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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 15:45
| Par Laurent Mauduit

 

C'est donc décidé ! Seul contre tous, Nicolas Sarkozy a choisi de passer en force avec la taxe sur les transactions financières. Et quand bien même les autres pays européens traîneraient-ils des pieds, la France la mettra en œuvre, seule s'il le faut. Voilà donc, sur le registre dont il est coutumier – tartarinades et hochements de menton –, ce que vient d'annoncer le chef de l'Etat.

 

Nul n'est, pourtant, obligé d'être dupe. Car à l'approche de l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy a visiblement décidé de multiplier ce genre de galipettes bravaches. Il faut donc savoir démêler le vrai du faux : analyser les hypocrisies de sa nouvelle posture sur cette taxe Tobin dont il a longtemps été un détracteur, mais en même temps les replacer dans la politique économique qu'il mène. Une politique où le mensonge a une place si considérable que cela finit par donner le tournis...

 

C'est donc le 6 janvier, à l'occasion d'un colloque à Paris, baptisé « Nouveau monde », que le chef de l'Etat a joué les fiers à bras sur la taxe Tobin, annonçant que la France ne supporterait plus les atermoiements des autres pays européens, et qu'elle pourrait envisager de mettre en œuvre cette taxe sur les transactions financières, même seule, si aucun autre pays ne se décidait à lui emboîter le pas.

 

« Nous n'attendrons pas que tout le monde soit d'accord pour la mettre en œuvre. Nous la mettrons en œuvre parce que nous y croyons », a dit Nicolas Sarkozy. Formidable ! Alors que la taxe Tobin est regardée avec dédain par toutes les grandes puissances depuis bientôt quarante ans; alors que depuis l'accélération de la crise, en 2007, les pays riches n'ont pas plus trouvé de raison de mettre en œuvre cette taxe, pourtant impérieuse pour faire reculer la spéculation, Nicolas Sarkozy s'applique soudainement à faire croire, à quelques encablures du premier tour de l'élection présidentielle, que c'est pour lui la première des priorités. L'urgence des urgences.

 

Voilà donc Angela Merkel prévenue ! Elle qui vient lundi à Paris pour rencontrer Nicolas Sarkozy sera sommée, une nouvelle fois, de se rallier à l'idée de cette taxe, et d'arrêter de prétendre que le projet n'a de sens que s'il est mis en œuvre simultanément par toute l'Europe (lire la réaction allemande ici).

 

Nicolas Sarkozy contre toute l'Europe ! Voilà l'image que le chef de l'Etat aimerait à donner de lui-même. L'image d'un président courageux, prêt à se battre seul contre la spéculation ; prêt à en découdre contre ces marchés financiers toujours plus avides de profits rapides. Magic Sarkozy ! Et le fait que l'élection présidentielle arrive dans bientôt quatre mois n'a naturellement strictement rien à voir avec cette formidable mise en scène.

 

D'un coup d'un seul, tous les ministres ont donc été requis pour annoncer la bonne nouvelle : la taxe Tobin arrive. Cela ne s'est pas fait sans quelques couacs. La plume du président, toujours empressée, Henri Guaino, a promis que tout serait bouclé dans le courant de ce mois de janvier 2012. Un peu plus prudent, le ministre des finances, François Baroin, a assuré que le projet verrait le jour en fin d'année. Promis, juré ! L'affaire est lancée. Et tant pis si c'est la future majorité qui, en fin d'année, sera censée mettre en œuvre une taxe dans les pires des conditions, hors de toute coopération européenne.

 

Oui, tous les ministres ont été requis. Pour annoncer la bonne nouvelle que la spéculation allait devoir reculer ? Oui, sans doute. Mais tout autant pour faire oublier que durant des mois, et même des années, l'UMP avait combattu cette fameuse taxe Tobin. Pas seulement l'UMP : le chef de l'Etat lui-même.

 

Pas plus tard que le lundi 21 novembre au soir, le principe d'une taxe sur les transactions financières, d'un montant de 0,05%, a été soumis à l'approbation du Sénat, par la socialiste Nicole Bricq, rapporteur général du budget, sous la forme d'un amendement au projet de loi de finances pour 2012. Mais le secrétaire d'Etat au commerce extérieur, Pierre Lellouche, y a été dépêché par le gouvernement pour s'y opposer avec la dernière énergie. Il a même eu l'imprudence de dire exactement... le contraire de ce que Nicolas Sarkozy prétend aujourd'hui, à savoir que la France « ne peut légiférer seule » car ce serait « contre-productif » et cela « nuirait à la place financière de Paris ».

 

Seulement voilà ! Il n'y a pas que l'insipide Pierre Lellouche qui a contredit Nicolas Sarkozy. Il y a aussi... Nicolas Sarkozy, lui-même ! C'était le 7 juin 1999, à l'occasion d'un débat sur France-2, qui opposait Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Bayrou et Robert Hue, à l'époque dirigeant du Parti communiste français. Et ce que dit ce soir-là celui qui depuis est devenu le chef de l'Etat est proprement stupéfiant : c'est mot pour mot l'exact contraire de ce qu'il fait mine de penser aujourd'hui.

 

http://www.ina.fr/video/I11298787/echanges-nicolas-sarkozy-robert-hue-sur-la-taxe-tobin.fr.html

« L'affaire de la taxe Tobin est une absurdité [...]. Si nous le faisons en France, on va encore le payer de dizaines de milliers de chômeurs supplémentaires », s'exclame-t-il, ce jour-là, avant de poursuivre : « Ce que vous ne comprenez pas, c'est que le monde a changé, le monde est devenu un village. A chaque fois que nous pénalisons la création de richesse sur notre territoire, nous favorisons la création de richesse chez les autres [...]. Réveillez-vous, le monde a changé ! »

 

Les tergiversations de Lionel Jospin

« Réveillez-vous !» Avec le recul, la formule résonne comme une mise en garde contre Nicolas Sarkozy lui-même, et ses perpétuelles galipettes. Réveillez-vous : écoutez ce qu'il disait hier, et écoutez ce qu'il dit aujourd'hui. Vous verrez que Nicolas Sarkozy dit blanc un jour et noir le lendemain, au gré de ce qui l'arrange. C'est le côté le plus détestable de la politique : au gré de ce qui est bon non pas pour le pays mais pour lui-même.

 

Il faut, toutefois, admettre que Nicolas Sarkozy n'est pas le seul à faire ce genre de gymnastique. La gauche aussi, également sur la taxe Tobin, a pratiqué exactement les mêmes volte-face.

 

Que l'on se souvienne ! Affirmant sa « volonté d'agir pour la remise en ordre du système monétaire international [et] la création d'un fonds de stabilisation des changes abondé par la taxation des mouvements de capitaux », c'est Lionel Jospin, le premier, le 14 avril 1995, en pleine campagne présidentielle, qui avait exhumé cette proposition de taxe Tobin. Pourquoi cette idée lui est-elle venue ? Il n'est guère difficile d'en expliquer la genèse. Très critique à l'encontre des dérives libérales auxquelles avaient alors cédé ses camarades socialistes lors du second septennat de François Mitterrand, le candidat Jospin ancre alors nettement à gauche sa campagne. Quoi de mieux que la taxe Tobin pour révéler son ambition ?

 

Sous les effets conjugués de la mondialisation, de la libération définitive des mouvements de capitaux et de la déréglementation boursière du milieu des années 1980 – dont, en France, les socialistes ont été les principaux artisans –, les marchés financiers avaient déjà conquis à l'époque une force considérable. Dans la proposition de Lionel Jospin d'instaurer une taxation des mouvements de capitaux, il y avait donc une arrière-pensée implicite : la déréglementation a été trop loin. La « planète finance » est devenue folle et menace de contrecarrer la puissance souveraine des Etats, notamment dans la détermination de leur politique monétaire. Les marchés contre la démocratie : voilà donc, en résumé, le cheval de bataille qu'enfourche Lionel Jospin, qui pour ce faire exhume en 1995 la vieille proposition de l'économiste américain James Tobin, qui a, le premier, dans les années 1970, imaginé qu'un impôt, même modeste, sur les mouvements de capitaux freinerait leur mobilité et empêcherait l'éclosion de bulles spéculatives, régulièrement suivies par des krachs et autant de crises sociales.

 

En 1995, cette proposition de taxe Tobin prend donc, dans la campagne jospinienne, valeur de symbole : comme l'attestent aussi de nombreux autres volets du programme socialiste, elle révèle que la gauche veut changer l'orientation de la politique économique. On sait pourtant ce qu'il en advint. Progressivement, Lionel Jospin a changé de politique économique. Ouvrant un jour le capital de France Télécom, annonçant le lendemain une baisse de l'impôt sur le revenu, y compris du taux supérieur, avec en arrière-fond une politique budgétaire qui cherche à respecter peu ou prou les exigences du traité d'Amsterdam, le premier ministre a perdu sa spécificité. Faisant entendre hier une petite musique hétérodoxe, il s'est rallié à l'orthodoxie ambiante.

 

Dans ce contexte, la fameuse taxe Tobin est très logiquement tombée aux oubliettes. C'est Dominique Strauss-Kahn, à l'époque ministre des finances, qui a sonné le premier la charge, faisant figurer dans un document budgétaire de Bercy une étude officielle critiquant très fermement la taxe Tobin. Puis, en octobre 1998, le Conseil d'analyse économique, dans un nouveau rapport, sous la signature d'un expert proche du PS, Olivier Davanne, enterre à son tour la fameuse taxe (le rapport est ici). Exit donc Tobin et son impôt : on est invité à comprendre que le premier ministre socialiste a définitivement changé de doctrine.

 

Et puis voilà que sur TF 1, le 28 août 2001, Lionel Jospin, qui va bientôt engager sa seconde campagne présidentielle, fait de nouveau volte-face et se prend à se souvenir que la taxe Tobin, c'est lui qui l'a remise d'actualité, sept ans plus tôt. Du coup, on est pris par le tournis. Et on se prend à penser que la ficelle est un peu grosse. Les mille et un arguments avancés par les deux rapports officiels pour démontrer l'ineptie de la taxe Tobin n'ont-ils plus de fondement ? Sans se soucier de la question, le premier ministre fait ce jour-là une nouvelle contorsion, proclamant qu'il est « en sensibilité proche » avec la taxe Tobin.

 

Un jour pour, le lendemain contre, le surlendemain encore pour... On observera, bien sûr, que pour un premier ministre socialiste revendiquant la sincérité et la transparence, cette politique en zigzag, au rythme des échéances électorales, n'est pas très glorieuse. Mais depuis, il faut en donner crédit aux socialistes, au moins sur ce point : ils ont fini de tergiverser et la taxe Tobin fait définitivement partie de leurs propositions.

Le reproche que l'on peut donc faire aux socialistes, c'est d'avoir progressivement cédé aux sirènes libérales du milieu des années 1980 jusqu'au début des années 2000. Et l'espoir que l'on peut nourrir – même si François Hollande n'envoie pas toujours des signes en ce sens, c'est qu'ils en aient tiré toutes les leçons. En tout cas, depuis le début de cette présidence, il faut leur rendre cette justice : il n'ont plus changé de cap. La taxe Tobin fait partie de l'arsenal de mesures qu'ils préconisent.

 

Eloge des subprimes

En revanche, avec Nicolas Sarkozy, ce n'est pas cela, visiblement, qui est en cause : c'est d'abord un problème de sincérité. Car sans cesse, il dit une chose et puis tout aussitôt il dit son contraire. Et ce n'est pas affaire d'inconstance ou de versatilité, comme c'était le cas pour Jacques Chirac. Non ! De l'art du mensonge en politique : Nicolas Sarkozy incarne jusqu'à la caricature une conception de la politique où l'honnêteté de la parole publique n'a strictement aucune importance.

 

Dressons en effet un rapide inventaire – qui n'a pas la prétention d'être exhaustif. Outre ce pas de deux sur la taxe Tobin qu'il tournait en dérision en 1999 et dont il prétend aujourd'hui être le champion, Nicolas Sarkozy s'est aussi illustré de la même manière en de nombreux autres sujets.

 

Premier exemple : la régulation du capitalisme. Le 25 septembre 2008, Nicolas Sarkozy prononce un célèbre discours à Toulon, où il se présente comme celui qui aura le courage de moraliser le capitalisme. Faisant mine d'être un héritier de Jean Jaurès ou de Léon Blum, il fustige toutes les dérives passées, celles de la finance folle.

 

 

 

 Il annonce ainsi « la fin du capitalisme financier qui avait imposé sa logique à toute l'économie et avait contribué à la pervertir ». Et il ajoute : «  L'idée de la toute-puissance du marché qui ne devait être contrarié par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle. L'idée que les marchés ont toujours raison est une idée folle. »

 

Mais au passage, il omet naturellement de rappeler que s'il y a eu en France, dans le passé, un propagandiste de la finance folle, c'est d'abord lui. A l'origine du début de la crise financière, en 2007, les subprimes, ces produits financiers hautement toxiques qui ont permis à des banques de s'enrichir spectaculairement en diffusant des prêts hypothécaires à des personnes non solvables, n'ont été défendus dans le passé, en France, que par un homme politique et un seul : Nicolas Sarkozy.

 

C'était le 14 septembre 2006, lors d'une réunion de l'UMP, dont il était alors le président, baptisée « Convention pour la France d'après ».

 

 

Rentrant d'un voyage aux Etats-Unis, Nicolas Sarkozy prononce ce jour-là un discours faisant un éloge dithyrambique de ces crédits hypothécaires, connus désormais sous l'appellation de subprimes : « Cela paraît très compliqué, c'est en réalité très simple (...) Je propose de changer les règles prudentielles imposées aux banques, de simplifier le recours à l'hypothèque (...) L'hypothèque doit être encouragée dans notre pays. »

Si on l'avait écouté, la France aurait connu un désastre bancaire gravissime et une crise financière encore plus grave.

 

L'aveu malencontreux de Borloo

Deuxième exemple : en 2006 et 2007, Nicolas Sarkozy n'a de cesse que de répéter qu'il sera le « président du pouvoir d'achat ». Il répète à qui veut l'entendre que «l'une des questions centrales pour la France, c'est celle du pouvoir d'achat des Français». «Les salaires sont trop bas, les revenus sont trop faibles. Et moi, je veux parler à la France qui travaille, celle qui a un métier, (...) celle qui travaille dur et qui pense pourtant que l'on n'arrive pas à joindre les deux bouts», martèle-t-il jour après jour.

 

Et que l'on observe maintenant l'épilogue de ce quinquennat. C'est l'Insee qui l'a présenté, dans sa dernière note de conjoncture, le 15 décembre, en donnant ses prévisions pour le premier semestre de 2012: Nicolas Sarkozy est en fait «le président de la baisse du pouvoir d'achat». Selon l'indicateur le plus pertinent, le pouvoir d'achat par unité de consommation (qui correspond à ce qu'éprouvent réellement les Français), la hausse a seulement été de 0,7% en 2011 et pour le premier semestre de 2012, il devrait être en baisse de l'ordre de -0,5 à -0,6 point.

 

Et là encore, il existe des images d'archives qui montrent l'aplomb stupéfiant dont Nicolas Sarkozy peut faire preuve quand on le renvoie à ses promesses passées.

 

 

 

Troisième exemple, qui est peu souvent évoqué, mais qui en dit long sur le personnage: celui de la TVA. Car, comme on le sait, Nicolas Sarkozy est subitement devenu un propagandiste de la TVA, frauduleusement présentée sous le nom de TVA sociale. Le 31 décembre, lors de ses vœux pour 2012, il a ainsi dit vouloir « faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main-d'œuvre à bon marché ». Le petit doigt sur la couture du pantalon, tous les ministres sont donc entrés en campagne pour défendre une mesure qu'ils dénonçaient la veille, et le premier d'entre eux, François Fillon. Le 5 janvier, le premier ministre a ainsi annoncé le plan de travail du gouvernement

.

 

 

Ce jour-là, on apprend donc de la bouche de François Fillon que les décisions seront prises « à la fin janvier », après le sommet social prévu le 18 janvier à l'Elysée, et que la réforme sera « soumise au Parlement en février ». En bref, la TVA est subitement devenue l'urgence des urgences.

 

Mais que pensait Nicolas Sarkozy de la même TVA dite sociale au début de sa présidence ? Il y a un intermède qui le révèle. Il se passe le 18 juin 2007, au soir du premier tour des élections législatives, sur le plateau de France-2. Ce jour-là, le socialiste Laurent Fabius bouscule avec beaucoup d'habileté Jean-Louis Borloo, qui vient tout juste d'être intronisé ministre des finances, et lui fait avouer, comme la rumeur le suggère depuis quelques jours, que le gouvernement travaille à une hausse de la TVA.

 

 

Mais la vérité, c'est que Nicolas Sarkozy comprend sur-le-champ que l'annonce va avoir des effets ravageurs sur l'électorat et qu'elle risque de limiter la victoire de l'UMP au second tour des législatives, quelques jours plus tard. La sortie malencontreuse de Jean-Louis Borloo est donc perçue par l'Elysée comme une faute politique majeure. On connaît la suite : c'est à cause de cela que Jean-Louis Borloo est sanctionné et perd quelques jours plus tard son portefeuille de ministre des finances.

Alors, Nicolas Sarkozy pense-t-il vraiment qu'il va sauver sa présidence, en même temps que son clan, en défendant une mesure qu'il pourfendait voilà quelque temps ? Ainsi va en tout cas Nicolas Sarkozy : il achève son quinquennat comme il ne voulait surtout pas le commencer. Et en donnant de la politique la plus détestable des apparences : la politique du mensonge.

 

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