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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 21:37

 

Source : www.marianne.net


 

Les faux pas d’Hollande et Valls dévastent le dialogue social

Mercredi 2 Juillet 2014 à 15:30

 

Grand reporter au journal Marianne En savoir plus sur cet auteur

 

Confronté à une grosse colère du patronat, Matignon reporte partiellement à 2016 la réforme sur la pénibilité qui doit permettre à certains salariés de partir plus tôt en retraite. La CFDT et FO hurlent au déni de démocratie. Révélations sur ce pataquès politique qui mine la conférence sociale des 7 et 8 juillet.

 

VILLARD/SIPA
VILLARD/SIPA

C’est le zigzag de trop. Pour ramener le patronat aux différentes tables rondes de la conférence sociale des 7 et 8 juillet, le Premier ministre Manuel Valls a tranché : jetant à la poubelle les projets de décrets rédigés par les équipes de Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, il reporte d’un an, au premier janvier 2016, l’obligation pour les entreprises de répertorier exhaustivement les dix facteurs de risques auxquels elles exposent leurs salariés sur des fiches individuelles. Fiches qui, à l’avenir, doivent leur permettre de partir plus tôt en retraite (1). En 2015, seuls seront pris en compte : le travail de nuit, le travail répétitif, en équipe alternative ou sous pression hyperbare.
 
Sur le fond, plus que ce demi recul, ce qui effare, c’est la capacité de l’Elysée et de Matignon, à ruiner ce « dialogue social », sur lequel ils comptent cependant pour sortir le pays de la nasse du chômage de masse…
 
En effet, selon nos informations, la grosse colère du patronat de ce début de semaine, a pour origine… une promesse élyséenne non tenue. Car lorsque le président avait reçu Pierre Gattaz accompagné d’une délégation patronale, en présence de Manuel Valls, le chef de l’Etat lui aurait déjà promis, les yeux dans les yeux, le report à 2016 du dispositif pénibilité. Une « bonne nouvelle » que Gattaz avait alors vendue, mi-juin à sa base pour la calmer, notamment les petits patrons du BTP. Le 17 juin, lors de sa conférence de presse, le patron des patrons promettait donc tout sourire d’assurer « le succès de la phase deux du pacte de responsabilité élyséen ». Et scoop pour les partenaires sociaux, « de ne plus chercher à passer en force sur les sujets qui fâchent. » Tous les signaux étaient au vert…
 
Cependant, quelques jours plus tard, en découvrant que les premiers décrets rédigés par Marisol Touraine ne respectaient pas à son sens, la parole élyséenne et que les chefs d’entreprises devraient d’ici à la fin de l’année, répertorier toutes les tâches pénibles imposées à leurs employés, Gattaz sortait de ses gonds. « Non seulement on s’est senti floué, mais nombre de petits patrons ne disposent pas des logiciels permettant cette collecte. » rugit-t-on, avenue Bosquet, au siège du Medef. D’où ce grand cirque : une tribune du patronat uni dans le JDD et la menace de boycotter la Conférence sociale…
 
Voilà pour le zig. Le zag, c’est que ce sont désormais les syndicats de salariés qui se sentent bernés d’être ainsi traités. « Il suffit que le patronat éternue pour que le gouvernement lui apporte la boîte de mouchoirs, s’est insurgé ce matin sur France inter, Jean-Claude Mailly le secrétaire général de Force ouvrière. Qu’on ne nous parle pas de dialogue, moi j’appelle cela du diktat social. » Cet après-midi, Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT monte au filet dans le Monde, en qualifiant l’interview de Manuel Valls dans les Echos  annonçant le report, de « rupture dans le dialogue social » et l’accuse « d’avoir fait une erreur. » en cédant au « lobbying » patronal.  « Si cette “usine à gaz” de la pénibilité est difficile à mettre en œuvre comme s’en plaint le patronat, c’est entièrement de sa faute, tacle pour sa part Gérard Rodriguez, conseiller fédéral de la CGT. Car il s’est refusé, comme nous le souhaitions, à définir plus simplement une pénibilité par métier, de peur de payer plus. »
 
Bref après un tel pataquès, les débats de la conférence sociale risquent les 7 et 8 juillet d’être glaçants. D’autant qu’ils doivent aborder les sujets épineux de la simplification du code du travail et de l’évolution des seuils sociaux permettant aux salariés d’avoir des représentants. Le quinquennat de François Hollande, lui, lesté de 5,3 millions d’inscrits à Pôle emploi, soit l’équivalent de la population active de la Bretagne, de la Normandie et des Pays-de-la-Loire, est à son heure de vérité.


(1) Les critères de pénibilité reportés (températures extrêmes, risques chimiques, manutentions manuelles, vibrations) sont ceux qui concernent le plus grand nombre. Du fait du report, les salariés proches de la retraite, se retrouvent exclus du dispositif pénibilité.

 

 

 

Source : www.marianne.net

 

 

 

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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