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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:20

 

 

mediapart.fr

 Pourquoi les inégalités et la pauvreté explosent

|  Par Laurent Mauduit

 

 

Selon l'Insee, les niveaux de vie des Français les moins favorisés sont en baisse depuis au moins trois ans et l'on décompte désormais plus de 8,7 millions de pauvres. Si ce bilan porte sur l'année 2011, et dresse ainsi un bilan du sarkozysme, tout indique que ces inégalités se sont encore creusées sous l'effet de la politique du gouvernement Ayrault.

 

Au premier examen, on pourrait penser que la nouvelle étude publiée ce vendredi par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) sur les niveaux de vie et la pauvreté en France ne constitue en rien un réquisitoire contre la politique économique et sociale pilotée par François Hollande. Car, même si les évolutions qu’elles révèlent sont très inquiétantes, elles portent sur l’année 2011. Soit juste avant l’alternance. Et pourtant si !

Envers et contre tout, cette étude n’a pas qu’un intérêt rétrospectif sur les injustices sociales sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Détaillant avec minutie les mécanismes qui sont à l’origine du creusement des inégalités et de l’envolée de la pauvreté, elle donne à deviner les fractures sociales qui doivent plus que jamais s'aggraver sous les effets de la politique néolibérale que l’actuel chef de l’État a choisi de poursuivre.

Examinons d’abord cette étude. La voici.

 

Dans la mesure des inégalités de revenus et de la pauvreté, l’Insee est confrontée à une difficulté. Pour s'appuyer sur des chiffres exacts, les statisticiens doivent disposer des revenus fiscaux et sociaux des Français, revenus qui ne sont connus qu’avec beaucoup de retard. La nouvelle étude porte donc sur l’année 2011. Pour être déjà un peu datée, cette étude n’en est pas moins riche d’enseignements, tant elle montre un creusement des inégalités et une progression de la pauvreté.

Globalement, l’étude établit que le niveau de vie médian (la moitié des Français sont en dessous, l’autre moitié au-dessus) des personnes vivant dans un ménage de France métropolitaine est de 19 550 euros par an, soit 1 630 euros par mois. En clair, 50 % des Français ont un niveau de vie inférieur à ce seuil, pourtant extrêmement bas.

L’Insee relève que ce seuil de 1 630 euros par mois est stable en euros constants par rapport à 2010, année qui avait enregistré une baisse de 0,5 % des niveaux de vie. Mais cette stabilité constatée en 2011 recouvre, en réalité, de très fortes disparités, avec une progression des niveaux de vie pour les Français les plus favorisés et une baisse des niveaux de vie pour les plus modestes.

En 2011, le niveau de vie des 10 % des Français les plus favorisés a en effet enregistré une hausse de 2,1 % tandis que les 40 % des Français les moins favorisés ont vu leurs niveaux de vie baisser dans des proportions allant de -0,2 % à -0,8 % selon les catégories, après des baisses comprises entre -0,7 % et -1,7 % en 2010 et -0,4 % à -1,1 % en 2009. Le bilan du sarkozysme, le voilà donc résumé dans ces quelques terribles statistiques : les niveaux de vie des 40 % des ménages les plus modestes ont baissé continûment – et fortement ! – tout au long de ces trois dernières années pour lesquelles les statistiques sont disponibles, comme le confirme le tableau ci-dessous :

 

 

Assez logiquement, la pauvreté continue donc en France d’exploser. Pour l’Insee, les Français qui entrent dans cette catégorie sont ceux qui ont un niveau de vie inférieur à 60 % du niveau de vie médian des Français. Pour 2011, les Français qui entrent dans cette catégorie sont donc ceux dont le niveau de vie est inférieur à 977 euros.

Or, si l’on s’en tient à cette classification, le tableau est gravissime : en 2011, la France a compté 8,7 millions de pauvres, soit le plus haut niveau jamais atteint en France depuis 1997, et la troisième hausse consécutive (+0,5 % en 2009 et +0,6 % en 2010).

 

 

Mais le plus inquiétant, c’est évidemment que les tendances qui sont à l’œuvre en 2011 le sont plus que jamais en 2012 et 2013. D’abord, le chômage a atteint ces derniers mois un niveau historique, bien au-dessus des niveaux de 2011, comprimant d’autant les revenus des Français frappés par ce fléau. De surcroît, sous l’effet de la politique salariale restrictive conduite par le gouvernement socialiste (refus de tout coup de pouce en faveur du Smic, maintien du gel des rémunérations publiques), le pouvoir d’achat des ménages connaît actuellement une baisse historique, sans précédent depuis 1984, c’est-à-dire au lendemain du virage de la « rigueur » des années 1982-1983.

Et cette politique d’austérité, le gouvernement socialiste a décidé de l’accentuer en 2014, en multipliant les cadeaux aux entreprises – le plus souvent sans la moindre contrepartie ! –, et en les faisant payer – sans le moindre scrupule ! – par les salariés : hausses au 1er janvier prochain de 19,6 % à 20 % du taux normal de TVA et de 7 % à 10 % du taux intermédiaire ; abaissement à 1 500 euros du plafond du quotient familial ; suppression de la réduction d’impôt pour les familles ayant à leur charge un enfant lycéen ou étudiant ; mesures d’économies de 6 milliards d’euros pour la Sécurité sociale dont on ignore le détail mais qui seront par la force des choses à la charge pour l’essentiel des assurés sociaux, etc.

Même si le projet de loi de finances pour 2014 et le projet de loi de financement de la Sécurité sociale ne seront connus qu’à la fin de ce mois, on n'en ignore pas, toutefois, la philosophie : les grands patrons seront chouchoutés, et ce sont les salariés, jusqu’aux plus modestes, qui seront les dindons de la farce budgétaire de 2014 (lire Impôts : la révolution conservatrice de Moscovici). En bref, le gouvernement a fait sien le plus détestable des préceptes fiscaux : « Pourquoi faire payer les riches ? Faisons payer les pauvres ; ils sont beaucoup plus nombreux. »

Et c’est en cela que cette étude de l’Insee n’éclaire pas que le passé récent. Même si elle porte sur l’année 2011, elle fait office aussi de miroir pour les années 2012 et 2013. En bref, elle suggère que les niveaux de vie, pourtant très faibles, de 2011 se sont encore tassés, que les inégalités se sont encore creusées, et que l’on est allègrement en route vers les 10 millions de pauvres. Et tout cela sous les effets de la politique économique de François Hollande…

 

 

 

 

 

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