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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 16:45

 

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Même les plus optimistes ne s'attendaient pas à ce que les manifestations de ce dimanche 12 mai soient aussi suivies qu'il y a deux ans, lorsque les appels à protester ont allumé la mèche d'un mouvement qui a agité le monde politique et encouragé une forme de protestation différente de celle que les acteurs sociaux pratiquent habituellement. Mais le mouvement du 15 mai (le 15-M), avec son action très décentralisée et son effort de lutte concrète pour le logement et la défense des services publics, a bien réussi à retrouver son esprit des premiers jours pendant quelques heures.

 

Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai. 
Manifestation sur la Puerta del Sol, dimanche 12 mai.© Paul Hanna/Reuters

Même s’il a moins attiré les foules, le mouvement du 15 mai a montré qu’il restait l’expression pacifique d’un malaise que la politique d'austérité a installé dans la société et celle de mouvements citoyens qui ont osé descendre dans la rue. Des salariés du secteur public, touchés par les crédits immobiliers impossibles à rembourser ou par les produits financiers pourris (les preferentes) vendus par leur banque, de jeunes précaires, des chômeurs, des retraités, des familles… ont marché ensemble dans des manifestations pleines de revendications.

Pour ce deuxième anniversaire, les indignés sont retournés à la place madrilène de la Puerta del Sol – et sur d’autres places d’une trentaine de villes d’Espagne – exprimer leur rejet d’un système qui continue à leur déplaire et, selon eux, ne les représente pas. Les slogans « Non, non, ils ne nous représentent pas ! », « Si, c’est possible » ou « Ils l’appellent démocratie mais c’est faux » ont retenti dans les mobilisations. On pouvait aussi lire sur les banderoles et autres pancartes des slogans contre les coupes budgétaires dans la santé ou l’éducation, des déclarations contre le projet de réforme de la loi sur l’avortement ou des consignes contre les expulsions et pour le droit au logement.

À Madrid, la technique consistant à former des colonnes de manifestants marchant des quartiers jusqu’au centre, que les indignés avaient adoptée pour la première fois le 19 juin 2011, a été réemployée. Et cette stratégie, ainsi que la moindre affluence, a enlevé de la visibilité à la manifestation parce que toutes les colonnes ne sont pas arrivées en même temps sur la place. C’est, du moins, ce que remarquaient des groupes de manifestants sur la Puerta del Sol. « Quand certains arrivent, d’autres sont déjà partis », se plaignait une jeune femme en tentant de se protéger du soleil avec un journal.

À 20 heures, et comme prévu, la place s’est tue. Tous les manifestants ont levé les bras et agité les mains en silence. C’est ce que les militants appellent le « cri muet », une façon de manifester popularisée voilà deux ans pour protester contre la Commission électorale, qui avait interdit les rassemblements sur cette place à l’approche des élections régionales et municipales du 22 mai. Les mots « démission » et « si, c’est possible » ont suivi ce « cri » silencieux.

« Tous ensemble. Plus indignés que jamais »

Pendant qu’arrivaient les trois colonnes parties, vers 17 heures, de la place de Colón, du Temple de Debod et de la gare d’Atocha, certains manifestants ont pris la parole au micro pour protester contre la politique de l’exécutif face à la crise économique, pour critiquer la loi électorale ou pour raconter des expériences vécues pendant ces deux années de mobilisations continues. Des groupes se sont aussi mis à chanter Joyeux anniversaire au mouvement ou des textes plus engagés comme Canto a la Libertad de José Labordeta ou Grândola Vila Morena, la chanson qui servit de signal pour déclencher la Révolution des œillets et qui est aujourd’hui devenue le symbole du mouvement social au Portugal. À Madrid, la journée s’est terminée par des assemblées thématiques organisées sur des places voisines.  

 

 

Mobilisation dans d’autres villes

À Barcelone, selon Europa Press, quelque 5 000 personnes ont marché dans les rues du centre derrière une banderole disant « arrêtons le génocide financier, ensemble nous le pouvons ». Le défilé, qui est parti à 18 heures de la place Catalunya et s’est terminé deux heures plus tard à l’Arc de triomphe, comptait dans ses rangs des collectifs comme les Yayoflautas, la Plateforme des victimes d’expulsions (PAH) et des associations de défense de l’école publique, entre autres.

Derrière la banderole « tous ensemble. Plus indignés que jamais », les indignés valenciens ont manifesté dans les rues de la capitale de la Communauté valencienne. Cinq colonnes sont parties à 18 heures des tours de Quart et Serranos, de l’hôpital général, du pont d’Aragon et du CIE de Zapadores, pour se rejoindre une heure plus tard à la gare du Nord, d’où est partie la manifestation unitaire. Les manifestants ont chanté des cantiques contre le système de représentation, la classe politique, les coupes budgétaires et la troïka, et aussi contre les expulsions et le chômage. Une grande pancarte montrait 727 500 raisons de protester, comme le nombre de demandeurs d’emploi de la région.

 

Elena Herrera, rédaction d’infoLibreArticle original en espagnol.

Version française : Laurence Rizet 

 

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