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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 19:57

 

 

 

« Avec la flexibilité ou “ flexisécurité ”, le Medef propose un véritable marché de dupes entre employé et employeur », constatent Guillaume Balas, secrétaire général du courant Un Monde d’Avance, membre du bureau national du Parti socialiste, et Delphine Mayrargue, secrétaire nationale à la formation au PS, qui demandent au gouvernement de réaffirmer « un certain nombre de principes fondateurs de l’ordre public social ».


 

A l’instar de l’ensemble des pays européens, la France est aujourd’hui ravagée par l’insécurité sociale. Chômage élevé, forte précarité, multiplication des plans sociaux, développement de la pauvreté : tous les indicateurs sont au rouge.

Ce contexte sert aujourd’hui d’alibi au patronat pour avancer ses solutions ultralibérales et exiger le démantèlement des droits sociaux. Dans cette vision, le risque n’est plus collectif, mais repose uniquement sur les salariés qui deviennent les seuls responsables de leur situation. C’est désormais à eux, et non à des réalités macroéconomiques, que l’on devrait imputer le chômage de masse ou le problème de compétitivité des entreprises.

Dans un tel contexte, les négociations sur l’emploi ne pourront en aucun cas déboucher sur un compromis équitable. Traiter de réformes dites structurelles dans une conjoncture très dégradée revient à fermer les yeux sur l’essentiel (la crise) et à agir dans une période particulièrement défavorable au salariat qui subit fortement la pression du chômage.

Nous en appelons au gouvernement pour qu’il réaffirme un certain nombre de principes fondateurs de l’ordre public social. C’est maintenant, au cœur de la crise, que doit être assurée la mise en sécurité sociale professionnelle des salariés.

« Donne-moi ta montre, je te donnerai l’heure »

Dans cette période, il est toujours utile de rappeler que le droit du travail n’est pas un outil de gestion de l’entreprise. Les protections garanties par celui-ci sont la juste contrepartie de la subordination salariale. L’oubli de ce principe fondamental déboucherait sur un grand bond en arrière dans les rapports sociaux.

Avec la flexibilité ou «flexisécurité», le Medef propose un véritable marché de dupes entre employé et employeur, qui peut se résumer à : «Donne-moi ta montre (ta protection contre le licenciement), je te donnerai l’heure (les droits au chômage que tu as déjà, sans nouveau droit substantiel)».

Cette manœuvre tend en outre à consacrer une vision mercantile du travail où l’employé, ramené à une simple variable d’ajustement, n’a d’autre choix que de se prendre en main pour améliorer « son employabilité ».  Mais tout n’est pas négociable : on ne négocie pas de contrepartie à la précarité ! Il faut au contraire mettre tout en œuvre pour la réduire. 

Construire de nouvelles protections sociales

Sous la pression du chômage de masse, les formes de la mobilité professionnelle ont muté, avec une contraction des mobilités volontaires (démissions) et un développement des mobilités contraintes (licenciements, emplois précaires). De fait, le statut de l’emploi ne constitue plus un socle suffisamment stable.

Dans cette situation, il faut étendre les droits du travail (formation, ancienneté, congés...) au-delà de l’emploi et assurer la transférabilité d’un emploi à l’autre. La notion de parcours professionnel que nous souhaitons promouvoir relève d’une vision dynamique qui peut permettre un réel progrès social. Dans cette approche, la période de chômage ne constituerait plus une sortie du monde du travail mais une transition vers l’emploi. De même, dès lors que l’entreprise ne garantit plus « l’emploi à vie », il est de sa responsabilité d’assurer formation, maintien et développement des compétences de ses salariés. Il en va d’ailleurs également de sa propre compétitivité.

Enfin, gardons à l’esprit que trop individualiser les droits limite de fait les leviers d’intervention pour une politique publique de l’emploi. On ne peut donc ni s’engager à simplement équiper le salarié pour qu’il affronte seul le marché du travail, ni se contenter de telles mesures.

Comme le souligne l’OFCE, la lutte contre le chômage passe d'abord par une politique macro-économique ambitieuse (relance) et une politique industrielle volontariste.Certainement pas par un empilement de réformes structurelles qui ne résoudront rien.

Dans le contexte social actuel et en tenant compte des réalités économiques, nous devons bâtir un nouveau compromis social offrant de nouvelles protections. Il y a de la marge pour des négociations sociales, mais pas sur les bases viciées imposées par le Medef.

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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