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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 23:09
 

Paru dans le Monde- ECONOMIE le 7 Décembre 2011 

Par Laurent Zecchini

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou lors d'un discours à la Knesset à Jérusalem, le 7 novembre 2011.

JÉRUSALEM CORRESPONDANT - Le train de mesures fiscales adopté, lundi 5 décembre, par la Knesset (le Parlement), est censé être une première réponse à la contestation sociale qui s’est exprimée de la mi-juillet à fin octobre en Israël. Et même s’il ne donne pas satisfaction aux chefs de file du mouvement des “indignés”, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou n’en a cure.

Le premier ministre israélien a joué le pourrissement de ce mouvement social de la classe moyenne contre la vie chère, et tout porte à croire que sa stratégie a été payante : depuis leur dernière manifestation du 29 octobre à Tel-Aviv, les “indignés” ont déserté les rues.

Ce plan reflète largement les recommandations de la commission présidée par l’économiste Manuel Trajtenberg, qui avait été nommée dans l’urgence au cours de l’été pour tenter de désamorcer la contestation. Il prévoit notamment une baisse de 2 % de l’impôt sur les revenus compris entre 8 000 et 14 000 shekels (1 600 à 2 800 euros), ce qui ne vise pas les bas salaires (le salaire moyen était de 8 500 shekels en février 2011), et une hausse de 45 % à 48 % de la taxation sur les salaires les plus élevés (plus de 8 000 euros par mois).

La classe moyenne bénéficie de plusieurs mesures, en particulier une réduction d’impôt (83 euros) pour les pères de famille de trois enfants, alors qu’une réduction fiscale est accordée aux mères qui travaillent.

L’ensemble de la population israélienne va cependant profiter de l’annulation de la hausse prévue des prix de l’énergie. Enfin, l’impôt sur les sociétés passe de 24 % à 25 %, tandis que la fiscalité sur les gains en capital passe de 20 % à 25 %

Nul doute que les leaders du mouvement social jugeront ce dispositif fiscal très insuffisant, dans la mesure où il ne prévoit que des mesures timorées pour luttercontre l’injustice sociale.

Le gouvernement israélien reste cependant attentif au contexte international, même si, dans le contexte d’une économie mondiale dépressive, Israël fait encore figure d’îlot de prospérité, avec une croissance qui devrait atteindre 4,7 % cette année.

Pour 2012, en revanche, l’objectif de 3,2 % de croissance envisagé par le gouvernement vient d’être douché par les prévisions de l’OCDE, qui n’envisage plus, à ce stade, que 2,9 %.

Dans ce contexte international, a souligné, le 28 novembre, M. Nétanyahou, le gouvernement doit se montrer “prudent et responsable”“Le bouleversement de l’économie mondiale signifie que nous devons restreindre nos dépenses”, a-t-il ajouté. La chose la plus importante, a renchéri le ministre de l’économie, Youval Steinitz, est “d’éviter un chômage de masse”. Le niveau du chômage reste modéré (5,6 % en 2011), mais il ne prend pas en compte les centaines de milliers de juifs ultraorthodoxes et de femmes arabes, qui ne sont pas sur le marché du travail.

Tensions régionales

Pour l’heure, le dispositif adopté par la Knesset ne reflète pas les recommandations essentielles de la commission Trajtenberg visant la réduction des droits de douane appliqués aux produits alimentaires, et une action résolue contre les situations de cartel dont jouit l’industrie agroalimentaire, seule action susceptible de faire baisser les prix.

Dans ce domaine, une âpre bataille politique se déroule, sur fond de lobbying de la part des industriels du secteur. Quant au dispositif annoncé pour faire baisser le coût du logement – qui était la première revendication du mouvement des “indignés”, notamment des étudiants, en juillet -, son sort est plus qu’incertain.

Il doit en effet être financé par une réduction de quelque 3 milliards de shekels (600 millions d’euros) du budget de la défense. Or la montée des tensions régionales, en particulier la vague islamiste qui souffle en Egypte, n’incite pas le gouvernement àbaisser la garde, au contraire. Ehoud Barak, ministre de la défense, en profite pourdemander qu’Israël laisse filer son déficit budgétaire de quelque 7 milliards de shekels par an, soit 0,9 % du PIB, au profit de la défense.

Il est probable que, face à cette surenchère militariste, les revendications des “indignés” auront du mal à se faire entendre.

http://abonnes.lemonde.fr/economie/article/2011/12/07/israel-lache-un-tout-petit-peu-de-lest-pour-calmer-les-indignes_1614321_3234.html

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