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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 16:21
Rue89 - Claire Le Nestour
étudiante en journalisme


 

Les « tests de virginité » pratiqués par les militaires egyptiens sont désormais interdits. C'est grâce à Samira Ibrahim Mohammed, 25 ans, que la Cour d'Etat a rendu ce jugement ce 27 décembre. La jeune femme avait voulu porter plainte pour elle et « toutes les Egyptiennes ».

Le 9 mars, elle a été arrêtée sur la place Tahrir avec dix-sept autres militantes. Accusée de vandalisme et d'insultes à un représentant de l'ordre, Samira a été torturée par les militaires. Elle a été électrocutée, humiliée et les officiers lui ont fait passer un test de virginité. L'ONG Human Rights Watch a recueilli son témoignage.

Le 20 décembre, elle faisait partie des quelques 2 000 femmes rassemblées sur la place Tahrir pour dénoncer les violences perpétrées par le pouvoir militaire.

Elles ont notamment réagi à la vidéo qui a ému la communauté internationale : on y voit une femme voilée, deshabillée, frappée et trainée sur la chaussée par des soldats.

Manifestation des femmes

Le 20 décembre (en anglais)

Dans un communiqué publié quelques heures après la manifestation, l'armée a assuré qu'elle prendrait « toutes les mesures légales pour que les responsables de ces atteintes rendent des comptes ». Mais certains remettent en cause la véracité des images.

« La révolution ne fait que commencer »

Le 10 décembre, trois militantes ont reçu le prix Nobel de la paix : la présidente libérienne Ellen Johnson Sirleaf, sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman, figure de proue du printemps arabe.

Elles sont nombreuses à s'être mobilisées au cours des manifestations. Mais près d'un an après le début des révoltes arabes, la condition de la femme est au centre des interrogations.

Au Yémen, pour deux femmes qui témoignent dans un article de La Croix, :

« La révolution ne fait que commencer, elle va durer des années »

Elles rêvent encore d'aller boire un café ou de pouvoir courir dans la rue sans s'attirer les railleries des passants.

Au Maghreb, les craintes d'une dégradation de la condition des femmes sont renforcées par les victoires des partis islamistes aux récentes élections en Tunisie et en Egypte.

En Egypte, aucune femme n'a été intégrée dans le comité nommé en février pour amender la constitution. Les autorités militaires égyptiennes ont imposé à l'ensemble des partis politiques de proposer au minimum une candidate sur leurs listes.

Mais ils n'exigent pas que les femmes soient bien placées. La participation des femmes a la vie politique n'est donc pas garantie.

« Respecte ma prière, respecte ma bière »

A Tunis, la faculté des lettres de la Manouba est devenue l'emblème de l'opposition entre laïques et salafistes. Des islamistes ont fait le siège de l'université début décembre. Ils revendiquent la création d'une salle de prières dans l'université, et l'autorisation du port du niqab pour les étudiantes.

Fadila Laouani, interrogée par l'AFP, rétorque :

« On ne va pas engager des fonctionnaires pour regarder le visage des filles à l'entrée de chaque salle de classe. Pas question d'accepter le niqab. »

A Tunis, deux enseignantes ont été molestées par des élèves, leurs tenues vestimentaires étant jugées indécentes. Des faits similaires ont été recensés dans d'autres universités.

Chaïma et Rima, étudiantes à Gamès, interviewées par Le Point, ont protesté avec une pancarte :

« Respecte ma prière, respecte ma bière, respecte mon voile, respecte ce que je dévoile. »

L'arrivée des islamistes pourrait mettre en péril le statut des femmes dans la société tunisienne, en partie acquise grâce à Habib Bourguiba. Peu de temps après son arrivée au pouvoir en 1956, le père de l'indépendance et chantre de la laïcité a proclamé le code du statut personnel, un ensemble de lois progressistes qui abroge la polygamie, la répudiation et légalise le divorce.

Le féminisme, combat trop occidental ?

Pour Maryam Alkhawaja militante des droits de l'homme au Bahrein, interrogée par le Huffington Post, un « sentiment anti-Occident » empêchera le féminisme de se diffuser au Moyen-Orient :

« Nous devons être capable de créer un mouvement propre à nos sociétés qui dit que les femmes sont égales aux hommes. Ce sera plus difficile si c'est perçu comme une notion occidentale importée et imposée aux habitants du Moyen-Orient. »

Amnesty International a publié une tribune sur son site dans laquelle ils dénoncent des changements qui tardent à venir :

Peut-être ne devrions-nous plus être surpris par la lenteur avec laquelle sont concrétisées les promesses concernant les femmes dans les situations de conflit.

Même lorsque l'on parle des viols commis en temps de guerre, sans doute la question relative aux droits des femmes prêtant le moins à controverse, la communauté internationale et les Etats, à titre individuel, traînent des pieds.

Beaucoup prennent l'exemple de l'Iran pour émettre des doutes sur les bienfaits, pour les femmes, du Printemps arabe. Le droit de vote a été accordée aux femmes en 1963, mais le renversement du Shah a laissé place à une stricte réglementation du statut des femmes.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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