Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 22:51

 

 
© Nathanaël Charbonnier

Le lendemain de cette aube revigorante, les médias se comportèrent comme des affamés devant une pitance. Ils rivalisèrent de trouvailles pour attirer le chaland.

Chaque journal choisit son angle d'attaque en fonction de sa ligne éditoriale. Les uns -les plus neutres politiquement- affichèrent en première page les photos prises lors de la libération des noctambules. Ceux-là titrèrent platement: «Les Visiteurs du Stade», «La nuit à guichets fermés», «La nuit au Stade», «Stade de France, asile de nuit». D'autres quotidiens montrèrent des soldats dépités, débordés par les habitants des ZATRA. Et cela donna: «La ronde de nuit tourne à la contredanse», «Ordres et désordre», «Désarmés!», «Les veilleurs de nuit sont dans de beaux draps». Il y eut aussi, imprimés pleine page et sans illustration, des titres clairement engagés tels que «Ratage nocturne», «Urgence d'Etat» ou «Noctambules:1 - Caillard: 0».

Incontestablement, les plus gros tirages échurent à ceux qui accrochèrent en Une les bouches en cœur d'Imogène et de Luisa, poing contre poing, majeurs tendus. Les journaux qui firent ce choix eurent la saillie facile, titrant: «Deux doigts de colère» et «Message personnel». Moins timoré que ses confrères, «L'Emplumé», hebdomadaire  satirique paraissant le jeudi, barra sa première page d'un: «... Si même sa femme le dit!!!».

Une fois de plus, les éditorialistes n'y allèrent pas de main morte. Au passage, plusieurs d'entre eux revinrent sur l'épilogue des lamentables poursuites engagées contre Suzanne. Comme prévu, la jeune femme sourde et muette s'était présentée la veille au Palais de justice pour y répondre de «tapages nocturnes». A la surprise générale, l'audience n'avait pas duré plus d'une minute trente. Avant d'appeler  l'affaire suivante, le Président de la Chambre correctionnelle avait lu un communiqué. Par ce très court texte, il s'était déclaré «incompétent pour juger une affaire d'Etat». Il avait mis en avant l'interpellation, la nuit précédente, de ces milliers de gens que l'on avait conduits au Stade de France. Il les avait vus comme les clones de la prévenue; si on la jugeait elle, il fallait les juger tous. Ce ne pouvait être le rôle d'un tribunal d'instance. Suzanne était donc sortie libre de l'enceinte. Son apparition en haut  des marches s'était accompagnée d'un barouf qu'elle n'avait pu entendre, évidemment, mais qui ne lui avait pas échappé. Face aux amis venus l'attendre au-delà des grilles du Palais, elle avait marqué un temps. Puis, les bras tendus vers le ciel, hilare et ivre de reconnaissance envers son comité de soutien, elle avait expulsé de sa gorge un interminable son rauque qui avait saisi d'effroi tout le  voisinage. Sur une photo de la scène, un journal avait titré: «Le cri de la muette a déchiré Paris».

 

***

 

Jamais Keller n'avait vu Constance aussi furieuse. Jamais.  Le Quotidien des Parisiens était ouvert devant elle sur une photo de foule, l'un des nombreux clichés pris l'autre nuit à Saint-Denis. Sur cette illustration, le flot des noctambules «enstadés» (comme l'écrivait le QP) s'écoulait hors de la prestigieuse enceinte sportive par groupes épars; cette nuit d'enfermement et de discussions avait rapproché les gens les uns des autres; de nouvelles tribus s'étaient formées. Dans cette paisible marée humaine fixée par un photonaute, deux silhouettes attiraient le regard du lecteur comme si leur présence sur le cliché relevait d'une erreur. Un peu à l'écart du flot humain, un Asiatique d'une soixantaine d'années tenait par la taille une femme belle, et sans bras.

 

***

 

«A votre avis... En France, l'Etat est-il: très bien, bien, assez bien, assez mal, mal ou très mal dirigé?»...

En ces termes, l'ICAS (l'Institut Cyber Actif de Sondages) avait posé la question par internet à un échantillon représentatif de 1.037 individus âgés de 18 ans et plus. Cette enquête d'opinion avait été réalisée le lendemain et le surlendemain de la mémorable nuit du Stade de France.

A peine publiés, les résultats donnaient du grain à moudre aux commentateurs politiques. Les «très bien», «bien» et «assez bien» totalisaient tout juste 17% des réponses.  Deux et demi pour cent des sondés ne se prononçaient pas... L'addition des mécontents dépassait donc les 80%.

Louis Muzeau de la Chaizière se hâtait prudemment dans les couloirs de la Présidence. Il avançait d'une démarche étriquée, retenant ses petits pas pour ne pas glisser sur les dalles fraîchement lavées du Palais. Les bras croisés sur une grande enveloppe de papier kraft, il se dandinait jusqu'au bureau du chef de l'Etat.

Tout contre lui, comme s'il se fût agi du code nucléaire de la France, le conseiller tenait le sondage détaillé et les conclusions alarmantes des politologues de l'ICAS. On était tout près des élections législatives. Muzeau de la Chaizière gambergeait à s'en faire saigner le cortex. Ces maudits pourcentages et ces commentaires d'experts annonçaient un cataclysme. Pour le Président, il était grand temps de réagir. Caillard devait frapper un grand coup, s'adresser à la Nation pour dire combien il comprenait ses compatriotes, à quel point il partageait leurs doutes. Par l'un de ces tours de passe-passe qui lui avaient si bien réussi dans le passé, il lui fallait se ranger de leur côté, leur certifier que le temps des souffrances nécessaires était bien révolu, se poser en unique artisan de la guérison sociale, être celui qui souffle affectueusement sur le genou écorché de l'enfant pour atténuer la douleur de sa chute. Il devait le faire en se parant des valeurs éternelles de la République, en étant capable d'offrir la lune à tous ces affamés : une lune de miel sur un lit de pain d'épices.

Parvenu devant le bureau présidentiel, il toqua par trois fois. Faute de réponse, Louis Muzeau de la Chaizière chercha des yeux l'huissier à chaîne qui fit de son  mieux pour éviter son regard.

Le conseiller toqua une fois encore, assez fort pour s'en meurtrir les jointures des doigts. Et encore une fois, il n'obtint que le silence en retour. Il se décida donc à ouvrir le premier battant, pénétra dans le sas, et poussa la porte capitonnée.

En se glissant dans l'embrasure, le cou tendu comme celui d'une tortue, la tête de Muzeau de la Chaizière effectua un large mouvement de périscope. La vision panoramique s'arrêta sur une image d'abord confuse, puis de plus en plus précise jusqu'à devenir tout à fait claire en dépit de l'obscurité de la pièce.

Tout à gauche de l'entrée, en suivant la cloison sur six ou sept mètres, il y avait un immense canapé d'angle fait d'un cuir marronnasse. Maurizio Caillard l'avait fait placer-là le jour même de son installation dans le Salon doré. Ce meuble  avait toujours tranché avec les ors et le style Louis XV qui formaient la marque du lieu. Quand le canapé avait été livré, on avait beaucoup glosé dans les emprises du Palais sur l'utilité de cet objet au confort certain mais à l'esthétique très contestable. Sa présence avait fini par trouver un sens et même un nom. Dans les antichambres malicieuses du bureau présidentiel, on avait appelé ce canapé: «la sieste d'Imogène».

Sans bouger de son observatoire, la main toujours sur la poignée de la porte, Louis Muzeau de la Chaizière s'efforça dans un premier temps de définir ce que supportait l'accoudoir; on y avait posé une sorte de gros livre d'une épaisseur deux fois supérieure à celle d'un dictionnaire et d'une hauteur tout aussi respectable.

Le conseiller s'enhardit et lâcha la poignée pour accomplir discrètement quelques pas dans la pièce en direction du meuble.

Le parquet se mit à gémir sous les souliers de cuir ressemelés depuis trois jours. En marchant au ralenti et sur la pointe des pieds, Louis Muzeau de la Chaizière commençait à regretter sa hardiesse. Sous ses yeux, devant lui, le gros livre se faisait plus visible. La jaquette était matelassée et le dos de l'ouvrage portait quatre lettres qu'il fallait lire verticalement pour composer le mot «NOUS». Il progressa encore d'un mètre, un mètre cinquante ou deux, s'arrêta et s'accroupit, les fesses sur les talons. Ne sachant que faire de l'enveloppe kraft, il la coinça entre ses genoux et il se mit en tête de tendre un bras, puis l'autre, vers l'ouvrage matelassé qu'enfin il attrapa.

C'était un album de tirages photographiques à l'ancienne, une galerie de souvenirs liés aux voyages plus ou moins officiels du chef de l'Etat et de sa «Première Dame». C'était étrange, d'ailleurs. Page après page, Imogène semblait n'apparaître sur ces clichés que pour mettre son époux en valeur; cela se faisait tantôt par un regard enamouré et soumis -lui sur un escalier, elle une marche plus bas-, tantôt par un sourire de donzelle pâmée  d'admiration pour son maître... Et quand le photographe n'avait pas capté une posture plus qu'une pose, il avait fixé un mouvement. C'était là qu'était l'étrangeté. Dans ces cas-là (c'était fréquent), Imogène Caillard effectuait un quart de rotation qui soustrayait son visage repulpé à l'œil de l'objectif. Elle faisait comme si quelqu'un, soudain, l'appelait dans son dos, l'obligeant à se retourner. A cet instant, Maurizio souriait à la vie tandis que sa belle le tenait par le bras. D'elle, il ne restait qu'un corps élancé vêtu comme une gravure de mode et l'impression que cette femme collée à lui était d'au moins quinze ans sa cadette.

Désormais assis à même le sol dans l'antique position du tailleur, Muzeau de la Chaizière referma l'album et le replaça sur l'accoudoir. C'est alors qu'il aperçut le coin usé  d'un magazine: il dépassait de sous le canapé. Du bout des doigts, il fit glisser le journal jusqu'à lui. C'était l'un de ces torchons à grand tirage dont l'impudeur, le voyeurisme et la vulgarité faisaient chaque semaine la joie de millions de lecteurs décervelés. Avec une moue dégoutée, le conseiller examina la couverture de papier glacé polychrome, ses clichés scandaleux, ses titres courts et exclamatifs. A droite et en bas de page, un encadré à fond mauve contenait deux photos-vignettes  accolées. Sur celle de gauche, l'épouse du Président se montrait sous un jour solennel: on la voyait posée en biais sur son fauteuil préféré. A droite, les traits du visage tordus par l'obscénité, une harpie aux pupilles dilatées brandissait un majeur; elle était la copie déjantée de la dame assise à côté. Au-dessus de ce montage, on pouvait lire: «Madame Caillard et Miss Caillera». Mais ce n'était pas l'essentiel. Le plus fort de l'affaire était écrit juste au-dessous de ce montage comparatif. A côté de la mention «Exclusif», on avait ajouté: «Le nouvel amour d'Imogène». Le lecteur était invité à se rendre en page 3.

 

***

 

-  Oui papa. Je t'embrasse. Oui. Moi aussi.

Constance reposa le combiné. Toujours en colère mais un peu rassurée, elle se résolut à expliquer à son patron la raison de l'accès de fureur dont il avait été fortuitement le témoin une vingtaine de minutes plus tôt. Elle sortit de son bureau et alla voir Keller.

Comme elle s'y attendait, le chef de cabinet écouta son récit avec une très grande attention.

La jeune femme évoqua d'abord brièvement le handicap de sa mère. Le soir où les militaires mobilisés par la vice-Présidente avaient pris l'initiative de transformer le Stade de France en lieu de détention, Nguyen et Brigitte Tranh avaient du prolonger tard leur présence à la pharmacie. Ils avaient du faire face à deux urgences médicales de dernières minutes à l'heure de la fermeture.

Dans le premier cas, un enfant turbulent avait heurté une baie vitrée en tentant de renvoyer une balle de chiffons avec une batte de baseball beaucoup trop lourde pour lui. La vitre avait explosé sous le choc. Le gosse n'avait rien eu de cassé mais les éclats lui avaient entaillé l'épiderme et le cuir chevelu. Avant de désinfecter les coupures, il avait fallu retirer patiemment chaque écharde de verre à l'aide d'une pince à épiler et d'une aiguille passée sur la flamme.

Le second contretemps s'était invité dans leur soirée au moment où les Tranh s'apprêtaient à baisser le rideau de fer. Une ordonnance à la main, un jeune homme affolé avait surgi d'une voiture. Sa grand-mère n'allait pas bien. Il avait du appeler un médecin qui avait tenu compte d'une sévère intolérance de la vieille dame aux composés chimiques utilisés dans la fabrication de nombreux médicaments. Féru de phytothérapie, le toubib avait donc prescrit à sa patiente deux cocktails de plantes exotiques dont les pharmaciens du quartier, il le savait, maîtrisaient l'usage. Face aux supplications du petit-fils inquiet, les parents de Constance avaient du rouvrir la pharmacie, ressortir pilons, mortiers, balance de précision, plaques chauffantes, éprouvettes et pipettes, disposer le tout sur la paillasse et se remettre au labeur.

Ils n'avaient pu rentrer chez eux que bien après le début du couvre-feu et ne s'en étaient pas inquiétés. Leur petit appartement était situé à seulement trois cents mètres de l'officine et ils connaissaient bien les gardiens de la paix du secteur. Même sans dérogation, ils ne se souciaient pas d'être contrôlés au milieu de la nuit. Ils ignoraient évidemment l'existence du plan B, et donc que le soin de veiller au respect du couvre-feu avait été confié à l'armée.

Après avoir remis au jeune homme inquiet les préparations hypoallergéniques que sa grand-mère attendait, Nguyen et Brigitte Tranh avaient du débarrasser leur plan de travail de tout ce qui l'avait encombré au cours de cette folle soirée. Avant de tout ranger, ils avaient soigneusement lavé et stérilisé les objets dont ils s'étaient servis ; en toute circonstance, chaque chose devait revenir à sa place, proprement. Croisant les doigts pour que plus rien ne vienne perturber leur envie de rentrer se coucher sans dîner, ils s'étaient ensuite dirigés vers la sortie.

Fourbus, épuisés d'avoir passé tant d'heures debout, ils s'étaient alors lentement mis en route vers leur immeuble. Au bout d'une centaine de mètres, ils avaient été interpellés par un groupe de soldats.

L'adjudant qui les commandait n'avait rien voulu entendre des explications pourtant convaincantes de Nguyen Tranh. Il avait reculé d'un pas en montrant du doigt les avant-bras de la mère de Constance. Au lieu des mains de silicone qu'elle arborait dès qu'elle sortait de son officine, la pharmacienne portait encore les prothèses fonctionnelles dont elle s'équipait pour travailler. Ces merveilles technologiques dotées de pinces très maniables pouvaient être utilisées comme des ciseaux. Il n'en avait pas fallu davantage au sous-officier pour les confisquer au motif que le port d'arme de sixième catégorie constituait une infraction à la loi.

 

***

 

La photo de la page 3 avait beau être très floue, on parvenait à reconnaître le profil d'Imogène Caillard qui se penchait vers Arnaud Pillorègues : c'était apparemment pour déposer sur sa bouche un baiser. Louis Muzeau de la Chaizière reposa le magazine et ferma les yeux en pensant au choc que la vue de cette image prise au téléobjectif  avait dû causer au Président. Il releva les paupières pour remarquer sur le canapé, juste derrière l'accoudoir, la présence d'une forme indéfinissable, un peu comme un paquet de linge sale. Curieux de comprendre ce qu'il voyait, le collaborateur du chef de l'Etat se releva et s'avança encore d'un pas.

Il tressaillit quand la chose informe se mit à bouger. Le cœur du conseiller s'emballa, le sang se mit à battre dans ses artères plus fort que de coutume, son crâne fut parcouru par un bourdonnement chaud, il eut la sensation d'enfler jusqu'à l'explosion. La panique l'incitait à  retenir sa respiration alors que ses poumons réclamaient de  l'oxygène. Comme pétrifié, il resta là ne sachant plus que faire, cherchant la fuite mais ne la trouvant que dans un couinement de parquet susceptible de le trahir, de le dénoncer à la chose en chuchotant: «C'est Muzeau! Il est là!... Il est entré sans y avoir été invité!..».

Son instinct lui dit de prendre ses jambes à son cou  sans réfléchir davantage. Tandis qu'il tournait les talons et se dirigeait fissa vers la sortie, une voix pâteuse retentit derrière lui: «Muzeau?... C'est vous, Muzeau?... C'est vous?». Les épaules du  conseiller pivotèrent, mais ses pieds restèrent au sol dans la position de celui qui s'apprête à prendre la porte. Et là, dans cette posture inconfortable, il vit s'extirper de la boule de linge un Maurizio Caillard presque méconnaissable. Le visage et la gorge du Président s'ornaient d'une barbe sale. Son crâne n'était plus qu'un champ de mèches rebelles, de paquets de cheveux collés par un gel archi-sec. Un millefeuille de rides lui barrait le front, ses tempes étaient parcourues de nervures veineuses. Enfin, au creux de cernes humides  perçait le regard enfiévré de l'homme qui devient fou à force de ne pas comprendre.

-  Dieu merci, vous êtes là, Muzeau, balbutia le Président.

-  Je suis là, Monsieur, répondit doucement Louis Muzeau de la Chaizière qui hésitait, devant ce spectacle, entre le dégoût et la pitié.

Tel un ressort, Caillard se détendit soudain. Il se leva d'un coup, laissant à ses pieds un petit tas de tissus fins parmi lesquels Muzeau de la Chaizière crut apercevoir des nuisettes, une paire de bas de soie, des petites culottes et même un string de satin. Il n'eut pas le temps d'en finir l'inventaire car, à peine le temps de dire ouf, le Président l'étreignait avec force et s'effondrait en larmes dans ses bras.

Un quart d'heure plus tard, une ambulance militaire sortait de la cour du Palais escortée par des motards de la Garde républicaine. L'homme qu'elle transportait était agité de spasmes. Il sanglotait sous la barbe qui lui mangeait les traits. Une pendule sous le bras gauche, il n'était vêtu que d'un caleçon jaune constellé de cœurs roses et d'un t-shirt bleu pâle au dos duquel on pouvait lire: «Ma Reine, c'est Imogène». C'était signé: «Richou Ier».

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22