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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:49

 

Source : www.challenges.fr

 

 

Taxe sur les transactions financières attention danger selon Christian Noyer

 

Publié le 28-10-2013 à 12h46 - Mis à jour à 17h04

Le gouverneur de la Banque de France estime que les pays qui veulent appliquer cette taxe, comme la France, prennent un énorme risque.

 

 

 

Christian Noyer est le directeur de la Banque de France. (c) Sipa

Christian Noyer est le directeur de la Banque de France. (c) Sipa

 

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Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer estime que la future taxe sur les transactions financière, telle qu'elle a été conçue par Bruxelles, pose "une énorme risque" pour les pays qui l'appliqueraient et doit être réécrite.

"Le projet de la Commission n'est pas viable et doit être entièrement revu", souligne Christian Noyer dans un entretien au quotidien Financial Times de lundi 28 octobre.

"Je ne pense pas que cela ait été à un quelconque moment l'intention du gouvernement français de faire quelque chose qui déclencherait la destruction de pans entier de l'industrie financière française, provoquerait une délocalisation massive d'emplois et porterait atteinte globalement à la reprise", fait valoir Christian Noyer, interrogé par le journal britannique.

Onze pays emmenés à l'origine par la France et l'Allemagne se sont dit d'accord pour taxer les transactions financières selon le modèle développé par l'économiste américain James Tobin.

35 milliards d'euros par an

La Commission européenne leur a présenté en février un projet de taxe très large, pouvant rapporter jusqu'à 35 milliards d'euros par an.

Mais le gouvernement français estime que ce projet va trop loin car il menace certaines spécialités financières françaises, comme les fonds monétaires.

Paris Europlace, association qui défend les intérêts de la place parisienne, estime qu'en détournant les transactions par exemple vers la Grande-Bretagne, qui ne fait pas partie des pays volontaires, la taxe imaginée par la Commission pourrait coûter 30.000 emplois rien qu'en France.

Le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici n'a de cesse de réclamer publiquement une mesure européenne "ambitieuse" mais, au sein de son administration, la taxe a de nombreux détracteurs, qui jugent qu'elle devrait rester "symbolique".

Une taxe qui rapporte moins que prévu en France

Au niveau national d'ailleurs le gouvernement français s'applique à contenir les effets de la "taxe Tobin" à la française, déjà en vigueur.

La semaine dernière, les députés ont ainsi renoncé à une initiative visant à durcir cette taxe française, qui rapporte beaucoup moins que prévu (600 millions d'euros par an au lieu des 1,6 milliard d'euros escomptés). Au grand dam des associations, car l'instrument, censé avoir des vertus anti-spéculatives, doit aussi financer l'aide au développement et la lutte contre le réchauffement climatique. 

La France n'est pas seule à s'inquiéter des conséquences d'une taxe européenne vigoureuse sur les transactions boursières. C'est aussi le cas de l'Allemagne, pays qui s'est beaucoup fait prier avant de rallier l'idée d'une taxe appliquée seulement à un groupe restreint de pays.

L'opérateur de la Bourse de Francfort, Deutsche Börse, n'a de cesse de pourfendre tout "cavalier seul" en matière de taxe. Il met aussi en garde contre toute taxation des produits dérivés, susceptible selon lui de "compromettre la couverture des risques de l'économie réelle".

Des banques encore plus dépendantes aux aides ? 

A la Bundesbank, même si le ton est plus mesuré qu'à la Banque de France, la critique est aussi là. Joachim Nagel, membre du directoire de l'influente banque centrale allemande, met en garde contre d'éventuelles "conséquences négatives": une taxation des transactions, si elle rendait le marché inter-bancaire moins attractif, pourrait aggraver la dépendance de certaines banques aux mesures d'aides exceptionnelles de la Banque centrale européenne, fait-il valoir.

Les sociaux-démocrates allemands, qui négocient actuellement leur entrée au gouvernement d'Angela Merkel, sont favorables en principe à une "taxe Tobin". Mais jusqu'ici ils n'en font pas une revendication de premier plan, et semblent concentrer leur stratégie face à la chancelière conservatrice sur l'introduction d'un salaire minimum généralisé en Allemagne.

Face à ce manque d'enthousiasme généralisé, l'économiste Megan Greene (Maverick Intelligence) s'amusait récemment sur Twitter d'une "FTT - Financial Transaction Tax" qui s'apparente de plus en plus à une "FTT - Fairy Tale Tax", une taxe de conte de fées.

(Avec AFP)

 

 

Source : www.challenges.fr

 


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