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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 14:44

LEMONDE.FR avec AFP | 11.01.12 | 07h53   •  Mis à jour le 11.01.12 | 13h26

 
 

 

On n'a pas signalé mardi de victimes dans le cadre d'une grève générale contre la fin des subventions sur les carburants, alors qu'on avait dénombré six morts dans des affrontements entre policiers et manifestants la veille.

On n'a pas signalé mardi de victimes dans le cadre d'une grève générale contre la fin des subventions sur les carburants, alors qu'on avait dénombré six morts dans des affrontements entre policiers et manifestants la veille.REUTERS/AFOLABI SOTUNDE


Les violences ethniques et religieuses au Nigeria ont à nouveau embrasé le pays mardi, faisant au moins onze morts dans le Nord musulman et cinq dans le Sud chrétien. Le mitraillage d'un bar attribué au groupe islamiste Boko Haram a coûté la vie à huit personnes, dont cinq policiers, dans le Nord. Au cours d'autres heurts, trois habitants d'un village majoritairement chrétien du Nord ont été tués par des inconnus armés.

Dans le Sud, des assaillants ont attaqué et incendié en partie la mosquée centrale de la ville de Benin City après avoir visé lundi une première mosquée. Cinq personnes ont été tuées et 10 000 déplacées depuis lundi par ces violences dans un quartier haoussa, une communauté nordiste musulmane, selon la Croix-Rouge locale. Mardi, dans cette ville d'un million d'habitants, capitale de l'Etat d'Edo, une école islamique du complexe religieux ainsi qu'un bus ont été incendiés. Il s'agirait de possibles représailles antimusulmanes dans le Sud depuis la multiplication ces deux dernières semaines des attaques contre des chrétiens dans le Nord.

En revanche, on n'a pas signalé mardi de victimes dans le cadre d'une grève générale contre la fin des subventions sur les carburants, alors qu'on avait dénombré six morts dans des affrontements entre policiers et manifestants la veille. Cependant, les autorités ont imposé mardi un couvre-feu à Kaduna (Nord) après des tentatives de grévistes émeutiers de "semer le trouble". D'après des habitants, la police a violemment dispersé des milliers de personnes tentant de forcer les portes du gouvernement local.

 MENACE D'INTERRUPTION DE LA PRODUCTION DE BRUT


La grève – qui n'affecte pas à ce stade la production pétrolière du plus gros producteur d'Afrique – paralyse le pays, compliquant encore la tâche du président Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud. Mercredi 11 janvier, troisième journée du mouvement, un syndicat des ouvriers du pétrole a menacé d'interrompre la production de brut. Le syndicat déclare attendre les résultats des discussions entre partenaires sociaux et gouvernement mercredi et menace d'arrêter la production si l'issue n'est pas favorable.

Les confédérations syndicales, à l'origine de la grève générale, exigent que le gouvernement rétablisse les subventions dont la suppression, le 1er janvier, a entraîné une brusque hausse des prix de l'essence qui affecte la plupart des Nigérians, tant pour les transports que pour l'alimentation des générateurs d'électricité. Mardi soir, le gouvernement a ordonné aux fonctionnaires grévistes de reprendre le travail, menaçant de suspendre leurs traitements.

>> Lire des témoignages de Nigerians : "le sentiment de peur est omniprésent"

"VERS UNE GUERRE CIVILE"

Dimanche, s'exprimant sur les violences religieuses le président Jonathan s'était alarmé d'une situation "pire que la guerre civile" des années 1960, en référence à la guerre sécessionniste du Biafra (1967-1970), et au caractère imprévisible des attaques religieuses. Alarmé, le Prix Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka lui a donné raison mardi, en estimant que son pays "se dirigeait vers une guerre civile" et en accusant certains dirigeants politiques d'attiser l'intolérance religieuse.

Lors d'une interview avec la BBC, l'écrivain a même dit craindre un éclatement du Nigeria : "Quand vous êtes face à une situation où des gens peuvent aller dans un lieu de culte et tirer par la fenêtre, vous avez atteint un triste tournant dans la vie d'une nation." Dans un entretien au Monde.fr, Benjamin Augé, chercheur à l'Institut français des relations internationales, relève également les risques de guerre civile, estimant que la secte islamiste Boko Haram, qui a revendiqué les attentats visant des chrétiens, cherchait à provoquer l'affrontement interconfessionnel.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a rencontré mardi le ministre des affaires étrangères, Olugbenga Ashiru, alors que l'ONU a exprimé son inquiétude quant aux violences ethniques et religieuses dans ce pays.

 

>> Lire l'édito du "Monde" "Le Nigeria et la menace d'une guerre civile"

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Ailleurs dans le monde
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