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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 22:13

 

 

Source : bouillons.en-transition.fr

 


Confirmation du jugement en appel : nous restons ferme(s) !

18/12/2014

 

 

Screenshot - 12182014 - 09:08:05 PM

Chers amis des Bouillons,
Des soirées contes au coin du poêle et des plantations de patates ;
Des vêtements gratuits, des concerts intimistes ou survoltés ;
Un marché pour relocaliser, du théâtre pour rire et pour pleurer,
Un repas ou un café partagé sur la terrasse ; un jus de pommes dans le poulailler.
Des chantiers peinture, élagages ou menuiserie, des sourires et des constructions. 
Des bébés, des enfants, des ados, des jeunes vraiment jeunes et des jeunes un peu moins jeunes, des vieux jeunes et même des vieux vieux encore jeunes ;
Le vrombissement aigu d’une scie circulaire, l’écho étouffé d’une trompette, d’une binette ou d’un braiment d’âne.
Des semis, du repiquage, du désherbage manuel. Beaucoup, beaucoup de désherbage.
… Une ferme qui revit et un projet de centre commercial à la poubelle. 
On en oublierait presque que la Ferme des Bouillons est menacée d’expulsion. La légitimité de l’action des occupants a pourtant été, chose rare, confirmée par des décisions politiques. Le site a été reclassé, de Zone A Urbaniser en Zone Naturelle Protégée, par la municipalité socialiste précédente ; une décision sur laquelle ne reviendra pas la nouvelle municipalité de droite. Le permis de démolir obtenu par Immochan en juillet 2012 est désormais caduc, et ne pourra pas être renouvelé. Auchan ne peut plus démolir, Auchan ne peut plus construire, mais Auchan s’entête à récupérer le site qu’il voulait saccager, au lieu de reconnaître l’échec de son projet. Depuis un an, nous élaborons et mettons en œuvre un projet d’intérêt collectif, agricole, culturel et pédagogique ; un projet d’économie alternative, en collaboration avec les acteurs agricoles et économiques du territoire.
Le rendu, aujourd’hui, par la cour d’appel, de son délibéré, est cependant venu confirmer la fragilité de la nouvelle vie que s’est trouvée la ferme.
L’occupation de la ferme est sous le coup d’une possible expulsion sans délai depuis avril 2013, et ce rendu de délibéré vient graver cette situation dans le marbre. La fin du parcours juridique décidera-t-elle le préfet à intervenir, comme l’y incite sans relâche le groupe Auchan ? 
Bien sûr, comme à chaque moment de tension depuis plus de deux ans, nous restons fermes. Les occupants et de nombreux membres ou sympathisants de l’Association pour la Protection de la Ferme des Bouillons se préparent à accueillir les forces de l’ordre. Il s’agit pour nous de déjouer la répression et de faire en sorte que cette tentative d’expulsion se retourne contre Auchan, son empire et son monde.
De faire de cette épreuve un nouvel exemple de solidarité et de créativité de nos nouveaux mondes en effervescence.
Face à cette menace, aujourd’hui plus pressante et réelle que jamais, notre créativité entre en jeu. Nous avons envisagé plusieurs scénarios, que vous trouverez ci-dessous. 
Que l’expulsion soit demain, dans un mois ou plus tard, nous appelons tous nos soutiens, nos amis, tous ceux qui entendent parler de nous pour la première fois et se reconnaissent dans nos luttes, à se mobiliser dès que la nouvelle de l’emploi de la force contre la Ferme des Bouillons leur parviendra. 
Pour être prêts le jour J, prévoyez de réaliser à l’avance vos banderoles et pancartes. “Non à l’expulsion”, “Des champs, pas d’Auchan”, “Soutien à la Ferme des Bouillons” ou tout autre message qui vous paraîtra approprié.
Un texto sera envoyé à ceux qui en feront la demande pour prévenir de l’expulsion. Pour le recevoir, il suffit de remplir ce petit formulaire (une seule fois suffit).
Si vous résidez à proximité de Mont-Saint-Aignan, nous vous invitons à rallier la ferme dans les plus brefs délais. Si vous êtes éloignés, deux possibilités : mettez-vous en route au plus vite, ou montez des opérations symboliques sur votre territoire, comme ce fut le cas avec les opérations “péages ouverts” infligées à Vinci dans la foulée des opérations policières menées sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes à l’automne 2012. Nous luttons contre des accapareurs appartenant au “un pour cent ” : renseignez-vous.
Impossible aujourd’hui de prévoir l’issue d’une éventuelle intervention des forces de l’ordre. Aussi, gardez-en tête que si nous étions effectivement expulsés de la ferme, vous serez conviés dans de brefs délais à une manifestation de réoccupation, festive et déterminée.
LES SCENARIOS
Pour chacun des rôles  évoqués dans ces scénarios, si vous pouvez proposer une aide matériel,  logistique, présentielle… merci de nous contacter en écrivant à : expulsion@lafermedesbouillons.fr.
Plan d’accès de la ferme En élargissant pour prévoir un accès à pied, si la route est bloquée.
Scénario 1 : nous sommes prévenus en avance de l’expulsion
On l’a vu par le passé, ce genre d’évènements peut “fuiter”. Dans ce cas de figure :
Un texto sera envoyé (sur les téléphones fixes aussi) pour prévenir de l’imminence de l’expulsion. Pour le recevoir, il suffit de remplir le même petit formulaire.
Un deuxième texto sera envoyé au début de l’expulsion.
Vous aurez donc la possibilité de nous rejoindre pour ce qui sera vraisemblablement une veillée d’expulsion. La ferme sera habitée par une diversité de personnes plus grande qu’à l’habitude. Ambiance chaleureuse et conviviale garantie ! Un ou plusieurs journalistes seront présents pour assurer la couverture de l’événement.
A l’arrivée des forces de l’ordre, nous serons peut-être en train d’achever la préparation de gâteaux pour nos invités, de débattre de la confiscation de la démocratie par l’oligarchie au pouvoir ou d’écrire une chanson au son des guitares et des dum dum Nous réfléchissons à organiser une animation pour l’occasion (concert, spectacles, discussions, repas…)
Au petit matin, nous supposons que les forces de l’ordre refuseront poliment notre hospitalité en nous invitant à nouveau à quitter les lieux. A ce moment là, celles et ceux qui le souhaitent pourront partir sans être inquiétés de suites potentiellement désagréables à vivre.
D’autres personnes seront présentes sur les lieux avec la ferme intention de rester. Elles ne résisteront pas par la violence mais refuserons de coopérer afin d’étendre la durée de l’expulsion. Lorsqu’ils pénétreront dans les habitations, les pandores auront la joie de découvrir les petites surprises inoffensives que nous leur aurons réservées. 
Scénario 2 : nous ne sommes pas prévenus de l’expulsion
Un texto sera envoyé au début de l’expulsion. Pour le recevoir, il suffit de remplir ce petit formulaire.
Malgré tous nos efforts, nous ne sommes pas toujours dans les meilleures dispositions pour accueillir les visiteurs, particulièrement lorsque nous ne sommes pas informés de leur venue. Ainsi, nous nous excusons d’avance si, à l’arrivée sans tambour ni trompette des argousins, le thé, les petits biscuits et les chansons ne leur sont ni proposés ni offerts. Les habitants qui seront présents ne résisteront pas par la violence à l’emploi de la force publique, mais refuseront de coopérer. Les petites surprises de résistance non-violente que nous aurons pu mettre en fonctionnement dans ce court laps de temps donneront davantage de temps aux soutiens pour arriver sur les lieux.
    
Dans les deux cas : Où iront  les occupants emmenés par les policiers ?
Deux hypothèses
    Hypothèse 1 : Les  occupants sont emportés dans des fourgons pour être conduits au commissariat
Tandis que les premiers occupants seront conduits vers les fourgons les sympathisants les plus proches commenceront à arriver. De la simple pancarte à la banderole en passant par des chorales improvisées ou non, les marques de soutien seront très attendues pour égayer l’atmosphère. Quelques victuailles à partager entre nous et avec les policiers seront les bienvenues ! Un groupe se dirigera ensuite devant le commissariat central de Rouen (prévoir un plan) et éventuellement d’autres lieux pour communiquer sur l’expulsion, discuter et étendre le réseau de soutien. 
Quand les occupants sortiront du commissariat, le réconfort apporté leur sera précieux !
Si nous sommes assez nombreux, un autre groupe ira s’allonger sur le dos (technique du “die in”) sur la route d’accès à la rocade. La circulation ne sera pas bloquée, mais ralentie. La médiation avec la police informera que les personnes allongées resteront  ainsi jusqu’à …h. Spectacle assuré si nous sommes plusieurs dizaines allongés !
Si nous sommes encore plus nombreux…Hypothèse 2 : Les occupants sont ‘déposés’ hors de la ferme : près de la barrière d’entrée ? Plus loin ? 
Les expulsés et celles et ceux qui le souhaiteront iront s’allonger sur le dos sur la route d’accès à la rocade. La circulation ne sera pas bloquée mais ralentie. La médiation avec la police informera que les personnes allongées resteront ainsi jusqu’à …h. Spectacle assuré si nous sommes plusieurs dizaines allongés !
Et si nous sommes très nombreux…
La suite
Nous reviendrons en fin de journée sur le déroulement de la résistance et déciderons des suites à donner ensemble, en fonction de la situation. En cas d’expulsion menée jusqu’à son terme, nous occuperons une place publique, a minima pour la durée de ces échanges. Elle débutera par un die-in de protestation silencieux.
Une manifestation de réoccupation, sur le modèle de celles organisées à Notre-Dame-des-Landes et à Sivens, sera organisée dans les délais les plus brefs.
Cette résistance, il nous faudra la conduire tous ensemble, sur la ferme comme partout ailleurs.
Nous comptons sur le millier de personnes ayant adhéré à notre association, sur les milliers de signataires de notre pétition et sur les milliers d’occupants d’un jour, venus participer à un festival, une projection, un chantier ou un débat ;
nous comptons sur les nombreux collectifs passés par la ferme, militants ou artistes, activistes ou syndicalistes,
sur les copains des autres collectifs Anti-Mulliez, de Gonesse à Orléans, de Cavaillon à Douai,
sur les copains des autres ZAD, de Notre-Dame à Roybon, de Sivens au Keelbeek,
pour vous tenir prêts à rallier la ferme des Bouillons dès le début des opérations d’expulsion,
à multiplier les actions non-violentes sur votre territoire,
à manifester par tous les moyens votre solidarité avec notre lutte et votre détermination à ce que les Bouillons restent ferme(s),
à faire regretter à Auchan de s’être entêté à récupérer à tout prix la Ferme des Bouillons.

Joyeux et créatifs face à la menace du recours à la force, nous restons ferme(s) !

 

 

 

Source : bouillons.en-transition.fr

 

 


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