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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 16:32


L'animosité du mouvement Occupy Wall Street envers les banques gagne les campus et entrave le recrutement des jeunes diplômés par les sociétés financières.

01.12.2011 | Kevin Roose | The New York Times

 

Manifestation d'étudiants sur le campus de l'université Davis, en Californie, le 28 novembre.

Manifestation d'étudiants sur le campus de l'université Davis, en Californie, le 28 novembre.

Les étudiants souhaitant travailler à Wall Street ont toujours eu des tas d'obstacles à surmonter : la phase épuisante des candidatures, les interminables séries d'entretiens et une concurrence féroce pour les rares postes offerts par les sociétés financières de premier plan. Cette année, les candidats sont confrontés à un obstacle supplémentaire : la colère de leurs pairs.

Jusqu'ici les banques et les fonds spéculatifs courtisaient les étudiants des universités d'élite par le biais de somptueux dîners, de courriels personnalisés et de voyages gratuits à New York pour y passer les entretiens d'embauche. Tout cela faisait parti d'un rituel annuel bien huilé baptisé "recrutement sur les campus". Mais, cet automne, l'animosité du mouvement Occupy Wall Street envers les banques a gagné les universités et, dans certaines facultés, ce mode de recrutement est devenu sujet à polémique.

Même dans les universités d'élite qui ont toujours alimenté Wall Street, les associations d'étudiants se polarisent de plus en plus sur cette question. A Harvard, Dartmouth et Cornell, des journaux étudiants ont publié des tribunes exhortant les jeunes à chercher un emploi au-dehors du secteur de la finance. A Stanford, un article de la page Opinions du journal de l'université qui s'en prenait au "système de recrutement offensif, sophistiqué et bien nanti" de Wall Street a déclenché une campagne sur Internet baptisée Stop the Brain Drain (Arrêtez la fuite des cerveaux), visant à endiguer l'exode des meilleurs éléments vers les banques, les fonds spéculatifs et les sociétés de capital-investissement.

"La situation est vraiment problématique", estime Nathan Gusdorf, un étudiant de 22 ans du Darmouth College et l'un des organisateurs du mouvement Occupy Dartmouth. "Il y a une tendance ici à diriger les jeunes vers l'industrie de la finance. Nous formons une grande partie des technocrates qui administrent le système financier mondial."

Depuis la crise financière, qui a obligé beaucoup de banques à réduire les embauches et à laisser un grand nombre de jeunes diplômés sur le bord de la route, Wall Street n'a cessé de perdre de son attrait sur les campus universitaires. En ces nouveaux temps d'incertitude où les profits diminuent, le secteur bancaire a recommencé à licencier et ceux qui y travaillent encore voient fondre leur rémunération.

Goldman Sachs, qui a été durement touchée par le ralentissement économique de cette année, a annulé sa réunion d'information annuelle pour les diplômés de l'Université de Pennsylvanie, l'une de ses principales sources de nouvelles recrues. Selon un sondage sur les étudiants de la dernière promotion de Harvard, seuls 17% d'entre eux projetaient de travailler dans les services financiers, contre 25% en 2006.

Et cette année, avec les répercussions du mouvement Occupy Wall Street, le tableau est encore plus sombre. Ce nouveau climat était perceptible à Yale à la mi-novembre, quand un groupe d'étudiants s'est servi d'une réunion d'information de la banque Morgan Stanley pour exprimer son mécontentement. Alors que leurs camarades, en costume et leur CV sous le bras, se pressaient au Study at Yale, un hôtel local, pour participer à cette réunion sur la banque d'investissement, un groupe d'environ 25 étudiants manifestaient à l'extérieur. Ils brandissaient des banderoles et scandaient des slogans comme "Prenez position, évitez la finance" et "25 %, c'est trop de talents gâchés", faisant allusion aux 25 % des diplômés de Yale qui s'orientent généralement vers la finance et le management après leurs études.

Mais, même sans le mécontentement actuel et les manifestations, les sociétés de Wall Street auraient probablement attiré moins d'étudiants des prestigieuses universités de l'Ivy League que les grandes entreprises d'autres secteurs. Selon un sondage réalisé récemment par la société de conseil Universum, les jobs les plus convoités ces derniers temps sont des postes dans des sociétés technologiques comme Google, Apple et Facebook. La banque d'investissement la mieux notée, JP Morgan Chase, n'arrivait qu'au 41e rang du classement et ne constituait le meilleur choix que de 2 % des personnes interrogées.

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Les indignés d'ici et d'ailleurs
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