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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 13:18

 

Rue89 - Portraits 05/03/2012 à 16h52

Nicole Plate | CFPJ

Ide Parenty | CFPJ

  • Vêtements, outils de bricolage, voiture, matériel photo : au lieu d'acheter, ces consommateurs « collaboratifs » louent, troquent et échangent.

Quand certains vident leur placard sur eBay pour remplir leur frigo, d'autres louent leur voiture pour remplir leur réservoir. Ils ont choisi de privilégier l'usage de l'objet à sa propriété, et donc de le louer, le troquer ou l'échanger au lieu de l'acheter.

Ainsi, ils participent à un nouveau modèle de consommation dite « collaborative » qui réconcilie l'économie, le lien social et le développement durable. Portraits de ces consommateurs devenus acteurs.

  1. Denis, 42 ans : bricolboy
  2. Dino, 36 ans : locaphile
  3. Agnès, 25 ans : fringavore
  4. Bruno, 50 ans, collissiman
  5. Cyriel, 28 ans, autopartageuse

 

1 - Denis, 42 ans : bricolboy


Denis, 42 ans. (DR)

Son système D. Peuplade.fr, un site d'échanges de services par quartier. Ancien informaticien, Denis s'y est inscrit il y a quelques années pour discuter et rencontrer des gens, un peu comme un forum.

Depuis trois mois, il s'en sert pour joindre les deux bouts. Il y propose ses talents de bricoleur, d'informaticien ou d'amateur de pain au levain moyennant un repas ou un billet :

« Il y a quelque chose de gratifiant lorsque l'on est payé à faire quelque chose que l'on maîtrise, en dehors de sa formation professionnelle. »

Son extra. 160 euros par mois, en moyenne.

Conviction ou nécessité ? Il défend une envie d'un autre monde où l'entreprise ne déterminerait pas l'homme et où le temps ne serait pas de l'argent. Il est pour autant lucide :

« On ne peut pas vivre que de la débrouille. Pour moi c'est une transition dans ma vie professionnelle qui ne va pas durer. »

 

2 - Dino, 36 ans : locaphile


Dinos, 36 ans. (DR)

Son système D. Zilok, un site qui met en relation les particuliers pour louer perceuse, ordinateur et autres boules à facettes.

Consultant freelance, Dino est devenu locaphile après un voyage autour du monde. Il avait alors investi plus de 4 000 euros dans du matériel pour un projet de reportage qu'il lui fallait rentabiliser.

La solution, c'est un ami, voisin de palier de la créatrice de Zilok qui la lui a apportée il y a plus de deux ans. Depuis, il est l'un des utilisateurs les plus actifs du site.

Par ailleurs, il se déplace grâce au covoiturage ou à l'autopartage et échange des cours de shiatsu contre des heures de ménage.

Le coup de pouce. 500 euros les meilleurs mois, mais zéro pour d'autres, sans compter les économies de frais réalisées à travers ses autres bons plans :

« Grâce à cette somme, je m'achète du matériel photo auquel je n'aurais pas eu accès autrement, ou que je n'aurai pas pu renouveler aussi rapidement. En revanche, je ne compte pas dessus, car je peux rester plusieurs mois sans rien louer. »

Conviction ou nécessité ? Si son engagement dans la consommation collaborative était, à l'origine, purement économique, il est aujourd'hui un utilisateur convaincu. Entre l'autopartage, le covoiturage et l'échange de service, pour Dino, l'entraide est le vrai bon plan anti-crise :

« Quand je loue ma perceuse ce n'est pas seulement pour me faire un complément de revenus, mais pour rendre service. Parfois, il m'arrive même de la prêter. »

 

 

3 - Agnès, 25 ans : fringavore


Agnès, 25 ans. (DR)

Son système D. Le vide-grenier des copines (sur Facebook) et Videdressing sur lesquels elle vend ses vêtements qu'elle ne porte plus.

Tout est parti d'un désir de voyage. En vidant son placard sur la Toile, cette chargée de marketing a pu rassembler 300 euros en trois mois pour partir à New York. Depuis, Agnès continue de vendre ce qui s'entasse dans sa penderie pour se payer les petits extras. « J'aime les fringues, je suis plus une vendeuse qu'une acheteuse d'occasion. »

Son extra. un peu plus de 300 euros par an :

« Ça me permet de me payer des coups de cœur. Dans six mois je me marie, ça me permettra de financer, par exemple, la déco. »

Conviction ou nécessité ? Elle ne se sent pas engagée pour autant. « J'aime bien cette petite communauté, ce partage de bons plans. Parfois je vends à bas prix, mais j'avoue, ma première démarche est de me faire un extra ».

 

4 - Bruno, 50 ans, collissiman


Bruno, 50 ans. (DR)

Son système D. Colis-voiturage, un site pour s'improviser postier-VRP des acheteurs du bon coin et autre eBay.

Depuis trente ans, Bruno (le prénom a été modifié) arpente la France d'est en ouest pour son boulot.

Après avoir dépanné son entourage en leur ramenant des objets achetés ici ou là, il s'est inscrit sur colis-voiturage. Et depuis deux ans, il cherche et dépose colis ou meubles, à un prix défiant les vrais postiers.

Son extra. A raison de 10 euros pour 200 kilomètres parcourus, Bruno gagne en moyenne 100 euros par mois : « Ça me permet de payer les petits plus de la vie. »

Conviction ou nécessité ? En plus de sa casquette de néo-facteur, Bruno fait aussi parfois du covoiturage pour les étudiants fauchés :

« Je suis l'un des petits maillons du monde de la débrouillardise qui cherche des palliatifs à une situation économique difficile. »

 

5 - Cyriel, 28 ans, autopartageuse


Cyriel, 28 ans. (DR)

Son système D. Livop, un site d'autopartage. Après une panne coûteuse, Cyriel cherchait à rentabiliser sa Ford Ka. Aujourd'hui, cette juriste la partage. Elle indique sur le site les jours de disponibilité de son véhicule. Et les intéressés, eux, après s'être acquittés d'un abonnement et d'un forfait kilométrique, peuvent en disposer quand bon leur semble.

Son extra. 500 euros en trois mois. Soit suffisamment pour couvrir ses frais liés à son véhicule :

« Sans cette solution, j'aurais vendu ma voiture. Entre la révision, l'assurance et le carburant, elle me coutait beaucoup trop cher. »

Conviction ou nécessité ? Pour Cyriel, l'autopartage est une solution économique au quotidien.

« Je ne suis pas en difficulté, mais ce que me rapporte ma voiture n'est pas négligeable. Ce n'est pas du superflu. »

Au-delà de l'aspect financier, cette expérience lui permet aussi de découvrir de nouvelles façons de consommer :

« J'ai vu qu'il existait des sites d'échange d'hébergement à l'étranger comme de vente de vêtements. Je ne me suis pas encore lancée mais ce sont des idées qui me tentent. »

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