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30 décembre 2011 5 30 /12 /décembre /2011 13:41
Note perso : *Les épisodes précédents se trouvent sur le blog dans la même rubrique

 

 
© Nathanaël Charbonnier

En posant le pied sur le parvis du Consortium Audiovisuel Public, Maurizio Caillard afficha un rictus dont on déchiffrait le sens sans être docteur en psychologie. Il était très contrarié. Désormais, on manifestait dans son pays sans relâche, jour après jour, nuit après nuit. En plus des gueulards habituels, de leurs défilés diurnes et de leurs slogans à rimes pauvres, des hurluberlus muets comme des morts venaient hanter ses nuits en transformant les rues de la capitale en cadavres exquis. C'était surréaliste.

Ces tous derniers temps à Paris, les Visiteurs du Soir s'étaient installés nuitamment Impasse de la Confiance, rue Malus et rue du Retrait. Aucun des conseillers présidentiels n'avait voulu y voir le moindre message personnel des noctambules au chef de l'Etat. La veille encore, des rassemblements nocturnes avaient été signalés dans des voies aux noms toujours plus évocateurs, parfois très menaçants. Ce fut le cas jusqu'à Belle-Ile en Mer où un procès-verbal fut dressé sur la commune du Palais, rue de la Poudrière.

Imogène, la «Première Dame» (en public son époux la désignait ainsi, il disait «La Première Dame»), Imogène-Collagène s'en était inquiétée. Elle disait craindre une insurrection. Elle était en proie à des suées, son sommeil ne trouvait plus la paix. La perspective d'une révolte populaire causait bien du souci à l'inexpressive épouse du Président déjà assombrie par la lecture certes inappropriée du livre «Une vie de Marie-Antoinette». Le tourment avait imprimé sa trace: elle avait pris une ride sur le front.

Et comme une contrariété ne vient jamais seule, cet idiot de chauffeur avait arrêté la limousine présidentielle devant un trou d'eau et de boue à cinquante centimètres du trottoir. Ce jour-là, il pleuvait depuis l'aube et le crépuscule s'annonçait. La portière arrière droite tout juste ouverte, on avait vu un pied de Maurizio Caillard s'enfoncer dans la flaque et s'en extraire sans son mocassin.

Furieux mais ne voulant rien laisser paraître de sa colère devant les caméras et les appareils photos, le Président s'était rechaussé en hâte et avait bondi sur le parvis en direction du directeur général du C.A.P. qui l'attendait au sec sous le large auvent du bâtiment. On avait alors entendu le soulier à glands produire à chaque pas le «chfprouiiittt» que laisse échapper le frottement du cuir détrempé sur la chaussette mouillée.

L'immeuble du Consortium Audiovisuel Public était une merveille architecturale, un objet esthétique de verre et d'acier assez peu fonctionnel aux dires de ceux qui y occupaient leurs journées. Dans ce quartier de l'ouest parisien envahi par les grues et les baraques de chantier, cette construction tout juste achevée frisait l'incongru, seule sur son lit de glaise au milieu de nulle part.

Officiellement, sa forme symbolisait une parabole orientée vers l'espace satellitaire. Du centre exactement de ce gigantesque rond incurvé jaillissait une sorte d'immense fer de lance effilé, une flèche dont l'ombre parcourait la façade tout le jour. Le bâtiment du C.A.P. trahissait en fait l'obsession de Maurizio Caillard pour tout ce qui donnait l'heure. Plus qu'une construction parabolique, c'était la plus grande horloge solaire au monde, un élément du grand œuvre que le Président des Français lèguerait à son pays pour la postérité, tel un Maître du Temps.

Le directeur général du C.A.P. s'inclina devant son hôte en lui serrant la main. Jean-Etienne Bicêtre était le plus haut dirigeant de l'audiovisuel public. Son autorité s'étendait à onze mille salariés et à une multitude de corps de métier. Celui que ses détracteurs surnommaient «le petit baron»  régnait sur plusieurs chaînes de télévision, de radio, et  sur les services associés qu'en proposait le net. Sur le papier, dans les annuaires, dans les abécédaires du «Qui est qui», cet homme était puissant. Jean-Etienne Bicêtre était puissant et obséquieux. Il était puissant et servile. Il était puissant et incroyablement obéissant.

Et il était puissamment décoré.

Sorti major d'une grande école, il avait tout tenté pour plaire mais sans y parvenir car il y avait chez lui quelque chose d'infiniment déplaisant. L'air profondément affecté, il affichait en permanence une mine de Shar-Peï. Il était tout en plis, les yeux tombants, le regard ailleurs. Jamais il ne fixait ses interlocuteurs. Avec ça, les mains jointes à hauteur de braguette, il penchait perpétuellement la tête comme un  Christ en croix. Sa carrière, il la devait à plusieurs lobbies qu'il cultivait inlassablement et fort efficacement à défaut de séduire. Son appartenance à une multitude de cénacles l'avait conduit là où il se trouvait.

Maurizio Caillard l'avait nommé sans conviction et par calcul à la direction générale du Consortium audiovisuel dont il tenait à assurer lui-même la présidence. Le premier personnage de l'Etat s'était autoproclamé chef de toutes les structures publiques. Sans que cela fît débat, il avait chassé les critiques d'une seule phrase: «Halte à l'hypocrisie». On avait élu un Président, un seul. C'était lui, pas un autre.

Le multi-Président Caillard ne venait pas seul dans les studios de la chaîne CapTV1. Il s'y était invité en compagnie d'une vieille gloire de la Nation, un respectable héros dont on était sans nouvelles depuis plusieurs années et pour cause: le Général Albert Prudon était vieux et malade. Selon des informations en provenance de ses proches, il souffrait de démence sénile, chose aussi surprenante pour  un homme de cent-deux ans que la turbulence chez un enfant de sept ans.

Contraint de s'adresser au pays en ces temps troublés de contestation insomniaque, le chef de l'Etat avait exigé de son directeur de cabinet qu'il lui trouvât une personnalité décorative, «une plante verte» comme il disait. Chacune de ses sorties donnait l'occasion de voir à ses côtés une célébrité des arts, une ancienne championne de ski, un international de rugby, un  chanteur populaire, un écrivain à succès. Cela créait à coup sûr une «diversion positive»; l'expression était de lui.

Le Général Prudon n'était ni un artiste ni un sportif de renom. Il entrait dans la catégorie présidentielle des «grandes autorités morales». Bref, le moment était parfaitement choisi pour faire apparaître cet anguleux visage de soldat héroïque sur les écrans en 3D de la télévision publique.

Debout près de son faire-valoir en fauteuil roulant, Maurizio Caillard examina sa montre -elle indiquait 19 heures, 59 minutes et 38 secondes- puis il se planta face à la caméra 1 dans une posture très solennelle. Son allocution  avait été conçue pour durer précisément six minutes.

Sur le fond, il l'avait voulue ferme, cette intervention. Plus ferme qu'autoritaire. Il avait choisi de rappeler aux téléspectateurs -ses électeurs- que toute contestation de son action revenait, de ce fait, à contester leurs votes. C'était le refrain habituel. Il le mettait en musique sur un ton presque rituel avec ce jeu mielleux de questions-réponses qu'il affectionnait tant. Les sourcils relevés, le signe de tête interpellateur, il demandait à peu près ceci: «Croyez-vous qu'il soit démocratique dans un Etat de droit de contester le résultat d'un scrutin?»... Puis il marquait un silence et haussait les épaules, les bras ballants, les mains ouvertes  en regardant ailleurs pour répondre d'évidence: «Eh bien moi, je suis comme vous, je ne le crois pas. Quand la majorité a parlé, la minorité s'incline, c'est la loi du nombre. C'est ça, la démocratie».

Avant ce soir-là, les Lieutenants de Maurizio Caillard avaient soigneusement préparé la prestation télévisée de leur patron. A grands coups d'entretiens accordés à la presse et de déclarations radiophoniques, ils avaient «banderillé la bête», comme ils le disaient entre eux. Ils avaient préparé le public à recevoir la parole sacrée du chef, leur chef, ce matador à qui revenait le privilège du coup d'épée final.

Les notes pompeuses de l'indicatif présidentiel venaient de retentir dans le studio. Face à l'objectif de la caméra 1, Maurizio Caillard s'apprêtait à regarder le Peuple au fond des yeux.

Dans la forme, tout avait été prévu aussi bien que sur le fond. Il avait tout écrit lui-même, des plans serrés aux plans larges et des plans fixes aux zooms, de la position des projecteurs à leur intensité lumineuse. Deux heures avant l'heure «h», un conducteur précis avait été remis au réalisateur. Ce synopsis intégrait soigneusement la présence du général Prudon aux côtés du chef de l'Etat. Dès que le Président prononcerait des expressions telles que «sacrifices de nos pères», «reçu en héritage» ou «les valeurs de la Nation», on zoomerait sur les traits ascétiques du vieux militaire en civil aux lèvres de momie. La grande faucheuse avait dû s'égarer en route. Les orbites de cet homme étaient si creuses, son regard tellement fixe!

Maurizio Caillard voulait être respecté.

Respecté, il le serait par procuration. Le héros assis-là y pourvoirait généreusement.

Eclairé à contre-jour dans un effet d'aura, le Président déroula son texte avec la prestance de l'acteur qui signe aussi la mise-en-scène. Près de lui, maquillé comme une poule de luxe pour les besoins du petit écran, le Général se tenait immobile. Sa belle tête de Sachem ne cillait même pas sous l'éclat brûlant des projos.

Quand la quatrième minute du message présidentiel vint à son terme, le réalisateur crut percevoir sur l'écran-témoin de la caméra 2 qui filmait Prudon un fugace mouvement des joues et du regard. Il n'y attacha pas d'importance. Derrière lui cependant, d'ordinaire peu causante en régie, la jeune femme employée aux incrustes lâcha entre ses dents d'une voix monocorde et basse: «Il va parler».

Le caméraman de plateau chargé de fixer le vieil homme en gros plan fut le premier à comprendre qu'un évènement imprévu s'annonçait. En voyant les pommettes d'Albert Prudon virer au pourpre sous le fard, il pensa d'abord à un malaise, peut-être à la mort en direct. Mais il discerna vite autre chose, une chose plus proche de la vie que du trépas. Les yeux du centenaire furent traversés par un éclair. Ce fut comme l'annonce d'un orage sur le point d'éclater. Puis la bouche du Général, très lentement, s'entrouvrit.

Le Général Albert Prudon affichait cinq étoiles au képi. Depuis l'âge de 16 ans, il avait été de toutes les guerres, il avait collectionné les blessures et les citations. Prudon  avait été fait prisonnier. On lui avait infligé la torture, les  simulacres d'exécution, on l'avait affamé. Une minuscule cellule à demi-immergée pour le contraindre à se tenir debout aurait pu être son dernier casernement. Il avait survécu pendant des mois dans ce bain saumâtre, adossé à un mur suintant. Son corps livré aux vermines et à la dysenterie avait fondu au point de ne plus peser que trente-sept kilos pour un mètre quatre-vingts. Cent fois, ce soldat d'exception avait nargué la camarde. Jamais il ne l'avait fait par bravade. Le sens du sacrifice, l'humilité et le respect du drapeau avaient toujours guidé son bras et ses actes. Il n'avait  aucun goût pour le protocole militaire qu'il jugeait trop clinquant et n'acceptait l'ordre que lorsque cela lui semblait nécessaire.

Il l'avait souvent dit au cours du siècle écoulé: il s'était engagé pour servir sa Patrie, son pays, son Peuple, tout cela au nom d'une conception de l'humanité qui récusait la docilité et la résignation.

Il y avait bien longtemps que Prudon ne parlait plus.

Chuchotées, presque inaudibles, à peine articulées, ses premières paroles depuis dix ou douze ans prirent la forme d'un mince filet plaintif venu, presque en hoquets, des tréfonds du larynx. Tout à son discours, Maurizio Caillard n'en distingua rien sur l'instant, jusqu'à ce qu'il prononça les mots: «... reçu en héritage...».

Soucieux de suivre le conducteur établi par le Président en personne, le réalisateur mit alors à l'antenne le visage du Général. Dans leurs foyers, les téléspectateurs se sentirent tout à coup libérés de la torpeur amère dans laquelle les plongeaient généralement les allocutions présidentielles. L'homme dont la figure héroïque ornait à présent leurs écrans n'était plus ce buste de cire parcheminée que le chef de l'Etat avait choisi ce soir pour décor. Il se dégageait de lui une colère explosive. La mèche lente de cette bombe humaine se consumait en une purée de borborygmes. Elle commençait à prendre corps, à s'emplir de sens pendant que réapparaissait sur les écrans l'indéfectible morgue du mari d'Imogène.

Caméra 2, caméra 1.

Caillard allait attaquer la dernière partie de son monologue quand il remarqua une sorte de bruit de fond que captait, pendant ce temps, le micro d'ambiance en surplomb.

Caméra 3. Plan large.

Un rapide coup d'œil vers la source de cette pollution sonore et il bafouilla son texte en constatant l'impensable: près de lui, la statue du Général avait bougé. Elle produisait à présent des bulles de vocalises. La main du Président se porta sur l'épaule de son invité. On vit ses doigts se crisper sur la chair du héros qui soudain s'écria: «Mais vous me faites mal!».

Sur le plateau comme en régie, la stupeur fit le vide.

Souriant d'hébétude, Maurizio Caillard chercha des yeux la caméra 1 en dodelinant de la tête comme pour dire: «Ah, ce vieil Albert alors, il nous surprendra toujours!». Installé près du réalisateur, le conseiller de l'Elysée Louis Muzeau de la Chaizière s'écria: «Gros plan sur le Président! Gros plan sur le Président!».

Le cameraman de la 1 fit un cadre serré sur le visage du chef de l'Etat, regard perdu et mine décomposée. L'image semblait figée. Rien ne bougeait, pas même les lèvres de  Caillard.

Et pourtant.

Des enceintes de la régie technique comme de celles de millions de téléviseurs, une voix d'arrière-ban sonore  pleine d'échos étouffants, cependant claire et forte quoiqu'un peu chevrotante, se faisait entendre des Français.

Le Général cinq étoiles Albert Prudon parlait de «forfaiture» et d' «obscénité». Il s'indignait tant et plus, il alignait les anathèmes en déplorant que l'on puisse à tout bout de champ «invoquer la loi avec autant de légèreté quand la justice fait si lourdement défaut, se réfugier derrière le droit quand on n'a plus d'éthique». Il dénonçait cette «néo-féodalité financière» qui permettait selon lui à une poignée d'individus aussi fortunés que cyniques d'assujettir leurs congénères les plus vulnérables. Ces «seigneurs de l'argent», martelait-il, «ces seigneurs de l'argent sont les grands marionnettistes du monde (...) Les chefs d'Etat sont leurs complices, leurs obligés, leurs vassaux, leurs kapos».

De temps à autre, le réquisitoire semblait s'éteindre. Il fallait hausser le son pour entendre le vieillard qui  repartait très vite et de plus belle vers d'amples intonations de Procureur. Maurizio Caillard en prenait pour son grade. Prudon l'appelait «ce misérable». Il le caricaturait en danseur de flamenco, en bouffon gominé, en joueur de castagnettes, «tout en gueule, tout en torse, tout en claquements de talonnettes».

Soudain grave, le héros brocardait à présent la «responsabilité» dont se réclamait inlassablement le chef de l'Etat. Le vieux militaire soulignait avec vigueur qu'un Président élu «ne peut se prévaloir que d'un humble et suprême devoir, celui que suppose la confiance accordée temporairement par le Peuple à l'un des siens».

A l'image, on ne voyait plus rien d'autre que le fond bleu du studio pendant qu'un Général centenaire assassinait en voix off  le chef des armées en personne.

Depuis trente secondes en effet, le Président avait pris congé en faisant voler au passage le drapeau national,  unique élément décoratif du plateau. Furieux, Caillard avait filé précipitamment vers la cage de verre au sein de laquelle l'équipe de réalisation désignée par le directeur général du C.A.P était, tout comme son patron, en eau. Puis le timbre du chef de l'Etat retentit à nouveau dans les téléviseurs, incroyablement saturé. «Lancez la pub' !!!» criait-il, «Bon Dieu, qu'attendez-vous pour lancer la pub' !?!». Il n'apparaissait toujours pas à l'écran mais son micro-cravate restait bel et bien ouvert.

-  La pub'?... s'étonna Bicêtre. Il semblait  plus ahuri que jamais.

 Maurizio Caillard avait depuis longtemps supprimé tout message publicitaire sur les chaînes du consortium public. Il l'avait fait au profit de l'audiovisuel privé dont il tenait ainsi les dirigeants, ses amis, «par les bourses» (cette expression dont il usait sans retenue lui arrachait invariablement un ricanement).

Témoin direct de la catastrophe aux côtés du réalisateur prostré, le conseiller Louis Muzeau de la Chaizière prit la direction des opérations. Il ordonna simplement et dans un style qu'on ne lui connaissait pas: «Coupez le micro du vieux, balancez l'indicatif de fin».

A cet instant précis, les cordes vocales du soldat vibraient encore aux oreilles des téléspectateurs captivés. Exaltés et émus à la fois, ils  entendaient le vieil homme leur délivrer posément cette recommandation: «Restez éveillés!... C'est la nuit que se gagnent les plus grandes batailles...». Cette harangue inattendue fut close sur un truisme éclairant: «... Et de l'obscurité jaillira la lumière».

Là-dessus, la symphonie présidentielle emplit l'air de ses notes cuivrées et sonna l'heure, en régie, du relâchement général. Il fut de courte durée. Car alors que l'indicatif musical battait son plein, la voix rageuse de Maurizio Caillard s'invita dans les téléviseurs par la magie sans âme d'un micro cravate ouvert. Plusieurs millions de ses compatriotes médusés -hommes, femmes et enfants- perçurent distinctement la menace que leur Président proféra soudain à l'encontre de son respectable invité: «J'vais l'crever!».

Il n'eut pas à se donner cette peine.

Sur le grand plateau de CapTV1, seul, comme assoupi sur son fauteuil roulant, le guerrier venait de s'éteindre en prononçant le mot «lumière». Mort au Champ d'Honneur, sous le feu des projecteurs.

Fin du cinquième épisode, la suite demain

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