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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 19:07

 

lecho.be

 

19:57 - 15 février 2013  

Viande de cheval: perquisition aux Pays-Bas

    Aux Pays-Bas, une per­qui­si­tion a été menée dans une usine qui mé­lan­geait de la viande de che­val et de boeuf et qui la re­ven­dait en fai­sant croire qu'il s'agis­sait d'une viande pure boeuf. On a éga­le­ment re­trouvé du ha­chis par­men­tier censé être au boeuf mais conte­nant du che­val dans 47 écoles dans le Lan­ca­shire (nord-ouest de l'An­gle­terre) et des steaks ha­chés avec de la viande che­va­line ont été four­nis à des hô­pi­taux d'Ir­lande du Nord. L'Union eu­ro­péenne ré­agit face à ce scan­dale à grande échelle et ap­prouve un plan de crise.

    Une per­qui­si­tion a été menée ven­dredi dans une usine du sud des Pays-Bas qui mé­lan­geait viande de che­val et de boeuf avant de la re­vendre la­bel­li­sée "pur boeuf", a in­di­qué le Par­quet. Selon les élé­ments re­cueillis, "la so­ciété trans­for­mait des car­casses de che­vaux en pro­ve­nance des Pays-Bas et d'Ir­lande en mor­ceaux de viande et les mé­lan­geait à des mor­ceaux de viande de boeuf", a in­di­qué le Par­quet dans un com­mu­ni­qué.  L'en­tre­prise, dont le nom n'est pas cité dans le com­mu­ni­qué, re­ven­dait en­suite ces mé­langes comme étant de la viande "pur boeuf". 

     

    "Il n'est pas en­core clair s'il y a un lien avec les dé­cou­vertes ré­centes de viande de che­val dans les ham­bur­gers ir­lan­dais et les plats sur­ge­lés an­glais", a sou­li­gné le par­quet.  Selon les mé­dias néer­lan­dais, il s'agi­rait de l'usine de la so­ciété Willy Sel­ten, si­tuée dans la ville d'Oss.  Sur son site in­ter­net, la so­ciété se dé­crit comme étant une "en­tre­prise opé­rant au ni­veau in­ter­na­tio­nal, spé­cia­li­sée dans le désos­se­ment et la dé­coupe de viande de boeuf", em­ployant une cen­taine de per­sonnes.  Elle trans­forme de la viande im­por­tée de dif­fé­rents pays au sein de l'Union eu­ro­péenne et livre à des com­merces de dé­tail, aux gros­sistes en viande, aux bou­chers et à l'in­dus­trie de trans­for­ma­tion de viandes à tra­vers l'Eu­rope.  La per­qui­si­tion a été ef­fec­tuée dans le cadre d'une en­quête de grande am­pleur menée par le Par­quet, en col­la­bo­ra­tion avec l'or­ga­nisme de sur­veillance de l'ali­men­ta­tion et de la consom­ma­tion (NVWA) aux Pays-Bas.  La so­ciété pro­prié­taire de l'usine est soup­çon­née de fraude et blan­chi­ment d'ar­gent, et des do­cu­ments ad­mi­nis­tra­tifs ont été sai­sis lors de la per­qui­si­tion, selon la même source. 

    De la viande de che­val dans les can­tines

    Du ha­chis par­men­tier censé être au boeuf mais conte­nant du che­val a été livré à 47 écoles dans le Lan­ca­shire (nord-ouest de l'An­gle­terre) et des steaks ha­chés avec de la viande che­va­line ont été four­nis à des hô­pi­taux d'Ir­lande du Nord. L'Union eu­ro­péenne ré­agit face à ce scan­dale à grande échelle et ap­prouve un plan de crise.

    Un plat de "cot­tage pie" ou ha­chis par­men­tier, dis­tri­bué dans les écoles du comté de Lan­ca­shire, a été testé po­si­tif à l'ADN de che­val, a dé­claré Susie Charles, res­pon­sable des écoles au conseil local du comté de Lan­ca­shire. "Re­la­ti­ve­ment peu d'écoles dans le Lan­ca­shire pro­posent ce plat, mais notre prio­rité est d'ap­por­ter l'as­su­rance ab­so­lue que nos repas contiennent ce qui est écrit sur l'éti­quette. Le fait que ce plat ne res­pec­tait pas cette règle nous a conduits, sans hé­si­ta­tion, à le re­ti­rer de nos menus", a-t-elle en­core dit.


    Dans le même temps en Ir­lande du Nord, des steaks ha­chés avec du che­val ont été li­vrés à des hô­pi­taux en Ir­lande du Nord, a in­di­qué ven­dredi l'en­tre­prise char­gée de four­nir la viande aux éta­blis­se­ments de santé dans cette ré­gion bri­tan­nique. The Bu­si­ness Ser­vices Or­ga­ni­sa­tion (BSO) a in­di­qué qu'un lot fourni par une en­tre­prise nord-ir­lan­daise avait été re­tiré du cir­cuit, sans pré­ci­ser si une par­tie avait pu être consom­mée.


    "Nous avons réagi im­mé­dia­te­ment dès que nous avons eu l'in­for­ma­tion qu'il pou­vait y avoir un pro­blème de confiance, nous avons re­tiré les pro­duits", a in­di­qué David Bin­gham du ser­vice mé­di­cal du BSO. Enfin des pubs et hô­tels du groupe Whit­bread ont éga­le­ment reçu des plats pré­sen­tant de l'ADN de che­val. Le groupe qui pos­sède les chaînes Pre­mier Inn, Bee­fea­ter Grill et Bre­wers Fayre, a pré­cisé que les pro­duits concer­nés ont été re­ti­rés des menus et ne se­ront pas rem­pla­cés tant que de nou­veaux tests n'au­ront pas été ef­fec­tués.

    Le scan­dale eu­ro­péen de la viande de che­val faus­se­ment éti­que­tée concerne 750 tonnes de viande, 4,5 mil­lions de plats frau­du­leux ven­dus dans 13 pays eu­ro­péens. En Bel­gique, les contrôles sont élar­gis à tout pro­duit conte­nant de la viande ha­chée. Outre les su­per­mar­chés, les pe­tits com­merces et pro­duc­teurs sont vi­si­tés par des ins­pec­teurs. L'Union eu­ro­péenne a ap­prouvé le plan de lutte contre la crise de la viande de che­val qui pré­voit une série de tests ADN dans les plats cui­si­nés cen­sés conte­nir du boeuf. Ce plan va être mis en oeuvre "im­mé­dia­te­ment", pour une durée ini­tiale d'un mois, selon la Com­mis­sion.

    Les 27 Etats membres se sont mis d'ac­cord pour pro­cé­der à en­vi­ron 2.250 tests sur des plats pré­pa­rés à base de boeuf pour vé­ri­fier s'ils contiennent du che­val. De 10 à 150 tests sont pré­vus dans cha­cun des pays de l'UE, en fonc­tion de leur taille, "prin­ci­pa­le­ment au ni­veau des dis­tri­bu­teurs, sur des pro­duits ali­men­taires des­ti­nés au consom­ma­teurs final", in­dique la Com­mis­sion.
    Des tests se­ront aussi ef­fec­tués sur la viande de che­val pour dé­tec­ter la pré­sence éven­tuelle de phé­nyl­bu­ta­zone, un anti-in­flam­ma­toire nocif pour la santé. Un échan­tillon sera pré­levé par 50 tonnes de viande de che­val et chaque Etat ef­fec­tuera au moins cinq contrôles.
    L'opé­ra­tion sera co-fi­nan­cée à 75% par la Com­mis­sion eu­ro­péenne et pourra être pro­lon­gée de deux mois si né­ces­saire. La pu­bli­ca­tion des ré­sul­tats est pré­vue le 15 avril, a pré­cisé la pré­si­dence ir­lan­daise de l'UE.


    "Les consom­ma­teurs at­tendent de l'UE, des au­to­ri­tés na­tio­nales et de tous ceux qui sont im­pli­qués dans la chaîne ali­men­taire qu'ils leur re­donnent toute la confiance né­ces­saire concer­nant le contenu de leur as­siette", a dé­claré le com­mis­saire eu­ro­péen à la Santé, Tonio Borg, cité dans le com­mu­ni­qué.


    Le plan d'ac­tion avait été pro­posé mer­credi par la Com­mis­sion eu­ro­péenne à l'is­sue d'une réunion de crise avec huit pays concer­nés par le scan­dale, qui s'est ré­pandu en Eu­rope de­puis la dé­cou­verte le 8 fé­vrier de viande ha­chée che­va­line es­tam­pillé boeuf dans des la­sagnes de la marque Fin­dus ven­dues en Grande-Bre­tagne. Bruxelles avait alors re­com­mandé de pro­cé­der à par­tir du 1er mars à 2.500 tests ADN sur des plats cui­si­nés, ainsi qu'à 4.000 tests de dé­tec­tion du phé­nyl­bu­ta­zone sur des car­casses de che­val.


    "Selon les règles ac­tuelles, le nom des pro­duits qui sug­gé­raient la pré­sence de boeuf alors qu'ils conte­naient éga­le­ment d'autres es­pèces de viande, était trom­peur et contre­ve­nait à la lé­gis­la­tion", a in­sisté l'exé­cu­tif eu­ro­péen.
    Des traces de che­val dans des pro­duits au boeuf, no­tam­ment des la­sagnes, ont été ré­cem­ment dé­cou­vertes en Grande-Bre­tagne, France, Al­le­magne, Au­triche, Nor­vège et Suisse. M. Borg, en dé­pla­ce­ment à Athènes, a rap­pelé ven­dredi que le scan­dale re­le­vait d'un pro­blème d'éti­que­tage et ne re­pré­sen­tait pas pour le mo­ment une me­nace sa­ni­taire. L'of­fice eu­ro­péen de po­lice, Eu­ro­pol, a été chargé de co­or­don­ner les en­quêtes ju­di­ciaires me­nées dans plu­sieurs pays de l'UE.

     

     

    • Span­ghero cou­pable? Les au­to­ri­tés fran­çaises ont ac­cusé de "trom­pe­rie éco­no­mique" la so­ciété agroa­li­men­taire Span­ghero, four­nis­seur de viande des sur­ge­lés Fin­dus, au coeur du scan­dale et lui ont sup­primé son agré­ment sa­ni­taire, pre­mière sanc­tion d'im­por­tance dans ce scan­dale qui s'étend en Eu­rope. Span­ghero, basé dans le sud-ouest de la France, sa­vait qu'elle re­ven­dait comme viande de boeuf du che­val, moins cher, selon le mi­nistre fran­çais de la Consom­ma­tion, Be­noît Hamon.

    A sa­voir

    Le scan­dale eu­ro­péen de la viande de che­val faus­se­ment éti­que­tée concerne 750 tonnes de viande qui ont servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de plats frau­du­leux ven­dus dans 13 pays eu­ro­péens. Selon les au­to­ri­tés fran­çaises, la so­ciété agroa­li­men­taire fran­çaise Span­ghero, four­nis­seur de viande des sur­ge­lés Fin­dus, a "ré­cep­tionné" du­rant six mois en pains de 25 kilos 750 tonnes de viande de che­val, "avec l'éti­quette doua­nière" cor­res­pon­dant à de la viande de che­val comme l'ont mon­tré les fac­tures sai­sies entre un tra­der chy­priote et la so­ciété fran­çaise basée dans le sud-ouest.  Sur ces 750 tonnes, 550 tonnes ont été li­vrées à l'usine luxem­bour­geoise de Co­mi­gel éti­que­tée "Viande boeuf ori­gine UE", mais munie d'un code doua­nier si­gna­lant le che­val.  Ces 550 tonnes ont alors servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de pro­duits frau­du­leux ven­dus par Co­mi­gel à au moins 28 en­tre­prises dans 13 pays eu­ro­péens, selon la di­rec­tion de la ré­pres­sion des fraudes.



    "Ce tra­fic de viande du­rait de­puis plu­sieurs mois" et por­tait sur plus de 750 tonnes, dont 550 tonnes li­vrées à la so­ciété fran­çaise Co­mi­gel via la so­ciété Ta­vola, un sous-trai­tant qui fa­brique les plats pré­pa­rés et est situé au Luxem­bourg, a af­firmé Be­noît Hamon.

    Ces 550 tonnes, dont l'ori­gine reste en­core très floue, ont servi à la fa­bri­ca­tion de plus de 4,5 mil­lions de pro­duits frau­du­leux ven­dus par Co­mi­gel dans 13 pays eu­ro­péens à au moins 28 en­tre­prises, dont Fin­dus, selon l'agence fran­çaise de la ré­pres­sion des fraudes. Pour sa dé­fense, Co­mi­gel a af­firmé jeudi que la "trom­pe­rie" était dif­fi­ci­le­ment dé­tec­table.

    ♦ Span­ghero dé­ment: "Je ne sais pas qui" est à l'ori­gine de la fraude "mais c'est for­cé­ment pas nous", a dé­claré ven­dredi le pa­tron de Span­ghero, Bar­thé­lémy Aguerre, à la radio Eu­rope 1. "J'ai été si­déré" par les ac­cu­sa­tions des au­to­ri­tés fran­çaises, a-t-il dit.

    Le panel des contrôles a été élargi en Bel­gique
    Le panel des contrôles menés dans le cadre de l'af­faire de la viande de che­val a été élargi en Bel­gique, a in­di­qué ven­dredi le SPF Eco­no­mie. Les ré­sul­tats des contrôles vi­sant à dé­tec­ter la pré­sence ou non de viande de che­val dans des pro­duits cen­sés conte­nir du boeuf se­ront connus début de la se­maine pro­chaine.
    Des contrôles ont d'abord été menés sur des la­sagnes avant d'être éten­dus aux pro­duits de viande ha­chée. Les contrôles ne vi­saient dans un pre­mier temps que les grandes sur­faces avant de concer­ner aussi les pe­tits ma­ga­sins et les pro­duc­teurs. Les ré­sul­tats de ces contrôles de­vraient être connus début de la se­maine pro­chaine, a pré­cisé le SPF Eco­no­mie.

    Pour rap­pel, l'Union eu­ro­péenne a de­mandé à ses Etats membres de pro­cé­der à une cam­pagne de 2.500 tests ADN sur les plats de boeuf et a de­mandé de réa­li­ser quelque 4.000 contrôles pour dé­tec­ter la pré­sence éven­tuelle de phé­nyl­bu­ta­zone.

     


    Pre­mières ar­res­ta­tions

    Cet énorme scan­dale, qui ré­vèle la com­plexité com­mer­ciale du cir­cuit de la viande, a dé­bou­ché jeudi sur des pre­mières in­ter­pel­la­tions, au Royaume-Uni.

    Ex­press

    DANS LES TOR­TEL­LONI AUSSI
    Ce ven­dredi, c'est en Nor­vège que la pré­sence de viande de che­val dans des la­sagnes a été confir­mée. Et en Au­triche, des traces de viande de che­val non dé­cla­rée ont été trou­vées dans des "tor­tel­loni viande de boeuf" de l'in­dus­triel al­le­mand Gusto GmbH.

    Trois hommes soup­çon­nés de fraude ont été ar­rê­tés: deux dans l'usine gal­loise de Farm­box Meats et un dans l'abat­toir an­glais de Peter Boddy, des éta­blis­se­ments qui avaient été per­qui­si­tion­nés mardi.
    Selon l'Agence bri­tan­nique de sé­cu­rité ali­men­taire (FSA), l'abat­toir a fourni des car­casses de che­vaux à l'usine de Farm­box Meats. La po­lice n'a pas pré­cisé exac­te­ment les soup­çons qui pèsent sur les trois hommes.


    De l'anti-dou­leur nocif pour la santé

    Plus tôt jeudi, le scan­dale avait pris une di­men­sion sa­ni­taire, au vu de tests ef­fec­tués au Royaume-Uni. Six car­casses de che­vaux abat­tus dans le pays et conte­nant des traces de phe­nyl­bu­ta­zone, un anti-dou­leur pros­crit dans l'ali­men­ta­tion, ont été en­voyées en France et sont "peut-être en­trées dans la chaîne ali­men­taire", ont af­firmé les au­to­ri­tés bri­tan­niques.

    En bref

    En Bel­gique, c'est l'Agence fé­dé­rale pour la sé­cu­rité de la chaîne ali­men­taire (AFSCA)qui est char­gée de mener des contrôles vi­sant à dé­tec­ter la pré­sence ou non de phé­nyl­bu­ta­zone, qui ren­drait la viande im­propre à la consom­ma­tion.



    Le mi­nis­tère de la Santé s'est ce­pen­dant voulu ras­su­rant, es­ti­mant que la viande en ques­tion re­pré­sen­tait un "très faible risque pour la santé hu­maine". Aux ni­veaux aux­quels la phe­nyl­bu­ta­zone a été dé­ce­lée, "une per­sonne de­vrait man­ger 500 à 600 ham­bur­gers par jour, com­po­sés à 100% de viande de che­val, pour se rap­pro­cher de la dose quo­ti­dienne li­mite pour l'homme", a as­suré le mi­nis­tère.

    • L'anti-dou­leur n'a en re­vanche pas été dé­tecté dans les pro­duits Fin­dus.

     

    AFP

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