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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 17:58

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

Pin’s 09/02/2014 à 13h39

Pacte de responsabilité : l’aile gauche grince, Sapin la moque

Rémi Noyon | Journaliste Rue89

 

 


Michel Sapin à l’Assemblée nationale, le 4 février 2014 (WITT/SIPA)

Le patron du Medef adore les pin’s. Depuis des semaines, il arbore fièrement un petit bout de plastique sur lequel on peut lire « 1 million d’emplois ». Le chiffre fait référence aux créations de postes qu’il envisage si le gouvernement baisse drastiquement les « charges » sur les entreprises.

Le Canard enchaîné raconte, dans son édition du 29 janvier, une rencontre aigre-douce entre Pierre Gattaz et le ministre du Travail, Michel Sapin. Avisant le fameux pin’s, ce dernier lance, taquin :

« C’est un engagement ? »

Réplique de Gattaz, pince-sans-rire :

« Ce n’est pas un engagement, c’est un pin’s. »

Baisse de 30 milliards

Voilà qui résume le dialogue à trois voix entre le gouvernement, les entreprises et l’aile gauche de la majorité, après l’annonce par François Hollande, lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier, d’un « pacte de responsabilité » avec le patronat : une baisse de 30 milliards des cotisations, en échange de créations d’emplois.

Le Parti socialiste, aiguillonné par l’aile gauche de la majorité, demande des engagements précis. Emploi, formation et, pourquoi pas, une baisse des « charges » par étapes. Le Medef répond que ce n’est pas comme cela que fonctionne l’économie et le gouvernement acquiesce discrètement.

Ce week-end, la gauche du PS – représentée notamment par la sénatrice Marie-Noël Lienemann – fait savoir son mécontentement. Elle ne se satisfait pas des engagements flous du patronat dont le gouvernement semble, lui, être prêt à se contenter.

« Un véritable show »

Dans une lettre envoyée à Harlem Désir, que Le Journal du dimanche a pu se procurer, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann et le vice-président du conseil régional d’Ile-de-France, Julien Dray, critiquent l’organisation du séminaire prévu lundi par le Parti socialiste.

Ces travaux doivent permettre de préciser les contreparties souhaitées, mais l’aile gauche a l’impression d’être tenue à l’écart :

« A notre grand déplaisir, nous constatons que ce qui devait être logiquement une réunion de travail pour construire ensemble des solutions politiques se transforme en fin de compte en un véritable show. »

Ce courant, incarné également par Emmanuel Maurel, lui aussi au conseil régional d’Ile-de-France, devrait rendre public un texte critiquant la mise en place du fameux pacte. Le titre a des accents « mélenchoniens » : « Il n’y a pas qu’une seule politique possible ! »

Certains proposent même le remboursement des allègements de « charges » si les objectifs d’embauches ne sont pas tenus. Les parlementaires n’ont pas non plus apprécié les menaces disciplinaires qu’impliquent un vote de confiance à l’Assemblée. Le JDD cite à cet égard un passage du document :

« Tout ne procède pas du Président. On ne règle pas les problèmes politiques en brandissant la menace de mesures disciplinaires ou en mettant les parlementaires au pied du mur. »

« Regarder tomber la pluie du ciel »

Vendredi, le Medef était reçu par le Parti socialiste. Face à un Harlem Désir qui fait mine d’exiger des « contreparties claires et écrites », Pierre Gattaz a prévenu :

« Si les contreparties deviennent des contraintes, vous êtes à l’inverse de la marche du monde. »

Le patron du Medef reçoit ce dimanche le soutien implicite de Michel Sapin, qui, dans Le Parisien, moque ceux qui seraient « déboussolés » par ce pacte avec les entreprises :

« Cela peut déboussoler certains idéologues qui croient que la richesse se crée en regardant tomber la pluie du ciel. [...]

Et je ne pense absolument pas que la gauche se sente en opposition avec ce qu’on appelle dans un jargon incompréhensible la politique de l’offre. »

Plus loin dans l’entretien, le ministre ironise sur le pin’s de Gattaz et le « chiffre global » qui « semble spectaculaire mais est peu opérationnel ». En revanche, il reste très flou sur l’effort qui sera demandé aux entreprises :

« On affiche ou on fait ? Moi, je pense qu’il faut moins afficher mais faire plus, et regarder plusieurs dimensions et pas une seule.

Dans certains secteurs, l’enjeu, c’est d’éviter des destructions d’emplois. Dans d’autres, d’en créer le plus possible.

Il faut que les engagements soient réels, mesurables et vérifiables. Le Premier ministre a souhaité que les partenaires sociaux se rencontrent pour en discuter entre eux. »

Le ministre du Travail n’est pas plus précis sur l’articulation du nouveau dispositif avec le Crédit d’impôt-compétitivité (CICE) qui est déjà en place :

« Quel que soit le mécanisme retenu, la volonté du président de la République, c’est qu’au total, CICE maintenu ou pas, la diminution progressive du poids des prélèvements sur le travail représente de l’ordre de 30 milliards. L’équivalent de ce que coûtent aux entreprises, les cotisations dites famille. »

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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