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1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 16:17

 

Le Monde.fr avec AFP

 01.06.2013 à 06h25 • Mis à jour le 01.06.2013 à 18h00

 
 

 

Les forces de l'ordre, qui ont violemment réprimé les manifestants la veille faisant, selon des médecins sur place, plusieurs centaines de blessés, se sont retirées de la place en milieu d'après-midi.

 

Alors que les manifestants étaient revenus, samedi 1er juin, sur la place Taksim dans le centre d'Istanbul, pour protester contre un projet d'urbanisation qui cristallise les rancunes, le gouvernement du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, a refusé la moindre concession, affirmant que ces rassemblements étaient avant tout "idéologiques".

Les forces de l'ordre, qui ont violemment réprimé les manifestants la veille faisant, selon des médecins sur place, plusieurs centaines de blessés, se sont retirées de la place en milieu d'après-midi. Immédiatement, des dizaines de milliers de personnes brandissant des drapeaux turcs ont envahi les lieux dans une immense clameur de victoire, comme l'a constaté notre correspondant sur place.

 

Guillaume Perrier @Aufildubosphore

Les manifestants célèbrent la prise de #Taksim. La police s'est totalement retirée. A cours de gaz disent les manifestants.

 

 

Si M. Erdogan a reconnu "qu'il y a eu des erreurs, et des actions extrêmes dans la réponse de la police", il a maintenu que "la place Taksim ne peut pas être un endroit où les extrémistes font ce qu'ils veulent". Il a également assuré que le gouvernement poursuivrait le projet qui a jeté le feu aux poudres, et qui détruirait le parc Gezi, où se sont rassemblés de nombreux manifestants. 


"NOUS AVONS TOUS BESOIN D'ÊTRE RESPONSABLES"

Face à l'ampleur des protestations, plusieurs hauts responsables turcs ont tenu une ligne moins dure que celle du premier ministre. Le président Abdullah Gül a été forcé de constater que l'heure était grave : "Nous avons tous besoin d'être responsables face à ces manifestations qui ont atteint un niveau inquiétant. Dans une démocratie, les réactions doivent être exprimées avec bon sens, avec calme".

Le vice-premier ministre, Bülent Arinç, est allé jusqu'à présenter ses "excuses". "Plutôt que de lancer du gaz sur des gens qui disent 'nous ne voulons pas de centre commercial ici', les autorités auraient dû les convaincre et leur dire que leurs inquiétudes étaient partagées".

Ce mouvement de protestation, l'un des plus importants dirigés contre le pouvoir islamo-conservateur depuis son entrée en fonction en 2002, est parti d'une manifestation contre un projet d'aménagement urbain contesté à Istanbul. Associations environnementalistes, riverains et syndicats dénonçaient la destruction du parc arboré, promis aux bulldozers. A la place, la municipalité a prévu de reconstruire d'anciennes casernes ottomanes agrémentées d'un centre commercial.

Lire l'éditorial M. Erdogan ou l'ivresse du pouvoir

Une opération opaque, menée sans concertation, qui rentre dans le cadre de plusieurs projets urbains pharaoniques lancés ces derniers mois par le gouvernement : aéroport géant, canal de contournement du Bosphore, troisième pont sur le détroit, villes nouvelles et reconstruction de la place Taksim.

 

PLUSIEURS CENTAINES DE BLESSÉS

Les affrontements ont débuté vendredi à l'aube avec l'intervention musclée de la police pour déloger quelques centaines de militants qui occupaient le parc Gezi. Une source médicale citée par l'agence Reuters parle d'un millier de blessés dans les heurts, tandis qu'au moins six personnes ont perdu un oeil après avoir été touchées par des grenades lacrymogènes, selon l'association des médecins turcs.

Ameutés par les réseaux sociaux, de nombreux militants associatifs sont venus en renfort, rejoints au fil de la journée par beaucoup d'autres manifestants venus dénoncer plus globalement la politique du gouvernement islamo-conservateur.

Lire aussi Comment suivre les manifestations en Turquie en ligne

 

Guillaume Perrier @Aufildubosphore

Ce qui est notable dans ce soulèvement est qu'il assemble des sensibilités hétéroclites. Le trait d'union: l'autoritarisme d'#Erdogan

 

 

Les autorités n'ont donné aucun chiffre précis. Vendredi en fin de journée, le gouverneur de la ville, Huseyin Avni Mutlu, s'est contenté d'indiquer que douze personnes étaient toujours hospitalisées en fin de journée, dont une femme victime d'une fracture du crâne, et qu'au moins soixante-trois personnes avaient été interpellées. Des ONG évoquent plusieurs centaines de blessés, dont certains dans des états graves.

 

Guillaume Perrier @Aufildubosphore

Cette personne est ce soir en soins intensifs après avoir été frappée à la tête par une grenade. pic.twitter.com/tcAw7f1Hs7

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