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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 14:45

Libération -le 23 Septembre

Entre Hortefeux qui a prévenu Gaubert et l'Elysée qui déclare que Nicolas Sarkozy n'apparaît jamais dans la dossier, le secret de l'instruction ne semble plus très bien gardé.


Un montage d'une photo de Brice Hortefeux et de Thierry Gaubert. (© AFP Guillot-Demarthon)

L'enquête sur le financement de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 suscite une controverse sur le secret de l'instruction, avocats et magistrats accusant l'Elysée et ses proches d'avoir eu accès au dossier.

"Le nom du chef de l'Etat n'apparaît dans aucun des éléments du dossier. Il n'a été cité par aucun témoin ou acteur de ce dossier", a déclaré jeudi l'Elysée dans un communiqué, après la mise en examen, dans l'enquête sur le volet financier du dossier Karachi, de deux proches de Nicolas Sarkozy: Nicolas Bazire, ex-directeur de cabinet et ex-directeur de campagne d'Edouard Balladur en 1995, et Thierry Gaubert, ex-conseiller du président.

Le juge Renaud van Ruymbeke enquête sur l'éventualité d'un financement illégal de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, via des commissions liées à des contrats d'armement.

Hortefeux bavard au téléphone

Vendredi, transcription d'écoutes téléphoniques à l'appui, le Monde.fr a fait état d'une conversation téléphonique entre l'ex-ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux et Thierry Gaubert, le 14 septembre, peu de temps avant le placement en garde à vue de ce dernier. Un coup de fil pour le prévenir que sa femme, Hélène de Yougoslavie, interrogée quatre jours auparavant par le juge van Ruymbeke "balançait beaucoup".

La veille, Me Olivier Morice, l'avocat des familles de victimes de l'attentat de Karachi qui a fait quinze morts dont onze Français en 2002, a directement accusé Brice Hortefeux d'avoir "été en contact" avec Thierry Gaubert lors de sa garde à vue qualifiant cette situation d'"absolument inadmissible et scandaleuse".

Interrogé vendredi par l'AFP, Brice Hortefeux a reconnu avoir eu à deux reprises son ami Thierry Gaubert au téléphone, dont une fois lors de sa garde à vue. Il a en revanche démenti avoir eu accès au dossier, expliquant avoir eu connaissance des propos d'Hélène Gaubert par la presse.

"Je ne sais pas pourquoi il avait son téléphone avec lui en garde à vue, mais il se trouve qu'il a répondu. C'est la preuve que je n'ai jamais eu accès à aucun élément du dossier", a affirmé l'ancien ministre de l'Intérieur.

En général, les personnes placées en garde à vue se voient retirer leurs effets personnels, dont les téléphones portables.

"Je n'ai jamais eu accès au moindre élément sur cette enquête. Si j'avais eu accès au procès-verbal" d'Hélène de Yougoslavie, "j'aurais donné des éléments précis dans la conversation" avec Thierry Gaubert, le 14 septembre, a ajouté Brice Hortefeux, assurant que Le Nouvel Observateur avait déjà affirmé, avant cet appel téléphonique, qu'Hélène Gaubert avait raconté beaucoup de choses aux enquêteurs.

Interrogé par l'AFP, Michel Labro, directeur de la rédaction du Nouvel Observateur, a affirmé que l'hebdomadaire n'avait pas encore fait état du témoignage d'Hélène de Yougoslavie à cette date: "Ce nom, on ne le voit pas apparaître chez nous, à la relecture, avant le 20 septembre, dans le papier de Serge Raffy", publié dans le numéro daté du 22 septembre.

Atteinte au secret de l'instruction

Jeudi, les deux principaux syndicats de magistrats avaient déjà dénoncé une atteinte au secret de l'instruction. Le président de l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), Christophe Régnard, a jugé "assez incroyable que l'Elysée reconnaisse aussi benoîtement qu'il a eu accès à des pièces".

"Il y a manifestement des incursions scandaleuses de l'exécutif, en particulier de l'Elysée, dans le cours de la justice", s'est indigné Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature (gauche).

Toute personne associée à une instruction est soumise au secret professionnel, le parquet pouvant toutefois décider que certains éléments de la procédure soient rendus publics, par un communiqué ou une conférence de presse.

"Un tel dérapage est proprement irréaliste", a estimé le député Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République), en sommant l'Elysée de s'expliquer.

"Comment la présidence a-t-elle pu obtenir des informations sur un dossier en cours d'instruction? Est-ce le parquet qui a fait remonter des informations? Le Garde des sceaux doit répondre à ces questions", s'est interrogé l'avocat et député PS André Vallini.

(Source AFP)

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