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9 décembre 2011 5 09 /12 /décembre /2011 13:17

LEMONDE | 08.12.11 | 15h23   •  Mis à jour le 08.12.11 | 17h59

 
 

 

La machine climatique s'emballe : les négociateurs restent sourds aux alertes des scientifiques et de la société civile.

La machine climatique s'emballe : les négociateurs restent sourds aux alertes des scientifiques et de la société civile.AP/Torsten Blackwood

Durban (Afrique du Sud) Envoyée spéciale - La machine climatique s'emballe. Le temps qu'il reste pour éviter que le réchauffement ne prenne une tournure dramatique se resserre. Mais la pression de l'urgence - si forte avant la Conférence de Copenhague de 2009 - ne semble plus du tout peser sur le processus de négociations de la 17e Conférence des Nations unies sur le climat, à Durban, en Afrique du Sud. Cela en dépit des appels répétés des représentants des petites îles et des pays les plus vulnérables, pour qui la menace climatique est déjà une réalité.

Mercredi 7 décembre au matin, le texte remis aux ministres sur l'état d'avancement des discussions faisait encore 130 pages, toutes largement "crochetées", c'est-à-dire non approuvées. Or les négociateurs évaluent en moyenne à une heure le temps nécessaire pour trouver un compromis sur une ligne...

Pour tenter d'avancer, la présidence sud-africaine a opté pour de grands conseils informels, prenant modèle sur les indabas pratiqués au moment des négociations sur la sortie de l'apartheid. Faut-il en être rassuré ? Les Sud-Africains ont en tout cas affirmé qu'ils joueraient leur rôle de "chef".

Un projet d'accord n'est pas attendu avant la clôture de la conférence, vendredi 9 décembre. Toutes les options restent à ce stade ouvertes, même si c'est toujours autour de la proposition européenne que chaque pays se détermine. A savoir un nouvel engagement dans le protocole de Kyoto - qui expire en 2012 -, à condition que soit adoptée une feuille de route conduisant à un traité contraignant, qui implique tous les grands pays émetteurs à l'horizon 2020.

La commissaire européenne, Connie Hedegaard, a cependant rappelé, mercredi, qu'il y a d'autres "sujets incontournables" sur lesquels les Etats devront se prononcer avant la fin de la conférence. A commencer par les engagements indispensables pour combler le retard pris dans l'effort qui doit être fait pour limiter le réchauffement à 2 0C. "Nous ne pouvons pas quitter Durban sans avoir progressé sur ce sujet", a averti la commissaire européenne.

Un récent rapport du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) a confirmé que les promesses faites en 2009 ne représentent que 60 % des efforts à réaliser pour contenir la hausse moyenne des températures en dessous de 2 0C, objectif recommandé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).

La trajectoire actuelle des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon que les promesses seront bien ou mal honorées, conduit vers un réchauffement compris entre 2,5 et 5 0C, prévient le PNUE. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a elle aussi mis en garde contre le risque d'une hausse des températures de 6 0C, si les gouvernements ne redressent pas le cap avant 2017.

L'Union européenne (UE) voudrait que soit au moins pris acte, à Durban, du "fossé"existant avec l'engagement pris à Copenhague de "réduire les émissions de gaz à effet de serre de façon à contenir la hausse moyenne des températures en dessous des 2 0C". Les Etats-Unis s'y refusent. Interpellé sur le sujet lors d'une conférence de presse, l'envoyé spécial américain, Todd Stern, a expliqué : "La limite des 2 0C est un objectif sérieux pour guider notre action, mais qu'il ne peut à lui seul déterminer les objectifs nationaux."

Les Etats-Unis ne sont pas les seuls à ne pas vouloir remettre sur la table ce sujet épineux.L'UE elle-même n'a, du reste, toujours pas décidé de porter son objectif de réduction d'émissions de 20 % à 30 % d'ici à 2020. "Les négociateurs sont déconnectés du monde. Ils ignorent ce qui se passe dehors, la récurrence des sécheresses, les inondations, les tempêtes extrêmes", a dénoncé Samantha Smith, du Fonds mondial pour la nature (WWF), faisant écho au sentiment partagé par les représentants de la société civile présents en Afrique du Sud. "Si les pays ne veulent pas relever le niveau de leurs engagements à Durban, ils doivent au moins nous dire quand ils vont le faire, a-t-elle exhorté. Attendre après 2020 est irresponsable."

Laurence Caramel

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