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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 16:52

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche

 

 

Gattaz au bazooka :

Gattaz veut tout remettre en cause à l’Université du Medef : 12 mesures « turbo » de plus de destruction sociale, Smic, seuils sociaux, impôt à 75%…

Le président du Medef Pierre Gattaz, s’est moqué encore une fois du « Pacte de responsabilité », et a lancé un nouveau pavé dans la mare. Il prépare l’Université d’été du Medef comme un « round » avec le gouvernement, Valls ayant annoncé sa présence.

« La situation économique du pays est catastrophique. La croissance n’est pas là ! Il n’y a plus d’investissement et plus d’embauche », dramatise-t-il dans un entretien au Figaro paru lundi 21 juillet. Evoquant le pacte de responsabilité qui vient d’être pourtant voté par les députés, il annonce attendre « la phase 2 ». « Le noyé a été ramené sur la plage, il faut le réanimer », a-t-il dit. Pierre Gattaz exerce un chantage : que « nos gouvernants obtiennent auprès des employeurs et des investisseurs français et étrangers leur confiance. » Il exige une remise en cause complète du pacte de responsabilité, tel qu’il est défendu par le président de la République et Valls. C’était pas la peine de vanter le « sommet social » des 6 et 7 juillet.

Le président du Medef exige qu’Hollande mange son chapeau jusque dans les détails. Il propose de commencer par dire  « clairement que l’on va abandonner dès maintenant la taxe à 75 % sur les très hauts revenus. » Estimant que « le pacte seul ne suffira pas à redresser la France », Pierre Gattaz annonce qu’une « douzaine de  » mesures turbo  » pour générer de l’emploi rapidement » seront présentées à l’université d’été du Medef.

12 destructions sociales de plus

« Il faut regarder le sujet des seuils sociaux (obligations sociales liées au nombre de salariés, NDLR), parler de l’interdiction du travail le dimanche et après 21 heures. Le niveau du Smic doit pouvoir être discuté avec les partenaires sociaux, pour que les populations très éloignées de l’emploi – 1 million de chômeurs n’ont pas vu une entreprise depuis deux ans au moins – puissent retrouver un travail », a-t-il ajouté. Smic jeune, sous smic, CE, DP, CHSCT, DS, tous les droits syndicaux vont valser. Comme si tout cela avait une quelconque incidence sur l’emploi, là ou les patrons n’utilisent délibérément que 70 % de leurs capacités productives et préfèrent placer leur argent dans la spéculation et la rente aux iles Caïman.

Déjà Valls a fait un coup d’état contre nos finances publiques, pour plaire à Gattaz. 41 Milliards pour les patrons, 50 milliards en moins pour nos besoins publics. Ce qui veut dire en résumé que pendant que les actionnaires se doreront la pilule aux Caïmans, les éclisses seront défaillantes sur le réseau ferré de France. Pendant que les plans sociaux se multiplieront, les services publics déclineront, l’argent coulera à flots pour les patrons. Mais là le Medef sent le gouvernement Valls si veule, tellement à plat, démoralisé, qu’il se lâche sans même attendre le retour de ses valets de droite UMP : il exige tout et tout de suite, en finir avec les 35 h, avec le code du travail, travailler le dimanche, de nuit, baisser les salaires en plus des retraites, ne plus payer d’impôts, c’est l’hallali…

Ils vont vous baisser les salaires :  « 30 % de moins » -  ce qui a été fait en Gréce avec les resultats catastrophiques que l’on sait.

Voilà l’objectif recherché par tout les moyens : baisser les salaires augmenter les dividendes. Augmenter le chômage pour augmenter les profits. Baisser les impôts pour hausser les marges. François Hollande a avoué qu’il ne voyait pas l’horizon s’éclaircir,  que le chômage allait continuer de monter : il s’est donc enfermé dans la spirale suicidaire que lui impose le patronat. Le Medef l’a compris et n’arrête plus, encore, encore, encore.  On en est à 6 millions de chômeurs toutes catégories confondues outre mer inclus : ca ravit Gattaz, c’est son moyen de chantage préféré, ça et la fameuse « dette » qu’il faut rembourser aux banquiers…

Ils vont nous faire un deuxième budget catastrophique à la grecque pour 2015. Non pas que ce soit nécessaire pour l’économie : au contraire cela induit la récession. Mais il s’agit de casser les droits sociaux, et les statuts des salariés, salaire et durée du travail. Rien de plus, rien de moins.

Car Hollande lui donne raison et capitule encore plus dans l’analyse : il reprend les seuls chiffres « libéraux », la seule comptabilité patronale, et le 21 juillet il s’est interrogé sur le retour aux 3 % de déficits, avouant que le ralentissement économique n’était «pas impossible» et que la croissance pouvait encore «s’affaiblir». Il a insisté sur les «épreuves» et les «difficultés», s’est inquiété des «forces obscures qui travaillent la société française» et a reconnu que «les gens n’y croient plus». (En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/0203658841688-francois-hollande-se-montre-plus-sombre-sur-letat-du-pays-1026809.php?OEU12YYY1EdPbFRW.99) Hollande alimente le sentiment d’une «impuissance du politique» à laquelle, jure-t-il, il ne «se résout pas»… mais il renonce aux résultats !

Il disait qu’il devait être » « jugé sur les résultats », c’est fini : finie l’inversion de la courbe du chômage, fini l’espoir de redistribuer, il faut boire la coupe jusqu’à la lie, il n’y a « pas de chance » avant 2017. Mais pas question de changer : il  affirme qu’il ira jusqu’au bout dans cette voie, dans ce suicide, dans cet échec : «pour que le pays aille mieux». Un membre du gouvernement explique : « S’enfoncer dans la problématique des résultats serait une erreur. Il n’y a pas de réponse de court terme. Il faut montrer le sens. L’enjeu, c’est le redressement.» Ca revient a une fuite en avant vers le cimetière de la gauche. C’est un renoncement à résister au pillage, aux exigences sans fin de la finance, des actionnaires, du Medef. C’est plier l’échine jusqu’au bout.

Cette épouvantable erreur d’orientation du gouvernement Valls qui prend aux pauvres pour donner aux riches, qui alimente le chômage pour assurer les marges, le Medef veut l’user jusqu’au bout, à chaud. Il tient Hollande, il serre la corde autour du cou. Après il n’y aura plus qu’à jeter les servants discrédités auprès de leurs électeurs trahis, ils perdront les régionales, malgré leur tentative désespérée d’en changer la règle du jeu au Monopoly Sim city. Puis ils perdront la présidentielle et les législatives, et basta, ce qui restera d’ossature sociale ils demanderont à l’UMP FN de l’achever en fanfare : Sécu, retraites, Sncf, Edf, services publics…

Le seul courage serait de dire « puisque le patronat ne veut rien entendre, on va s’appuyer sur le salariat »

Puisque Gattaz ne veut rien accepter, rien signer, rien partager des malheurs du pays, on va s’appuyer sur les forces vives de ceux qui produisent les richesses et qui n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Après tout les salariés c’est la base de la gauche, ce sont nos électeurs, ils sont majoritaires, ce sont ceux qui attendaient le changement en mai juin 2012. On aura tout fait pour que le patronat y participe, on va faire sans lui :

-        augmentation immédiate du Smic et de tous les salaires

-        embauche de centaines de milliers de nouveaux fonctionnaires dans les hôpitaux, les écoles, les travaux publics, les transports, les communications, les équipements collectifs, les services de contrôle

-        réforme fiscale avec une progressivité de l’impôt direct (IR IS), avec des mesures exceptionnelles sur les dividendes et le 1 % de ceux qui possèdent 25 % du pays : traque massive des 80 milliards de fraude fiscale, des 590 milliards d’avoirs français dans les paradis fiscaux, fin des « optimisations fiscales »

-        reconstruction d’un droit du travail protecteur, contre la précarité, contrôle des licenciements, droit syndicaux renforcés, en marche vers les 32 h, les 30 h, retour aux 60 ans

En quelques mois, la confiance sera revenue, le gouvernement sera plébiscité, la relance se sentira vite, les carnets de commande se rempliront et même les équilibres budgétaires s’amélioreront au lieu de décliner.

 

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/gerardfiloche

 


 

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