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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 15:59

 

Rue89 - Confidentiels & indiscrets 14/01/2013 à 10h35
François Krug | Journaliste Rue89

 

 

Si elle veut garder son QG, désormais contrôlé par les banques, l’UMP a quatre ans pour rembourser une dette de 55 millions d’euros. Mission impossible ?

 


L’affiche de campagne de Nicolas Sarkozy, au siège de l’UMP, à Paris, le 25 novembre 2012 (REVELLI-BEAUMONT/SIPA)

 

Pour se renflouer, l’UMP ne peut même plus compter sur la vente de son siège, dans le XVe arrondissement de Paris : elle en a déjà cédé le contrôle à ses banques, selon des documents examinés par Rue89. Une cession provisoire, mais qui deviendra définitive si le parti ne rembourse pas 55 millions d’euros d’ici 2017. L’UMP finira-t-elle le quinquennat à la rue ?

Pour l’instant, le parti préfère célébrer sa réconciliation de façade. Celle-ci sera effective mardi : Jean-François Copé présentera une nouvelle équipe dirigeante, laissant une place aux soutiens de François Fillon, tandis que l’ancien Premier ministre dissoudra son groupe dissident à l’Assemblée nationale.

La réconciliation ne résoudra pas la crise financière. Son mauvais score aux législatives a fait perdre à l’UMP 12 millions d’euros d’aides publiques. Et si le Conseil constitutionnel confirmait le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, le parti perdrait 10 millions d’euros supplémentaires.

Un immeuble qui fait exploser les dettes

Les économies prévues – comme la réduction des effectifs – ne suffiront pas. Mais l’UMP se refuse officiellement à envisager une solution plus radicale : la vente de son siège. Un ancien garage transformé en 5 500 m2 de bureaux sur six étages, au 238, rue de Vaugirard, en plein XVe arrondissement.

Cette immeuble fait la fierté de l’UMP, qui s’y est installée en décembre 2011. Jusqu’ici, elle louait un immeuble dans le VIIIe arrondissement, pour 4 millions d’euros par an. Devenir propriétaire devait lui permettre, à terme, de faire des économies.

Coût du déménagement : 40 millions d’euros – 20 pour l’achat du garage, 20 pour les travaux –, selon les chiffres de Jean-François Copé à l’époque. Une opération financée pour l’essentiel par un prêt de 32 millions d’euros, souscrit sur une durée de treize ans et demi.

Le parti a été trop confiant. D’autant qu’il était déjà lourdement endetté : selon les derniers comptes disponibles, en 2011, les dettes de l’UMP approchaient 44 millions d’euros, et les emprunts en cours lui avaient coûté près de 670 000 euros en remboursements et intérêts.

 

Voir le document

(Fichier PDF)

 

Depuis, la situation n’a fait qu’empirer. C’est ce que révèlent des documents déposés cet automne au tribunal de commerce de Paris par la SCI 238 Vaugirard, la société civile immobilière créée par l’UMP pour acheter et gérer son siège. Cette société est la propriétaire en titre du bâtiment. Ou plutôt, était.

Non seulement le total des dettes a grimpé à 55 millions d’euros, mais l’UMP ne peut plus rien faire de ses bureaux : les banques ont pris le contrôle de la SCI 238 Vaugirard. Et elles en deviendront définitivement propriétaires si le parti ne rembourse pas ses emprunts avant le 1er mars 2017.

Quatre ans pour rembourser 55 millions

L’accord signé par Jean-François Copé et les banques, le 6 août dernier, est un acte de nantissement. Le principe ? Pour garantir un prêt, l’emprunteur cède un bien ou des titres – ici, le capital de la SCI 238 Vaugirard – à son créancier. Il en redevient propriétaire s’il rembourse le prêt à l’échéance prévue.

Si elle veut garder son QG, l’UMP a donc un peu plus de quatre ans pour rembourser 55 millions d’euros, sans compter les intérêts. Si elle n’y parvient pas, les quatre banques concernées se partageront l’immeuble, à proportion de leurs prêts respectifs :

  • Société générale : 24 millions d’euros ;
  • BNP Paribas : 15 millions ;
  • Bred Banque populaire : 11 millions ;
  • Crédit coopératif : 5 millions.

Signé par Jean-François Copé, cet accord avait été agréé par un des porte-parole de François Fillon, Dominique Dord, à l’époque trésorier de l’UMP et gérant de la SCI. Celui-ci a démissionné en novembre, après l’élection contestée de Jean-François Copé, en dénonçant la gestion du parti.

Aujourd’hui, aucun des deux camps n’est visiblement pressé d’évoquer cet accord et l’avenir financier de l’UMP. Ni le conseiller presse de Jean-François Copé, ni Dominique Dord n’ont répondu à nos e-mails et aux messages que nous avons laissés sur leurs portables.

 

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Informations diverses
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