/SIPA
Dans la foulée de son élection au 1er tour des municipales, Steeve Briois avait prévenu les électeurs héninois : « priorité à la sécurité ». Quoi de plus naturel alors que de s’attaquer avant toute autre chose à cette dangereuse officine « gauchiste » qu’est la Ligue des droits de l’homme ? C’est chose faite ce mardi 8 avril : le maire d’Hénin-Beaumont a annoncé qu’il coupait le robinet. Fini la subvention de 300 euros. Bye bye le local prêté à la section d’Hénin - Carvin depuis une dizaine d’années, d'abord par Gérard Dalongeville puis par les municipalités successives. Steeve Briois a affirmé que sa décision était une mesure de justice et de bonne gestion« Depuis des années, la Ligue des droits de l’Homme bénéficiait de subventions municipales et d’un local municipal en toute illégalité », a-t-il affirmé. 
 

Si cette mesure intervient aussi rapidement, l’explication est d’abord à chercher dans le combat politique et idéologique auquel se livre le FN et la LDH à Hénin-Beaumont. En 2005, lorsque la Ligue s’installe dans cette commune de 25 000 habitants l’objectif avoué était de lutter « contre les thèses du Front national », comme l’explique le président de la section, Alain Pruvot. « Nous ne nous en sommes jamais cachés : aux élections, nous avons toujours choisi de prendre position en fonction de nos valeurs et de la lutte contre les discriminations de tout ordre. C’est ce que nous avons encore fait à la veille des élections municipales (la LDH a distribué un tract appelant à faire « barrage au FN », ndlr). Nous connaissions le risque que Briois l’emporte dès le premier tour », poursuit celui qui est aussi responsable de la Ligue au niveau fédéral.

 

Les locaux de la Ligue des droits de l'homme sont installés rue Pasteur, à quelques foulées de l'hôtel de ville.
Les locaux de la Ligue des droits de l'homme sont installés rue Pasteur, à quelques foulées de l'hôtel de ville.
Installé dans le fauteuil de maire, l'ancien mégrétiste, qui ne cache pas son hostilité à l’égard de la LDH, cette « association politisée et partisane », n’avait plus qu’à appuyer sur le bouton pour éjecter ce voisin gênant. « Nous ne sommes pas naïfs, nous savions qu’il nous avait dans le collimateur », souligne Pruvot. Et pour cause, en 2007 déjà, Steeve Briois, alors conseiller municipal d’opposition, n’y allait pas de main morte. « Depuis quelques années, un certain nombre de groupuscules avaient bombé le torse dans la presse pour annoncer qu’ils s’investissaient sur Hénin-Beaumont dans la lutte anti-FN »écrivait-il sur son blog, présentant la LDH, cette « coquille vide », comme « la ligue des cloportes ». Alain Pruvot, alors récemment nommé à la tête de la section d’Hénin-Carvin, était, lui, dépeint en « gauchiste notoire ».

Le lendemain de la victoire, le secrétaire général du FN devenu premier magistrat de la commune avait promis  : « Il n'y aura pas de gouvernance idéologique, mais une gouvernance pragmatique » à Hénin-BeaumontVoilà un bel aperçu de ce à quoi pourrait ressembler le pragmatisme bleu marine.

>>> Lire aussi : « Hénin-Beaumont: la méthodes Briois en images »

                                                                                                                                                                                                                    Source : www.marianne.net


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Mercredi 26 mars 2014 3 26 /03 /Mars /2014 14:49

 

 

Info reçue par mail de "Solidaires 30"

 

Salut camarades,

Ci dessous en lien le numéro 4 de la revue de Solidaires 30, Solidaritat :
Le sommaire est riche comme vous le verrez (64 pages), mêlant articles de lutte et de réflexion sans oublier la rubrique qui fait la renommée internationale de notre revue : Les recettes radicales
Une place importante est aussi consacrée à un dossier central sur l'autogestion. Dossier que nous poursuivrons dans le numéro suivant tant cette réalité relève pour nous d'une importance capitale en ces temps de doute et de perte de repère du syndicalisme tel que l'on le conçoit à savoir un syndicalisme de lutte de classe portant en soi un projet émancipateur. 
La vocation de notre revue étant une ouverture sur le mouvement social gardois et hexagonal, nous avons ouvert nos colonnes à des plumes extérieures (Jean Marc Rouillan, Charles Piaget, Bernard Vire (CGT Alès), Laurent Pinatel (Conf paysanne), Philippe Gasser (USP)). Nous profitons de cette occasion pour cette collaboration active et riche à notre revue comme nous remercions Bernard Noel, Christian Mahieux, Eric Fournier et Nicolas Norrito pour avoir répondu à nos questions. 
Nous remercions par la même occasion le dessinateur Mathieu Colloghan pour nous avoir autorisé à faire figurer plusieurs de ses excellents dessins. 
Nous remercions, enfin, Catherine, Lebrun, Christian Mahieux, Gérard Gourguechon de Solidaires national et la fédération SUD éducation  pour leurs articles. 
Comme vous le lirez, page 17,  notre revue comme toute revue militante pour vivre a besoin d'un soutien actif de la part de ses lecteurs et lectrices. Nous vous invitons donc à participer à son soutien en envoyant des chèques.
Nous sommes, en outre, demandeurs et demandeuses, de retour critique sur le contenu de notre revue. De même, si vous avez des idées d'articles, dessins ou illustrations, n'hésitez pas à nous contacter à notre mail : solidaritat@outlook.fr
Nous envoyons des versions de la revue sur demande. 
Dernière chose : détail important qui a du sens pour nous, la réalisation de notre revue (écriture des articles, corrections, maquettage) est réalisée par des militant-e-s sur la base du bénévolat. 
Bonne lecture.
Jérémie pour le Comité de rédaction de Solidaritat.


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Vendredi 21 mars 2014 5 21 /03 /Mars /2014 18:01

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Point Godwin bis 20/03/2014 à 22h37

Pense-bête pour Nicolas Sarkozy : voici ce qu’était la Stasi

Pascal Riché | Cofondateur Rue89

 

 


Maîtriser un adversaire, image trouvée dans les archives de la Stasi (Top Secret, par Simon Menner)

Nicolas Sarkozy donne rarement des leçons de libertés publiques, ce qu’on peut aisément comprendre. Pas besoin de réveiller le souvenirs des peines planchers, de l’extension de la rétention de sûreté, de la loi sur l’audiovisuel public, du fichier Edvige, des test ADN, de l’exploitation des fadettes de journalistes par la DCRI, de la chute de la France dans le classement de la liberté de la presse.

Dans le Figaro pourtant, non sans une certaine hardiesse, l’ex-Président s’est fendu d’un article véhément pour protester contre les écoutes judiciaires dont il a fait l’objet.

En soi, le débat sur l’abus des écoutes en France est légitime. On constate une dérive certaine, facilitée par les progrès technologiques. S’il faut une nouvelle loi pour mieux encadrer ces méthodes d’enquête, l’idée n’a jamais traversé l’esprit de Nicolas Sarkozy quand il était au pouvoir. Sous la droite, le nombre d’interceptions judiciaires a d’ailleurs explosé.

Les seules écoutes qui, depuis dix ans, ont scandalisé l’ancien Président de la République et ancien ministre de l’Intérieur, sont celles qui l’ont personnellement visé ces dernières semaines. Et pour les dénoncer dans le Figaro, il a recours à une comparaison bien surprenante de la part d’un ancien chef d’Etat normalement au fait de l’histoire contemporaine :

« Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France ».

De même qu’il existe un point Godwin (lorsque le débat se termine par une référence à Hitler), Sarkozy invente ici le point Stasi. Il faut rappeler quand même, pour rester sur terre, ce qu’était cette sinistre administration.

Ecoutes, filatures, décomposition, liquidations

La Stasi n’a rien à voir avec le travail des juges français. C’est le diminutif du ministère de la Sécurité d’État (Ministerium für Staatssicherheit, MfS), chargé de la police politique et de l’espionnage en Allemagne de l’Est.

Ce n’était pas un petit ministère : en 1989, lorsque le Mur était encore debout, elle comptait environ 266 000 agents, soit 1% de la population : 91 000 fonctionnaires et 175 000 informateurs. On a aussi estimé à 190 000 le nombre d’agents informels basés en RFA.


Le blason de la Stasi

La Stasi écoutait beaucoup : toutes les communications passant par satellites étaient contrôlées ainsi que 30 000 téléphones en Allemagne de l’Ouest.

La Stasi lisait aussi beaucoup. Elle disposait d’une pièce dans chaque bureau de poste du pays dans lesquelles des agents ouvraient les lettres et colis pour les inspecter.

La Stasi suivait. Elle filait des suspects dans la rue. Elle était inventive : elle avait même imaginé d’utiliser des isotopes radioactifs pour garder la trace de suspects, et les repérer grâce à des compteurs Geiger.

La Stasi emprisonnait  : entre sa création en 1950 et sa dissolution en 1989, la Stasi comptait dix-sept prisons, où l’on pouvait atterrir sans autre forme de procès.


Une prison de la Stasi (Wikimedia Commons/CC)

La Stasi « décomposait ». Ah, la décomposition, Zersetzung, ça c’est un truc que Nicolas Sarkozy n’a pas encore connu dans la France de François Hollande. C’est une technique extraordinaire inventée par la Stasi pour éviter de torturer, ce qui est trop voyant. Il s’agit de dissoudre psychologiquement les dissidents, les casser, leur tordre l’esprit. Les « éteindre » avant qu’ils ne nuisent. Cela passait par des actions anodines (vous rentrez chez vous, votre meuble a changé de place, votre réveil ne réveille plus, votre thé a changé de marque...) à des actions plus radicale (votre femme perd son emploi, votre fils rate ses études...)

Voici la définition que la Stasi en donnait dans son manuel :

« Décomposition. Méthode opérationnelle du Ministère de la sécurité d’État pour une lutte efficace contre les agissements subversifs, en particulier dans le traitement des opérations. Avec la décomposition, au travers de différentes activités politiques opérationnelles, on prend de l’influence sur les personnes hostiles et négatives, en particulier sur ce qu’il y a d’hostile et de négatif dans leurs dispositions et leurs convictions, de sorte qu’elles soient secouées et peu à peu changées, et le cas échéant que les contradictions ainsi que les différences entre les forces hostiles et négatives soient provoquées, exploitées ou renforcées.
Le but de la décomposition est la fragmentation, la paralysie, la désorganisation et l’isolement des forces hostiles et négatives, etc. »

La suite est ici, c’est assez long.

Une directive de 1976 donnait des exemples de techniques de décomposition :

« dégradation systématique de la réputation, de l’image et du prestige sur la base de données d’une part vraies, vérifiables et dégradantes, et d’autre part fausses, vraisemblables, irréfutables et toujours dégradantes ; organisation systématique d’échecs professionnels et sociaux pour démolir la confiance en soi de l’individu ; […] stimulation des doutes relatifs aux perspectives d’avenir ; stimulation de la méfiance et du soupçon mutuel au sein des groupes […] ; mise en place d’obstacles spatiaux et temporels rendant impossibles, ou du moins entravant les relations réciproques des membres d’un groupe […], par exemple par […] l’attribution de lieux de travail éloignés. »


Appareil photo espion utilisé par la Stasi (Roi Boshi/Wikipedia Commons/CC)

La Stasi terrorisait. Il a été découvert qu’elle finançait à l’Ouest la Fraction Armée Rouge, la bande à Baader.

La Stasi, enfin, liquidait. Les opposants potentiels, mais pas seulement. Sa direction avait même donné ordre de tirer sur les familles qui tentaient de passer à l’Ouest :

« N’hésitez pas à faire usage de votre arme à feu, pas même en cas de violation des frontières par des femmes et des enfants, souvent utilisés par les traitres ».

Voilà ce qu’était la Stasi. Maintenant, relisons la phrase de Nicolas Sarkozy, placé sous écoute, en France, dans le cadre d’une enquête judiciaire :

« Aujourd’hui encore, toute personne qui me téléphone doit savoir qu’elle sera écoutée. Vous lisez bien. Ce n’est pas un extrait du merveilleux film La Vie des autres sur l’Allemagne de l’Est et les activités de la Stasi. Il ne s’agit pas des agissements de tel dictateur dans le monde à l’endroit de ses opposants. Il s’agit de la France ».

A tout prendre, le « ces bâtards de Bordeaux ! » de son avocat Me Thierry Herzog, était plus digne.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

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Lundi 10 mars 2014 1 10 /03 /Mars /2014 22:29

 

 

 GRANDE FETE A UZES (30) LE DIMANCHE 16 MARS, QU'ON SE LE DISE......

Bonjour à toutes et à tous.
L'association "ensemble pour les autres" organise une fête de solidarité avec le camp d'humain venu de Roumanie et installé à Uzes depuis plus de deux ans, ce dimanche 16 mars de 12h à 17h30 (faute de lumière).
Nous aurions aimé, apprécier, voulu,... sans vouloir vous implorez que vous soyez de la fête et que vous participiez à votre façon à faire prendre conscience aux peuple d'ici et d'ailleurs, que le peuple Rome n'est pas synonyme de voleur de poules mais biens des gens humains comme nous tous(ou presque) et que s'ils ont choisi de fuir légitimement leur pays d'origine comme beaucoup de citoyens vivant en France, pour se donner une chance de vivre en paix et dans le respect , tout en s'intégrant et participant activement à la vie de la cité et non pas en vivant comme des parias dans l'indifférence et la peur.
Merci pour eux, Djamel.


C'est une grosse fête de solidarité en plein camp !
ZI DU MAS DE MEZE Ancienne briqueterie, prés de la foire fouille (route de Montaren, direction Ales au départ d’Uzes)

Le programme de la journée doit paraitre dans le midi libre et le républicain cette semaine:

10H atelier cuisine de « Gard Y Goût » gastronomie roumaine avec Mimi et Djamel
Henry le paysan boulanger fera atelier pain.

12h Repas Roumain (fait par la famille).
Buvette bio : Eau, jus, vin de grappe et d’O, Bière bio locale, café, thé,….

14H00 Concerts « Normalement Votre,  notre accordéoniste Rome Florain du camp d’Arles, la compagnie Beau Parleur (humoriste), des clowns & des surprises.
Toute la journée, expositions de photos de Fati et dessins d'Henry le boulanger.

L'ensemble des bénéfices sera reversé à la famille.
Qu’on se le dise, à dimanche.
Djamel pour « Ensemble pour les autres ».
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Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 15:33

 

 

 

Ce qui nous arrive sur la Toile 06/03/2014 à 12h38

Ce qui trahit le pouvoir, ce n’est pas la technologie, ce sont les gens

Xavier de La Porte | France Culture

 


Un homme utilisant un téléphone et un dictaphone, en 1940 (Sickles Peter/SUPERSTOCK/SIPA)

Depuis quelques mois que je tiens chronique ici, je vous ai parlé de machines, d’ordinateurs, de fermes de serveurs, d’amoncellement de données. Je vous ai parlé des robots qui menacent de nous remplacer dans un nombre croissant de nos activités – jusqu’à la conduite des voitures.

Je vous ai parlé des programmes qui collectent des données sur nos comportements en ligne, à la moindre de nos activités sur Intenet. Je vous ai parlé des systèmes de surveillance mis en place par les services de renseignements. De l’affaire Snowden aux Etats-Unis, les presque 150 programmes qui permettent à la NSA de surveiller les communications d’une bonne partie du monde – jusqu’au téléphone portable d’Angela Merkel.

Je vous ai décrit les gigantesques centres de données que les services américains ont dû construire dans le désert de l’Utah pour accueillir les données récoltées, des hangars remplis de serveurs qui tournent sans cesse. Tout ça coûtant des milliards de dollars, mobilisant un nombre considérable de gens, consommant une énergie inimaginable.

Je vous ai parlé des moyens dont disposent les services français pour surveiller les communications : les valises qui captent tous les échanges téléphoniques sur un périmètre de plusieurs dizaines de mètres, les programmes qui permettent d’utiliser Internet pour siphonner un disque dur à distance ou de prendre le contrôle d’un ordinateur ou d’une webcam à distance. Du fait, aussi, qu’il existerait peut-être un Prism à la française.

Je vous ai parlé des dangers que tout cela faisait peser sur notre vie, sur notre vie privée, du fait de notre dépendance croissante aux technologies. Depuis des mois, je vous parle d’algorithmes, de hacking, de manipulations techniques complexes, de câbles, de routeurs… Je vous parle d’un monde qui est de plus en plus un monde de machines, de programmes, de données. Puis vint l’affaire Buisson.

C’est l’histoire d’un type qui surgit

C’est l’histoire d’un type, conseiller d’un Président de la République, qui pendant des mois, enregistre des réunions à l’Elysée, des apartés dans les couloirs, des conversations dans les voitures. Un type qui fait tout ça avec un dictaphone…

Un type qui met un dictaphone dans sa poche et qui, le soir, charge tout ça dans le disque dur de son ordinateur. Et là, dans ce monde de cyber-espionnage, de cyber-contre-espionnage, de systèmes qui fonctionnent à l’échelle du monde, surgit l’être humain.

L’être humain dans toute sa petitesse, dans toute sa folie, dans ses mobiles les plus inextricables (pourra-t-on comprendre un jour pourquoi Patrick Buisson faisait-il cela ? Car c’est fou quand on y réfléchit, si le but était vraiment un verbatim des années Sarkozy comme le disent les amis de Buisson, quelques notes griffonnées chaque soir dans un carnet auraient suffi. Bref). Surgit l’être humain dans toute sa nudité technologique.

Du même coup, cette affaire Buisson nous invite à relire les grandes affaires d’espionnage qui ont marqué ces dernières années. Y aurait-il eu une affaire Snowden sans Snowden ? Sans ce jeune informaticien qui décide d’accumuler pendant des mois les preuves que les Etats-Unis ont mis en place un système de surveillance mondial ? Quelles sont pour ce jeune homme les raisons qui justifient de sacrifier sa vie et ses amours ?

Et le cablegate, ces centaines de milliers de câbles diplomatiques américains que Wikileaks a publiés fin 2010, aurait-on pu les lire sans Bradley Manning, qui croupit aujourd’hui dans une prison américaine ? Sans ce jeune soldat – devenu depuis Chelsea Manning – qui, avec des mobiles complexes et contradictoires, se met à copier sur un disque de Lady Gaga des centaines de milliers de documents classés ?

Les bruits des petites cuillères d’argent

Ce qui trahit le pouvoir, ce n’est pas la technologie, ce n’est jamais la technologie, ce qui trahit le pouvoir ce sont des gens. Et la trahison est d’autant plus grande – et d’autant moins technologique – que celui qui trahit est proche du pouvoir.

Et même, n’est-ce pas quand la proximité est la plus grande – une proximité a-technologique, low-tech – que la trahison est la plus cruelle ? Cruelle dans ce qu’elle dit de ce pouvoir ?

Rappelons-nous les enregistrements du maître d’hôtel de la maison Bettancourt.Car ces magnétophones ou ces dictaphones, glissés sous une table ou dans une poche, ils saisissent peut-être ce que ne saisissent pas des échanges de mail, ou même des échanges téléphoniques, qui sont captés par les systèmes de surveillance algorithmiques.

Ces objets de rien, ils saisissent les bruits de petites cuillères d’argent, ils saisissent le crissement des pas sur les graviers de l’Elysée, ils saisissent la petitesse dans les intonations, la cupidité dans le mouvement des phrases, la bassesse des manœuvres dans les silences, les soupirs ou les pouffements de rire étouffés. Bref, ils font littérature.

 

Publié initialement sur
France Culture lien
                                                                                                                                                                                  Source : rue89.nouvelobs.com

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Mardi 25 février 2014 2 25 /02 /Fév /2014 18:46

 

Source : www.lemonde.fr

 

Bitcoin : un site ferme, le cours s'effondre

Le Monde.fr avec AFP | 25.02.2014 à 12h49 • Mis à jour le 25.02.2014 à 15h24

 
 

 

Mgtox est l'une des plus anciennes et importantes plate-formes d'échanges de bitcoin.

 

Le site Internet de la plateforme d'échanges de bitcoin MtGox de Tokyo affiche page blanche mardi 25 février. Les détenteurs de cette monnaie virtuelle ne pouvaient déjà plus les récupérer depuis la suspension le 7 février des transactions sur cette plateforme, l'une des plus anciennes et importantes.

Depuis mardi, le bitcoin n'est même plus coté chez MtGox, dont le contenu a purement et simplement disparu. Quelques heures avant ce nouveau développement, le bitcoin coté chez MtGox avait chuté autour de 135 dollars (environ 98 euros), sept fois moins qu'en janvier.

L'inquiétude monte au sein des utilisateurs de bitcoins depuis que MtGox a stoppé toute possibilité de retrait, il y a deux semaines, évoquant un « bug » informatique.

Lire notre décryptage Le bitcoin, monnaie trublion

 

750 000 BITCOINS ÉVAPORÉS ?

Les clients de la plateforme n'ont toujours pas pu avoir accès à leurs deniers virtuels depuis et, jeudi 20 février, la firme a expliqué avoir déménagé son siège au sein de la capitale japonaise en raison de « problèmes de sécurité ».

« Ce déménagement, combiné à d'autres soucis de sécurité et techniques, ont retardé nos progrès » dans la résolution du problème des transactions, avait souligné MtGox dans le communiqué publié ce jour-là, sa dernière déclaration en date.

Un document qui circulait largement sur la Toile, et attribué par l'agence Dow Jones à l'investisseur en bitcoin Ryan Selkis, affirmait pour sa part que MtGox avait été victime d'un piratage informatique qui lui aurait coûté près de 750 000 bitcoins ces dernières années. Bien que la volatilité de cette monnaie virtuelle rende difficile toute estimation, cette perte serait équivalente à 350 millions de dollars (environ 254 millions d'euros) sur la base des dernières cotations.

Lire aussi Le "bitcoin", une monnaie virtuelle qui s'arrache

 

 CHUTE DE 15 %

Lundi, l'association américaine qui défend la cause de cette monnaie virtuelle, la Bitcoin Foundation, avait annoncé que le patron de MtGox, Mark Karpeles, avait démissionné de son conseil d'administration.

Ces turbulences ont touché les autres plateformes du bitcoin, dont la valeur chutait de 15 % mardi vers 10 heures à 455 dollars chez Bitstamp, basé à Londres, qui évaluait dans la même temps la capitalisation mondiale de cette monnaie virtuelle à 5,9 milliards de dollars.

CIRCONSCRIRE L'INCENDIE

Six acteurs majeurs du bitcoin ont cherché à circonscrire l'incendie en se démarquant clairement de MtGox mardi, accusée « d'actions intolérables qui ne reflètent ni la solidité ni la valeur du bitcoin et de l'industrie de la monnaie numérique ».

Ces membres influents de la « communauté bitcoin », dont Bitstamp et d'autres plateformes comme la chinoise BTC China et l'américaine Coinbase, ont promis dans ce communiqué commun de « coordonner leurs efforts dans les jours à venir pour rassurer publiquement les clients et le public sur la sûreté des fonds ».

« A l'instar de toute activité nouvelle, il y a de mauvais éléments qui doivent être éliminés, comme nous le constatons aujourd'hui », ont-il fustigé, évoquant des manquements de MtGox aux critères de base de sécurité et de transparence.

Le bitcoin est basé sur un code informatique open-source programmé il y a cinq ans par un ou plusieurs individus dont l'identité n'est pas connue. Contrairement aux monnaies traditionnelles comme le dollar ou l'euro, le bitcoin n'est pas soutenu par une banque centrale ou un gouvernement.

Lire : Pourquoi les économistes devraient être intéressés par le bitcoin

 

 

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Dimanche 23 février 2014 7 23 /02 /Fév /2014 20:01

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

En images 23/02/2014 à 08h46

Les surprises de la carte du monde selon les connexions à Internet

Pierre Haski | Cofondateur Rue89

 

 

C’est une autre façon de regarder le monde : la taille des pays en fonction de la part de leur population connectée à Internet.

En rouge vif, les pays à plus de 80% de population connectée : sans surprise, on retrouve l’Europe du Nord, l’Allemagne, la Grande-Bretagne, le Canada et la Corée du Sud. La France appartient au deuxième groupe, entre 60 et 80%, tout comme les Etats-Unis.

Plus intéressant, observez le contraste entre la Chine et l’Inde, les deux pays à plus d’un milliard d’habitants chacun, mais qui n’ont pas mis le même effort d’équipement au numérique. La Chine est bien plus « grosse » que l’Inde selon ce critère. Bien plus énorme aussi que son autre voisine, la Russie.

Idem en Afrique, la partie centrale du continent est quasiment absente, et, au Maghreb, regardez les différences entre le Maroc, l’Algérie et la Tunisie : l’Algérie est minuscule comparée à ses deux voisins bien plus connectés.

La carte, signée par Mark Graham et Stefano De Sabbata, deux chercheurs de l’Oxford Internet Institute, est basée sur des chiffres de la Banque mondiale de 2011. A suivre avec les réactualisations, ce baromètre pertinent d’un outil de modernité.

 


Le monde vu par la pénétration d’Internet (@geoplace & @maps4thought)

 

 

 

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Mardi 31 décembre 2013 2 31 /12 /Déc /2013 21:15

 

 

 

 

 

 

 

Bonne et heureuse année 2014

Pleine d’Amour,

de partage,

de sérénité,

et de joie

 

 

 

 

Que chacun continue de croire à ses rêves et se rapproche plus encore du sens qu’il souhaite donner à sa vie.

 

 

 

 

 

 

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