Nucléaire

Vendredi 7 mars 2014 5 07 /03 /Mars /2014 23:23

 

Source : www.sortirdunucleaire.org

 

Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe

 

 

Action "Tous sur les ponts du Rhin !"

Alsace

9 mars 2014

Sur les ponts du Rhin en Alsace.

Main dans la main,
pour un avenir sans nucléaire,
pour l’avenir de notre planète et pour l’avenir de nos enfants

A l’occasion du 3ème anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima, en mémoire à ses victimes, et pour que pareille catastrophe n’arrive pas à Fessenheim, nous nous rassemblerons en exigeant sa fermeture immédiate et la sortie du nucléaire.

Lieux de rendez-vous et contacts :

Strasbourg : pont de l’Europe

  • 13h45 : Rassemblement (poste douane)
  • 14h : Manifestation sur le pont de l’Europe, prise de parole, die-in
  • 14h30 : Musique et buvette au Jardin des deux rives

Contact : sOhn@free.fr ou gl.strasbourg@greenpeace.fr ou stthn@free.fr

Illkirch-Graffenstaden : pont Pflimlin

  • 13h : Rassemblement festif au parking
  • 13h30 : Déplacement au pont
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine et le lâché de ballons
  • 14h30 : Minute de silence pour Fukushima
  • 15h : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Gerstheim : pont du Rhin

  • 13h : Rassemblement festif au parking et prises de parole
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine et le lâché de ballons
  • 14h30 : Minute de silence pour Fukushima
  • 15h : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Marckolsheim : pont du Rhin

  • 13h : Rassemblement festif au parking de l’ancien passage de douane, côté français
  • 13h45 : Déplacement au pont
  • 14h : Tous sur le pont pour la chaîne humaine, lâché de ballons et minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : csfr-jj.rettig@sfr.fr

Vogelgrun : pont du Rhin

  • 11h : Apéro-concert (sur le parking des anciennes douanes)
  • 13h30 : Tous sur le pont pour la chaîne humaine
  • 14h : Minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : stopfessenheim@yahoo.fr

Fessenheim : Grand Canal d’Alsace

  • 14h : Rassemblement sur le pont devant la centrale hydraulique et minute de silence pour Fukushima
  • 15h30 : Convergence depuis le parking à l’intersection de la D52 et de la « Maison des énergies », puis départ groupé en cortège jusqu’à la centrale nucléaire.

Contact : csfr68@gmail.com

Huningue : Passerelle des Trois Pays

  • 13h : Musique, prises de parole, tractages…
  • 13h30 : Constitution d’une chaîne humaine
  • 14h : Rassemblement festif sur le pont et minute de silence pour Fukushima
  • 14h30 : Co-voiturage vers Fessenheim

Contact : contact-Rech@chainehumaine.fr

Des départs groupés en bus sont prévus de Paris pour se rendre à la manifestation. Consulter l’onglet "départs groupés".

 

 

Arrêtons le nucléaire avant la catastrophe !

 

« 50 jours d’actions », c’est parti !

Partout en France, du 8 mars au 26 avril, entre les dates marquant le début des catastrophes de Fukushima et Tchernobyl, le Réseau "Sortir du nucléaire" appelle à l’organisation de 50 jours d’actions antinucléaires.

Alors que se jouent actuellement des décisions qui engageront l’avenir énergétique de la France pour les prochaines décennies, l’heure est à la mobilisation !

50 jours pour informer, sensibiliser et dénoncer les risques !

Dès ce week-end, des actions d’ampleur sont organisées.

De nombreux autres événements sont également organisés aux quatre coins de la France. Retrouvez les mobilisations déjà prévues.

Il n’y a pas d’action programmée près de chez vous ? Consultez nos idées pour agir près de chez vous, seul-e ou à plusieurs !


Liste des actions



Alsace

9 mars 2014 : Action "Tous sur les ponts du Rhin !"

Sur les ponts du Rhin en Alsace.

Auvergne

8 mars 2014 : Action ronds-points

De 10h à 12h et de 14h à 16h au rond-point de la Verrerie et rond point des Iles à Montluçon

15 mars 2014 : Action pour recruter des liquidateurs volontaires

A Aurillac toute la journée.
Rendez-vous devant le marché à 10h.

Bourgogne

11 mars 2014 : Soirée ciné-débat

19h30 au Cinéma l’AXEL 67 rue Gloriette Chalon-sur-Saône

Bretagne

8 mars 2014 : Lecture musicale illustrée en direct "Femmes de Plogoff"

20h30 Salle de l’Odyssée à Dol de Bretagne (35)

9 mars 2014 : Nukleel ? Nann trugarez ! Plogoff 1980

17h au Cinéma le Bretagne, Saint-Renan (29).

20 avril 2014 : "Hiroshima - Fukushima - Tchernobyl"- Nukleel Er maez ! 3ème édition

11h-19h Le Faou (Finistère)

23 avril 2014 : Conférence-débat par Enfants de Tchernobyl Belarus

20h30 à la Mezzanine des Ursulines à Lannion (22).

Centre

8 mars 2014 : Action rond-point

A partir de 14h30 jusqu’à 16h, à Port-Boulet (37) sur le rond-point près de la sortie de l’autoroute Angers-Tours, sortie Port-Boulet. Rdv sur le parc auto du péage.

11 mars 2014 : Action rond-point

De 16h30 à 18h30 au rond-point de Fontenay (dans le Cher, entre Sancerre et St Satur).

15 mars 2014 : Rassemblement

14h devant la permanence du député PS Jean-Patrick Gille au 17 rue Nationale à Tours.

5 avril 2014 : Caravane-cycliste

Rdv à Dampierre-en-Burly (45) à 9h devant la centrale et à Gien (45) à 10h30 pour se rendre à Belleville-sur-Loire (18).

12 avril 2014 : Festival et manifestation "FuKuChinon"

Samedi 12 avril 11:00-23:00 à Chinon (37)

Champagne-Ardenne

8 mars 2014 : Rasssemblement

Rdv à 11h place de la mairie de Chaumont (52).

Haute-Normandie

12 avril 2014 : Rouen - Bus pour se rendre à la manifestation de Chinon

Au départ de Sotteville lés Rouen (76) à 7h.

Ile-de-France

9 mars 2014 : Paris - Bus pour se rendre à l’action sur les ponts du Rhin

Au départ de Paris, place de la Nation, à 6h15 du matin.

12 mars 2014 : Débat critique sur le nucléaire

A la Librairie Quilombo / CICP, 23 rue Voltaire 75011 Paris, à partir de 19h45.

21 mars 2014 : Film-débat

20h30 Cinéma Utopia Place de la Mairie - Saint Ouen l’Aumône (Val d’Oise)

Languedoc-Roussillon

8 mars 2014 : Stand d’information

10h à 14h sur l’Esplanade de Montpellier, près de l’Office du tourisme.

8 mars 2014 : Concert et repas partagé

A partir de 13h place du four de la ville 34120 Pézenas

Limousin

9 mars 2014 : Manifestation et projection de film

14h au Pont St Martial à Limoges (87).

Lorraine

11 mars 2014 : Rassemblement

14h à la colonne de Merten à Metz (57).

21 mars 2014 : Soirée-débat sur santé et nucléaire

20h30 au centre Léo Lagrange rue Salvador Allende à Epinal (88).

Midi-Pyrénées

8 mars 2014 : Action rond-point

Au rond-point de la ville de Golfech à 9h45.

Pays de la Loire

4 avril 2014 : Action rond-point

Au rond-point des "ours", route de Sablé à La Flèche (72) de 17h à 19h.

12 avril 2014 : Nantes - Bus pour se rendre à la manifestation de Chinon

Au départ de Nantes (44).

Poitou-Charentes

15 mars 2014 : Déambulation

De 15h30 à 17h dans le centre-ville de Poitiers (86).

Provence-Alpes-Côte dAzur

8 mars 2014 : Diffusion de tracts

Rdv samedi 8 mars à 10h devant le café culture, rue Paul Lendrin, Toulon (83).

9 mars 2014 : Action tractage "Dire NON au nucléaire"

11h-12h Place de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence.

16 mars 2014 : Rencontre avec l’auteure Ryoko Sekigushi

15h à l’équitable café : 54, cours Julien 13006 Marseille.

11 avril 2014 : Action tractage "Dire NON au nucléaire"

11h-12h Place de l’Hôtel de Ville d’Aix-en-Provence.

26 avril 2014 : Chaîne humaine

Rendez-vous à 15h devant la préfecture maritime de Toulon, la chaîne traversera le centre ville pour se terminer place du mûrier.

Rhône-Alpes

8 mars 2014 : Rassemblement

10h devant la mairie d’Oullins (69).

8 mars 2014 : Grande action ronds-points autour de Bugey pour dire non au nucleaire

Entre 10h et 16h
Lyon/Bourg-en-Bresse/Ambérieu/Bourgoin/Chambéry...

9 mars 2014 : Valence - Bus pour se rendre à l’action sur les ponts du Rhin

Attention : ce bus a dû être annulé par manque d’inscriptions.

11 mars 2014 : Action rond-point

Rdv à 17h30 place Porte neuve à Valence (26)

16 mars 2014 : Pique-nique banderole au-dessus de l’autoroute

Rdv à 11h devant la mairie de Saint Marcellin (38160) avec un tee-shirt jaune, pour la photo et ensuite co-voiturage vers le pont de Saint Sauveur.

29 mars 2014 : Tchernobyl - Fukushima : plus jamais ça

De 9h à 22h à Valence (26).

Evénement national

21 mars 2014 : Rencontre interactive "Fukushima 3 ans"

Sur internet, le 21/03/2014 à 21h00.

Hors de France

8 mars 2014 : Rassemblement pour une commémoration silencieuse

14h30 au rond-point de Perl B407 (rond-point des trois Pays), à la frontière allemande.

12 mars 2014 : Exposition-Conférence-Débat sur Fukushima

A Lausanne, Genève, Bienne et Bulle du 12 au 17 mars.

En savoir plus

 


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Jeudi 6 mars 2014 4 06 /03 /Mars /2014 23:51

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Nucléaire

Transport de matières radioactives : « Le salaire de la peur », version SNCF, adapté à la région parisienne

par Florent Lacaille-Albiges 6 mars 2014

 

 

 

RER et trains de banlieue côtoient chaque année une centaine de wagons remplis de combustibles nucléaires. Des convois dangereux qui longent régulièrement des zones peuplées. La sûreté de ces transports serait « satisfaisante » assure l’administration. Pourtant, l’un de ces wagons a déraillé fin décembre, en Seine-Saint-Denis. Ces déraillements pourraient se multiplier à cause du vieillissement des voies. Une zone inconstructible a d’ailleurs été définie sans concertation autour de la gare de triage de Drancy pour « ne pas accroître la population exposée au risque ». Riverains et cheminots y interpellent la SNCF sur les risques d’incendie et l’exposition aux radiations. Reportage.

Samedi 11 janvier, 11h. La place de la mairie du Blanc-Mesnil, en Seine-Saint-Denis, se remplit doucement. La forte concentration de toques de trappeurs, couleur canari, surprend les observateurs.
« – Excusez moi, les couvre-chefs en fourrure synthétique colorée, ça veut dire quelque chose ?
– Bien sûr, c’est le signe des militants de la TAC, la traque aux castors.
– Pardon ?
– Les CASTOR, en majuscules, ça veut dire Cask for Storage and Transport of Radioactive Materials, ce sont les wagons de matières radioactives. »

Ces chasseurs de « Castor » – ceux qui font donc frétiller les compteurs Geiger, pas ceux des rivières – sont une petite trentaine répartis sur trois villes le long de la ligne de chemin de fer : Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil et Drancy. « Nous sommes un collectif de lanceurs d’alertes, explique Jean-Yves Souben, militant antinucléaire et adjoint du maire du Blanc-Mesnil. Chaque traqueur a un petit réseau : de la famille, des amis, des voisins. Quand ils aperçoivent un wagon Castor, reconnaissable à son château blanc monté sur une plateforme verte, ils nous passent un coup de fil et on va vérifier. » Sur ces voies, situées en zone densément peuplée et empruntées chaque jour par les rames bondées du RER B, il passerait, d’après les militants, une centaine de wagons de matières radioactives par an.

Zone inconstructible déjà construite

Pourquoi cette manifestation de chasseurs de wagons Castor ? Tout commence par un avis transmis fin avril 2013 par le préfet de Seine-Saint-Denis aux maires du Blanc-Mesnil, de Drancy et du Bourget. Les trois villes sont voisines de l’une des dernières grandes gares de triage de France, qui voit passer 150 000 wagons par an, dont 15 000 de matières dangereuses. Suite à la réalisation d’une « étude de dangers » par Réseau Ferré de France, le préfet prescrit l’élaboration d’un plan particulier d’intervention autour des voies. Une zone inconstructible de 620 mètres de rayon autour de la gare est tracée [1]. Motif : « Maîtriser l’urbanisation [en vue de] ne pas accroître la population exposée au risque ». Problème : ce périmètre englobe des quartiers entiers de pavillons et d’immeubles.

Pour les habitants, la décision est dure à avaler. Leurs maisons perdent rapidement 30 % de leur valeur. Et tous s’interrogent sur ce qu’il convient de faire quand la sirène retentit sur la gare. En juin 2013, les riverains décident de former une association, le Collectif des riverains de la gare de triage (Corigat). Trois mois plus tard, ils manifestent une première fois, sans obtenir de réponses. Mais ce qui achève de mettre le feu aux poudres, ce sont les deux accidents successifs qui ont lieu en décembre. Surtout le second : le 23 décembre à 16h13, la sirène retentit pour signaler qu’un wagon de matières radioactives a déraillé. Joyeux Noël.

« Un déraillement par semaine sur le triage de Drancy »

Jean-Yves Souben raconte : « À 16h, ma femme et moi avons vu le Castor à droite du pont, et à 16h30 environ, il était de l’autre côté mais sorti des rails ! » Les accidents sur des wagons de matières nucléaires ne sont pas très courants. D’après l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le dernier aurait eu lieu en 1997 dans la gare d’Apach (Moselle) et n’aurait pas occasionné de contamination [2]. Cependant, avec le vieillissement du réseau ferré et l’augmentation du nombre de déraillements, ce genre d’événement risque de devenir de plus en plus courant. « Actuellement, nous en sommes à un déraillement par semaine sur le triage de Drancy, s’inquiète Philippe Guiter, cheminot et représentant de Sud-Rail au Comité national hygiène, sécurité et conditions de travail de la SNCF. Je suis convaincu que le prochain accident nucléaire grave aura lieu sur le transport. »

Dans une plaquette sur le transport de matières radioactives, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) affirme que « la sûreté […] est dans l’ensemble satisfaisante ». Les wagons Castor seraient en mesure de résister à une chute de 9 mètres sur une cible indéformable (typiquement un bloc d’acier) et pourraient supporter une immersion sous 200 mètres d’eau… Areva y met le prix : pour le transport de 6 tonnes de combustibles nucléaires usés, le groupe français utilise des emballages de 120 à 130 tonnes alliant acier forgé et résines spéciales [3].

Risques d’incendie et exposition aux radiations

Mais le syndicaliste cheminot n’est pas pour autant rassuré. « Ce qui m’inquiète particulièrement c’est le risque d’incendie. Les wagons Castor peuvent résister à 800°C pendant une demi-heure, mais les récents accidents sur des trains transportant des matières inflammables, comme à Schellebelle (Belgique), Viareggio (Italie) ou Lac-Mégantic (Québec), montrent qu’il peut y avoir des feux bien plus longs et bien plus chauds. » [4] Pourtant, la réglementation autorise les convois avec des wagons de matières radioactives mêlés à d’autres wagons de matières dangereuses. « La seule interdiction c’est de mélanger les explosifs et les radioactifs, précise Philippe Guiter. Et encore, la Commission européenne voudrait lever cette interdiction ! »

Le plus gros risque pour les cheminots n’est pas la perte de confinement d’un wagon, mais plutôt l’exposition aux radiations. Dans une lettre envoyée au collectif Corigat, l’Autorité de sûreté nucléaire se veut confiante. Elle assure que les radiations ne représentent pas de risque tant qu’on ne reste pas plus de 10 heures à proximité du wagon. Mais Anne-Marie Delmas, membre du Corigat et chasseuse de wagons radioactifs, remarque qu’un certain nombre de cheminots ont travaillé toute la nuit du 23 au 24 décembre à moins de deux mètres du wagon pour le remettre sur les voies. « Le lendemain, le wagon Castor a été poussé au fond de la gare. À partir de là, on l’a perdu de vue car il était caché derrière d’autres wagons. D’après le préfet, il est reparti trois jours plus tard. Pendant ce temps, je suis persuadée que beaucoup de cheminots ont été surexposés », observe-t-elle.

Les radiations enfin mesurées pour les cheminots exposés

Pour Philippe Guiter, la surexposition ne fait aucun doute : « Le 23 décembre, un bogie (support des roues du wagon, ndlr) a été endommagé. La SNCF a exigé d’Areva un remplacement. Areva a donc trouvé une grue pouvant soulever 120 tonnes pour transborder le chargement sur une nouvelle plateforme. C’est la première fois qu’Areva fait ce genre de manœuvre en dehors de ses terminaux. Ça a certainement pris du temps. » Mais comme les cheminots n’ont aucun outil pour mesurer la radioactivité, il est impossible de le prouver. L’absence de dosimètre est reprochée de longue date à la SNCF par les militants antinucléaires et par Sud-Rail (lire notre précédente enquête, Transport de matières radioactives : les cheminots du nucléaire s’inquiètent).

« À une époque, nous avions remarqué que les gendarmes mobiles chargés de surveiller les wagons étaient équipés de dosimètres et étaient relayés toutes les 8 heures, se souvient l’adjoint du maire du Blanc-Mesnil. Avec les militants antinucléaire, nous avions revendiqué que les cheminots soient traités comme les gendarmes. » Depuis quelques mois, Philippe Guiter est heureux d’annoncer une petite avancée : la SNCF a lancé une nouvelle campagne de mesure des rayonnements reçus par les agents.

La sécurité menacée par de sévères baisses de budget

Mais sur la gare de triage de Drancy, ce qui inquiète en priorité, c’est la diminution des budgets du fret alloués à la sécurité (voir notre enquête, Sécurité ferroviaire : ces questions qui dérangent la SNCF). Les cheminots se plaignent de la fermeture des ateliers de maintenance, de l’insalubrité de leurs locaux et de l’état des voies. « Cette année, on a perdu 129 agents sur le triage, lance Fabien Bredoux, secrétaire de la CGT des cheminots de Drancy. Nous ne sommes plus que 350. Les normes de sécurité sont là, mais il manque les moyens et les agents pour les mettre en œuvre. » Cette baisse des budgets concerne aussi la formation des cheminots.

Sur la gare, Fabien Bredoux vérifie les wagons. « En 2004, j’ai fait deux ans de formation, souligne t-il. Maintenant, les collègues arrivent après seulement trois mois. » Un manque de formation qui constitue un danger réel face au risque nucléaire. Dans un récent rapport [5], l’ASN pointe « l’absence de formation pour une partie du personnel susceptible d’intervenir à proximité des wagons contenant des substances radioactives. » Alain Ramos, président du Corigat et élu divers gauche à Blanc-Mesnil, ajoute : « C’est certainement une malchance s’il y a eu deux incidents aussi rapprochés sur la gare, mais en tant qu’ancien syndicaliste, je ne peux que les mettre en relation avec la stratégie de rationalisation des coûts de la SNCF. »

Transport de combustible radioactif : bientôt l’autoroute ?

Le fret est bien mal en point. Nationalement, il ne reste plus que quatre grandes gares de triage : Miramas (Bouches-du-Rhône), Sibelin (Rhône), Woippy (Moselle) et Drancy, alors que la seule région Île-de-France en comptait cinq voici une dizaine d’années. Le nombre de gares de triage a tellement diminué que la ceinture parisienne est devenue un point de passage obligé. « Quand le préfet dit que les wagons dangereux ne passeront plus par Drancy, ça me fait rire. Par où vont ils passer ? », note Philippe Guiter. La solution pour éviter la gare de triage, c’est… de prendre l’autoroute.

Par le biais de sa filiale de transport routier, Geodis, la SNCF concurrence elle-même son service de fret. Aux dépens de ce dernier. Drancy a ainsi vu son nombre de wagons triés chuter de 25 % entre 2012 et 2013. « On a une capacité de triage de 2 500 wagons par jour, mais on n’en réalise que 800, pointe Fabien Bredoux. Alors pas question de perdre les wagons dangereux, sinon la direction ferme le site. » Mais comme le fret reste nettement plus sûr que la route, les wagons dangereux représentent une proportion de plus en plus importante dans la part des wagons triés à Drancy.

Beaucoup de matières radioactives circulent déjà sur les routes. Selon l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, 89 % des colis sont transportés par camions [6]. Mais ces colis n’ont pas tous la même taille, ni la même dangerosité. « Le transport sur rail n’est utilisé que pour le combustible usagé et les produits issus du retraitement. Cela représente approximativement un tiers des volumes de matières radioactives et 80 % de l’activité radioactive », détaille Guillaume Blavette, membre de Haute Normandie Nature Environnement. Il existe pourtant une exception parmi les colis dangereux. Tous les lundis, des colis de plutonium partent en camion de La Hague (Manche) vers Marcoule (Drôme). Ils traversent ainsi toute la France par autoroute [7]. Une nouvelle version du film Le Salaire de la peur ? Avec beaucoup plus d’effets très spéciaux pour les populations.

Florent Lacaille-Albigès

Photo : CC Hervé Suaudeau via Wikimedia Common

Notes

[1Ce périmètre correspond à la zone qui serait contaminée par une fuite d’acrylonitrile (cyanure de vinyle), un sous-produit extrêmement toxique et polluant de la pétrochimie. Mais dans ce document, le préfet ne prend pas en compte les dangers d’une fuite de chlore qui toucherait plusieurs kilomètres, et ne chiffre pas non plus les dégâts causés par une fuite d’uranium.

[2On peut notamment trouver une brève description des différents incidents survenus en France lors du transport de matières radioactives dans un livret publié par l’IRSN : à lire ici.

[3Pour plus de détails sur l’aspect technique des emballages, il est possible de se référer aux différents schémas de cette note d’information publiée par EDF : à lire ici.

[4Voire aussi cet accident dans le port de Hambourg, en Allemagne.

[5Voir « Éléments de retour d’expérience dans le transport de substances radioactives en France », chapitre 6.3 sur le transport ferroviaire.

[6Voir le rapport Bilan des événements de transport de matières radioactives survenus en France de 1999 à 2011.

[7Pour plus de détails sur les nombreux transports de matières radioactives pour répondre aux besoin de l’industrie nucléaire, il est possible de consulter les cartes du réseau Sortir du nucléaire

 

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Source : www.bastamag.net

 

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 23:23

 

Source : www.lemonde.fr

 

Greenpeace s'attaque aux centrales nucléaires européennes

Le Monde.fr | 05.03.2014 à 13h20 • Mis à jour le 05.03.2014 à 17h51 | Par Rémi Barroux

 
Action de Greenpeace à la centrale de Beznau en Suisse, mercredi 5 mars.

Quelque 240 millitants de Greenpeace ont mené simultanément, mercredi 5 mars, des actions contre les centrales nucléaires du Bugey (Ain) et de Gravelines (Nord) en France ; de Thiange, en Belgique ; Beznau, en Suisse ; Garona, en Espagne ; Borssele, aux Pays-Bas ; et Oskarshamn, en Suède. L'ONG veut dénoncer la vétusté et la dangerosité, selon elle, d'un parc de 151 réacteurs en fonctionnement en Europe, dont « 66 ont plus de 30 ans et 7 ont été mis en service il y a plus de quarante ans ».

La centrale suisse de Beznau, visée par les écologistes, mise en service en 1969, est la plus vieille centrale nucléaire en fonctionnement dans le monde. La mise en service de celle de Santa-Maria-de-Garona, en Espagne, remonte à 1971. En France, la doyenne des centrales est Fessenheim, en Alsace, mais elle est promise à la fermeture avant la fin du quinquennat de François Hollande, rappelle Greenpeace. Les opposants au nucléaire ont préféré viser Bugey (1978) et Gravelines (1980).

« NOUVELLE ÈRE DE RISQUES NUCLÉAIRES »

Un rapport publié mercredi, et commandé par l'ONG présente les risques liés au vieillissement du parc mondial. « The end » : derrière ce mot d'ordre projeté sur la cheminée de refroidissement du réacteur espagnol, inscrit sur des banderoles déployées en Suisse ou en France ou sur de simples écriteaux de militants à l'intérieur des enceintes, l'organisation pointe le fait que de plus en plus de réacteurs atteignent la limite de leur durée d'exploitation prévue initialement. Pour les huit chercheurs indépendants qui ont participé à la rédaction du rapport, « l'Europe se trouve au seuil d'une nouvelle ère de risques nucléaires ».

« Toutes les centrales européennes n’ont pas encore réalisé les travaux de mise en conformité recommandés après l’accident de Three Mile Island, en 1979, puis de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986. Jusqu’à présent, les stratégies de gestion de la durée de vie des centrales n’ont pas permis d’éviter la survenue de graves problèmes liés au vieillissement. Des exemples concrets ont démontré que le vieillissement et le départ en retraite du personnel, ainsi que l’érosion de la base de connaissances qui en résulte, peuvent avoir une incidence négative sur l’occurrence de défaillances, ainsi que sur l’intégration a posteriori des nouvelles exigences de sûreté.  »

40 ANS AU MAXIMUM
 

Action de Greenpeace à la centrale de Beznau en Suisse, mercredi 5 mars.

Greenpeace réclame que les réacteurs dont la durée d'exploitation a dépassé la durée de vie initiale soient immédiatement mis à l'arrêt. En fermant « symboliquement » la centrale française du Bugey, l'organisation demande à ce que le texte de la future loi sur la transition énergétique inscrive la limite de quarante ans comme durée de fonctionnement maximale pour l'ensemble des réacteurs.

Outre le prolongement du parc des réacteurs, une autre stratégies des exploitants de centrales est considérée comme dangereuse par Greenpeace : « L'augmentation de la puissance des réacteurs », notamment en Suisse et en Belgique.

Greenpeace s'inquiète aussi du « niveau de couverture prévu par les systèmes européens de responsabilité civile ». Il serait, en fonction des Etats, « entre 100 et 1 000 fois trop faible pour faire face aux risques encourus », affirme l'ONG. 

Rémi Barroux
Journaliste au Monde

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

 


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Mardi 4 mars 2014 2 04 /03 /Mars /2014 23:30

 

Source : www.reporterre.net

 

 

Entre facture astronomique et EPR pataugeant, il est temps de programmer l’arrêt des réacteurs

Réseau Sortir du nucléaire

mardi 4 mars 2014

 

 

 

 

Le Journal du Dimanche vient de dévoiler des documents internes à EDF attestant des vrais coûts de la « cure de jouvence » des réacteurs et de la construction d’un nouveau parc. En Finlande, le chaniter de l’EPR cumule les retards. Les décideurs devraient commencer à programmer l’arrêt des réacteurs, pour protéger les populations et éviter de ruiner les consommateurs.

 


 

Des documents internes à EDF parvenus au Journal du Dimanche confirment que poursuivre dans la voie du nucléaire coûtera horriblement cher. La « cure de jouvence » des réacteurs pour porter leur durée de fonctionnement à cinquante ans s’élèverait à près de cent milliards d’euros, soit l’équivalent des coûts de construction du parc actuel. Quant à la construction de nouvelles centrales, elle atteindrait deux cents à deux cent quarante milliards d’euros ! Il n’est pas indiqué si ces estimations prennent en compte les coûts du démantèlement des réacteurs, ni ceux de l’ensemble des installations de la chaîne du combustible nucléaire, ni des déchets ingérables qui seront produits.

Ces éléments, qui confortent les analyses produites par l’agence WISE Paris pour Greenpeace dévoilées la semaine dernière, confirment également le penchant d’EDF à dissimuler des informations cruciales. EDF, qui pousse pour la mise en œuvre de la prolongation du nucléaire en taisant ses coûts, s’apprête à faire supporter à la collectivité des dépassements de budget colossaux… et/ou à effectuer des travaux au rabais, au mépris des risques pour la population - et des coûts d’un éventuel accident !

Il est en effet à craindre que les projets d’EDF garantissent à la fois les dépassements de coûts et une sureté "low cost", les derniers déboires des chantiers nucléaires laissant entrevoir le pire.

Les travaux de l’EPR de Flamanville sont pour une bonne partie suspendus suite à de nombreuses malfaçons et affaires de travail illégal. Selon le journal finlandais Kauppalehti, ceux de l’EPR d’Olkiluoto seraient également en stand-by et promettraient neuf ans de retard au moins pour la tête de série du « fleuron » de l’industrie nucléaire française.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

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Mardi 25 février 2014 2 25 /02 /Fév /2014 16:28

 

 

Source : www.mediapart.fr

 


Nucléaire : allonger la durée de vie des réacteurs va coûter très cher

|  Par Jade Lindgaard

 

 

Prolonger l’exploitation des centrales nucléaires au-delà de 40 ans pourrait coûter quatre fois plus que ce que prévoit aujourd’hui EDF, alerte un rapport d’étude publié mardi 25 février par Greenpeace. Cela passerait aussi par la réalisation d’opérations très complexes, sans garantie de réussite technique, dans un grand flou réglementaire.

Allonger la durée de vie des réacteurs nucléaires : c’est la volonté d’EDF, qui déploie un intense lobbying en ce sens depuis au moins la fin des années 2000. C’est aussi la décision implicite que pourrait être en train de prendre l’exécutif, à force de non-décision sur ce sujet hautement sensible. Construit en un temps record entre la fin des années 1970 et 1980, le parc nucléaire français est aujourd’hui confronté à un « effet falaise » : 80 % de ses tranches ont été mises en service entre 1977 et 1987. Elles atteindront donc leur 40e année entre 2017 et 2027, c’est-à-dire demain. Cela concerne près des deux tiers de nos besoins actuels en électricité. Ainsi, quatre réacteurs vont atteindre leurs 40 ans de fonctionnement d’ici 2018, 23 l’atteindront au cours des cinq années suivantes.

 

La centrale nucléaire de Fessenheim (Wikicommons). 
La centrale nucléaire de Fessenheim (Wikicommons).

En janvier 2012, la Cour des comptes sonnait l’alarme (voir ici) : « Compte tenu du délai en matière de politique énergétique entre la prise de décision et ses effets, ne pas prendre de décision revient à faire un choix, celui de faire durer le parc actuel au-delà des 40 ans. » L’alerte porte sur l’opacité des conditions de cette prise de décision. Car la voie de l’allongement de la vie des centrales s’ouvre « sans que ces orientations stratégiques n’aient fait l’objet d’une décision explicite, connue du grand public, alors qu’elles nécessitent des actions de court terme et des investissements importants », ajoute encore la Cour. Or la promesse de campagne de François Hollande de ramener à 50 % la part du nucléaire dans la production d’électricité (contre 75 % aujourd’hui) ne résout absolument pas le problème, comme le montre le schéma ci-dessous :

 

Production du parc existant jusqu'à 40 ans et trajectoire nucléaire (©Wise-Paris, 2014). 
Production du parc existant jusqu'à 40 ans et trajectoire nucléaire (©Wise-Paris, 2014).

Si 25 % des réacteurs ferment d’ici 2025, que deviennent tous les autres qui auront passé la quarantaine ou seront en passe de le faire ? Que l’on décide de les fermer également, de les prolonger ou de les remplacer par la nouvelle génération des EPR (dont une tranche est actuellement en construction à Flamanville, dans la Manche), leur vieillissement va devenir un enjeu de plus en plus important.  

A-t-on vraiment les moyens financiers, techniques et réglementaires de faire tourner ces équipements au-delà de leurs 40 ans de vie initialement prévus ? Contre toute attente, en pleine préparation du projet de loi sur la transition énergétique, et six mois après la fin d’un vaste débat national sur le sujet, il est toujours très difficile de répondre à cette question. EDF distille les informations au compte-gouttes, l’autorité de sûreté du nucléaire (ASN) n’a de compétences que sur la sûreté du parc, et la Commission de régulation de l’énergie (CRE) ne peut expertiser que les coûts et les prix de l’électricité. L’état public des savoirs est à la fois insuffisant et parcellaire.  

Pour la première fois, un ambitieux rapport d’étude tente de mettre à plat l’ensemble des connaissances sur ce sujet très sensible. Commandité par Greenpeace, ONG qui milite ouvertement pour la sortie du nucléaire, il a été réalisé par un bureau d’études proche des opposants à l'atome et réputé pour son expertise, Wise-Paris. Il est publié mardi 25 février et disponible en cliquant ici.

En voici les principaux enseignements :

  • Une facture potentiellement très lourde

Le coût financier de l’allongement de la durée de vie pourrait s’avérer très élevé, beaucoup plus que les chiffres aujourd’hui mis sur la table par EDF. Le renforcement d’un réacteur de 40 ans pour le hisser à un niveau de sûreté renforcé, comparable à celui d’un EPR, pourrait coûter entre 2,5 milliards et 6,2 milliards d’euros par tête, estime Wise-Paris. « Il y a très peu de chiffrages suffisamment détaillés, on ne peut que donner des ordres de grandeur, et réaliser des projections », met en garde, prudent, Yves Marignac, son directeur. Selon ses estimations, au pire, la facture des investissements à fournir serait quatre fois plus élevée que les moyens envisagés aujourd’hui par EDF. L’électricien annonce prévoir 55 milliards d’euros pour son « grand carénage », une remise à niveau général de son parc, montant auquel s’ajoutent les travaux occasionnés par les évaluations complémentaires de sûreté (ECS) exigées par l’ASN après la catastrophe de Fukushima.

Wise-Paris a élaboré trois scénarios de sûreté (dégradée, préservée, renforcée) et tenté d’estimer les coûts financiers potentiels de chacun d’entre eux. L’enjeu majeur en gain de sûreté et en coût financier, c’est la « bunkerisation » des piscines de combustibles, c’est-à-dire leur couverture pour les protéger contre des événements extérieurs. Cette seule opération pourrait coûter 1 milliard d’euros par piscine, avait estimé l’ASN en 2011. Ce type de travaux pourrait entraîner l’arrêt de chaque réacteur concerné pendant deux ou trois ans. Au coût financier s’ajouterait alors le manque à gagner du non-fonctionnement de la tranche (en général évalué à un million d’euros par jour).

Les principaux enjeux de sûreté sont aussi les principaux enjeux de coûts, explique Yves Marignac : la couverture des piscines de combustibles, la sécurisation du système de contrôle-commande, la protection des éléments constitutifs de « noyaux durs » (comme les moteurs diesels ultimes, destinés à pallier une perte d’alimentation en électricité). Conclusion de Wise-Paris : l’enveloppe de 55 milliards d’euros prévue par EDF préempte les niveaux de sûreté du parc. L’exploitant ne semble pas prendre en compte la marche gigantesque à franchir que représente le tournant des 40 ans de ses réacteurs.

Limiter à 40 ans la durée de vie des réacteurs ?

  • Aucune garantie de faisabilité technique

L’incertitude sur la faisabilité des travaux nécessaires à l’amélioration de la sûreté du parc est grande, signale le rapport. Les centrales nucléaires françaises se caractérisent par leur homogénéité : sorties de terre en très peu de temps, elles utilisent la même technologie (les réacteurs à eau pressurisée, les « REP ») à l’exception de la nouvelle génération des EPR, opérée par l’unique exploitant qu’est EDF. L’enjeu technique du prolongement se pose donc en terme générique, avec des avantages et des inconvénients : ce qui pose problème pour une installation, peut se retrouver sur toutes les autres.

Les difficultés techniques sont potentiellement de plusieurs ordres : usure, obsolescence, plus grande fragilité à des événements extérieurs, maintenance insuffisante… Certains équipements peuvent être changés facilement, d’autres avec beaucoup plus de difficultés : tuyauteries enterrées, gaines de câbles électriques, couvercle des cuves de réacteurs, éléments du circuit primaire. Mais certains sont irréparables, car hors d’atteinte : cuves et enceintes des réacteurs. 

Autre problème, déjà soulevé par l’ASN : le pic de charges. L’autorité a déjà prévenu qu’à moyens constants, elle ne parviendrait pas à traiter tous les dossiers de sûreté qui s’accumulent avec les années, et les nouvelles exigences post-Fukushima. Pierre-Franck Chevet, son président, a aussi publiquement déploré qu’EDF ne soit pas en état de gérer sa maintenance courante. Que se passera-t-il si le volume des travaux croît de manière considérable ? 

L’ASN doit rendre en 2015 un premier avis sur le « post 40 ans », et annonce une prise de position générique en 2018 ou 2019. Viendra ensuite l’étude au cas par cas des tranches nucléaires. En juin 2013 (18 juin), elle a conditionné ses futurs avis à la réalisation des travaux exigés pour le passage à 40 ans. 


Investissements passés et projetés d'EDF dans le parc nucléaire, en 2008 (©Wise-Paris)Investissements passés et projetés d'EDF dans le parc nucléaire, en 2008 (©Wise-Paris)

 

  • Quel débat démocratique ?

« Il n’y a aucune visibilité sur ce processus de décision, c’est pourtant un enjeu majeur », regrette Yves Marignac, selon qui les données techniques et industrielles ne peuvent plus être considérées comme privées par l’exploitant.

Le cadre réglementaire est à la fois flou et peu respecté. Aussi incroyable que cela puisse paraître, la procédure de datation des centrales nucléaires n’est pas claire. Quel est le bon jour anniversaire : 40 ans après le coulage du premier béton, le début de la mise en service, la première divergence, le raccordement au réseau ? Rien ne l’indique. Autre exemple d’ambiguïté : censées se produire tous les dix ans, les visites décennales de contrôle conduites par l’ASN glissent dans le temps. Si bien que sur les 27 réacteurs qui aujourd’hui ont franchi le cap de leurs trente années d’exploitation, seuls cinq ont reçu le feu vert réglementaire pour voguer a priori vers leurs 40 ans. 

Pour Wise-Paris, l’effort technique et de sûreté à fournir pour passer l’étape des 40 ans est tel qu’il nécessite le déclenchement de nouvelles logiques de consultation et d’approbation par la puissance publique. Et s’il fallait ouvrir une enquête publique, lancer un débat public pour chaque réacteur concerné ? Selon la loi, la saisine de la commission nationale du débat public (CNDP) est de droit pour les investissements supérieurs à 300 millions d’euros dans le nucléaire.  

Conclusion du rapport : face à l’énormité de ces enjeux, il y a besoin d’une politique énergétique claire. Pour Greenpeace, qui a commandité l’étude, il faut que la future loi de transition énergétique limite à 40 ans la durée de vie des réacteurs et qu’elle se fixe un objectif de 45 % de renouvelables en 2030 (contre 27 % à l’étude aujourd’hui dans le cadre d’une directive européenne en discussion, voir ici). Un rendez-vous a été demandé à l’Élysée pour y présenter cette étude. Pour l’instant, pas de réponse.

 

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 

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Dimanche 16 février 2014 7 16 /02 /Fév /2014 19:59

 

Source : www.mediapart.fr

 

Nucléaire : un tiers du parc connaît des défaillances de sûreté

|  Par Jade Lindgaard

 

 

 

Des disjoncteurs électriques refusent de se fermer, ce qui entraîne un « accroissement non négligeable du risque de fusion du cœur » des réacteurs nucléaires. Sommé par l’autorité de sûreté, EDF doit mettre en œuvre un plan d’action et des mesures compensatoires.

Près d’un tiers du parc nucléaire français connaît des défaillances de sûreté. Cette fois, ce n’est pas un document interne à EDF qui le dit mais des notes officielles, publiées par l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) et son réseau d’experts, l’IRSN (à lire ici, et encore là). Mis en ligne dans la plus grande discrétion sur leurs sites internet respectifs, ces documents passent inaperçus la plupart du temps.

Des disjoncteurs électriques refusent de se fermer, ce qui entraîne un « accroissement non négligeable du risque de fusion du cœur » des réacteurs nucléaires, selon un avis de l’IRSN du 27 septembre 2013. Pour EDF, ce défaut est générique et concerne toutes les tranches de 1 300 mégawatts (MW) – à l’exception de Saint-Alban, dans l’Isère –, soit dix-huit réacteurs. Cela représente près d’un tiers du parc – qui en compte cinquante-huit. Ils sont répartis sur sept sites, indiqués sur la carte ci-dessous :

 

Carte des centrales de 1 300 MW concernées par les problèmes de disjoncteur (© Arthur Pivin). 
Carte des centrales de 1 300 MW concernées par les problèmes de disjoncteur (© Arthur Pivin).

L’électricien peine à expliquer la cause de ces défaillances. Dans un premier temps, les défauts de fermeture ont été attribués au graissage inadéquat d’une pièce. Mais les problèmes ont persisté (l’IRSN relève onze récurrences de défaillances au premier semestre 2013), malgré la mise en place de procédures de dégraissage. Cela « démontre que la caractérisation de l’écart n’est pas totalement établie », explique l’IRSN. Autrement dit, que l’on ne comprend toujours pas très bien ce qui dysfonctionne. « La totalité des causes conduisant à des refus de fermeture des disjoncteurs n’est pas connue et le seul dégraissage n’est pas de nature à résorber cette anomalie », poursuivent les experts dans leur avis, qui insistent sur « l’importance pour la sûreté de cet écart ».

Pourquoi ce problème technique est-il si important pour la sûreté ? Parce que ces disjoncteurs servent notamment à basculer l’alimentation en électricité de la centrale depuis la source externe principale vers la source auxiliaire interne, en cas de rupture d’alimentation du réseau (comme cela s’est produit par exemple à Flamanville, du fait des intempéries, lors du week-end des 8 et 9 février 2014). Un refus de fermeture de disjoncteurs peut se traduire par la perte de tableaux électriques, qui alimentent eux-mêmes un grand nombre d’équipements, notamment les pompes du système d’injection de sécurité. Or ce sont elles qui injectent l’eau servant à refroidir le cœur du réacteur, c’est-à-dire son combustible, en cas de problème. C’est un système de sauvegarde.

Depuis près de quatre ans, EDF rencontre des difficultés de fermeture de ces appareils. Entre août et septembre 2010, trois événements significatifs de sûreté ont dû être déclarés pour cette raison. Un an plus tard, en août 2011, à la suite de nouveaux refus de fermeture, EDF a considéré que le problème était générique au palier des 1 300 MW. En février 2012, nouvel événement significatif de sûreté. « Il y a deux voies redondantes d’alimentation électrique par centrale, équipées du même type de disjoncteur, explique Thierry Charles, directeur général adjoint de la sûreté à l’IRSN. La question est : en cas de perte d’alimentation extérieure, quel est le risque que ces deux disjoncteurs ne fonctionnent pas ? C’est un problème important. »

 

Système d'injection de sécurité dans une centrale nucléaire (IRSN). 
Système d'injection de sécurité dans une centrale nucléaire (IRSN).

Fabriqués par le groupe français Schneider Electric, ces disjoncteurs ont été installés à partir de 2010, en remplacement d’appareils plus anciens. La moyenne d’âge des réacteurs de 1 300 MW atteint 25 ans. Ils sont loin d’être les plus anciens du parc : la moyenne d’âge des 900 MW est de 31 ans. La centrale de Fessenheim, la plus vieille, a commencé à produire de l’électricité en 1977, il y a 37 ans.

Le ton est monté, début décembre, entre l’exploitant et son contrôleur. « Compte tenu des difficultés (rencontrées) jusqu’à présent pour identifier et traiter les causes des refus récurrents de fermetures observés depuis quatre ans », Thomas Houdré, directeur du contrôle des centrales nucléaires à l’ASN, a exigé qu’EDF fournisse dans les deux mois plusieurs réponses : un plan d’action pour identifier les causes des défaillances, des mesures compensatoires pour limiter l’impact en cas d’incident ou d’accident. Et aussi que le groupe engage « dès à présent » la recherche de matériel de remplacement. Avec une semaine de retard, la réponse d’EDF est finalement arrivée le 12 février au soir, alors que Mediapart enquêtait sur le sujet.

Joint au téléphone, Philippe Dupuy, directeur adjoint du contrôle des centrales nucléaires, temporise : « Nous ne sommes pas inquiets, nous sommes mobilisés et vigilants. » Selon lui, et contrairement à ce qu’écrit l’ASN dans sa lettre à EDF en décembre 2013 : « Ce n’est pas une défaillance mais une défiabilisation. » Le défaut de fermeture des disjoncteurs a été classé au niveau 0 de l’échelle INES de classification des incidents. « Ce n’est pas grave, le risque n’est pas énorme », insiste Philippe Dupuy.

Dans ses nouvelles réponses, EDF indique que les défaillances de disjoncteurs ne proviennent pas de causes communes mais de problèmes « différents et très localisés », comme l'explique l’ASN. Et propose, en guise de mesures compensatoires, de renouveler plusieurs fois les commandes et d’actionner les appareils manuellement, le cas échéant.

Qu’est-ce qui garantit que ces problèmes ponctuels ne se reproduisent pas sur tous les disjoncteurs des centrales concernées ? « Rien, répond Philippe Dupuy, d’où la régularité des essais sur ce matériel. »


Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN, auditionné à l'Assemblée nationale, le 13 février 2014. 
Pierre-Franck Chevet, président de l'ASN, auditionné à l'Assemblée nationale, le 13 février 2014.

Selon le groupe, joint par Mediapart, « les expertises menées ont permis de démontrer que les défauts sur certains disjoncteurs sont des cas isolés. Les disjoncteurs concernés par ces défauts se remettent en service sur relance en manuel ». De nouveau contacté, après les réponses d’EDF, Thierry Charles de l’IRSN confirme que « c’est un sujet important. En revanche, il y a des parades : réarmer la commande ou y aller manuellement ». Il insiste aussi : « Un appareil doit remplir ses fonctions dès la première sollicitation. Il se peut qu’il fonctionne après plusieurs, mais ce n’est pas pour autant un bon fonctionnement. »

Ces échanges entre EDF et ses contrôleurs interviennent alors que Pierre-Franck Chevet, le nouveau président de l’ASN, s’inquiète ouvertement de l’incapacité d’EDF à conduire correctement les opérations de maintenance dans ses installations nucléaires. L’électricien est « débordé », s’est inquiété Chevet, lors d'une audition devant la commission d'enquête parlementaire sur la filière nucléaire (voir ici la vidéo) : « En cinq ans, le volume des travaux réalisés pendant les arrêts de tranche a été plus que doublé ! », a noté le président de l’ASN. « On constate, et EDF aussi, qu'entre la prévision de planning initial d'EDF et celui effectivement réalisé, il y a un écart de plus de 50 % » en termes de délai. « Il y a donc un problème d'organisation des travaux », qui met en cause la qualité de la réalisation, avec un risque potentiel pour la sûreté des installations, a-t-il résumé.

 

 

Source : www.mediapart.fr

 

 



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Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 16:51

 

 

Les désobéissants - Sud-Est :
19 et 20 Février / Bloqueurs d'uranium !!!
Narbonne

Bonjour à toustes !

La nouvelle audience des bloqueurs d'uranium aura lieu le 20 février au Tribunal de grande instance de Narbonne à 8h30. 
Nous vous invitons à vous rendre devant le tribunal pour les soutenir !

Et la veille (le 19 février, donc...) Soirée débat au Café de la Poste (Boulevard Gambetta, Narbonne) à 18h "L’USINE AREVA – COMURHEX – MALVÉSI: QUELS RISQUES POUR L’ENVIRONNEMENT ? QUEL IMPACT POUR LA SANTÉ DES HABITANTS ?"
avec Bruno Chareyron, Ingénieur en physique nucléaire, et responsable du laboratoire de la CRIIRAD Commission de Recherche et d’Information
Indépendantes sur la Radioactivité

Vous pouvez également soutenir les 23 de Malvési en ligne:
Montpellier -> Narbonne 

- départ le 19 février à 16h30: RDV sur le parking du casino Celleneuve (du côté de l'arrêt de tram). 
CONTACT: so(at)no-mansland.com

- départ le 20 février à 06h00 : RDV sur le parking du casino Celleneuve (du côté de l'arrêt de tram). 
CONTACT: elisabethmartinez(at)free.fr

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Jeudi 13 février 2014 4 13 /02 /Fév /2014 19:35

 

Source : www.reporterre.net

 

Déchets nucléaires : le projet Cigeo doit attendre, conclut le débat public

Barnabé Binctin (Reporterre)

jeudi 13 février 2014

 

 

 

Il n’y a pas urgence pour lancer l’enfouissement des déchets nucléaires et il faut revoir le calendrier : telle est la conclusion, largement inspirée de l’avis de la Conférence des citoyens, d’un "débat public“ sur Cigeo qui n’a pas vraiment eu lieu.


Il faut attendre. C’est le bilan tiré par la Commission nationale de débat public à propos du projet d’enfouissement de déchets nucléaires Cigeo dans la Meuse, et publié mercredi. « L’idée d’un nouveau jalonnement du projet, intégrant une étape de stockage pilote, constituerait une étape significative », écrit dans son bilan le président de la CNDP. « Ce n’est qu’à l’issue de cette étape que la décision de poursuivre la construction du stockage et de procéder à son exploitation courante pourrait être prise et non au stade de la demande d’autorisation de création telle qu’actuellement prévue par la loi de 2006 », poursuit-il.

Le projet de Centre industriel de stockage géologique (CIGEO), qui vise à permettre l’enfouissement des déchets radioactifs de Haute Activité et à Vie Longue (HAVL) en couche géologique profonde, a fait l’objet d’un « débat public » du 15 mai au 15 décembre 2013. Infrastructure mobilisant un budget important, allant jusqu’à 30 milliards d’euros – et aux « impacts significatifs sur l’environnement ou l’aménagement du territoire » , le projet entrait dans le champ de l’article L121-1 du Code de l’environnement instituant la procédure de consultation publique orchestrée par la Commission nationale du débat public (CNDP). Celle-ci a rendu public mercredi son rapport sur le bilan du débat mené sur Cigeo.

Trop d’incertitudes techniques, il faut revoir le calendrier

 

Son président, M. Christian Leyrit a souligné les incertitudes qui pèsent sur le projet de CIGEO. Elles concernent notamment le type de déchets qui pourraient y être traités, leur conditionnement ou la récupérabilité des colis. Au cœur de ces question se trouve la question de la réversibilité des déchets :l’article 12 de la loi de 2006 impose la possibilité de retirer les déchets pendant au moins cent ans dans la phase initiale du projet. « Soutenu par les pro comme les par les anti-CIGEO », le principe pourrait toutefois ne pas être applicable pendant cent ans pour des raisons techniques, a observé M. Leyrit.

D’autres enjeux, comme le risque d’incendie, la sécurité du transport ou les impacts sur l’aménagement du territoire, restent par ailleurs à éclaircir. Objet d’une question dédiée dans l’avis du panel de citoyen rendu la semaine dernière, le potentiel de ressources en géothermie n’a pas été abordé. Enfin, la CNDP a regretté qu’une nouvelle évaluation du cofinancement n’ait pas été fournie à temps par le maître d’ouvrage, l’Andra (Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs).

Face à ces incertitudes, M. Leyrit a jugé le calendrier « beaucoup trop tendu ». Tel que prévu par la loi de 2006, le projet doit faire l’objet d’une demande d’autorisation par l’Andra en 2015 en vue d’une mise en service du site dès 2025. Mais il a été reconnu que « des éléments de démonstration importants sur la sécurité de cette infrastructure in situ ne pourront être apportés qu’après 2015 », et la CNDP recommande donc une phase pilote approfondie, estimant qu’il fallait un intermédiaire entre la phase de recherche et l’exploitation industrielle.

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 16:30

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Nucléaire

Deux ans de prison pour avoir bloqué un convoi d’uranium ?

par Sophie Chapelle 12 février 2014

 

 

 

Terry Morantin encourt deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Elle est inculpée d’ « entrave à la circulation » d’un transport de matières dangereuses. Le 12 septembre 2013, cette militante anti-nucléaire a participé à une action du collectif Stop Uranium devant l’usine Areva-Comurhex de Malvési, près de Narbonne. Avec une quarantaine d’autres militants, ils ont bloqué un camion chargé de tétrafluorure d’uranium, aussi appelé UF4 – une substance radioactive servant à fabriquer le combustible des réacteurs nucléaires. « Pas moins de trois à cinq camions d’UF4 quittent chaque jour cette usine, et circulent sur plus de 200 km entre Narbonne et Pierrelatte, sans escorte ni information aux riverains », accuse le collectif Stop Uranium.

Ce jour-là, les manifestants se couchent sur la route, s’enchainent devant le convoi, déploient des banderoles anti-nucléaires, mesurent la radioactivité autour du camion bloqué. Selon le collectif Stop Uranium, « le niveau "normal" de radioactivité observé dans l’air ambiant avant le passage du convoi était de 60 nanoSieverts/heure. Mais au contact du container, le compteur grimpe à 7 200 nanoSieverts/heure, soit 120 fois le "bruit de fond" naturel ! ». Une action de désobéissance civile pour dénoncer les risques encourus par la population.

Suite à la protestation, seule Terry Morantin est interpellée et convoquée au Tribunal correctionnel de Narbonne le 7 janvier 2014. Lors de l’audience, 22 participants à l’action demandent leur comparution volontaire, revendiquant le caractère collectif et politique de leur acte (voir leur tribune). Le procès a été renvoyé au 20 février prochain pour complément d’information, en vue de statuer sur la demande de comparution volontaire. Le réseau Sortir du nucléaire lance un appel à soutien aux bloqueurs d’uranium et demande leur relaxe.

 

 


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Source : www.bastamag.net

 

 

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