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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 19:19

 

Le scandale des Caisses d’épargne avait eu pour paroxysme la perte, en octobre 2008, de 751 millions d’euros à la suite de spéculations hasardeuses sur les marchés financiers. Il va désormais déboucher sur une spectaculaire injustice : alors qu’aucun des dirigeants de la banque de l’époque n’a été inquiété d’une quelconque façon ni sommé de rendre des comptes, c’est un lampiste qui est aujourd’hui mis en cause. Il s’agit de l’un des anciens traders de la banque, Boris Picano-Nacci, contre lequel la banque a porté plainte et qui a été renvoyé devant le tribunal correctionnel au terme d’une ordonnance prise le 2 février 2012 par le juge qui a instruit l’affaire, Serge Tournaire. Il comparaît à partir de ce lundi pour abus de confiance devant le tribunal correctionnel de Paris.

L’ordonnance de renvoi permet à elle seule de comprendre la gravité de cette injustice. Si le juge estime que le trader a vraisemblablement contrevenu aux instructions qui lui avaient été données – ce que l’intéressé conteste énergiquement – et que « ces agissements sont susceptibles de constituer une forme d’abus de confiance », il n’en souligne pas moins que « l’enquête a permis d’écarter toute intention malveillante de la part du trader, toute intervention externe ou connivence ».

Traduction : l’affaire Picano-Nacci n’a strictement rien à voir avec l’affaire de la Société générale, celle qui a valu au trader Jérôme Kerviel d’être condamné en octobre 2010 à cinq ans de prison dont trois ferme.

Les poursuites engagées par la banque contre le jeune trader sont stupéfiantes. À la lecture de l’ordonnance de renvoi, on a tôt fait de comprendre que la direction des Caisses d’épargne, qui a toujours été très proche de Nicolas Sarkozy, est, elle-même, grandement responsable des désordres qui régnaient au sein de l’établissement et sans lesquels il n’y aurait jamais eu ces gigantesques pertes de marché. Reprenant à son compte de nombreux faits révélés par des enquêtes de Mediapart – mais sans faire référence à notre journal –, l’ordonnance dresse, en creux, un réquisitoire contre la banque elle-même. À lire l'ordonnance de renvoi, on en vient à penser que la direction a porté plainte pour se défausser de ses propres responsabilités.

À cette affaire, Mediapart a consacré de très nombreuses enquêtes, qui disculpent Boris Picano-Nacci, et qui accablent la direction de l’époque des Caisses d’épargne. Ces enquêtes nous avaient même valu douze plaintes en diffamation de l’ancienne direction de la banque – plaintes que celle-ci avait finalement retirées avant finalement d’être condamnée pour poursuite abusive.

Pour comprendre l’injustice dont Boris Picano-Nacci est aujourd’hui la victime, il suffit donc de se reporter à ces enquêtes très fouillées, dans lesquelles nous avions révélé de très nombreux documents confidentiels de la Commission bancaire et de la direction de la banque elle-même. On peut en particulier se reporter à ces trois enquêtes :

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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