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7 août 2012 2 07 /08 /août /2012 21:59

 

la-croix.com 

  7/8/12 - 18 H 02

 

 

Une page s’est tournée dans le calme : le campement d’« Occupy Frankfurt », installé devant la Banque centrale européenne à Francfort, a été évacué lundi 6 août par la police. Conclusion estivale d’un mouvement commencé en Allemagne à l’automne dernier et qui avait rassemblé devant cette « place forte » symbolique plusieurs milliers de personnes. Là comme ailleurs, après l’Espagne, les États-Unis, la Grande-Bretagne, Israël…, une protestation s’était élevée contre les excès de la financiarisation du monde et les conséquences dramatiques que ces dérives entraînent sur la vie quotidienne de millions de personnes à travers le monde.

Partout, en Europe, le soufflé des « indignés » est désormais retombé. Pouvait-il en être autrement de manifestations dont la marque était l’absence de revendications précises et de leaders ? Un cri de refus peut-il faire naître un mouvement social ? Sans doute pas. La fin de la vague était écrite dans son origine : l’occupation de places publiques, la mobilisation par les réseaux sociaux n’offrent en elles-mêmes pas une alternative.

Mais qu’on s’en réjouisse (passons maintenant aux choses sérieuses) ou qu’on le déplore (comment continuer à faire pression pour une inflexion des politiques publiques ?), ce mouvement mondialisé mais très ancré, à chaque endroit, dans les réalités locales, a déjà laissé des traces durables. Le livre de l’ancien résistant Stéphane Hessel (94 ans) et son succès mondial, en Corée comme en Argentine, ont réactivé, à travers l’éloge de la participation de chacun au débat public, l’exigence d’une démocratie plus directe. Mais aussi, et peut-être d’abord, dans la gestion de la crise financière, l’impératif d’une plus grande équité.

Personne aujourd’hui ne peut prétendre que la disparition des tentes devant la BCE a clos le débat. Les « indignés » de tout poil ont déjà laissé leur marque. Comment ne pas voir que la revendication morale qu’ils incarnaient joue de plus en plus un rôle d’aiguillon pour orienter les choix politiques dans de nombreux pays ? Comment ne pas sentir que le cynisme des marchés est désormais de moins en moins toléré ? Bien sûr, les « indignés » n’étaient pas les seuls à le penser mais, grâce à eux, l’idée s’impose un peu mieux : la crise oblige à des remises en cause profondes, et l’effort pour en sortir devra être mieux partagé.

 

                                                                                                   *********************

  Francfort - Les « indignés » quittent la scène publique sans tapage

  La-croix.com - 7/8/12 - 17h46

 

 

Installés depuis le mois d’octobre devant la Banque centrale européenne à Francfort, les militants anticapitalistes du mouvement « Occupy » ont été évacués par la police.

 

Devant la Banque centrale européenne, ces manifestants protestaient, le 28 juillet, contre l’évac...

(Ralph Orlowski / Reuters)

Devant la Banque centrale européenne, ces manifestants protestaient, le 28 juillet, contre l’évacuation des membres du mouvement « Occupy ». Celle-ci a eu lieu lundi 6 août. Le mouvement, porté par la vague des printemps arabes, a fait long feu.

Leur départ sonne le glas d’un mouvement qui avait essaimé un peu partout en Europe.

Avec cet article

Ils avaient planté leurs tentes, parfois de simples bâches en plastique, dans un square jouxtant le siège de la Banque centrale européenne (BCE), à Francfort. Derrière ce campement désordonné trônait une sculpture bleue en forme de « E » majuscule, pour symboliser l’euro. Elle est toujours là. 

Mais le village improvisé en plein cœur de l’une des capitales financières de l’Europe, lui, a disparu. Une décision du tribunal administratif de Francfort a contraint sa vingtaine d’occupants à plier bagages, lundi 6 août, sous l’œil des policiers.

Dix mois après son installation, la disparition de cette enclave bohème dans un décor de buildings abritant les sièges des plus grandes banques sonne la fin du phénomène « Occupy » en Europe. En guerre contre « le pouvoir du capitalisme, de l’argent et des banques », le mouvement a dû quitter les abords de la cathédrale Saint-Paul, en plein cœur de la City, à Londres, en février.

« Nous sommes les 99 % »

À Paris, les « Occupy » ont été expulsés de l’esplanade de la Défense en décembre, après six semaines d’occupation. À Madrid, leurs camarades des « indignés », avec lesquels ils partagent un même rejet du système économique, ont été évincés de la place de la Puerta del Sol au mois de juin 2011. Si, ici et là, en Grande-Bretagne ou en Allemagne, il reste quelques tentes, elles ne sont que des scories d’un mouvement qui, en Europe, a fait long feu.

Né en septembre dernier à Wall Street, lors d’une manifestation d’un millier de personnes protestant contre les méfaits du capitalisme devant la Bourse de New York, le mouvement « Occupy » se résume à un slogan : « Nous sommes les 99 % », c’est-à-dire la masse, nombreuse et ignorée. Cette définition implique une dénonciation du « 1 % » restant, c’est-à-dire l’élite, les « happy few », qui raflent la quasi-totalité des richesses et du pouvoir, ne laissant que des miettes au plus grand nombre.

Classique, ce constat des inégalités s’accompagne d’un rejet du système politique, des partis, de leur organisation hiérarchique et du fonctionnement démocratique actuel, jugé en panne. Si quelques personnalités sortent du lot, les « Occupy » sont par définition sans visage. « Il y a parmi les membres du mouvement un individualisme très fort, ceux-ci considérant que chacun ne peut-être représenté que par soi-même », explique l’Allemand Tadzio Müller, politologue. Parmi eux, on trouve des étudiants, mais aussi des cadres quinquagénaires ou d’anciens altermondialistes.

Mouvement embryonnaire dans le nord de l’Europe

Porté par la vague des printemps arabes et utilisant les réseaux sociaux pour organiser des rassemblements en vertu du principe selon lequel l’espace public appartient à tous, le mouvement a essaimé un peu partout en Europe et connu son heure de gloire quand, à Francfort par exemple, des centaines de personnes campaient devant la BCE. Mais au final, il n’a pas pris.

Tadzio Müller, qui a soutenu le mouvement à Francfort, livre son analyse pour ce qui concerne son pays : « Le slogan des 99 % n’est pas une réalité ressentie ici et les gens considèrent que la crise est quelque chose d’extérieur. » Une autre raison éclaire, selon lui, le fait que le mouvement soit resté embryonnaire dans le nord de l’Europe : « Dans les médias et le discours politique, les responsables de la crise ne sont pas les banques, mais les peuples du Sud paresseux, or “Occupy” vise les banques », dit-il. Un manque de coordination et de stratégie globale sont aussi des explications.

Les conditions qui ont engendré « Occupy » sont toujours là. « D’autres mouvements vont naître, estime Tadzio Müller. Mais la question demeure : où construire le pouvoir social ? »


MARIANNE MEUNIER

 


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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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