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Jeudi 14 août 2014 4 14 /08 /Août /2014 18:43

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Gaz de schiste : alerte sur la toxicité des additifs utilisés

LE MONDE | 14.08.2014 à 10h51 • Mis à jour le 14.08.2014 à 11h39 | Par Pierre Le Hir

 
Forage de gaz de schiste à Fort Worth, au Texas, en décembre 2008.

« On sait encore très peu de choses sur les risques potentiels pour la santé d'environ un tiers des produits chimiques utilisés pour la fracturation hydraulique... » Pire, « huit substances ont été identifiées comme particulièrement toxiques pour les mammifères. » C'est ce qui ressort de communications scientifiques présentées à la 248e conférence de la Société américaine de chimie, organisée du 10 au 14 août à San-Francisco. Il y a été question du « risque possible de contamination des eaux souterraines », des « séismes induits » par l'exploitation des huiles et gaz de schiste et, donc, de la toxicité des additifs chimiques auxquels a recours la fracturation hydraulique. Un sujet particulièrement sensible au pays des hydrocarbures non conventionnels.

Lire le dossier (en édition abonnés) : Révolutions sur la planète gazière

Des chercheurs du Laboratoire national Lawrence-Berkeley et de l'université du Pacifique (Californie), dirigés par William Stringfellow, ont notamment présenté, mercredi 13 août, les résultats d'une étude menée sur 81 additifs, afin d'évaluer « leurs impacts potentiels sur l'environnement et la santé humaine ». Il apparaît que si « la plupart d'entre eux sont non toxiques ou à faible toxicité », pour 34 autres, les données publiques sur leur possible toxicité font défaut. « Il y a un grand nombre de produits chimiques qui sont utilisés à des concentrations suffisamment élevées pour avoir potentiellement des effets nocifs, souligne M. Stringfellow. Les produits biocides en particulier, qui visent à tuer les bactéries, n'ont rien de bénin. »


 GOMME DE HARICOT

Pour extraire de la roche-mère les huiles ou les gaz de schiste qu'elle recèle, il faut en effet la fracturer pour rouvrir des fissures déjà existantes ou en créer de nouvelles. Cette opération se fait en injectant dans la roche, à très forte pression, un fluide formé à près de 95 % d'eau, à environ 5 % de sable et, pour le reste – moins de 1 % donc –, d'un cocktail de produits chimiques.

Ceux-ci sont notamment destinés, explique François Kalaydjian, de l'Institut français du pétrole Energies nouvelles (Ifpen), à donner au liquide de fracturation une viscosité évitant que le sable, plus lourd que l'eau, se dépose au fond du puits, au lieu de rester en suspension dans le fluide, pour ainsi pénétrer dans les fissures de la roche et les maintenir ouvertes. A cet effet sont utilisés des polymères synthétiques ou d'origine végétale, comme le guar, un haricot employé dans l'agro-alimentaire comme gélifiant.

 

 ACIDE ET SOUDE

Mais les choses se compliquent : la gomme de guar étant biodégradable, il faut ajouter au mélange des produits bactéricides pour empêcher qu'elle soit dégradée par les bactéries naturellement présentes dans le milieu géologique. Puis défaire ce qui a été fait : une fois la roche fracturée et le sable en place, il faut rendre le fluide moins visqueux pour mettre le puits en production, ce qui nécessite des enzymes et des oxydants. Ce n'est pas tout. Il faut aussi de l'acide pour dissoudre les minéraux pouvant obstruer les fractures, de la soude caustique pour empêcher les dépôts dans les tuyaux, d'autres composés encore pour réduire les frictions, prévenir la corrosion, éviter les pertes de fluide, contrôler le pH et la teneur en oxygène du liquide…

Un site d'extraction de gaz de schiste à Waynesburg (Pennsylvanie), en avril 2012.

Au final, les industriels, qui ont chacun leur « recette », peuvent faire appel, en fonction des caractéristiques de la roche (température, perméabilité, porosité…), à une multiplicité d'adjuvants. Avec le risque que ceux-ci contaminent ensuite l'environnement, si les eaux de fracturation – dont la plus grande partie est récupérée en surface – ne sont pas correctement traitées dans des stations d'épuration, mais simplement réinjectées dans des puits désaffectés.

 

750 COMPOSANTS CHIMIQUES

En 2011, un rapport commandé par la Commission de l'énergie et du commerce américaine a révélé qu'entre 2005 et 2009, les quatorze principales compagnies mettant en œuvre la fracturation hydraulique aux Etats-Unis ont utilisé au total plus de 2 500 produits, contenant 750 composants chimiques différents. Parmi eux, 29 sont suspectés d'être cancérigènes, ou de présenter des risques pour la santé ou l'environnement. La société Halliburton, par exemple, a injecté, dans le champ texan d'Eagle Ford, des fluides contenant pour certains 51 produits chimiques différents, dont 24 classés comme dangereux, et pour d'autres 28 additifs, dont 13 dangereux.

« La technologie s'améliore et, aujourd'hui, la fracturation hydraulique fait généralement appel à une dizaine d'additifs seulement, assure François Kalaydjian. En outre, ces produits – qui doivent être obligatoirement déclarés – ont un impact environnemental de plus en plus faible. » De nombreuses recherches sont menées aux Etats-Unis en ce sens, indique-t-il. L'une des pistes est de remplacer le sable, comme « agent de soutènement » qui maintient ouvertes les fissures de la roche, par des matériaux plus légers. Ce qui limiterait le recours aux additifs contrôlant la viscosité et, partant, aux bactéricides. Mais n'éliminerait pas pour autant toutes les substances dont s'inquiètent les scientifiques américains.

Lire l'analyse : Gaz de schiste : quelles conséquences sanitaires ?

 Pierre Le Hir
Journaliste au Monde

 

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 


Par democratie-reelle-nimes
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Vendredi 28 février 2014 5 28 /02 /Fév /2014 19:29

 

Source : www.lesinrocks.com

 

“La violence policière n’a rien d’accidentel”

 

11/12/2012 | 17h17
REUTERS/Stephane Mahe

« La violence policière est rationnellement produite et régulée par l’Etat », telle est la thèse du nouveau livre de Mathieu Rigouste, La domination policière, une violence industrielle. Trois ans après L’ennemi intérieur, ce militant et chercheur en sciences sociales analyse la transformation des violences policières dans les quartiers populaires et leurs effets sociaux sur la vie quotidienne.

De lEnnemi intérieur à ce livre, on a limpression que lordre policier a été un sujet fort de votre travail. Comment en êtes-vous arrivé à ce livre ?

Je fabrique des outils pour démonter les mécanismes de la domination. Dans L’ennemi intérieur, j’avais étudié l’armée et son influence sur la société de contrôle, ce travail montrait comment les guerres coloniales ont fortement orienté la restructuration sécuritaire du capitalisme tout au long de la Ve République. La manière dont la police s’approprie des personnels, des savoirs et des pratiques, des techniques, des méthodes et des matériels formés par, pour et dans l’expérience coloniale et  militaire – ce que Michel Foucault appelle les « effets de retour » – restait à approfondir. Il semblait nécessaire de faire le point sur les transformations de la police et de sa violence ces vingt dernières années. Pas pour l’amour des livres  mais pour renforcer les luttes.

Comment avez-vous circonscrit votre travail dinvestigation et daction ?

Je ne fais pas semblant d’écrire sur une société dont je ne ferais pas partie et que j’observerais depuis un extérieur introuvable. Je ne veux pas masquer le fait que toutes les méthodes et toutes les problématiques sont orientées par l’enquêteur, sa position dans la société et ses points de vue. Sous couvert de distance avec le terrain, de nombreuses études masquent nécessairement les privilèges et les connivences que le chercheur entretient avec la société. Alors j’assume le fait que j’enquête depuis un endroit précis – les territoires et les classes qui subissent quotidiennement et frontalement la domination policière, puis je fournis ces éléments pour permettre de critiquer mes résultats, pour les corriger et faire avancer notre compréhension du phénomène. J’ai passé une trentaine d’années en banlieue parisienne et une quinzaine d’années dans les mouvements sociaux et militants. Je n’y ai pas fait ce que la sociologie appelle de « l’observation participante », j’appartiens à ce monde et j’y ai vécu de près les transformations de la police. J’ai formulé des hypothèses en mettant en commun les mémoires et les récits de nombreuses personnes subissant directement la domination policière et de collectifs qui luttent sur ce terrain. J’ai confronté ces hypothèses aux recherches universitaires sur la question, à un corpus d’autobiographies de policiers, à des entretiens et des récits de vie menés par d’autres chercheurs avec des policiers de différents corps et différents statuts, à l’observation des blogs de policiers et l’analyse des revues policières, de défense et de sécurité ainsi qu’aux archives de mouvements de luttes contre la violence policière. Du point de vue de l’action, je prends part aux luttes populaires contre les systèmes de domination et d’oppression. Je ne cherche pas à faire de la recherche engagée, il me semble qu’on ne peut séparer l’action, l’enquête et la vie quotidienne. Que l’investigation n’est pertinente que si elle est menée, au service des luttes et à travers elles. Ce travail est d’ailleurs le fruit de réflexions collectives et doit tout à celles et ceux qui combattent au quotidien.

Vous parlez presque d’une réactivation dune guerre contre insurrectionnelle dans votre livre. Quels sont les contours de ce champ de bataille ?

J’observe moins une réactivation qu’un processus long où la guerre et le contrôle, l’armée et la police, s’influencent réciproquement au point de quasiment fusionner dans certaines situations. J’affirme que la contre insurrection est la grammaire, la matrice, le programme idéologique et technique qui propulse le système sécuritaire. Mais il s’agit justement ici de bien voir comment s’opère la reformulation, la traduction, l’hybridation de la contre insurrection à l’intérieur de la société française. Il ne me viendrait pas à l’esprit d’expliquer que nous vivons la même chose que la guerre d’Algérie ou que les déploiements militaires en Irak. Mais j’observe que nous faisons face, dans les enclaves ségréguées de la société post-coloniale, à une forme de contre insurrection de basse intensité, médiatique et policière. Le quadrillage militaire devient occupation policière des quartiers (polices « de proximité »), les commandos deviennent des unités d’intervention féroces (BAC…), l’action et la guerre psychologique sont prises en charge par les médias dominants, la propagande d’Etat récupère la figure de l’ennemi intérieur « fellaga manipulé par Moscou » sous la forme de « l’islamo-gauchiste » ; les camps, la torture et le système de disparition sont relayés par la prison et la garde-à-vue, les brutalités et les meurtres policiers… Je montre comment des armes, des techniques, des doctrines, des pratiques issues de la contre insurrection coloniale et militaire, passent dans le champ médiatique et policier, comment elles sont réappropriées, ré-agencées  redéployées pour maintenir l’ordre social, économique et politique à l’intérieur de la métropole.

Est-ce que vous pouvez nous définir la « tactique de la tension » dont vous parlez abondamment dans votre livre ?

C’est justement cette forme de domination, régulée techniquement et rationnellement, qui puise dans les répertoires contre insurrectionnels, coloniaux et militaires, pour écraser les damnés intérieurs. C’est une référence aux mécaniques politiques qui permettent de contrôler la population en instrumentalisant la peur ou en fabriquant des ennemis de convenance. On parle souvent de «  stratégie de la tension » pour désigner les « années de plomb » en Italie, dans les années 1970. L’Etat italien manipulait l’extrême droite, grâce aux services secrets, et lui faisait réaliser des attentats qu’il attribuait ensuite aux anarchistes, ce qui lui permettait de justifier la répression du mouvement ouvrier et l’écrasement des mouvements révolutionnaires. Les gestionnaires de cette stratégie étaient d’ailleurs fascinés par la méthode française de contre-insurrection. Par « tactique de la tension », j’explique que cette technique qui consiste à fabriquer des ennemis de convenance pour faciliter le renforcement sécuritaire, est passée dans le domaine policier. Techniquement, cette traduction s’opère depuis le prototype colonial et militaire de la bataille d’Alger, en 1957. La Casbah avait alors été enfermée et étranglée par des forces de quadrillage et d’occupation militaro-policières, puis pénétrée, harcelée et terrorisée par l’envoi d’unités spéciales à l’intérieur pour capturer, interroger et faire disparaître les « meneurs ». Harceler et agresser une population enfermée et étranglée, engendre forcément beaucoup de tension. J’explique que ce schéma a été redéployé sur les quartiers populaires, par l’alternance, aux manettes de l’Etat, des fractions de gauche et de droite de la classe dirigeante, qui ont multiplié les unités d’occupation et d’enfermement ainsi que les unités d’intervention et de harcèlement dans les quartiers populaires. Progressivement a ainsi été reformulée une technique d’enfermement et d’agression combinée, supportée par des ressorts idéologiques très proches de la contre-insurrection et qui tente de détruire la vie sociale et les formes d’autonomie et d’insoumissions des « populations » ciblées.

Limpérialisme cest un concept assez fort. Dans votre travail, ça semble une évidence car vous êtes dans cette rhétorique mais si on vous demandait de le définir, vous en parleriez comment ?

Ce n’est pas de la rhétorique, l’impérialisme est un stade de développement du capitalisme et de l’Etat, qui arrive à un moment déterminé dans l’histoire de la lutte des classes. Il s’agit d’un rapport de domination à différentes vitesses et qui s’inscrit dans l’espace : c’est le processus d’expansion d’un Etat-nation partant à la conquête de territoires, de ressources et de populations en dehors de ses frontières et mettant en place des formes de dominations et de ségrégations basées sur la classe, le sexe et la race. Les géographes radicaux anglo-saxons expliquent que nous sommes entrés dans une nouvelle phase de développement de l’impérialisme qui ressemble très étrangement à la phase d’accumulation primitive qui avait donné naissance au capitalisme et qui fonctionne par la dépossession des ressources, des territoires, des cultures et des formes de vie autonomes. Je tente de montrer que les campagnes de conquête menées par les grands Etats impérialistes dans le « monde Arabe » (Irak, Afghanistan, Egypte, Syrie…) se combinent avec une dimension intérieure sur leurs propres territoires : l’expansion des mégalopoles urbaines (Grand Paris, Grand Toulouse, Nantes Métropole…). Cette expansion est supportée directement par la tension policière et vise la conquête puis la restructuration petite-bourgeoise des quartiers populaires, le renforcement du socio-apartheid, l’industrialisation de l’enfermement et la massification du néo-esclavage en prison. La police est le fer de lance de cette croisade intérieure.

Quest-ce que vous pensez des BAC que vous définissez comme un symbole de lordre sécuritaire ? Le sociologue Didier Fassin évoque la possibilité dune cohabitation tandis que Fabien Jobard se montre plus nuancé que vous également.

Ce n’est pas une question de nuances. La BAC est emblématique de l’oppression policière contemporaine, comme les CRS représentaient bien la répression en 1968. Mais je n’ai rien en particulier contre ces unités. Toute la police est chargée de maintenir l’ordre social, économique et politique. Et la police n’est pas la seule institution à assurer cette fonction. On peut soutenir les collectifs de victimes qui demandent la dissolution de la BAC comme à Millau, car c’est une manière offensive de se rassembler, mais la dissoudre sans attaquer le monde qui la produit ne changerait pas grand chose. Les agents seraient reclassés et de nouvelles unités créées ou recomposées pour assurer l’encadrement des misérables. Les BAC sont issues des polices coloniales en métropole et restructurées autour d’un modèle « néolibéral » d’abattage intensif. Elles traduisent bien les restructurations contemporaines.

Vous dénoncez la militarisation du métier de policier mais vous passez sous silence le fait quelle sest également accompagnée dune professionnalisation et dune meilleure formation des effectifs. Dans linvention de la violence, Laurent Mucchielli dit quil y a un recul des violences policières depuis 30 ans.

Je ne dénonce pas, j’essaie d’expliquer les transformations en cours. Et je ne me situe pas dans ce débat. La violence n’est pas une quantité, il n’y en a pas plus ou moins. Les formes de coercition évoluent en fonction des situations à gouverner. Si la police se perfectionne effectivement dans le nivellement de la coercition et qu’elle ne tire plus – pour l’instant, en France – à balles réelles sur les mouvements ouvriers, le nombre de personnes tuées dans les quartiers populaires ne cesse d’augmenter. Quand je finissais ce livre, en septembre 2012, 12 personnes avaient été tuées en six mois, un taux record en augmentation constante. Les armes « sub-létales » mutilent presque quotidiennement dans les cités. Dans certains quartiers, perdre un œil devient une menace quotidienne. Oui, les policiers sont mieux formés à contrôler les pauvres pour éviter de provoquer des révoltes ingérables. Mais dans les centres d’entraînement au maintien de l’ordre, c’est bien à la guerre urbaine qu’on les prépare. On ne peut pas le comprendre si l’on regarde du côté des policiers, qui essaient effectivement de tuer le moins possible, qui ont peur aussi et pour qui la coercition est minoritaire dans la journée ou dans une carrière. En regardant depuis la police, on ne perçoit pas les effets réels du renforcement sécuritaire. En l’occurrence, si l’on se place du côté de ceux qui le subissent, le constat est différent. Dans les quartiers populaires, les prisons, et les luttes sociales, la police gère un système de violence transversale qui broie la vie des gens, hier comme aujourd’hui, et qui, loin de rechercher à diminuer la violence, s’alimente et se ressource dans l’expérience coloniale et militaire.

Comment vous percevez Manuel Valls ?

Il incarne bien la gauche de gouvernement : quasiment les mêmes logiques et les mêmes pratiques que sous Sarkozy – car il s’agit toujours de soumettre et bannir les pauvres pour permettre au capitalisme de se restructurer – mais avec une propagande un peu plus subtile, un enrobage un peu plus soft et d’autant plus trompeur. Alors que sous Sarkozy, la figure de l’ennemi intérieur était récurrente, Valls se sent obligé de dire qu’il n’y a pas d’ennemi intérieur, tout en continuant à faire la même chose que ces prédécesseurs. Il ne fait aucun doute qu’il est conseillé par les mêmes personnes que Sarkozy ou Guéant, Alain Bauer parmi d’autres. Et la situation est toujours la même, les processus en cours continuent. Alors que la droite a tendance à réduire le nombre de policiers, à développer des unités féroces et à multiplier les technologies et les armements, la gauche conserve tout ça puis embauche et développe en particulier les unités d’occupation (« de proximité »). La succession de la gauche et de la droite aux manettes du gouvernement n’alterne pas les modèles mais les empile, elle assure la continuité de l’Etat et de son renforcement sécuritaire.

A la fin du livre, vous dites « organisons-nous », comment vous situez-vous politiquement ?

Du côté des opprimés, dans le camp qui veut en finir avec toutes les formes de domination. Je crois que seuls les premiers et premières concernés peuvent s’organiser pour abolir les systèmes d’oppression. Et qu’il faut tisser des alliances. J’essaye de mettre au centre de mon appareillage d’enquête les critiques et les constats des personnes qui subissent et qui luttent. Sous l’étiquette de « l’émeute », le pouvoir définit les révoltes populaires comme des sortes d’accès hystériques, des convulsions de violence sans raisons, mon travail consiste à les réinscrire dans la grande histoire des résistances à l’impérialisme. Je fais de l’enquête pour renforcer les luttes, pour décrire les mécaniques de l’oppression et cerner les rouages faibles.Ce système ne peut tenir sans la police et la prison. Je pense qu’il faut en changer, en finir avec une économie basée sur le pillage du monde au profit d’une minorité, et je crois qu’il faut pour cela rompre aussi avec les sociétés pyramidales, même celles où l’on choisit ses maîtres… Je crois que nous pouvons réussir à construire une société basée sur l’autogestion, l’entraide et le partage, sans chefs ni argent, où tout sera pour tous et où le peuple s’organisera par lui-même. La police passera alors pour une machine de domination archaïque.

Propos recueillis par David Doucet et Jean-Marie Durand

Mathieu Rigouste, La domination policière, une violence industrielle, La Fabrique, 258 pages, 15 euros.

 

Source : www.lesinrocks.com

 

 

Par democratie-reelle-nimes
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Lundi 30 décembre 2013 1 30 /12 /Déc /2013 19:18

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

Avortement: la régression espagnole

LE MONDE | 30.12.2013 à 11h55 • Mis à jour le 30.12.2013 à 16h03

 
 

Il fut un temps où l'Espagne montrait la voie en matière de droits des femmes. Le socialiste José Luis Rodriguez Zapatero innova en mettant en pratique, en 2004, une authentique parité au gouvernement. C'est aussi à Madrid qu'a été conçue et appliquée l'une des politiques les plus progressistes d'Europe pour lutter contre le fléau de la violence conjugale.

Malheureusement, la dynamique s'est inversée. Si l'Espagne revendique aujourd'hui un rôle pionnier sur les droits des femmes, c'est dans la régression. Le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy est en train d'opérer un virage à 180 degrés sur l'avortement. L'avant-projet de la loi de protection de la vie de l'être conçu et des droits de la femme enceinte, présenté en conseil des ministres peu avant Noël, supprime purement et simplement le droit des femmes à décider librement d'interrompre leur grossesse. Ce droit, consacré par une loi entrée en vigueur en 2010, en autorisant l'avortement sans condition de motif jusqu'à la quatorzième semaine de grossesse, avait considérablement libéralisé la législation postfranquiste de 1985.

Le nouveau texte, proposé par le ministre de la justice, Alberto Ruiz Gallardon, et qui doit être bientôt soumis au Parlement, est plus restrictif encore que celui de 1985. Il n'autorise l'avortement que dans deux cas : s'il y a eu viol et si la santé physique ou psychique de la mère est menacée « de manière durable ou permanente ». Ce risque devra être certifié par deux médecins différents, étrangers à l'établissement où serait pratiquée l'IVG. La loi de 1985 permettait l'avortement en cas de malformation du foetus, ce que ne prévoit plus le projet de loi actuel. « On ne peut laisser la vie du foetus dépendre exclusivement de l'avis de la mère », a jugé M. Ruiz Gallardon.

M. Rajoy avait promis, pendant la campagne électorale, de revenir sur la loi de 2010, très critiquée par l'épiscopat espagnol et la droite conservatrice, mais il n'avait pas laissé entendre que ce serait de manière aussi radicale. Cette initiative n'est fondée sur aucune justification de santé publique, puisque le nombre d'IVG pratiquées en Espagne était en baisse en 2012. Les motivations du ministre de la justice sont, en réalité, d'ordre idéologique : M. Ruiz Gallardon déclare « en avoir fini avec le mythe de la supériorité morale de la gauche » et veut à présent porter sa croisade antiavortement devant le Parlement européen.

Le gouvernement espagnol est, dans ce domaine, à contre-courant. Vingt des vingt-huit Etats de l'UE reconnaissent le droit des femmes à décider librement de leur grossesse dans les douze à quatorze premières semaines. Six l'assortissent de conditions ; seuls deux, Malte et l'Irlande, interdisent l'avortement. Ce droit, acquis de haute lutte par les femmes comme une reconnaissance de leur liberté de disposer de leur corps, est un droit fondamental. M. Rajoy commet une grave erreur en en faisant un instrument de reconquête idéologique.

Lire le récit : Le gouvernement Rajoy veut lancer une croisade contre l'avortement en Europe

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 

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Lundi 2 décembre 2013 1 02 /12 /Déc /2013 19:03

 

Source : actualites.mouvement-zeitgeist.fr

 

Prendre une douche avec 1,5 litre d'eau ?

 

Pour ma part, je me suis toujours posé cette question, surtout le week-end : pourquoi ne pas recycler l'eau de la douche ? Évidemment, cela ne peut se faire en l'état, car il faut la filtrer et retirer les pathogènes. Il n'empêche qu'une douche standard consomme pas mal d'eau. De nombreuses personnes dans le monde n'ont pas accès facilement à de l'eau. L'idéal serait de pouvoir n'utiliser que très peu d'eau pour se laver.

 

prendre douche 1.5 litre eau

 

Le designer suédois Mehrdad Mahdjoubi avait travaillé pour la NASA (l'eau étant très précieuse dans l' espace) et a tiré profit de cette expérience pour se pencher sur ce problème : 95 % de l'eau utilisée lors d'une douche part dans les égouts. Il a inventé la douche OrbSys. Avec cette douche, vous pouvez enfin passer 10 minutes sous l'eau sans culpabiliser : l'eau est recyclée au fur et à mesure. Il estime que son système permet de préserver 90 % de l'eau utilisée normalement et 80 % de l'énergie (rappel : la chaleur se conserve assez bien dans l'eau qui a une forte capacité calorifique).

Le souci avec le recyclage d'eau est en réalité la réduction de pression. Cependant, Orbsys y arrive et réchauffe un peu l'eau au passage pour que votre douche soit à température constante. Le système de filtration enlève 99,9 % des contaminants (dont virus).

On peut estimer une économie de quelques centaines d'euros par an avec un tel système, mais encore une fois, l'intérêt n'est pas tant financier qu'écologique.

 

 

 

 

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Samedi 12 octobre 2013 6 12 /10 /Oct /2013 20:11

 

 

mediapart.fr

La Troïka menace d'imploser

|  Par Ludovic Lamant

 

 

Les désaccords entre le FMI et la commission européenne ne cessent de s'amplifier sur la manière d'en finir avec la crise des dettes en Europe. Alors qu'une nouvelle aide à la Grèce est en discussion, le débat sur l'après-Troïka est lancé à Bruxelles.

 

Les « hommes en noir » de la Troïka sont en instance de divorce. Trois ans après sa création, hors de tout cadre juridique prévu par les traités européens, cet organe à trois têtes, censé piloter les programmes de réforme des pays menacés de faillite au sein de la zone euro, est parcouru de vives tensions. À tel point qu'à Bruxelles, le débat sur l'après-Troïka est lancé.

Les signes se multiplient d'un délitement de cette structure contestée, qui rassemble des experts de la commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI). « La configuration (de la Troïka), qui a été décidée en temps de crise, est un peu étrange. Il faut la changer », avait ainsi reconnu en mai dernier Jörg Asmussen, membre du directoire de la BCE.

De son côté, la Luxembourgeoise Viviane Reding, vice-présidente de la commission, avait jugé, en juillet, que « la Troïka a fait son temps ». Celle qui prétend à la présidence de l'exécutif européen l'an prochain, a ouvertement plaidé pour un scénario sans le FMI : « Faire appel au FMI, comme ce fut le cas ces dernières années, était une solution de crise. À l'avenir, nous Européens devons nous montrer capables de résoudre nos problèmes par nous-mêmes. » José Manuel Barroso, le patron de la commission, avait lui-même laissé entendre, en juin, que les institutions européennes pouvaient désormais se débrouiller seules, en cas de nouveau plan d'aide.

Mise sur pied à l'occasion du « sauvetage » de la Grèce en mai 2010, l'impopulaire Troïka travaille aujourd'hui avec les gouvernements de trois autres États membres de la zone euro : le Portugal, l'Irlande et Chypre. C'est elle qui établit la liste des économies, réformes structurelles et autres privatisations qu'un pays doit s'engager à réaliser, s'il veut obtenir, en l'échange, un mégaprêt pour lui éviter le défaut. Le FMI fournit également des conseils aux Européens sur la réforme du secteur bancaire espagnol.

En trois ans, cette structure au fonctionnement opaque est devenue le symbole d'une gestion autoritaire de la crise, où des capitales de la zone euro se trouvent mises au pied du mur, contraintes pour éviter la faillite à réaliser des réformes rejetées par bon nombre de citoyens. « La Troïka doit être démantelée, ces gens sont complètement hors sol, hors réalité. Qui rend des comptes là-dedans ? » s'était emportée, en juin, Isabelle Durant, une eurodéputée belge du groupe des Verts, qui avait résumé l'agacement de bon nombre de citoyens. « Une créature politique non identifiée, pour ne pas dire un monstre », tranche Sylvie Goulard, une élue libérale du Parlement.

En toute logique, cette Troïka se dissoudra quand les plans d'aide (les bail-out) seront arrivés à terme. Par exemple à l'horizon 2016 pour Chypre, si l'on en croit les échéances officielles. Problème : sur le terrain, l'embellie semble encore fragile (Irlande), voire carrément inexistante (Grèce). D'autres mégaprêts pourraient donc être nécessaires et faire durer le supplice. Les Européens et le FMI devraient discuter, cette fin de semaine à Washington, d'une nouvelle enveloppe d'aide à la Grèce.

 

Olli Rehn à Riga, en Lettonie, le 12 septembre 2013. © CE. 
Olli Rehn à Riga, en Lettonie, le 12 septembre 2013. © CE.


Sans surprise, du côté des services d'Olli Rehn à Bruxelles, on minimise l'ampleur des frictions. « Aucune de ces situations (dans les pays aidés – ndlr) n'est simple, mais c'est pour cela qu'il est plus important que jamais que nous puissions compter sur l'expertise combinée et complémentaire des trois institutions », a expliqué le commissaire Rehn, chargé des affaires économiques au sein de l'exécutif de Barroso. Et de repousser à plus tard l'irrésistible débat sur l'après-Troïka : « Nous devrons certainement explorer des manières d'améliorer la gouvernance de la zone euro, y compris dans la gestion des mécanismes de crise. » 

Si Bruxelles n'ose pas avancer franchement sur ce dossier, c'est avant tout parce que les États membres, l'Allemagne en tête, n'ont pas envie d'ouvrir la boîte de Pandore. Car remplacer la Troïka reviendrait sans doute à donner davantage de pouvoirs encore à la commission européenne, pour la transformer un peu plus en un « fonds monétaire européen » – un scénario pas forcément plus populaire aux yeux de nombre de citoyens sur le continent…

Pourtant, la tension enfle de tous côtés. Principale explication : le malaise croissant du FMI, qui cherche à limiter la casse et ne pas perdre ce qui lui reste de légitimité dans la gestion de crise. Au printemps 2010, c'est Berlin surtout qui avait poussé pour que l'institution de Washington, alors dirigée par Dominique Strauss-Kahn, intervienne. C'est même l'une des conditions fixées par le parlement allemand, le Bundestag, pour valider chaque plan d'aide qui se présente : il faut que le FMI s'implique lui aussi.

Mais le FMI est en désaccord avec la manière dont la crise est gérée, et tient désormais à le faire savoir. Son rapport publié en juin a fait l'effet d'une bombe : l'institution y critique le plan de sauvetage négocié en 2010 pour la Grèce, expliquant qu'à ses yeux, il aurait mieux fallu « adoucir » la politique d'austérité, en pratiquant un effacement partiel des dettes publiques – scénario exclu, à l'époque, par Paris et Berlin (lire l'article de Martine Orange). Le texte, où beaucoup ont cru déceler l'influence du nouveau directeur Europe du FMI, le Britannique Reza Moghadam, dénonce à mots à peine couverts la gestion de la commission européenne. Ce qui avait obligé Olli Rehn, le commissaire aux affaires économiques, à répliquer : « Que le FMI se lave les mains et fasse peser toute la responsabilité sur les épaules de l'Europe, est injuste. »

La commission piégée ?

Autre pièce à conviction : le Wall Street Journal a fait état la semaine dernière de documents internes au FMI, qui prouvent qu'en ce mois décisif de mai 2010, plus de 40 États membres du Fonds, tous non européens, s'étaient opposés au plan d'aide tel qu'il avait été conçu pour Athènes. Des représentants de l'Australie, de la Russie ou de l'Argentine, avaient alors mis en garde contre d'« immenses risques » encourus, si l'on en croit le compte-rendu des débats. Un officiel brésilien s'était, lui, inquiété d'un programme « mal conçu et insoutenable en dernier ressort ».

Ces prises de position n'avaient pas empêché Dominique Strauss-Kahn d'expliquer aux journalistes, dans la foulée de l'accord, que le Fonds n'avait « aucun doute » sur le fait que ce « bail-out » allait marcher. Aujourd'hui, les membres non Européens du FMI ne décolèrent pas contre cette erreur de diagnostic de 2010, et critiquent le « favoritisme » du Fonds à l'égard des pays européens. « Le Fonds se trouve aujourd'hui exposé à un risque excessif en Europe : c'est pour cela qu'il veut se désengager », résume Costas Lapavitsas, un économiste grec basé à Londres, dans un entretien au quotidien El País. Pas moins de 56 % des prêts aujourd'hui accordés par le FMI profitent à des pays de l'Union.

« Le fait que les décisions portant sur des programmes d'ajustement qui impliquent le FMI soient prises, vraisemblablement, à Berlin, Francfort ou Bruxelles, devrait horrifier les membres de l'institution », commente Ousmène Mandeng, un ancien responsable du Fonds. « C'est quasiment la première fois que le FMI se trouve influencé à ce point par ses plus grands actionnaires. » Mais côté européen, Angela Merkel rechigne toujours autant à expliquer aux citoyens allemands qu'une partie des prêts débloqués à Athènes ne seront finalement pas remboursés.

Interrogée en juin sur le sujet, Christine Lagarde a tenté de calmer le jeu : « Les membres de la Troïka ont eu une relation très solide et productive au cours des trois dernières années », a-t-elle affirmé, vantant le caractère « novateur » de l'aventure. Mais personne n'est dupe. La gestion calamiteuse de la crise chypriote, en début d'année, a laissé des traces indélébiles. Le FMI a choisi de participer à hauteur de 10 % seulement du volume d'aide global débloqué pour Chypre – contre un tiers lors des « bail-out » précédents. Le désengagement du FMI de la crise de la zone euro est déjà en cours.

Dans une moindre mesure, la BCE a elle aussi pris ses distances avec la gestion au jour le jour de la Troïka. Au sein du conseil des gouverneurs, à Francfort, ils sont de plus en plus nombreux à craindre pour la sacro-sainte indépendance de l'institution. « La BCE n'accepte pas l'interférence des gouvernements. Mais son indépendance devrait fonctionner dans les deux sens : cela signifie également que la BCE s'abstienne d'intervenir dans les décisions très politiques, avec des conseils portant sur les impôts ou les coupes dans les dépenses. Et c'est pourtant ce qu'elle fait au sein de la Troïka : elle doit en partir le plus vite possible », juge Paul De Grauwe, un économiste belge, professeur à la London School of Economics.

À la tête de la BCE, Mario Draghi avait tenté de désamorcer la polémique au mois de mars : « Gardez à l'esprit que nous ne signons pas le mémorandum », ce cahier des charges signé entre Bruxelles et les capitales menacées de faillite, qui établit la liste des réformes à effectuer. Devant des eurodéputés qui l'interrogeaient fin septembre à Bruxelles, Draghi a tenté de minimiser un peu plus le rôle de la BCE au sein de la Troïka. Il ne s'agirait de rien d'autre qu'un travail de simple conseiller, « en liaison avec la commission », pour fournir une « expertise technique ». De là à dire que la BCE conseille, depuis l'extérieur, la Troïka, il n'y a qu'un pas…

Alors que le FMI et la BCE tentent de sauver la face devant le fiasco annoncé, il ne reste plus que la commission européenne, stoïque dans la tempête, à assumer le bilan – calamiteux – de trois années de Troïka. À l'approche des élections européennes, José Manuel Barroso, si prompt à s'inquiéter de la montée des « populismes » sur le continent, s'est-il rendu compte de l'opération ? Son collègue Olli Rehn, lui, n'a pas l'air gêné : le Finlandais a exprimé en août son envie de se présenter aux élections comme possible chef de file européen des libéraux.

 

 

 

 

Par democratie-reelle-nimes
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