Informations diverses

Vendredi 16 janvier 2015 5 16 /01 /Jan /2015 17:56

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Tribune 16/01/2015 à 11h55

Peut-on représenter le prophète Mahomet ?

Erick Cakpo, historien des religions

 
Tribune

Après l’attentat perpétré le 7 janvier, dans sa une du 14 janvier, le magazine satirique Charlie Hebdo publie un dessin du prophète Mahomet qui heurte la sensibilité religieuse de certains musulmans.

 

 

 


Une de Charlie Hebdo le 14 janvier 2015 

L’Iran qualifie l’acte d’« insultant », estimant que ce dessin « porte atteinte aux sentiments des musulmans ». Al-Azhar, principale autorité de l’islam sunnite basée en Egypte, a pour sa part estimé que cette publication est de nature à « attiser la haine » et appelle les musulmans à « ignorer » le numéro.

Des représentations du prophète dans le monde musulman

Making of

On finit par ne plus savoir : l’islam interdit-il vraiment les représentations du prophète ? D’où provient cette sensibilité si forte à ces images ? Nous avons reçu ce texte d’Erick Cakpo, qui enseigne l’histoire des religions à l’université de Lorraine. Une mise au point que nous publions volontiers.

Xavier de La Porte

Et pourtant, les musulmans eux-mêmes ont souvent représenté le prophète. On constate par exemple en Iran de nombreuses représentations en vente libre dans les souks. Il s’agit des portraits sur papier montrant Mahomet jeune coiffé d’un turban. C’est surtout chez les chiites, la seconde branche la plus importante de l’islam, que les images du prophète sont les plus répandues. Dans la plupart de ces représentations, Muhammad est généralement figuré avec des traits visibles ou bien avec un ovale vide ou encore une plage blanche en lieu et place du visage (procédé d’évitement de la figure qui se retrouve dans l’art juif).


Muhammad au visage voilé ; l’ange Gabriel se tient derrière lui. Miniature extraite de la version illustrée de la chronique Zubdet el-tevarikh réalisée au XVIe siècle pour le sultan ottoman Murad III (détail) (Istanbul, Musée des arts turcs et islamiques)

S’il existe des représentations du prophète même dans les milieux musulmans, pourquoi les dessins de Charlie Hebdo continuent-ils de choquer ?

Une interdiction non inscrite dans le Coran

L’islam se réclame d’une religion sans images. Mais contrairement à ce qu’on laisse croire, le Coran ne contient aucune condamnation formelle des représentations. C’est certainement pour cette raison que les chiites n’ont aucun scrupule à le faire.

L’interdiction générale de représenter les vivants est imposée après la mort de Mahomet, certainement dans le but de lutter contre l’idolâtrie. Il ne faut pas oublier que l’islam est né dans un contexte païen et que le retour vers le polythéisme constitue une hantise dans les premiers siècles de son développement.

De ce fait, les hadith, qui sont des textes rapportant les actes ou propos du prophète, vont servir de base pour instaurer la règle de la non-représentation du vivant. Par exemple, un passage du hadith avertit qu’au dernier jour, celui de la Résurrection et du Jugement dernier, celui qui se sera risqué à représenter des êtres vivants sera sommé par Dieu d’insuffler la vie à ces formes ; et comme il se mon­trera bien sûr incapable de relever le défi, il sera, pour l’éternité sans doute, la risée universelle.

Ainsi, très vite, la fabrication d’images fut considérée comme l’une des fautes les plus graves qui soit. Vers 695, sur les monnaies en usage dans le monde arabe, les portraits des souverains sont remplacés par des inscriptions à tendance abstraite. De même, en 721, le calife Yazid II (720-724) donne l’ordre d’enlever des bâtiments publics toute représentation d’être vivant, y compris à l’intérieur des églises. Mais au fil des siècles, et selon les espaces, l’interdit est de moins en moins respecté si bien qu’on assiste à des images de Mahomet dans les miniatures persanes et même sur des tapis.


Une miniature célèbre représentant Muhammad et les traits de son visage, extraite de l’ouvrage d’al-Bîrûnî, al-Âthâr al-bâqiya, Iran, XVIe siècle (Paris, BNF, manuscrits orientaux, Arabe 1489, fol. 5v)

De son vivant, le prophète a parfois montré l’exemple de la tolérance à exercer envers certaines images. On en veut pour preuve ce passage rapporté par l’éminent théologien, islamologue et universitaire qatari d’origine égyptienne Yûsuf Al-Qaradâwî :

« Dans la plus ancienne des chroniques consacrées à l’histoire de La Mecque qui nous soit parvenue, l’auteur [...] rapporte un fait d’une importance historique considérable [...]. Après l’entrée triomphale des troupes musulmanes dans La Mecque, le Prophète pénétra dans l’édifice cubique de la Kaaba, que lui et ses compagnons trou­vèrent couverte de peintures. Le Prophète donna l’ordre de les effacer à l’exception de l’une d’elles, exécutée sur un pilier, qui représentait Marie et Jésus. Un tel geste s’explique fort naturellement par le respect qui entoure Marie dans l’islam. Une sourate entière, qui porte son nom (sour. XIX) lui est consacrée dans le Coran. Jésus, l’avant-dernier prophète avant Muhammad, est lui-même l’objet d’une véritable vénération [...]. Mais le geste du Prophète démontre aussi que la présence d’une image figurative, fût-ce d’une icône de la “Vierge à l’Enfant”, n’avait rien de scandaleux à ses yeux5 . »

Une confusion de base

Alors pourquoi autant de tensions depuis l’affaire des caricatures de Mahomet (septembre 2005) à laquelle a pris part Charlie Hebdo ?

Il y a une confusion qu’il faut relever. Pour beaucoup de musulmans, surtout les sunnites (la branche la plus importante), chez qui la règle de non-représentation des êtres est plus respectée, c’est la simple représentation du prophète qui pose problème. « On n’a pas le droit de représenter le prophète », a t-on souvent entendu. Ce qui veut dire que les représentations non satiriques mêmes posent problème et sont considérées par certaines personnes de confession musulmane comme un blasphème.

Aux yeux des musulmans, le prophète bénéficie d’un caractère sacré si bien qu’une atteinte à son image est jugée irrévérencieuse. Dans ce cas, protester de manière légale contre les représentations du prophète à caractère outrageux est légitime au nom de la liberté de conscience. Mais dans les cas de représentations non caustiques de Mahomet comme cela semble le cas avec la dernière une de Charlie Hebdo, pourquoi autant de remous ? Dans quelle mesure les préceptes de l’islam s’appliquent-ils à d’autres qui ne se réclament pas de cette confession ?

Dans les milieux musulmans français, beaucoup de voix se lèvent actuellement pour appeler à la distinction de ce qui relève des règles religieuses qui ne concernent que les adeptes et ce qui appartient au droit français. Dans l’affaire des caricatures du prophète, il est légitime de se demander jusqu’où peut aller la liberté d’expression. Sauf en Alsace et Moselle, le droit français ne reconnaît pas le blasphème, mais il condamne l’incitation à la haine ou à la violence en raison de la religion (art. 24), ou la diffamation contre un groupe religieux (art. 32). Où est la limite ?

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 


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Mardi 13 janvier 2015 2 13 /01 /Jan /2015 17:45

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

Charlie Hebdo : l'étonnante reconversion de l'«émir» des frères Kouachi

 
 

Farid Benyettou, l'ex-«émir» de la «filière des Buttes-Chaumont» qui a formé les frères Kouachi à l'idéologie radicale, occupe depuis le mois de décembre un poste d'infirmier stagiaire dans le service des urgences de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière.

 

Adrien Cadorel | 11 Janv. 2015, 06h57 | MAJ : 12 Janv. 2015, 10h04
 
 
 
    
Info le Parisien  
Farid Benyettou a été condamné à six ans de prison en 2008 dans le cadre du démantèlement de la « filière des Buttes-Chaumont ». Sorti en 2011, il est aujourd’hui infirmier stagiaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, depuis le mois de décembre. Farid Benyettou a été condamné à six ans de prison en 2008 dans le cadre du démantèlement de la « filière des Buttes-Chaumont ». Sorti en 2011, il est aujourd’hui infirmier stagiaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, depuis le mois de décembre.
DR.)

Dans un contexte d'immense émotion, l'information semble improbable. Farid Benyettou, l'ex-« émir » de la « filière des Buttes-Chaumont » qui a formé les frères Kouachi à l'idéologie radicale, occupe depuis le mois de décembre un poste d'infirmier stagiaire dans le service des urgences de l'hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière, l'un des principaux centres hospitaliers ayant accueilli les victimes de la fusillade de « Charlie Hebdo ».



Né le 10 mai 1981, Farid Benyettou était une figure du XIXe arrondissement et de la mosquée Adda'wa, où il n'hésitait pas à prêcher des paroles radicales aux fidèles.

Suivi par les renseignements généraux dès le début des années 2000, qui notent sa proximité avec le Groupe salafiste pour la prédication du combat (GSPC), il rencontre les frères Kouachi, à qui il inculque sa vision radicale de la religion, et en fait ses premiers élèves, qu'il souhaite envoyer mener le jihad en Irak.

 
 


En 2005, il est mis en examen pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste », avant d'être condamné -- en compagnie de Chérif Kouachi -- à six ans de prison en 2008 par le tribunal de Paris. Entendu par les enquêteurs dès 2005 sur sa relation avec Farid Benyettou, Chérif Kouachi déclarait devant les enquêteurs à propos des cours coraniques dispensés par son mentor : « J'avais vraiment l'impression que la vérité était là, devant moi, quand il parlait. »

Sorti de prison en 2011, Farid Benyettou s'inscrit l'année suivante à une formation au sein de l'Institut de formation des soins infirmiers (Ifsi), avant d'intégrer au début du mois dernier le service des urgences de la Pitié-Salpêtrière. Selon plusieurs témoignages recueillis auprès du corps médical qui décrivent « un élève studieux et discret », les événements tragiques de ces derniers jours ont crispé le climat dans l'hôpital. A tel point que l'encadrement a pris soin de retirer mercredi soir le planning du service où apparaissait l'emploi du temps du jeune homme, avant de le réafficher en ayant préalablement rayé au crayon ses journées de travail.

Selon ce document, Farid Benyettou ne travaillait pas mercredi et jeudi, mais devait être présent la nuit de vendredi à samedi ainsi que les deux suivantes. « On ne peut pas imaginer que cet homme -- que tout le monde présente comme l'un des principaux mentors des frères Kouachi -- aurait pu accueillir les victimes de ses anciens protégés », s'émeut un médecin de l'hôpital. « Et je ne peux imaginer que la direction de l'AP-HP et celle de l'hôpital n'étaient pas au courant de son passé », ajoute-t-il.

Mais, parmi ses collègues, la stupéfaction est immense, eux qui mettent en avant le règlement lié à l'emploi d'infirmier. « Selon les règles du ministère de la Santé, on ne peut pas prétendre à un poste d'infirmier avec un casier judiciaire chargé. On nous demande d'en produire un vierge dès la première année », s'insurge un collègue d'un service voisin. Selon nos informations, Benyettou ne l'aurait pas produit. Si le ministère de la Santé, qui émet pourtant les diplômes, s'est dessaisi de nos questions en nous dirigeant vers l'AP-HP, la direction des hôpitaux de Paris se justifie. « La situation de cet élève infirmier est régulière et elle est connue, depuis le début de sa scolarité, tant par la direction de l'école où il est scolarisé que des services de police », précise l'AP-HP.

« Les événements dramatiques de cette semaine nous ont conduits à prendre l'initiative, en liaison avec les autorités de police, de ne pas le maintenir dans le planning du service où il terminait son dernier stage. Une condamnation portée sur le casier judiciaire interdit d'être recruté sur un emploi public, mais sans interdire de passer le diplôme, qui peut être valorisé dans d'autres lieux d'exercice que les établissements publics. »

  
Farid Benyettou a été condamné à six ans de prison en 2008 dans le cadre du démantèlement de la « filière des Buttes-Chaumont ». Sorti en 2011, il est aujourd’hui infirmier stagiaire à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, depuis le mois de décembre.
DR.)

VIDEO. Cherif Kouachi décrit comme «une personne discrète»

 

 

VIDEO. Charlie Hebdo : la famille d'Ahmed Merabet scandalisée par la Une du Point

 

 

Source : www.leparisien.fr

 

 

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Jeudi 8 janvier 2015 4 08 /01 /Jan /2015 19:08

 

 

Source : www.huffingtonpost.fr

 

 Témoignage de Laurent Lége, survivant de l'attentat contre Charlie Hebdo, dans l'émission "Envoyé spécial" sur France 2:

 

 

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Attentat à « Charlie Hebdo » : « Vous allez payer car vous avez insulté le Prophète »

LE MONDE | 08.01.2015 à 12h59 • Mis à jour le 08.01.2015 à 18h53 | Par Soren Seelow

 
 
Les bureaux de «  Charlie Hebdo  », après la tuerie, le 7 janvier.

Ils étaient tous là, ou presque. Comme tous les mercredis. Réunis entre chouquettes et croissants autour de la grande table ovale qui occupe toute la pièce pour la conférence de rédaction. Un rituel immuable depuis la création de Charlie Hebdo. A gauche, comme toujours, Charb, le directeur de la publication. Ce mercredi 7 janvier avaient pris place à ses côtés les dessinateurs Cabu, Wolinski, Tignous, Honoré et Riss, les rédacteurs Laurent Léger, Fabrice Nicolino et Philippe Lançon, l’économiste Bernard Maris ou encore les chroniqueuses Sigolène Vinson et Elsa Cayat.

La conférence de rédaction débute généralement à 10 h 30 et s’anime rapidement à la faveur de quelques blagues grivoises. Un seul sujet tabou : la machine à café, parce qu’elle ne marche jamais. Aux murs sont épinglées quelques « unes » mythiques du journal satirique : celle de « Charia Hebdo », qui avait motivé l’incendie criminel ayant ravagé les anciens locaux de l’hebdomadaire, en novembre 2011, une autre sur Marine Le Pen illustrée par une « merde » sur le drapeau français, une caricature du pape dénonçant la pédophilie dans l’Eglise, un Sarkozy grimaçant…

La réunion se finit quand elle finit, c’est-à-dire quand il est l’heure d’aller casser la croûte aux Petites Canailles, un bistrot de la rue Amelot, dans le 11e arrondissement de Paris.

L’un des agresseurs a dit : « Charb ? » Il a tiré sur Charb. Puis ils ont égrené tous les noms, et ont fait feu en rafales

Ce mercredi 7 janvier, personne n’est allé déjeuner aux Petites Canailles. La réunion avait commencé depuis une heure quand deux hommes cagoulés ont fait irruption au milieu des crayons, faisant taire le joyeux brouhaha. Ils étaient armés de fusils d’assaut. L’un des agresseurs a dit : « Charb ? ». Il a tiré sur Charb. Puis ils ont égrené les noms des membres de la rédaction, et ont fait feu en rafales. Selon les propos des rescapés, ils ont crié « Allahou akbar » et « Vous allez payer, car vous avez insulté le Prophète ». A Sigolène Vinson, ils ont dit, un canon sur la tempe : « Toi on te tuera pas, car on ne tue pas les femmes, mais tu liras le Coran. »

Lire les portraits des victimes : Charb, Cabu, Wolinski et les autres, assassinés dans leur rédaction

Voeux prémonitoires

Sept rédacteurs et dessinateurs sont morts en quelques secondes : Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, Bernard Maris, Honoré et Elsa Cayat, une femme pourtant, psychanalyste et chroniqueuse. Mustapha Ourrad, le correcteur kabyle qui avait obtenu la nationalité française un mois plus tôt, a lui aussi été assassiné. Franck Brinsolaro, un des deux policiers qui assure la sécurité de Charb en permanence depuis l’attentat de novembre 2011, a également perdu la vie, tout comme Michel Renaud, ancien directeur de cabinet du maire de Clermont-Ferrand, invité par la rédaction.

A 11 h 28, quelques minutes avant la tuerie, l’hebdomadaire avait publié des vœux prémonitoires sur Twitter : un dessin d’Honoré représentant Al-Baghdadi, le leader de Daesh, assorti de ce commentaire « Et surtout la santé ! ». 

Voir l'image sur Twitter

Meilleurs vœux, au fait.

Le dessinateur est mort peu après avec ses amis sur la grande table ovale, là même où les caricaturistes grattent leurs derniers dessins les jours de bouclage, où se font les derniers choix de « une » dans une effusion de bons mots et de blagues de mauvais goût. « Ils ont tiré sur Wolinski, Cabu… ça a duré cinq minutes… Je m’étais réfugiée sous un bureau… », raconte à L’Humanité une survivante, la dessinatrice Corinne Rey, dite « Coco ».

Dans leur folie meurtrière, les agresseurs avaient abattu quelques minutes plus tôt un des agents d’entretien de l’immeuble au rez-de-chaussée, Frédéric Boisseau, 42 ans. Un deuxième policier blessé, Ahmed Merabet, sera achevé d’une balle dans la tête en tentant d’arrêter la fuite des tueurs, un peu plus tard, boulevard Richard-Lenoir.

« Carnage indescriptible »

Douze morts en tout, onze blessés, dont quatre grièvement. Philippe Lançon est grièvement touché au visage, Riss à l’épaule, Fabrice Nicolino à la jambe. Simon Fieschi, le jeune webmaster chargé de gérer le « shit storm », le tombereau d’insultes adressées à la rédaction depuis des années sur les réseaux sociaux et par téléphone, est le plus gravement atteint. Un « carnage indescriptible », selon un témoin ayant pu pénétrer dans la rédaction après la tuerie.

Arrivés sur place peu après la tuerie, les urgentistes ont décrit « des blessures de guerre ». « Je n’ai jamais vu ça de ma carrière », témoigne l’un d’eux : « On est rodé (…) mais pas pour le vivre dans la réalité. » « Le jour le plus noir de l’histoire de la presse française », a résumé à chaud, au pied de l’immeuble, Christophe Deloire, directeur de Reporters sans frontières. Il s’agit également de l’attentat le plus sanglant ayant frappé la France depuis un demi-siècle.

La brume était tenace et froide ce mercredi matin quand deux hommes vêtus de noir et de gilets pare-balles se sont présentés, visiblement mal renseignés, devant le numéro 6 de la rue Nicolas-Appert, à deux portes des locaux de Charlie Hebdo. Ils ont profité de l’arrivée de la postière, qui passait remettre un pli recommandé, pour s’engouffrer dans la porte, raconte l’employée d’une entreprise audiovisuelle, l’Atelier des archives, installée dans l’immeuble. Ils ont fait asseoir la postière et un employé qui venait récupérer le pli.

Lire notre reportage : Devant « Charlie Hebdo » : « On a cru entendre des pétards, c'était des rafales »

Innombrables menaces de mort

Puis ils ont demandé : « C’est où, Charlie Hebdo ? ». Ils ont tiré une balle, qui a traversé la porte vitrée d’un bureau. L’employée qui s’y trouvait est sortie dans le couloir et a échangé un bref regard avec les deux hommes.

Prenant conscience qu’ils s’étaient trompés d’immeuble, les assaillants sont ressortis et se sont présentés devant le numéro 10, l’adresse où a trouvé refuge le journal satirique depuis le 1er juillet 2014. Parfaitement au fait du jour et de l’heure de la conférence de rédaction de « Charlie », les agresseurs sont en revanche moins renseignés sur la localisation exacte de leurs bureaux.

Selon le parquet de Paris, ils croisent dans le hall de l’immeuble deux agents d’entretien, leur demandent où se trouve Charlie Hebdo, avant d’en abattre un. Ils prennent ensuite en otage Coco, qui se trouve dans l’escalier. La dessinatrice tente de les égarer en les emmenant au troisième étage, alors que la rédaction se trouve au deuxième.

Depuis l’attentat de 2011 et les innombrables menaces de mort reçues par sa rédaction, Charlie Hebdo a rendu ses locaux indétectables. La fière affiche qui ornait l’entrée de ses anciens locaux incendiés dans le 20e arrondissement, désormais couverte de suie, a été rapatriée à l’intérieur de la rédaction. Sur la porte du palier qui donne accès au journal, nulle mention du titre de la publication. « Les Éditions rotatives », est-il écrit. Les voisins, eux, ont été priés de ne pas ébruiter la présence du sulfureux périodique dans l’immeuble.

« On a tué “Charlie Hebdo” ! »

Selon un employé de Premières lignes, une société de production installée en face de la rédaction de « Charlie », au deuxième étage, les deux assaillants égarés au troisième auraient menacé de leur arme un locataire croisé dans le couloir. Avec toujours cette même question, obsédante : « Où est Charlie ? ». Ils finiront par trouver la bonne porte. C’est la dessinatrice Coco qui, sous la menace d’une arme, devra accepter de taper le code de la porte blindée qui donne accès à la rédaction.

Après la tuerie, les deux agresseurs s’engouffrent dans une Citroën C3 noire garée en bas du journal. Un témoin a affirmé aux enquêteurs avoir aperçu un complice, arrivé sur la scène de crime à bord de la C3 mais reparti à scooter. Les deux tireurs, eux, s’enfuient par l’Allée verte, une ruelle. Ils y rencontrent une première patrouille de police à VTT. Des coups de feu sont échangés, qui ne feront aucun blessé.

Une vidéo tournée par des employés de Premières lignes, réfugiés sur le toit de l’immeuble après les premiers coups de feu, a enregistré la fusillade. On croit entendre « Allahou akbar » entre deux rafales. Les assaillants croisent ensuite la route d’un véhicule de police rue Pelée. S’ensuit une deuxième salve de tirs. Une autre vidéo amateur permet d’entendre distinctement les cris : « On a vengé le prophète Mohamed, on a tué Charlie Hebdo ! »

C’est boulevard Richard-Lenoir que leur furieuse échappée fera sa dernière victime. La scène a été capturée par une troisième vidéo amateur. On y voit deux hommes équipés de gilets pare-balles et armés de fusils d’assaut sortir d’une Citroën noire et courir en direction d’un policier tombé au sol, sans doute touché par un tir. « Tu veux nous tuer ? demande l’un des tireurs. – Nan, c’est bon chef », répond le policier à terre. L’homme cagoulé passe devant lui et l’abat d’une balle dans la tête, au fusil d’assaut, sans même freiner sa course. La victime, Ahmed Merabet, 42 ans, était gardien de la paix au commissariat du 11e arrondissement.

Les deux tueurs retournent ensuite à leur véhicule, calmement, sans aucun signe de panique, comme des hommes entraînés au combat. La scène ressemble à un entraînement pour commando. L’un s’assoit au volant, l’autre prend le temps de ramasser une basket tombée de la portière et prend place sur le siège passager.

Lire l’enquête : La traque d’une fratrie de djihadistes

« J’ai cru à des pétards »

Lorenzo (qui a souhaité garder l’anonymat) habite boulevard Richard-Lenoir. Sa fenêtre donne sur la scène où le policier a été abattu. Il raconte au Monde : « Vers 11 h 30, j’ai entendu des coups de feu. J’ai cru à des pétards, je me suis approché de la fenêtre. Il y avait plein de policiers rassemblés au milieu du boulevard, mais aussi des gens à vélo qui passaient. C’était un matin normal », se remémore le jeune homme.

Il poursuit : « Sur la droite, j’ai vu une voiture de couleur sombre arrêtée en plein milieu de la rue. Deux hommes vêtus de noir en sont sortis, avec des cagoules, armés de fusils noirs. Un policier a tiré dans leur direction. Les deux hommes tiraient aussi. Le policier a été touché et est tombé en poussant un cri. Il a tenté de s’enfuir mais est tombé face contre terre. Les agresseurs ont couru vers lui. L’un est arrivé à sa hauteur et lui a tiré une balle dans la tête. Puis ils sont remontés dans la voiture ».

Le dessinateur Willem a pris connaissance de la tragédie dans un train. Son allergie aux conférences de rédaction lui a sauvé la vie

La Citroën fonce alors vers le nord de Paris. Place du Colonel-Fabien, elle percute violemment la conductrice d’un Touran Volkswagen. Ses deux occupants finiront par abandonner précipitamment leur véhicule après s’être encastrés dans des poteaux au niveau de la rue de Meaux, dans le 19e arrondissement, oubliant à bord une pièce d’identité qui mènera à leur identification ainsi qu’un chargeur vide de kalachnikov et d’autres effets personnels. Ils braquent alors le conducteur d’une Clio, s’emparent de la voiture et reprennent leur fuite. Les policiers perdront leur trace porte de Pantin.

Mais trois suspects de la tuerie, Saïd Kouachi, 34 ans, son frère Chérif Kouachi, 32 ans, et Mourad Hamyd, 18 ans, sont rapidement identifiés. Des opérations du Raid et du GIPN étaient en cours à Reims et à Charleville-Mézières dans la nuit de mercredi 7 à jeudi 8 janvier. Un appel à témoin avec la photo des deux frères a été diffusé par la police. Le plus jeune des suspects, Mourad Hamyd, s’est présenté volontairement dans la nuit au commissariat de police de Charleville-Mézières, « pour s’expliquer », selon le parquet de Paris.

Ils étaient tous là ou presque, mercredi 7 janvier à la conférence de rédaction de Charlie Hebdo. Les rares absents portent aujourd’hui le deuil. Le dessinateur Willem a pris connaissance de la tragédie dans un train entre Lorient et Paris. Son allergie aux conférences de rédaction lui a sauvé la vie. La journaliste Zineb était, elle, en vacances au Maroc, son pays d’origine. « Les rescapés comme moi ne le sont que par un concours de circonstances, raconte-t-elle par téléphone au Monde. Je n’arrive pas encore à réaliser que nous ne verrons plus jamais Charb, Cabu, Tignous et les autres… Presque tous les dessinateurs sont morts. Comment allons-nous faire ? »

Suivre les dernières informations en direct sur LeMonde.fr : Après l'attentat contre « Charlie Hebdo », la France à l'heure du recueillement

Une manifestation en hommage aux victimes à Paris.
Source : www.lemonde.fr

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Samedi 20 décembre 2014 6 20 /12 /Déc /2014 23:12

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/no-wine-is-innocent

 

 

Alors comme ça, les pesticides « ne sont plus cancérigènes » ?

Publié le 20/12/2014 à 15h38

 

 

 

Répondant à une militante anti-pesticides dont le frère, employé viticole, est décédé d’un cancer, la députée de la Gironde Michèle Delaunay s’est fendue vendredi soir d’un tweet surprenant, niant la toxicité cancérigène des « produits de la culture de la vigne ».

Un cancer dû « au soleil » ?

Pour Michèle Delaunay, un employé viticole peut contracter et éventuellement mourir d’un cancer dû « au soleil ». Et non pas parce qu’il travaille dans un environnement à risque, du fait de l’usage de pesticides dans la vigne.

Un cancer dû « au soleil » ? Au-delà de ce diagnostic étonnant, c’est le déni du caractère cancérigène des pesticides qui surprend le plus dans cette affirmation de Michèle Delaunay :

« Les produits de la culture de la vigne ne sont plus cancérigènes. »

Pour être certain de savoir de quoi elle parlait, je lui ai demandé de préciser ce qu’elle entendait par « produits de la culture de la vigne » :

 

Antonin Iommi-A. @antoniniommi

@micheledelaunay bonjour, qu'entendez-vous exactement par "produits de la culture de la vigne" ?

@antoniniommi les produits de traitement de la vigne

 

Une confirmation d’autant plus surprenante que l’ex-ministre et députée de la Gironde est cancérologue de formation.

Elle doit donc savoir que la toxicité des pesticides de synthèse hors de leurs champs d’application – et notamment leur caractère cancérigène – est confirmée par de nombreuses études.

C’est l’Inserm qui le dit

On n’en rappellera qu’une, sans doute la plus importante produite récemment, à savoir le long rapport d’expertise de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) qui, s’appuyant sur 30 années de recherches internationales, a démontré les liens existants entre exposition aux pesticides et pathologies lourdes, dont de nombreux cancers. Les agriculteurs manipulant ces produits étant fatalement les plus exposés.

Ignorance incompréhensible ou œillères volontaires ? On peut s’interroger, sachant que Michèle Delaunay est députée de la Gironde – un département où la vigne est (à juste titre) quasiment sacrée, et où l’usage des pesticides de synthèse concerne encore 92% du vignoble (en 2012, sur les 123 000 hectares de vignes de la Gironde, seuls 11 000 hectares étaient conduits en bio ou en conversion).

Marie-Lys Bibeyran, qui milite contre les pesticides depuis que son frère employé viticole est décédé à 47 ans d’un cancer des voies biliaires, a d’ailleurs répondu plus longuement à la députée, laquelle a alors réagi avec un peu moins d’assurance qu’initialement :

 

Marie-lys Bibeyran @MLysBibeyran

Réponse à @micheledelaunay pesticides st plus cancérigènes: http://infomedocpesticides.fr/2014/12/19/madame-la-deputee-michele-delaunay/ 

@MLysBibeyran suis très touchée par ce témoignage et vais me renseigner de savoir si un cancer des voies biliaires peut être professionnel

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com/no-wine-is-innocent

 

 

 

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Lundi 15 décembre 2014 1 15 /12 /Déc /2014 18:47

 

Info reçue par mail

 

 

COP20 : la « contribution » de Lima aggrave la crise climatique

 

 

Communiqué 15 décembre 2014


À Lima, la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques s’est montrée incapable de satisfaire aux recommandations issues des rapports alarmants du Groupe d’experts intergouvernemental sur les changements climatiques (GIEC). Il était prévu que les États réexaminent et revoient à la hausse leurs engagements d’ici 2020, en particulier les pays riches. Pourtant, aucun pays n’envisage de réduire plus fortement ses émissions de gaz à effet de serre ni d’augmenter sa contribution financière. Or, « repousser ainsi à l’après 2020 l’essentiel des efforts à accomplir signifie abandonner l’objectif consistant à ne pas dépasser les 2 °C de réchauffement global d’ici la fin du siècle » analyse Maxime Combes d’Attac France.
Le décalage entre ce que le GIEC recommande, ce que les négociations de l’ONU permettent et ce que les gouvernements font ne cesse de grandir. « En évacuant des négociations la dimension civilisationnelle du changement climatique, les États ont inventé une machine qui empile des mécanismes techniques toujours plus sophistiqués et déconnectés de la réalité des dérèglements climatiques et des populations qui en subissent les conséquences », constate Geneviève Azam, porte-parole d’Attac France. Loin de neutraliser les tensions (géo)politiques et de solutionner la crise climatique, ces dispositifs étouffent les trop rares initiatives en faveur de la justice climatique. Ils encouragent au contraire les pays industriels à s’exonérer de leurs responsabilités historiques et les pays émergents à conforter un modèle productiviste et extractiviste insoutenable.
Avec constance et détermination, les pays les plus puissants de la planète essaient de restreindre la portée des principes d’équité et de responsabilités communes mais différenciées. L’introduction d’une démarche volontaire et non contraignante pour définir les contributions de chacun des pays à la lutte contre les dérèglements climatiques fera primer l’échelon national sur la réalisation d’objectifs globaux. Non contraints au sein de l’ONU, et aiguillés par les intérêts des entreprises privées, les gouvernements s’activent par ailleurs pour libéraliser le commerce et l’investissement, encouragent la recherche et l’exploitation de nouvelles sources d’hydrocarbures et refusent de désarmer les marchés financiers, trois vecteurs majeurs de l’aggravation de la crise climatique.
À douze mois de la conférence de l’ONU sur le dérèglement climatique à Paris-Le Bourget, l’une des responsabilités majeures des ONG et des mouvements sociaux et écologistes est de s’attaquer à ce décalage dramatique entre la fuite en avant extractiviste et productiviste liée à la globalisation économique et financière, et les exigences à la fois claires et rigoureuses en matière de transition écologique et sociale. « Face à l’urgence climatique, la passivité voire l’action irresponsable des dirigeants et des multinationales imposent à la société civile d’initier une bataille globale et de longue haleine » selon Christophe Aguiton d’Attac France. Attac France, en lien avec ses partenaires de la Coalition Climat 21 et ses partenaires internationaux, poursuivra son engagement pour initier un véritable changement systémique, qui subordonne les intérêts financiers aux exigences climatiques. Telle est l’autre route de Lima à Paris.

Informations complémentaires

Attac France — 2014
 

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Lundi 8 décembre 2014 1 08 /12 /Déc /2014 21:45

 

Info reçue par mail

 

 

Suite à la disparition de l'émission Là-bas si j’y suis, le journal Fakir a décidé de mener une bataille non pas contre France Inter, mais bien "pour" France Inter. Pour que sa voix demeure, ou redevienne vivante, pour qu'on y entende la France dans sa diversité.


Le constat que dressent les fakiriens est simple : la parole des ouvriers, des employés, des travailleurs, des classes populaires est au mieux écartée du service public, sinon inaudible, effacée. Le journal Fakir a calculé que, pour une journée témoin, entre 5 heures et 23 heures, les classes populaires n'avaient que 18 minutes de temps d'antenne. Alors qu'elles représentent, selon l'INSEE, la majorité de la population, elles sont complètement marginalisées à l'antenne de la radio de service public.

Le 9 octobre dernier, à l'initiative de Fakir, le collectif "De l'air à France Inter"  s’est réuni pour la première fois à Paris avec 17 associations, partis, syndicats et a écrit une lettre à Laurence Bloch, directrice de France Inter, pour réclamer, a minima, la présence d’émissions quotidiennes de reportage et de critique sociale.
 
Un calendrier d’actions a été décidé. La première : le jeudi 11 décembre, simultanément dans toute la France, une action baptisée « Opération France Bleu » : rencontre avec la direction et les salariés de Radio France, et distribution de tchios-fakir (en fichier joint.)
 
Fakir a défini les objectifs de l’Opération France Bleu :

- Démontrer notre capacité à agir nationalement.
- Faire connaître notre combat
- Mettre le personnel de Radio France de notre côté
- Obtenir de l’information
 
 
Un site internet a été créé : http://delairafranceinter.ouvaton.org/ sur lequel seront mis en ligne photos et films de l’action du 11 décembre.
 
A Nîmes, le rendez-vous est jeudi 11 décembre à 17h00 devant les locaux de France Bleu Gard Lozère, 10 boulevard des Arènes.
Pour le moment, nous n’avons personne pour filmer !
 

En fichiers joints : le tchio-Fakir (lien ici),
le communiqué de presse (lien ici)
la lettre aux salariés de Radio France (à lire ci-dessous),

De l’air à France Inter

 

Chers salariés de Radio France,

 

Voilà des années que nous vivons un peu avec vous, à votre écoute, en auditeurs attentifs de vos stations, du réseau France Bleu, mais plus particulièrement de France Inter.

 

La suppression subite de l’émission Là-bas si j’y suis, en juin dernier, nous a désagréablement surpris. Mais plus encore : qu’elle ne soit pas remplacée à la rentrée par une autre émission de reportage, avec des journalistes qui baladeraient leurs micros en France ou dans le monde, qui donneraient la parole aux ouvriers, aux paysans, aux enseignants.

La principale radio de service public ne propose plus aucune émission quotidienne de reportage.

 

Comme salariés du réseau France Bleu, en « province », vous n’êtes évidemment pour rien dans ces choix de la direction – effectués pour des raisons éditoriales, sans doute, mais surtout d’économie. Peut-être êtes-vous, dans votre locale, soumis à des mêmes impératifs d'économie, qui vous empêche parfois de produire des programmes variés ou des informations de qualité.

Car cette relégation d’une forme, le reportage, a des conséquences démocratiques, ou anti-démocratiques.

Nous avons ainsi audité France Inter le mercredi 3 septembre (au hasard), pour parvenir à ce chiffre : 18 minutes. 18 minutes sur 18 heures. Soit 1,7 %. Voilà le temps d’antenne que France Inter a consacré, ce jour-là, aux ouvriers, employés, travailleurs, classes populaires, qui constituent pourtant la très large majorité du pays.

A la place, les artistes (réalisateurs, acteurs, chanteurs) ont largement la parole (3 h 20). Les experts (politologues, psychologues, juristes) aussi (2 h 20). Les patrons et leurs affidés (financiers, promoteurs, consultants) sont bien présents à leur tour (1 h).

Voilà qui nous apparaît comme un problème : la société française n’est pas correctement représentée.

 

Avec notre collectif - qui comprend de simples auditeurs, mais aussi des associations, des syndicats, des partis – nous n’appelons surtout pas au boycott de Radio France. Cette maison, la vôtre, c’est aussi un peu la nôtre. Et nous souhaitons au contraire que les moyens, la volonté, la liberté, soient donnés au personnel d’accomplir ses missions de service public, et parmi elles, de faire entendre les voix de la France.

 

Notre seconde revendication, c’est que les auditeurs siègent au conseil d’administration de Radio France, aux côtés de vos représentants, de ceux du CSA, des députés, etc. Afin de corriger un arbitraire : un nouveau directeur de France Inter est nommé, et voilà qu’il peut déplacer les émissions à sa guise, en supprimer selon son bon ou son mauvais goût, revoir la grille des programmes, etc. Ceci, au mépris des producteurs, des salariés, mais aussi des auditeurs – qui ont leurs attachements, leurs habitudes.

 

Voilà le sens de la campagne « De l’air à France Inter » que nous allons mener cette année, par des distributions de tracts, des réunions publiques, des interpellations du CSA, du ministère de la Culture. Nous espérons que vous y verrez une attention à votre travail, et aux conditions dans lesquelles vous le réalisez.

 

Vous remerciant pour votre attention,

Cordialement,

 

Notre équipe.

0664038833

 

www.delairafranceinter.ouvaton.org

delairainter@fakirpresse.info

Facebook : https://www.facebook.com/delairafranceinter

Twitter : https://twitter.com/airAInter


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Lundi 6 octobre 2014 1 06 /10 /Oct /2014 16:25

 

 

Lettre d’information 30 septembre 2014

Samedi 11 octobre prochain, nous vous invitons à investir rues, routes et chemins pour dire non aux multinationales et à leur monde. Des actions auront lieu partout en France à l’occasion d’une journée commune de mobilisation. D’abord contre TAFTA, CETA, TiSA et les autres accords de libre-échange que les multinationales et les gouvernements des plus riches économies du monde tentent d’imposer au détriment des peuples et de la démocratie. La lutte contre les gaz et pétrole de schiste sera également à l’honneur à l’occasion de seconde édition du Global Frackdown. Et si ces deux motifs ne vous suffisent pas, vous pourrez vous mobiliser contre LeSalonQuiTue, la « World Nuclear Exhibition », premier salon international de la filière nucléaire organisé au Bourget, à peine plus d’un an avant la COP21 !

Plus d’informations sur la journée de mobilisation du 11 octobre

Actualité

TAFTA, CETA, TiSA, même combat

mardi 30 septembre 2014, par Attac France

La campagne TAFTA bat son plein depuis plus d’un an et les collectifs, en France comme en Europe et aux États-Unis, multiplient initiatives d’éducation populaire, interpellations et actions contre ce redoutable projet d’accord. Créativité et diversité sont au rendez-vous, mais il nous faudra, dès cet automne, redoubler d’effort : objectif, faire échouer les négociations en 2015 !

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Climat : effets d’annonce et vrais renoncements

mercredi 24 septembre 2014, par Attac France

Ce mardi 23 septembre, lors du sommet pour le climat organisé par Ban Ki-moon à New-York, François Hollande a annoncé que la France « contribuerait à hauteur d’un milliard de dollars sur les prochaines années » au Fonds vert pour le climat (FVC). Un décryptage élémentaire démontre que cette annonce apparemment spectaculaire est en réalité si minimaliste et si floue qu’elle en devient dérisoire.

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Campagnes

Au-delà de cent organisations des deux côtés de l’Atlantique dénoncent un accord qui enrichira les entreprises multinationales, au détriment des droits des populations

jeudi 25 septembre 2014, par Collectif

Le sommet Canada-Union européenne, qui s’ouvre ce 26 septembre à Ottawa, marquera la clôture des négociations de l’Accord économique et commercial global (AÉCG) entre le Canada et l’Union européenne.

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Pour que la campagne contre le projet d’accord transatlantique soit un succès !

lundi 22 septembre 2014, par Attac France

Vous le savez, le projet de traité transatlantique (TAFTA) est sur les rails. Son adoption porterait un coup terrible aux normes sociales, sanitaires et écologiques des deux côtés de l’Atlantique. L’accord UE-Canada (CETA) est encore plus avancé, alors que l’accord sur les services (TiSA) progresse.

Pour faire dérailler ces négociations, Attac s’implique à fond dans l’animation d’une grande campagne d’éducation populaire et de mobilisation en France, en Europe et avec nos partenaires nord-américains. Pour y parvenir, nous lançons aujourd’hui une souscription spéciale « campagne TAFTA 2014 » dont le produit nous permettra de renforcer notre action : édition de brochures, d’un livre, de tracts, de kits pour l’action et de tout matériel de campagne utile aux comités et militant⋅e⋅s sur le terrain.

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Climat : faire de Paris un Seattle de la finance carbone et des fausses solutions

mardi 30 septembre 2014, par Attac France

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, l’aéroport du Bourget, près de Paris, va accueillir la 21e conférence de l’ONU sur les dérèglements climatiques, la COP21. Six ans après le sommet de Copenhague, l’attention des médias internationaux devrait à nouveau se tourner vers le climat à l’occasion de cette nouvelle conférence qui est supposée aboutir, selon Laurent Fabius, à « un accord applicable à tous, juridiquement contraignant et ambitieux, c’est-à-dire permettant de respecter la limite des 2 °C ».

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Nouveaux mécanismes financiers, prépondérance du secteur privé, techno-sciences… un sommet des fausses solutions ?

mercredi 17 septembre 2014, par Attac France

Passer à l’action contre le changement climatique, oui. Promouvoir des fausses solutions, non. Ce d’autant plus que des pistes alternatives au business as usual existent et devraient faire l’objet du soutien politique et financier des institutions internationales et des gouvernements.

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CETA, marche-pieds pour l’Accord transatlantique

mercredi 10 septembre 2014, par AITEC, Attac France

Le texte de l’accord « CETA » formellement conclu le 5 août entre l’Union européenne et le Canada est maintenant établi.

La version « fuitée » aux alentours du 10 août est une version dite consolidée, c’est-à-dire qu’elle est présentée de manière organisée sans que la numérotation des articles soit réalisée. Le texte est daté du 1er août, c’est donc la version la plus récente existante. Elle n’a donné lieu, pour l’heure, à aucune publication officielle.

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Agenda

Journée européenne d’action contre le TAFTA le 11 octobre 2014


Quand ? Samedi 11 octobre
Où ? Partout en France (détails à venir)

Journée européenne d’action Stop TAFTA - CETA -TISA le 11 octobre
Mobilisations partout en France
Manif’action à Paris - rdv 14h30 place de Stalingrad

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Multimédia

Attac passe à l'action à Jersey

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Attac passe à l’action à Jersey

Walden Bello à l'ESU 2014 : Domination géopolitique des États-Unis

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Walden Bello à l’ESU 2014 : Domination géopolitique des États-Unis

Desmond D'Sa à l'ESU 2014 : Lutter contre les multinationales

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Desmond D’Sa à l’ESU 2014 : Lutter contre les multinationales

Khaled Gaïji à l'ESU : résister à l'agression publicitaire

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Khaled Gaïji à l’ESU : résister à l’agression publicitaire

Interview de Bernard Mounier, président de l'assocation « Eau Bien Commun (...)

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Interview de Bernard Mounier, président de l’assocation « Eau Bien Commun PACA »

Et vous, que feriez-vous pour relancer l'économie en France (...)

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Et vous, que feriez-vous pour relancer l’économie en France ?

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Vendredi 3 octobre 2014 5 03 /10 /Oct /2014 19:59

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Girouette 03/10/2014 à 08h24

Valls n’a pas toujours été franchement contre la GPA (il a même été pour)

Clément Guillou | Journaliste Rue89

 

Dans La Croix ce vendredi, Manuel Valls donne une interview sur la politique familiale du gouvernement, dans laquelle il affirme une opposition très ferme à la gestation pour autrui (GPA). A deux jours du retour dans la rue de la Manif pour tous et après que Nicolas Sarkozy a proposé d’inscrire dans la Constitution le refus de la GPA (oui, il a vraiment dit ça).

 

Dans cette course à l’échalote anti-GPA, il emboîte même le pas de Ludivine de la Rochère, présidente de la Manif pour tous, qui demande que la France « se batte pour son interdiction à l’international ». Le Premier ministre est plus nuancé :

« La France entend promouvoir une initiative internationale qui pourrait aboutir, par exemple, à ce que les pays qui autorisent la GPA n’accordent pas le bénéfice de ce mode de procréation aux ressortissants des pays qui l’interdisent.

A la demande du président de la République, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, prendra dans les semaines qui viennent des initiatives pour trouver le cadre approprié. »

Le Quai d’Orsay, qui a quelques dossiers à gérer en ce moment, appréciera la mission.

« La GPA, si elle est maîtrisée, est acceptable »

Pour Manuel Valls, la GPA est « une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes » et ne sera donc pas libéralisée. « La France n’a jamais varié sur ce sujet. »

Le Premier ministre ne peut pas en dire autant. Au Parti socialiste, il a souvent été dans le camp le plus libéral. En 2011, au magazine Têtu, il disait, au sujet d’un débat interne au PS sur la GPA :

« Je comprends que certains au PS aient peur d’une dérive vers une marchandisation du corps des femmes qui pourrait se révéler immaîtrisable. Mais au-delà de ces précautions, c’est une évolution qui est incontournable, à condition qu’elle soit encadrée.

Contrairement à ce que disent ceux qui sont par principe hostiles à la GPA, je crois que si celle-ci est maîtrisée, elle est acceptable, et j’y suis donc favorable. A terme, je suis favorable à une évolution législative, mais contrairement au mariage, ce n’est pas la position du PS. »

Sur son blog, le journaliste auteur de l’interview Marc Endeweld est revenu en 2013 sur cette interview, après que les gouvernants socialistes ont changé d’avis sur la PMA. Manuel Valls semblait tout à fait conscient de ce qu’il disait et suite à la publication, « un de ses collaboratrices (ou collaborateurs je ne sais plus) contacta (l’auteur) pour (le) féliciter du rendu final ».

Hollande favorable à la transcription à l’état civil... en 2012

François Hollande, lui, a toujours été opposé à la GPA. Il s’était cependant dit favorable à la reconnaissance en France des enfants nés à l’étranger par GPA, par une transcription à l’état civil. C’était dans une interview accordée, quelques jours avant son élection, à Homosexualité et socialisme, un « groupe politique homosexuel proche du Parti socialiste » :

« Lorsque des enfants nés suite à une GPA légale à l’étranger reviennent en France avec leurs parents, il me semble nécessaire, au nom de l’intérêt supérieur de l’enfant, de permettre la transcription sur les registres de l’état civil français de leur acte de naissance et de faciliter la reconnaissance du lien parent-enfant. »

La délicate question de la transcription automatique a été tranchée dans l’autre sens par le gouvernement, qui « exclut totalement », dit Valls, « la transcription automatique des actes étrangers, car cela reviendrait à accepter et normaliser la GPA ».

Les partisans de la GPA peuvent se rassurer en se disant que le couple Hollande-Valls a encore le temps de changer d’avis.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

 

 

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Mardi 23 septembre 2014 2 23 /09 /Sep /2014 23:11

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Comprendre le réchauffement climatique en 4 minutes

Le Monde.fr | 23.09.2014 à 12h01 • Mis à jour le 23.09.2014 à 16h47 | Par Marianne Boyer, Elisa Bellanger, Stéphane Foucart et Olivier Clairouin

 

 

 

Le Monde.fr | 23.09.2014 à 12h01 • Mis à jour le 23.09.2014 à 16h47 | Par Marianne Boyer, Elisa Bellanger, Stéphane Foucart et Olivier Clairouin

  Durée : 03:53  |  Images : Infographie "Le Monde" / Le Monde.fr  

Pourquoi l'homme est-il aujourd'hui considéré comme le principal responsable du changement climatique en marche ? Quel est exactement son impact sur les processus naturels qui régissent la planète ? Hausse des températures, élévation du niveau de la mer, acidification des océans… quelles conséquences auront concrètement ces évolutions sur notre environnement ? Explications et enjeux en moins de quatre minutes.

Le Monde.fr

 

 

Source : www.lemonde.fr

 



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Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Présentation

Texte Libre

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          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

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