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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 18:07

 

Source : www.reporterre.net

 

SERIE - Ferme usine : et si l’on pensait aux vaches ?

Fabrice Nicolino (Reporterre)

samedi 11 janvier 2014

 

 

Il semble utile de rappeler aux promoteurs des fermes usines et autres décideurs que les vaches sont des êtres vivants et conscients. Réduire leur existence à subir un élevage concentrationnaire revient à les considérer comme des machines.

 


 

Où l’on regarde avec effarement une émission télévisée de 1970. Où il apparaît que l’Inra a été le grand organisateur de l’élevage industriel. Où l’on confirme que Novissen est une grande association humaine.

Les animaux. Qui oserait oublier les mille vaches, et les sept cent cinquante génisses et veaux qui les accompagneraient dans leur calvaire ? Brigitte Gothière, responsable de l’association L214, se souvient pour Reporterre : « Pour nous, ça a démarré en août 2011. Gilberte Wable, actuellement responsable de Novissen, nous a contactés
pour nous alerter sur l’enquête publique en cours. On a donc rédigé une petite contribution pour dénoncer les conditions de vie promises aux animaux avec un tel projet »
.

L214 (Éthique et animaux) est une association née en 2008, dans le prolongement du collectif Stop au gavage, qui dénonçait depuis des années les souffrances infligées aux oies et aux canards pour obtenir du foie gras. L214 tire son nom d’un article – le L214 bien sûr – du Code rural, qui date de 1976. Pour la première fois, les animaux sont considérés pour ce qu’ils sont. Citation : « Tout animal étant un être sensible, il doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. »

La « ferme des 1000 vaches » ne pouvait dans ces conditions que révolter ces militants de la cause animale, mais on insistera sur la date évoquée plus haut par Brigitte Gothière. Elle a toute son importance, car en août 2011, l’association Novissen, cœur de la contestation contre le projet, n’existe pas encore. Une façon de souligner que dans cette bagarre, le sort désastreux fait aux animaux a été pris en compte dès le départ. Grâce à la personnalité de Gilberte Wable qui, plus qu’aucun autre personnage de l’histoire, a rassemblé les énergies et écrit d’ailleurs la toute première pétition.

« Ce projet est insupportable, confie Gilberte Wable à Reporterre. Si les vaches devaient être placées dans les conditions prévues dans le projet Ramery, elles seraient totalement perdues. Car elles ont une vie sociale, car elles ont un psychisme ! Vous savez qu’on serait obligé de les écorner pour mieux pouvoir les entasser ? »

La vérité est que les autorités publiques se moquent éperdument de ces questions. L’Institut national de la recherche agronomique (Inra) n’a-t-il pas joué un rôle central, décisif dans le processus d’industrialisation de l’élevage ? Si la plupart de ses chercheurs et techniciens ont accepté d’accompagner cette descente aux enfers, quelques-uns ont refusé.

En 1979 par exemple, les vétérinaires de l’Inra Robert Dantzer et Pierre Mormède publient un livre sur certaines dimensions de la souffrance animale dans les élevages concentrationnaires (Le stress en élevage intensif, Masson). Ils y notent « que les conditions de vie et les manipulations auxquelles sont soumis les animaux peuvent solliciter de façon exagérée leurs capacités d’ajustement physiologique et comportemental, c’est-à-dire provoquer un véritable état de stress, avec des manifestations aussi diverses qu’une augmentation de la sensibilité aux maladies infectieuses, des ulcérations gastro-intestinales, l’apparition de comportements anormaux ou des interférences non négligeables avec les capacités de production. »

À l’opposé, à l’inverse, Raymond Février. Né en 1920 dans une famille très engagée à gauche – son père sera ministre du Travail sous le Front Populaire -, il sort de la guerre, comme tant d’autres zootechniciens de son époque, avec la ferme volonté de dynamiter l’élevage traditionnel. D’abord employé par l’industrie de l’élevage naissante, Février est aussi l’un des premiers chercheurs de l’Inra, né en 1946, et à ce titre directeur de la station expérimentale de Bois-Corbon, dans la forêt de Montmorency (Val d’Oise).

C’est là que tout commence. Car les zootechniciens autour de Février ont découvert le livre américain Animal Breeding Plans (Aperçus sur l’élevage des animaux), paru en 1937, qui va devenir la Bible d’une génération de techniciens d’élevage. Il contient notamment une technique révolutionnaire, le « progeny testing », qui permet de contrôler la descendance des animaux par sélection génétique, ce qui ouvre la voie à des « champions » de la reproduction. Quantité d’événements, souvent vécus dans l’ivresse par les techniciens de l’Inra, vont se succéder pendant des décennies, transformant peu à peu les animaux en purs et simples objets de manipulation, sur fond de productivisme débridé.

De ce point de vue, l’émission télé Eurêka du 2 décembre 1970 marque une date clé (http://www.ina.fr/video/CPF06020231).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 


Source : www.reporterre.net

 

 


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