Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
10 décembre 2011 6 10 /12 /décembre /2011 21:57

Le Nouvel Observateur - Publié le 28-11-11 à 12:33    Modifié le 10-12-11 à 18:00     par Donald Hebert  

 

Achats d’occasion, achat groupés, et surtout location entre particuliers… Les Français consomment moins, mais surtout différemment. Née sur internet, cette nouvelle économie prospère avec l’austérité.

 

La Consommation collaborative. (Séverin Millet) La Consommation collaborative. (Séverin Millet)

Ce n'est peut-être pas encore une révolution, mais c'est déjà un phénomène. La défiance à l'égard du système marchand classique a créé un nouveau comportement chez le consommateur. Face à la baisse du pouvoir d'achat, il fait de plus en plus souvent appel au système D. Et surtout, il choisit en priorité l'utilisation des biens avant leur possession.

Dans son livre à succès "l'Age de l'accès", le célèbre économiste américain Jeremy Rifkin avait, d'une certaine manière, anticipé ce changement de fond, lorsqu'il écrivait en 2005 : "La notion d'accès va se substituer à celle de propriété."

Avec Internet, cette tendance a trouvé un moyen d'application. On assiste à une multiplication de sites proposant la revente, l'achat groupé, la location entre particuliers et, plus généralement, tout ce qui permet une utilisation optimisée des biens de consommation.

 

"Ce qui est à moi est à toi"

Cette nouvelle économie porte déjà un nom : la "consommation collaborative". Elle semble avoir vu le jour spontanément il y a quelques années, avec l'apparition des systèmes de vélo-partage, des Amaps ou des sites de ventes aux enchères comme Ebay.

Décrite dans "Time" comme une des dix idées qui pourrait bien changer le monde, sa forme a été théorisée il y a un an par Rachel Botsman dans son livre "What's mine is your's : the rise of collaborative consumption".

Depuis le mouvement a fait tâche d'huile et bien que la traduction française "consommation collaborative" soit peu séduisante, il a trouvé un relais en France à travers le site consocollaborative.com. Antonin Léonard y répertorie l'ensemble des sites et des analyses sur le sujet de manière très complète.

 

 

Divers produits échangés de diverses manières

La "consommation collaborative" regroupe l'ensemble des systèmes de partage, du troc à l'échange de compétence, de la location de vêtements d'enfants à la revente de tondeuse, de la bonne idée sur Twitter au petit plat concocté pour le voisin.

La mise en réseau des consommateurs a redessiné le mode de distribution des produits. Quatre schémas semblent s'imposer :

Le type Vélib : dans le système de location à la demi-heure proposé par la ville de Paris, le bien de consommation n'appartient pas à un particulier mais à une entreprise, (éventuellement via une délégation de pouvoir public). Il est transformé en service, et son utilisation est partagée par les consommateurs.

Le type Zilok : avec la location entre particuliers, la propriété du bien de consommation n'est pas partagée, mais son utilisation est optimisée. Le bien peut être rentabilisé par son propriétaire, qui n'en a pas forcément l'utilité permanente. Le locataire a ainsi accès à l'utilisation de biens qu'il ne peut - ou ne veut – pas acheter.

Le type Leboncoin : le bien est consommé par celui qui le possède. Mais les propriétaires changent. C'est le principe de la vente d'occasion, mais aussi du troc, du don, etc.

Le type Groupon : le principe est la mise en commun d'un bien unique consommé par plusieurs personnes simultanément. La colocation, le covoiturage, le coworking, le colunching en font partie. Mais aussi les achats groupés, dans lequel l'achat d'un lot baisse le coût unitaire du produit.

Un phénomène économique

Peu à peu un phénomène dont le moteur avant tout idéologique, écologique, et social faisait dire aux mauvaises langues qu'il se limiterait à quelques bobos, est en train de s'étendre.

Certaines formes d'échanges collaboratifs attirent tout particulièrement les investisseurs. Premièrement les sites de vente comme Ebay, Groupon, Leboncoin, dont les valorisations ont atteint des records. Ensuite des sites de location spécialisés sur certains secteurs, comme Airbnb et Wimdu (chambres chez l'habitant) ou Relayrides et Zipcar (location de voiture), qui ont tous levé des millions d'euros. Zipcar (plus de 400 000 abonnés) a été valorisé à 1,2 milliard de dollars sur le marché américain.

Mais l'espoir de la consommation collaborative réside surtout dans le fait que le consommateur a désormais un intérêt économique à partager. "Un de nos clients gagne entre 800 et 1.500 euros par mois en louant les outils qu'il a accumulés dans son garage. On explosera le jour où les gens associeront le mode de la location à tous les objets", explique Marion Carette, fondatrice de Zilok.

Un bouleversement pour les entreprises classiques

La consommation collaborative, en phase avec les nouvelles attentes du consommateur, forcent les entreprises classiques à réinventer leur mode distribution. Ce nouveau genre de consommation "va bouleverser l’offre des acteurs économiques", affirme le sociologue Robert Rochefort, fondateur du tout récent Observatoire Consommation et Société, Obscoco.

Robert Rochefort imagine en effet un avenir dans lequel les industriels, qui sont censés vendre leurs produits, proposent eux-mêmes des systèmes alternatifs : "C’est déjà le cas pour les photocopieurs. Pourquoi pas pour les machines à laver à domicile, qui pourraient être facturées au temps d’utilisation ?"

Certaines entreprises ont déjà compris ce phénomène. Les constructeurs automobiles, qui se lancent dans la location, mais aussi des distributeurs comme Castorama, dont le système d'échanges de services, les Troc'heures, est un exemple typique de consommation collaborative.

Pour Robert Rochefort, la généralisation d'un tel mode de consommation est souhaitable, car les industriels passant de la vente à la location prendrait à leur charge l'entretien du bien consommé. Ils auraient ainsi intérêt à fabriquer des produits plus durables. Conciliant ainsi de manière efficace les attentes des consommateurs et les contraintes dues à la raréfaction des ressources naturelles.

Donald Hebert - Le Nouvel Observateur

301111consocollabo
Consommation collaborative. (Séverin Millet)

Partager cet article

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article

commentaires

lubrano 07/03/2012 02:47

Mes revenus sont les mêmes et le coût de la vie a augmenté, j’ai trouvé un site FORMIDABLE afin de faire quelques économies.
Il est simple d’utilisation, il suffit d’avoir une imprimante.
Ce dernier s’appelle : www.consofacile.com/bons-de-reduction-Montpellier_.html

Sorties, Restaurants / Loisirs, Culture / Habitat, Déco, Brico / Services /
Santé, Bien-être / Mode, Shopping / Beauté / Sport / Auto, Moto, Vélo
Alimentation, Vins / Enfants / Son, Image, Ménager / Téléphonie, Informatique
Voyages, Hôtels / Divers

Je réalise entre 50 et 80 e d’économies par mois et j'en suis ravie, je le conseil vivement.

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22