Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 17:21

 

LE MONDE | 19.12.2012 à 15h13 • Mis à jour le 26.12.2012 à 12h27 Par Laurence Girard

 

 

Philippe Pastoureau cultive depuis dix-sept 90 hectares en polyculture dans la Sarthe, en faisant travailler les vers de terre au lieu du labour. Ici, à Thouars, l'exploitation de Vincent Baron, qui a choisi le même procédé naturel.

A défaut d'une feuille de route et d'un budget s'y rapportant, Stéphane Le Foll, qui prône pour l'agriculture française un radical "Produisons autrement", fait la promotion de l'agro-écologie par l'exemple.

Mardi 18 décembre, le ministre de l'agriculture avait ainsi convié une dizaine de pionniers à témoigner de leur expérience au Palais d'Iena à Paris. "J'ai arrêté le labour en 1995. Je voulais un sol vivant. Les vers de terre travaillent à la place, mais il faut les nourrir", a raconté Philippe Pastoureau, qui exploite 90 hectares en polyculture élevage dans la Sarthe.

Comme ses collègues, M. Pastoureau, qui parle avec fierté de son parcours, a dû braver le regard désobligeant des agriculteurs "traditionnels". "Nous sommes très critiqués et encore plus par la profession", regrette-t-il.

Diminution des intrants, renforcement de l'autonomie fourragère, association de haies, d'arbres et de cultures, exploitation du potentiel naturel du sol... les témoignages des agriculteurs présents au Palais d'Iéna diffèrent, mais tous affirment que les résultats sont là. "J'ai les mêmes rendements qu'avant. Mais j'ai réduit mes achats d'aliments pour le bétail et amélioré la santé des animaux", affirme Pierre Chenu, qui a développé une rotation de culture sans labour pour son exploitation laitière en Côtes-d'Armor. Il a aussi arrêté "insecticides et fongicides et, depuis un an, le glyphosate". 

"AGRICULTURE HEUREUSE"

"Nous vivons aisément de notre métier et nous avons du temps libre", se félicite Aline Burri. Productrice de lait en AOP Comté dans le Jura, elle a limité la pénibilité du travail et valorisé l'herbage. Elle se réjouit de voir sa fille s'associer à l'exploitation.

"Nous sommes bien économiquement, mais aussi socialement", estime Jean-Sébastien Gascuel, qui exploite avec sa femme 80 hectares de terre noire dans le Puy-de-Dôme. "Pendant vingt ans, nous avons travaillé en agriculture conventionnelle. Une production très performante de céréales et betteraves. Puis nous nous sommes posé des questions et avons décidé de passer agriculture biologique", raconte-t-il.

L'agro-écologie, qui concilie performance économique et environnementale, est le modèle de l'avenir pour M. Le Foll. Au Palais d'Iéna flottait hier un parfum d'"agriculture heureuse" qui reste pour l'instant pourtant bien marginale. Le ministre de l'agriculture a promis de nouveaux programmes d'action dès 2013.

Laurence Girard

Partager cet article

Repost 0
Published by democratie-reelle-nimes - dans Consommer et agir autrement
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • Démocratie Réelle Maintenant des Indignés de Nîmes
  • : Le blog des Indignés de Nimes et de la Démocratie Réelle Maintenant à Nimes
  • Contact

Texte Libre

INFO IMPORTANTE

 

DEPUIS DEBUT AOÛT 2014

OVERBLOG NOUS IMPOSE ET PLACE DES PUBS

SUR NOTRE BLOG

CELA VA A L'ENCONTRE DE NOTRE ETHIQUE ET DE NOS CHOIX


NE CLIQUEZ PAS SUR CES PUBS !

Recherche

Texte Libre

ter 

Nouvelle-image.JPG

Badge

 

          Depuis le 26 Mai 2011,

        Nous nous réunissons

                 tous les soirs

      devant la maison carrée

 

       A partir du 16 Juillet 2014

            et pendant l'été

                     RV

       chaque mercredi à 18h

                et samedi à 13h

    sur le terrain de Caveirac

                Rejoignez-nous  

et venez partager ce lieu avec nous !



  Th-o indign-(1)

55

9b22