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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 17:37

 

Source : www.lesechos.fr

 

 

En Espagne, Podemos se met à rêver du destin de Syriza en Grèce
Gaelle Lucas / Journaliste, correspondante à Madrid | Le 29/01 à 18:42, mis à jour à 18:50

Pablo Iglesias, le leader de Podemos, parti de gauche issu du mouvement des « Indignés », marche sur les traces du grec Syriza - AFP

 

 

Le nouveau parti appelle à la fin de l’austérité, et veut faire une démonstration de force ce samedi à Madrid.

 

« Ce 31 janvier figurera dans le calendrier comme le jour où la citoyenneté a retrouvé l’espoir et la dignité de dire « oui, c’est possible », promet Podemos sur sa page Facebook avec son habituelle emphase. Le dernier pari du parti alternatif de gauche est de réunir ce samedi à Madrid des milliers de personnes pour une grande « marche du changement ».

Podemos veut faire de cette manifestation une véritable démonstration de force. « On me confirme déjà plus de 260 autobus remplis pour Madrid », se félicitait hier Iñigo Errejón, numéro deux de Podemos, sur son compte Twitter. « Le parcours choisi [de 900 mètres, NDLR] est facilement « remplissable » et je crois donc qu’ils atteindront leur objectif : la photo de la Puerta del Sol remplie de monde en une des journaux de dimanche », nuance José Pablo Ferrándiz, vice-président de l’institut de sondage Metroscopia.

Un an après sa fondation, Podemos, qui a remporté 5 sièges aux élections européennes, veut montrer qu’il est un sérieux candidat aux élections régionales en mai et, surtout, aux législatives en fin d’année. La victoire de Syriza en Grèce donne de la chair à cet espoir. De fait, depuis dimanche, les regards sont braqués sur Pablo Iglesias, le leader de Podemos. Sera-t-il l’Aléxis Tsípras de l’Espagne ?

Comme lui, Pablo Iglesias revendique la fin de l’austérité et la restructuration négociée de la dette publique. Laquelle est élevée, quoique nettement moins que la grecque, à 96,8 % du PIB. Une ébauche de programme économique présentée en décembre propose la hausse du salaire minimum, la retraite à 65 ans et les 35 heures, entre autres.

Mais, dans un pays dont la crise et l’austérité ont été certes sévères, mais moins qu’en Grèce, Podemos a-t-il des chances de suivre la trajectoire de Syriza ? Oui, si l’on en croit les sondages, qui le placent, avec entre 20 % et 30 % des intentions de vote, au même niveau que les formations qui se partagent le pouvoir depuis 1982, le Parti populaire (droite, au pouvoir) et le Parti socialiste (PSOE). « L’austérité a été moins sévère qu’en Grèce, mais elle va se maintenir. Et alors que le chômage est encore haut, les Espagnols ont beaucoup de raisons de protester », avertissent les analystes de Capital Economics, qui voient dans Podemos « la plus grosse menace » à l’austérité budgétaire en zone euro. La reprise reste en effet imperceptible pour nombre d’Espagnols, lassés des sacrifices imposés et désabusés par les affaires de corruption.

Du reste, pour José Pablo Ferrándiz, l’économie et la peur de l’inconnu que brandit le PP du Premier ministre, Mariano Rajoy, comme principaux arguments électoraux, ne sont pas porteurs. Les potentiels électeurs de Podemos cherchent en effet avant tout à « régénérer le système politique. Cela passe, pour eux, par la fin du bipartisme », explique-t-il. Avec son organisation participative héritée du mouvement des Indignés, Podemos ambitionne ainsi non seulement de détrôner le Psoe à gauche mais aussi de s’imposer aux législatives. Premier test en mai, lors des élections régionales.

Portrait : Pablo Iglesias, ambitieux et pragmatique

Il y a un peu plus d’un an, il n’était connu que des étudiants de l’université Complutense de Madrid, où il enseigne la science politique, et de quelques cercles d’extrême gauche. Aujourd’hui, Pablo Iglesias, trente-six ans, se pose en principal challenger de la droite au pouvoir aux prochaines élections législatives de fin 2015. Il faut dire qu’il porte un nom prédestiné pour la politique : son homonyme a fondé en 1879 le Parti socialiste espagnol (psoe), cette formation que le Pablo Iglesias du XXIe siècle aspire à détrôner à gauche. Le fondateur et secrétaire général du parti alternatif de gauche Podemos prône la fin de l’austérité et une régénération de la classe dirigeante espagnole. Charismatique et fin stratège en communication, aussi pragmatique qu’ambitieux, ce consultant occasionnel des gouvernements vénézuélien et bolivien entre 2005 et 2009 a modéré ses propositions économiques et se réfère désormais plutôt au modèle du nord de l’Europe qu’à celui du Venezuela.

Source : www.lesechos.fr


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