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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 17:17

 

                                                                                                                                                                                                                      

telerama.fr - Actualité | Mardi 27 novembre

 

RSF lance Wefightcensorship.org, un site destiné à publier des contenus interdits, ou censurés. Explications de Christophe Deloire, son président.

 

Le 26/11/2012 à 17h00 - Mis à jour le 26/11/2012 à 16h13
Emmanuelle Anizon

 

 

 

Capture d'écran 16h avant l'ouverture du site http://wefightcensorship.org.

 

 

Que trouvera-t-on comme type de contenus sur wefightcensorship.org ?
Des contenus interdits, censurés, ou qui ont valu à leurs auteurs des représailles. Leurs auteurs peuvent être des journalistes, des citoyens, des blogueurs, peu importe, à partir du moment où ils sont les acteurs d'une information démocratique.

Créer un site sur la censure, à l'heure où les informations circulent plus que jamais, sur le Web et les réseaux sociaux, n'est-ce pas décalé ?
Mais non ! Dans certain pays, comme la Corée du Nord, le Turkmenistan, ou l'Erythrée, il n'y a encore aucune liberté d'information. Les contenus sont interdits, ils n'ont pas de support possible. Dans beaucoup d'autres pays, les contenus sont produits, mais sont censurés... sinon auto-censurés. Les journalistes, les blogueurs, sont intimidés, contrôlés. La censure est aussi technologique : avec sa muraille numérique, la Chine filtre. Quand le New-York Times publie une enquête sur la corruption du premier ministre chinois, le papier est introuvable sur le Web chinois.

Mais les Chinois n'auront pas plus la possibilité de venir lire l'information sur le site de RSF ?
Pas directement, mais on recherche « l'effet Streisand » : faire parler d'un contenu censuré, lui donner de l'audience. On assure une présence de l'information sur le Web, via notre site et tous les sites miroirs qui le reproduiront. Ces articles sont traduits systématiquement en français et en anglais. Ils peuvent être vus et lus par beaucoup de monde. Or, les censeurs n'aiment pas qu'on écorne leur image.

Comment protégez-vous vos informateurs ?
Nous les aidons d'abord à savoir se protéger eux-mêmes : sur le site, RSF propose un « kit de survie numérique », donnant quelques clefs pour sécuriser la navigation sur le Web, ses mails, etc.  Trop souvent, les journalistes négligent cette sécurisation. Rappelez-vous, ce documentariste britannique, parti en Syrie, qui a été arrêté quelques heures à la frontière lors de son retour. Son ordinateur a été fouillé. Tous ses contacts, à qui il avait promis l'anonymat, ont été découverts, et ont dû fuir le pays. Par ailleurs, ceux qui le souhaitent peuvent déposer leurs documents dans notre « coffre-fort numérique ».  Nous leur garantissons évidemment l'anonymat. Nous avons fait tester – et corriger – les failles potentielles du site par des hackers.

Comment allez-vous vérifier les contenus que vous recevrez ?
Nous avons 150 correspondants, dans 130 pays, qui peuvent vérifier leur fiabilité. Nous accompagnerons toujours aussi le contenu diffusé par des explications, et un maximum de précisions.

Vous publiez sur le site des documents turkmènes, erythréens... mais pas français. Pourtant, la France n'est qu'en 38e position au regard de la liberté d'expression. Vous allez ouvrir votre site aux censures françaises ?
Bien sûr, en respectant les restrictions du pacte international relatif au droit civil et politique, liées au « respect des droits ou de la réputation d'autrui, la sauvegarde de la sécurité nationale, de l'odre public, de la santé ou de la moralité publique ».

C'est à dire ? Quel sera le curseur pour dire s'il y a eu ou non trop de pression sur un dossier ? Une atteinte au secret des sources ? Une mise en examen de journaliste problématique.. ?
Notre comité éditorial étudiera chaque cas.

Il n'y a pas d'espace sur le site pour des réactions ?
Le site n'est pas participatif : c'est une vitrine qui met sur la place publique des contenus censurés.

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Ils réagissent
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