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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 17:41

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Alternatiba en pleine forme, dimanche à Nantes et en octobre à Bordeaux

Barnabé Binctin (Reporterre)

samedi 27 septembre 2014

 

 

 

« Voir fleurir dix, cent, mille Alternatiba ». Un an après, les graines lancées par les organisateurs du premier Alternatiba, à Bayonne, sont en train d’éclore. Ce week-end à Nantes, en octobre à Bordeaux. Et en partenariat avec Reporterre. Pour l’action concrète contre le changement climatique... et en chansons.


C’était il y a près d’un an, à Bayonne, les 5 et 6 octobre 2013 : le premier Alternatiba, dont Reporterre était partenaire, accueillait dans la bonne humeur des milliers de gens venus de partout pour découvrir qu’au quotidien, les alternatives permettent de lutter contre le changement climatique. Ce succès a depuis fait germer quantité d’initiatives reprenant à leur compte le label Alternatiba.

On en compte quarante-deux. « En moyenne, presque un nouvel Alternatiba s’est déclaré chaque semaine depuis le moment déclencheur de Bayonne », se félicite Jon Palais, l’un des responsables de Bizi !, l’organisation à l’initiative du premier Alternatiba. Si celui de Gonesse, près de Paris, le week-end dernier, n’est pas parvenu à mobiliser les foules, la séquence qui s’ouvre sur les prochaines semaines pourrait faire montre de l’ampleur que prend ce mouvement social autour du climat.

Nantes ce dimanche, dont Reporterre est partenaire, Lille le week-end prochain et Bordeaux le suivant - Reporterre en sera partenaire - verront ainsi voir des milliers de personnes découvrir ces « villages des alternatives », dont le but est de valoriser toutes les pratiques qui, chaque jour, dans l’agriculture, l’énergie, la finance, le transport, la culture,... et l’information, participent concrètement à la lutte contre le réchauffement climatique.

La dynamique a même pris outre-mer, avec des préparations d’Alternatiba en cours à Papeete (Tahiti) ou à la Réunion. D’autres s’enclenchent à Lyon ou à Nancy. Le mouvement ne vise pas toujours la masse critique, comme à Agen où seules quelques dizaines de personnes se sont réunies le 13 septembre dernier. « Il y en a des petits et des gros, c’est la philosophie d’Alternatiba ».

Les solutions locales au cœur du projet Alternatiba


- Préparation d’Alternatiba Gironde -

L’action est une valeur cardinale d’Alternatiba : « Nous ne refusons pas le débat, mais nous ne voulons pas tomber dans le tout-théorique et dans l’abstrait. Ce qui compte, c’est le concret » insiste Jon Palais. Au moment où, à l’image de la Marche pour le Climat, vont se multiplier les manifestations visant à interpeller les responsables politiques en vue de la COP 21, Alternatiba veut mettre la priorité sur les solutions locales et les initiatives vivantes.

Un choix mûri par l’échec des mobilisations climatiques précédentes, sorte de « syndrome de Copenhague » : une mobilisation massive et rapide, au moment d’un grand sommet international, dans le but d’envoyer un message aux dirigeants. « Mais on ne peut plus attendre les réponses d’en-haut, il faut montrer que les solutions viennent d’en-bas », dit Jon Palais.

C’est d’ailleurs ce qui a séduit de nouvelles catégories d’activistes : « Beaucoup sont venus instinctivement, sans forcément tout comprendre aux enjeux du climat, parce qu’ils voyaient un processus opérationnel », poursuit-il. On cite l’aphorisme de Saul Alinsky en exemple : ce n’est pas la conscience qui crée la pratique, c’est la pratique qui crée la conscience.

Un nouveau profil militant

Alternatiba contribue ainsi à faire émerger une nouvelle génération de militants sur le climat. Pour beaucoup, c’est leur premier engagement concret dans un projet de mobilisation. « Si ce n’est une première expérience, on sent que certains franchissent un cap dans leur activisme, c’est un vrai passage à l’acte » témoigne Antoine Lagneau, qui participe à la construction collective du Alternatiba Ile-de-France, et co-animateur des Amis de Reporterre.

Qu’explique cet engouement ? « On dépasse les sentiments de sidération, de peur et d’impuissance encore parfois associés à l’écologie », analyse Jon Palais. Riche de plusieurs expériences dans les mouvements sociaux, Antoine Lagneau estime que « l’originalité d’Alternatiba tient à sa capacité à rendre son discours attrayant. Là où le militantisme traditionnel, au sein des partis politiques ou parmi les syndicats, ne cesse de refluer, ce mouvement a réussi à renouveler les visages vieillissants de l’engagement. Actions concrètes sur le terrain, mode de décision collégial et basé sur le consensus, construction d’un imaginaire positif : autant de facteurs qui ont fait se mêler les militants aguerris et une génération nouvelle et spontanée ».

Localisme : le risque de l’extrême-droite

Si le thème des alternatives locales, porteur car dans l’air du temps, est ce qui permet de mobiliser, il est aussi ce qui pourrait fragiliser à terme le mouvement. Samedi dernier, la participation d’un conseiller municipal étiquetté Front national, Karim Ouchickh, a semé le trouble. Malgré plusieurs remontrances des manifestants, il a participé à l’ensemble de la marche au nom de la contestation du projet Europa City d’Auchan.

« Le localisme a ce danger qu’il apparaît compatible avec le FN dans la tendance politique actuelle. Or, Alternatiba est un mouvement naissant, et tous les nouveaux venus ne sont pas également outillés face à ces tentatives de récupération politique », estime Guillaume Durin, politologue qui accompagne la création d’un Alternatiba à Lyon.

L’épisode n’est pas isolé. Dans d’autres Alternatiba, le risque d’une irruption frontiste s’est présenté. Cela pose la question des moyens de s’en prémunir, et donc celle de l’organisation collective qui régit ce mouvement, maintenant qu’il s’est propagé. Alternatiba est-il une fédération ? « Non, c’est une coordination. Les Alternatiba locaux ont une totale autonomie », répond Jon Palais. La Déclaration finale du premier Alternatiba à Bayonne, signée par 98 organisations différentes, constitue le canevas collectif, et trace quelques lignes rouges sur le nucléaire ou les agrocarburants. « Mais certains Alternatiba, comme à Lille ou en Gironde, ont réécrit leur propre Charte », note Jon Palais.

Une dynamique qui fonctionne sur l’horizontalité

 

*Suite de l'article sur reporterre


 

Source : www.reporterre.net

 

 


 


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