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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:33

 

 

Rue89 - Paroles de crise 24/01/2013 à 17h49
Kocila Makdeche | EDJ Sciences-Po
Emilie Tôn | EDJ Sciences Po

 

 

 

Ils s’enchaînent aux grilles de Matignon, envoient une délégation à l’Elysée : les syndicalistes d’ArcelorMittal n’ont pas lâché prise. Mais qu’en est-il des inquiétudes quotidiennes des ouvriers, premiers concernés par les turbulences que connaît actuellement le site de Florange ?

 

Alvaro Collebrusco, métallo chez ArcelorMittal depuis trente ans, est père de trois enfants. Il nous raconte son histoire, ses inquiétudes et ses perspectives pour l’avenir. Alvaro a grandit dans la vallée de la Fensch, ce bassin minier mosellan dont l’industrie du fer décore le paysage depuis la fin du XIXe siècle.

Il a signé en 1982 chez Sollac, l’ancien propriétaire du site de Florange, juste après son service militaire. Deux ans après son embauche, il participe déjà à ses premières grèves. Au fil des années, il voit se succéder les repreneurs. Des crises, il en a connues, mais jamais l’industrie sidérurgique lorraine n’a été aussi proche du déclin.

Soudeur de formation, Alvaro a multiplié les postes au cours de sa carrière : « J’étais en bout de chaîne, et maintenant je suis en début de chaîne ». Il a d’abord été employé dans la « filière froide », où l’acier brut est transformé, pour ensuite être muté dans la « filière chaude », celle des hauts-fourneaux. Jugée non rentable par le propriétaire indien Lakshmi Mittal, c’est cette dernière qui est menacée de fermeture.

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (1/3)

Ils sont actuellement 2 600 salariés, comme lui, à travailler à ArcelorMittal Florange. Les derniers hauts-fourneaux du groupe encore en activité en France sont à Dunkerque (Nord-Pas-de-Calais) et à Fos-sur-Mer (PACA), plus profitables du fait de leur proximité avec la mer ; ceux du site mosellan ont été arrêtés en décembre dernier.

« On ne sait pas où on va »

La menace d’un arrêt définitif de ces hauts-fourneaux hante les employés de Florange : « On ne sait pas où on va. Si la filière liquide ferme, il y aura à peu près 650 licenciements », dit Alvaro. Il espère que les emplois supprimés seront absorbés par les départs en retraite, comme l’a promis le gouvernement, mais rien n’est moins sûr.

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (2/3)

Après trente ans de boîte, ce n’est pas l’expérience qui manque à ce père de famille. Adepte du « do it yourself », Alvaro est bricoleur et autodidacte. Il n’a pas peur d’une éventuelle reconversion, loin de la chaleur ardente de l’acier en fusion :

« Si je dois finir ma carrière quelque part, même au Luxembourg ou à refaire les trois postes, je passerai par là. On a une famille à nourrir… »

L’expérience peut cependant être un handicap sur le marché de l’emploi. A 52 ans, il a tout de même conscience qu’il ne sera pas facile de signer un contrat dans une autre entreprise. Il espère pouvoir conserver son emploi jusqu’à la retraite : « Si ça tient encore quatre, cinq années, je serai peut-être un peu plus à l’abri ».

 

 

Alvaro Collebrusco, métallo depuis 30 ans (3/3)

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Published by democratie-reelle-nimes - dans Economie et social
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