Alertes- Ce que vous devriez savoir

Mardi 29 avril 2014 2 29 /04 /Avr /2014 23:55

 

Spurce : www.bioalaune.com

 

 

Le nombre de personnes souffrant d'intolérance au gluten augmente constamment. Rien qu'en France, on estime à 500 000 le nombre de personnes atteintes. Selon une étude américaine, ces chiffres pourraient être liés à l'utilisation massive du Roundup de Monsanto.

L’intolérance au gluten, ou maladie coeliaque, toucherait une personne sur vingt en Amérique du Nord et en Europe. Deux scientifiques américains, les professeurs Anthony Samsel et Stephanie Seneff, ont récemment publié les résultats de leurs travaux de recherche sur les cas d’intolérance au gluten, établissant un rapport entre ceux-ci et le Roundup de Monsanto, le pesticide le plus vendu au monde. La forte augmentation du nombre d’intolérants au gluten serait en effet liée au glyphosate, principal composé actif du Roundup, expliquent les chercheurs dans le Journal de la Toxicologie Interdisciplinaire.

La maladie coeliaque se caractérise par l'atrophie des structures de la paroi de l’intestin qui assurent le passage des nutriments dans le sang, les villosités. Elle entraîne alors carences alimentaires, dysfonctionnements du système hormonal, maladies thyroïdiennes, insuffisance rénale ou cancers.

“La maladie coeliaque et, plus généralement, les cas d’intolérance au gluten, sont un problème grandissant à travers le monde, et tout particulièrement en Amérique du Nord et en Europe, où l’on estime que 5% de la population sont concernés.” rappellent Anthony Samsel et Stephanie Seneff. Et bien qu’il s’agisse d’une maladie multifactorielle, le glyphosate pourrait en être la cause principale.

À l’étude, des poissons exposés au glyphosate avaient développé des troubles digestifs évoquant l’intolérance au gluten. Inhibition d’enzymes, perturbation de la synthèse des acides aminés aromatiques et carences en fer, cobalt ou cuivre : autant d’effets biologiques connus du glyphosate qui caractérisent l’intolérance au gluten.

Le désherbant avait été classé sur la liste des produits jugés “dangereux pour l’environnement” par les autorités européennes mais reste le pesticide le plus répandu en agriculture traditionnelle.

Source : http://sustainablepulse.com/wp-content/uploads/2014/02/Glyphosate_II_Samsel-Seneff.pdf

Rédaction : Manon Laplace 

- See more at: http://www.bioalaune.com/fr/actualite-bio/11068/intolerance-au-gluten-monsanto-serait-responsable#sthash.tcHVSAhr.dpuf

 

 

Spurce : www.bioalaune.com

 

 


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Dimanche 27 avril 2014 7 27 /04 /Avr /2014 23:38

 

Source : www.rts.ch

 

Un webdocumentaire passe au crible les diverses facettes de la stratégie Nestlé

24.04.2014 10:15

 

 


La page d'accueil du webdoc "Un empire dans mon assiette" [DR]
Le webdocumentaire "Un empire dans mon assiette", mis en ligne jeudi par plusieurs médias français, passe au crible les méthodes du géant agroalimentaire vaudois Nestlé, produit par produit.

 

UN EMPIRE...…DANS MON ASSIETTE
LE QUIZ
NESTLÉ est le numéro un mondial de l'agroalimentaire. Découvrez notre enquête filmée sur les coulisses de ce géant industriel enrépondant au QUIZ sur ses célèbres marques.
                                                                                                                                                                                     Source : www.rts.ch


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Vendredi 25 avril 2014 5 25 /04 /Avr /2014 23:14

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com


 

« Bien pratique » 25/04/2014 à 13h16

La vidéosurveillance vous fait flipper ? Attendez de voir ce qu’on vous prépare

 

Philippe Vion-Dury | Journaliste Rue89

La vidéosurveillance, c’est pratique quand on se fait voler son iPhone. Mais être arrêté car un logiciel juge nos attitudes suspectes ou reconnu par des panneaux publicitaires dans la rue, c’est une autre histoire.

 


« Flower girl », de Banksy, en août 2013 à Los Angeles (REX/Julien’s Auctions/REX/SIPA)

 

Lorsqu’on évoque la reconnaissance faciale ou la vidéo-surveillance, les réaction vont de la moue sceptique accompagnée d’une réflexion pragmatique (« Bien pratique quand tu te fais tirer ton iPhone »), à l’écarquillement oculaire angoissé du gars qui a vu « Minority Report ».

Dans tous les cas ou presque, l’interlocuteur a conscience qu’il existe un risque de dérive orwello-kafkaïen.

Mais à peine évoqué, le cauchemar est rapidement balayé par son côté science-fiction et la confiance placée dans les pouvoirs publics pour nous en protéger.

Certaines technologies babillant dans les labos ou déjà en service sont pourtant en train de paver la voie. En voici quelques exemples.

 

1 Un logiciel capable de reconnaître (tous) les visages

Grâce à des algorithmes plus fiables que l’œil humain

 

Cela n’échappera pas à ceux qui ont suivi les révélations d’Edward Snowden : les services secrets anglo-saxons sont très friands de toute information vous concernant, à commencer par votre visage. Le programme Optic Nerve en est la triste preuve.

Entre 2008 et 2010, les renseignements américains et britanniques ont intercepté les images provenant des webcams de près de deux millions d’utilisateurs de Yahoo Messenger – peu importe si certaines de ces communications étaient de nature sexuelle.

L’objectif est évident : créer le plus grand outil de traçage jamais inventé. Pour cela, les États-Unis (et tout gouvernement suivant leur trace) ont besoin de trois choses :

  • un réseau de caméras étendu, avec un maillage le plus fin possible ;
  • une base de données rassemblant l’empreinte faciale de chaque individu ;
  • un logiciel capable d’analyser en temps réel les images et les lier avec les profils établis.

Work in progress

Le réseau de caméra est déjà en place et s’agrandit rapidement, justifié tantôt par la lutte contre le terrorisme, tantôt par l’insécurité croissante. La base de données se construit peu à peu, en croisant des informations publiques, en faisant jouer les obligations légales des réseaux sociaux envers le gouvernement, ou en leur arrachant illégalement (le programme Optic Nerve, par exemple).

Le défi principal restait de bâtir un algorithme suffisamment performant pour devenir le moteur efficace de cette machine de surveillance.

Le business de la peur dopant les labos, ceux-ci ont fait des avancées spectaculaires dans le domaine de la reconnaissance faciale. A titre d’exemple, l’entreprise Cognitec propose un logiciel de reconnaissance qu’elle affirme fiable à 98,75%, un taux qui a bondi de 20% en moins de dix ans.

 

2 Un trombinoscope planétaire

Signé les géants du Web

 

En 2012, Facebook rachetait Face.com, une start-up israélienne spécialisée dans les logiciels de reconnaissance faciale. Peu étonnant, venant d’un réseau qui est né d’un trombinoscope d’étudiants se notant entre eux sur la base de leur photo de profil, et décidant qui est « hot or not ».

L’entreprise était par la suite restée plutôt silencieuse sur ses progrès dans le domaine. Une discrétion qui a duré jusqu’en mars dernier, lorsque Facebook a révélé (discrètement là encore) son système de reconnaissance faciale baptisé DeepFace.

Vous êtes tagué là. Et là. Et Là...

Testé sur quatre millions de photos extraites d’un « réseau social populaire », le logiciel est capable, sinon de mettre un nom sur un visage, de comparer deux images entre elles et d’en déduire si la personne se trouve sur les deux.

Taux de réussite : 97,25%, soit à peu près aussi bon que ce que pourrait faire l’œil humain.

Bientôt une recherche par visage sur Google ?

Google n’est pas en reste : la firme de Mountain View a, elle aussi, racheté plusieurs start-up spécialisées dans la reconnaissance faciale.

La tentation est forte, étant donné la quantité d’empreintes faciales à sa disposition en croisant services de vidéos (Youtube), banque d’images (Google Images), réseau social (Google+) et tous les terminaux tournant sur Android.

On imagine aisément que Google ait envie d’agrémenter à son moteur de recherche par image une recherche par visage. Une chose est sûr : elle n’ignore pas cette technologie. Histoire de ne pas paraître trop flippante, elle a testé son système sur des vidéos et images de... « lol cats ».

 

3 Votre nom taggué sur votre visage en temps réel

Pour ceux qui portent des lunettes connectées

 

Début 2014, le pire cauchemar des gens discrets et le rêve de tout voyeur s’est incarné (un bref instant) dans une appli : NameTag.

Le concept : une appli sur Google Glass pour analyser en temps réel les visages en ligne de mire, et chercher l’identité des personnes captées dans une base de données croisée (profil public Facebook, Twitter, etc.).

L’horreur ? Les créateurs de l’app voulaient aller encore plus loin, en révélant non seulement l’identité, mais aussi toute information publique récoltée – profession, âge, numéro de téléphone, etc.

Et si vous aviez le malheur d’avoir un casier judiciaire, disons pour agression sexuelle, celui-ci s’afficherait également (si vous êtes américain). Célibataire ? Pour peu que la personne soit sur un réseau de rencontre qui a des paramètres de « matching », pourquoi ne pas l’afficher aussi ?

« Le but n’est pas d’envahir la vie privée de qui que ce soit, mais de connecter des gens qui veulent l’être », s’est défendu son créateur, Kevin Alan Tussy.

Si vous ne le voulez pas, par défaut, vous le serez quand même.

Google fait barrage, pour l’instant

Soufflez un bon coup, l’app ne devrait pas voir le jour immédiatement. Face à l’hystérie déclenchée par la start-up, Google a réagi prestement, en déclarant son hostilité à ce genre de projets. Avec quelques réserves :

« Comme Google l’a affirmé depuis plusieurs années, nous n’ajouterons pas de reconnaissance faciale à nos produits sans avoir prévu de fortes garanties de respect de la vie privée.

Avec cela à l’esprit, nous n’approuverons pas d’application de reconnaissance faciale pour le moment. »

Rassurant ? Pas vraiment. La décision de Google n’est manifestement pas arrêtée, et clairement sujette à interprétations ou assouplissement quant aux « garanties ».

Rien n’indique en outre, en cas de succès des lunettes connectées auprès du grand public, que NameTag se tourne vers des concurrents moins regardants.

 

4 Les « précriminels » (vous ?) tenus à l’œil

Quand les caméras trouvent votre comportement suspect

 

Si le monde décrit par Philip K. Dick dans le film « Minority Report » est encore loin, l’ambition d’anticiper un comportement criminel, elle, est à nos portes. On appelle cela l’analyse prédictive comportementale, déclinée dans sa dimension criminelle.

L’idée est simple : certaines attitudes (tics, postures, gestes brusques, agitation, etc.) pourraient former les schémas récurrents et identifiables qui précèdent toujours la réalisation d’un acte criminel. Les caméras pourraient capter ces comportements « suspects » dans les lieux publics et communiquer votre signalement aux forces de police.

Pour une fois, pas besoin d’aller dans les couloirs des start-up de la Silicon Valley ou de la NSA. En Europe, ce projet a un visage et un nom : INDECT acronyme anglais de « Système d’information intelligent soutenant l’observation, la recherche et la détection pour la sécurité des citoyens en milieu urbain ».

Le projet a été lancé en 2009 sous le regard bienveillant (et le financement) de l’Union Européenne. Le but ultime est supprimer toute supervision humaine et de lier directement un algorithme prédictif (dont l’œil est le réseau de caméras) aux forces de police.

« Précrime » : adieu la présomption d’innocence

Si ses artisans se déclarent respectueux de la vie privée et de la présomption d’innocence, le premier pavé est posé sur un chemin nettement moins séduisant : on est à deux doigts du « précrime », la condamnation pour un crime à venir. Difficile à avaler, et pourtant on voit mal quelle autre utilisation on pourrait faire de pareille technologie.

Dans une longue enquête sur les systèmes de « précrime » à Chicago où, comme dans d’autres villes américaines, des technologies prédictives sont déjà effectives, le site américain The Verge s’interrogeait sans ambages sur le racisme que pouvait induire cette logique.

En cause : des « heat listes », ou listes noires recensant des individus susceptibles de commettre des crimes, et bâties sur un large panel de critères. L’auteur de l’enquête soupçonne, lui, que des critères ethniques puissent entrer en ligne de compte. La même logique peut évidemment s’appliquer à la vidéo-surveillance comportementale...

 

5 Les rassemblements vus de haut

Grâce à des drones invisibles

 

Les drones ont souvent décroché la une des journaux lorsque leurs modèles militaires bombardaient le Pakistan, quand leurs modèles pour enfants ornaient les vitrines de Noël ou lorsque leur modèles commerciaux promettaient de nous livrer nos colis chez nous.

On évoque moins la surveillance civile.

Pourtant, de petits drones équipés de caméras sont déjà capables de filmer des foules en haute résolution. La recherche américaine avance très vite en la matière, et il n’est pas exclu que ces engins soient très prochainement liés à des bases de données pour identifier en temps réel les visages capturés.

Sans même parler de nos démocraties, on peut facilement imaginer ce que de telles technologies auraient donné si elles avaient existé pendant les révoltes populaires en Tunisie ou en Egypte.

 

6 Des panneaux publicitaires qui savent ce que vous voulez voir

A condition que vous posiez les yeux sur eux suffisamment longtemps

 

Autre convergence inquiétante et invasive : la reconnaissance faciale alliée à la publicité ciblée. Cela donne des panneaux publicitaires ciblés.

Si vous pensiez les pubs personnalisées limitées à votre activité en ligne, vous avez tout faux. Demain, les panneaux publicitaires du métro vous reconnaîtront instantanément et diffuseront une publicité sur mesure.

C’est ce que propose à terme Amscreen, société de communication qui possède 6 000 écrans publicitaires au Royaume-Uni. Grâce à une petite caméra, son logiciel OptimEyes analyse en temps réel les réactions faciales des individus face à une publicité.

A terme, le but est bien de proposer une publicité taillée sur mesure pour qui pose les yeux suffisamment longtemps sur le panneau. D’abord selon des critères évidents (sexe, habits, âge...), puis, pourquoi pas, selon l’identité réelle de la personne.

 

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

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Mercredi 23 avril 2014 3 23 /04 /Avr /2014 23:11

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

Dans le Sichuan, des « hommes-abeilles » pollinisent à la main les vergers

LE MONDE | 23.04.2014 à 11h43 • Mis à jour le 23.04.2014 à 17h05 | Harold Thibault (Nanxin, Sichuan, envoyé spécial)

 
 

 

Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.

 

La saison de la pollinisation bat son plein dans les vergers du Sichuan, dans le sud-ouest de la Chine. Perchés aux branches des pommiers, les agriculteurs du village de Nanxin se contorsionnent pour atteindre les fleurs les plus éloignées. Faire le travail réservé ailleurs sur la planète aux abeilles requiert une certaine agilité.

A en croire Zhen Xiuqiong, 56 ans, tout est question d'habitude. Voilà plus de vingt ans qu'elle grimpe sur ses arbres et ceux de ses voisins dès l'apparition du printemps. S'il peut arriver qu'une branche casse, elle dit ne jamais avoir peur.

Tous les habitants du village en âge de travailler sont mobilisés pour la pollinisation à la main. Cette année, elle a commencé mi-avril et devra être achevée avant le 27 ou 28 du même mois. Ce calendrier strict, fixé par la météo et le cycle de floraison, impose de faire vite. Les plus anciens de ces paysans acrobates sont adroits et arrivent à déposer le pollen sur toutes les fleurs d'un arbre en à peine une demi-heure ! Une performance nécessaire puisque chaque propriétaire possède de 100 à 200 pommiers.

Zeng Zigao, 38 ans, explique que le système repose beaucoup sur l'entraide : les proches sont réquisitionnés le temps de l'opération. Mais les délais sont si resserrés qu'il doit aussi employer des saisonniers : cinq ou six personnes cette année, qu'il payera 80 yuans (9,2 euros) par jour, auxquels s'ajoutent leurs déjeuners et leurs dîners. « C'est un investissement mais, si je loupe la saison, je n'aurai pas assez de fruits, donc c'est une garantie de rendement », précise M. Zeng. Le paysan s'estime chanceux, car, dans d'autres vergers, les travailleurs exigent déjà 100 yuans par journée.

 

BOÎTE À CHEWING-GUM EMPLIE DE POLLEN

Le meilleur outil pour la pollinisation à la main est une tige au bout de laquelle est fixé soit un filtre de cigarette, soit une pointe d'effaceur scolaire. Autour du cou, les hommes ou les femmes-abeilles portent une petite boîte à chewing-gum emplie de pollen récolté des fleurs d'autres pommiers, séché au soleil et moulu. Dans d'autres régions de Chine, des intermédiaires vendent du pollen, mais, à Nanxin, on juge que leur poudre risque d'être de mauvaise qualité. Le pollen perd rapidement sa fertilité, parfois à peine passé le temps du transport routier.

S'ils ne cachent rien de leurs techniques, ces cultivateurs sont plus flous sur les raisons qui les obligent à se substituer aux insectes. Kang Zhaogui, 49 ans, juge du haut de son arbre que la baisse de la population d'abeilles est évidente ici depuis les années 1990.

 

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    Autour du cou, les hommes ou les femmes-abeilles portent une petite boîte à chewing-gum emplie de pollen récolté des fleurs d'autres pommiers, séché au soleil et moulu.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Dans d'autres régions de Chine, des intermédiaires vendent du pollen, mais, à Nanxin, on juge que leur poudre risque d'être de mauvaise qualité.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Les cultivateurs sont flous sur les raisons qui les obligent à se substituer aux insectes.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Première explication : les forêts, habitat naturel des abeilles, ont perdu de leur superficie ces dernières décennies dans la région, au profit des champs.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
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    Par ailleurs, dans les champs, les cultivateurs utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits.

    Crédits : GILLES SABRIE POUR "LE MONDE"
  

 

Des journalistes n'ont pas hésité à faire le lien avec le Grand Bond en avant, lancé en 1958 par Mao Zedong, qui se termina en famine. Les Chinois furent alors appelés à en finir avec les moineaux qui « volaient » le grain du peuple, ce qui, en retour, conduisit à la prolifération des insectes et donc à la pulvérisation massive d'insecticides. Mais aucun des chercheurs chinois qui se sont penchés sur la question de la pollinisation manuelle ne prête le moindre crédit à cette théorie.

 

LA MAIN LOURDE SUR LES INSECTICIDES

Que s'est-il donc passé ? Première explication : les forêts, habitat naturel des abeilles, ont perdu de leur superficie ces dernières décennies dans la région, au profit des champs. Mais ce déficit de territoire n'explique pas tout. En réalité, les cultivateurs, peu éduqués, utilisent largement les produits phytosanitaires pour éliminer les insectes qui menacent leurs fruits. Et préfèrent en répandre trop que pas assez, car leurs revenus dépendent largement de leur récolte. Avec 0,08 hectare de terre arable par habitant en Chine (contre 0,28 en France et 0,51 aux Etats-Unis, selon la Banque mondiale), « les paysans veulent exploiter leur champ de la manière la plus intense », constate Tang Ya, professeur à l'université du Sichuan.

La pollinisation manuelle permet aussi d'assurer une fécondation croisée avec les variétés de pommes les plus populaires sur le marché. Traiter minutieusement chaque fleur assure que l'arbre sera surchargé de fruits lorsque viendra la récolte.

An Jiandong, chercheur au département d'apiculture de l'Académie chinoise des sciences agricoles, constate qu'aucune étude sérieuse n'a jusqu'à présent été réalisée sur le déclin des pollinisateurs en Chine. « La pollinisation manuelle requiert beaucoup de main-d'oeuvre et les abeilles comprennent bien mieux les végétaux que les humains », estime M. An.

L'ironie de la situation n'échappe pas à Zhen Xiuqiong, l'agricultrice perchée sur sa branche : son mari est apiculteur. S'il loue bien ses abeilles à certains vergers de la région, hors de question de les laisser butiner les arbres qui occupent tant son épouse, car elle a la main lourde sur les insecticides. « Si ses abeilles pollinisaient ici, elles mourraient », craint Mme Zhen.

Son voisin, Kang Zhaogui, pense comme elle, d'autant qu'il convient de pulvériser les produits chimiques avant la floraison, de sorte qu'aucun loueur d'abeilles ne se risquerait dans sa plantation : « Les abeilles ne survivraient pas. »


D'AUTRES FRUITS PLUS RENTABLES

A l'heure où la mauvaise qualité des produits agroalimentaires est devenue une question politique majeure en Chine, les habitants de Nanxin admettent que les autorités se montrent désormais plus strictes lors des contrôles des fruits. Du coup, les paysans tendent à employer des insecticides moins puissants, même si certains d'entre eux reconnaissent qu'ils compensent en pulvérisant plus fréquemment…

Selon le professeur Tang, qui se rend souvent à Nanxin, les changements socio-économiques que connaît aujourd'hui la Chine rendent la pollinisation à la main de plus en plus coûteuse, alors que la dépense semblait négligeable à la fin des années 1980, lorsque les paysans s'y convertirent.

Déjà, la hausse du coût de la vie pousse les villageois à se tourner vers d'autres fruits plus rentables. Si leurs pommes ne sont vendues qu'un yuan la livre (0,12 cent d'euro) au grossiste, les cerises peuvent atteindre vingt fois ce prix.

Selon le scientifique, la rapide hausse des salaires pourrait décourager les agriculteurs de recourir à la pollinisation manuelle. La location par des apiculteurs itinérants de leurs abeilles pourrait se substituer aux « hommes-abeilles » à condition que les habitants se résignent à réduire leur usage d'agents toxiques.

Mais M. Tang constate surtout que la jeune génération est davantage attirée par les lumières de la ville que par le métier d'apiculteur ambulant, qui transporte ses ruches de village en village. Tous ces éléments, espère l'expert en environnement, pourraient inciter les agriculteurs à adopter des pratiques « durables » susceptibles de permettre aux abeilles de reprendre du service.

Des apiculteurs itinérants pour les arbres de Californie

Le déclin des abeilles est un phénomène mondial observé depuis le milieu des années 1990. Globalement, la valeur économique du service de pollinisation assuré par les insectes est évalué à 153 milliards d’euros. En Europe, selon une étude publiée en janvier, il manque 13 millions de colonies d’abeilles domestiques pour polliniser les cultures.
Aux Etats-Unis aussi, l’abeille se fait rare. Le département américain de l’agriculture recense en moyenne 30 % de pertes par an dans les ruches, mais ce taux grimpe parfois à 99 % chez certains apiculteurs. La Californie n’est pas épargnée. Chaque année, en février, des apiculteurs convergent vers l’Etat américain et louent leurs butineuses pour polliniser les arbres fruitiers. La Californie assure 80 % de la production mondiale d’amandes. Mais ce transport et les pesticides largement utilisés dans les vergers conduisent à des taux de mortalité énormes chez les abeilles, qu’il faut remplacer la saison suivante, ce qui devient de plus en plus difficile.

 

 

Source : www.lemonde.fr

 

 

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Samedi 19 avril 2014 6 19 /04 /Avr /2014 23:53

 

Source : www.bastamag.net

 

 

Accaparement

La moitié des terres en Europe est contrôlée par 3% de gros propriétaires

par Sophie Chapelle 18 avril 2014

 

 

 

 

Les phénomènes de concentration et d’accaparement des terres ne concernent pas que l’Afrique ou l’Asie. Les gros propriétaires terriens sont aussi très actifs au sein de l’Union européenne. C’est ce que montre une infographie publiée le 14 avril par l’organisation Transnational Institute basée à Amsterdam. Les données sont effarantes : 3 % des plus grandes exploitations agricoles contrôlent 50 % des terres dans l’Union européenne ! A l’instar de ce qui se joue en France (voir notre enquête), ces exploitations s’agrandissent au détriment des petites fermes. Entre 2003 et 2010, le nombre de fermes inférieures à 10 hectares (ha) a par exemple diminué d’un quart. Dans le même temps, les exploitations de plus de 50 ha se sont étendues sur 7 millions d’ha, soit la surface de l’Irlande !

 

 

Cette course aux hectares agricoles touche d’abord les pays d’Europe de l’Est. La Hongrie, la Roumanie et la Serbie sont les pays européens les plus convoités par les investisseurs étrangers. 500 000 hectares en Serbie, soit 15 % du foncier agricole, ont ainsi été accaparés par des sociétés commerciales, relève le Transnational Institute (voir également notre article sur la Roumanie). A ces phénomènes de concentration et de financiarisation des terres agricoles, se mêle le problème de l’artificialisation des terres. Entre 2005 et 2010, la surface agricole a perdu 227 200 hectares en France, soit la superficie du Luxembourg récupérée au profit du bétonnage et de zones commerciales. Mais dans ce domaine, c’est l’Allemagne qui caracole en tête.

 

Des subventions qui creusent les inégalités

Le Transnational Institute met aussi l’accent sur le rôle de la Politique agricole commune (PAC) qui incite à l’agrandissement des exploitations et à la concentration des terres. Depuis 1992, les soutiens apportés aux prix des produits agricoles ont été remplacés par des subventions à la production. Autrement dit, plus la surface d’une exploitation est importante, plus l’agriculteur reçoit des aides. Résultat, en 2011, 1,5 % des plus grandes exploitations agricoles ont perçu un tiers des subventions de la PAC. Ces inégalités dans l’attribution des aides sont aussi géographiques : l’Europe de l’Ouest, qui représente 44 % des fermes, a reçu 80 % des subventions – contre 20 % pour l’Europe de l’Est.

 

 

Qui sont les principaux bénéficiaires de ces aides ? Ce ne sont pas des agriculteurs mais des entreprises du secteur agroalimentaire. Depuis 1997, Friesland Campina, une coopérative néerlandaise de produits laitiers, a ainsi perçu 1,6 milliards d’euros de subventions ! L’entreprise française Saint Louis Sucre (filiale de l’allemand Südzucker) a bénéficié de 196 millions de subventions depuis 2004. Et au Royaume-Uni, la multinationale Nestlé à perçu 197 millions d’euros.

Cette infographie s’appuie sur les données d’un rapport de ECVC (Coordination européenne de la Via Campesina) et de l’Alliance Hands-Off The Land [1]. Ces organisations appellent les pouvoirs publics à « réduire la marchandisation de la terre et à promouvoir la gestion publique des territoires ». Elles demandent à ce que la priorité soit donnée aux petits agriculteurs qui promeuvent l’agriculture paysanne et la production alimentaire soutenable. Et proposent la création d’une banque de données permettant de suivre les transactions foncières des gouvernements et entreprises. Avec l’objectif, espèrent-elles, d’endiguer la disparition programmée des petits paysans.

 

Notes


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Source : www.bastamag.net

 

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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 22:47

 

 

Pour info de la liste "écologie et société" d'ATTAC.

Peut concerner les DSP locales: Edgard (CG30- Veolia), eau (notamment Nîmes Métropole - SAUR), certainement les cantines avec Sodexho...la liste est longue.

 

(Lien : http://www.lagazettedescommunes.com/?p=228982 ) 

 

Le Conseil d’Etat ouvre aux citoyens la possibilité de contester un contrat administratif

Par avec l'AFP
Publié le 07/04/2014

Le Conseil d'État a ouvert vendredi 4 avril aux citoyens la possibilité de contester directement en justice un contrat administratif, passé par exemple entre une collectivité et une entreprise en matière de services publics comme la distribution d'eau ou l'aménagement urbain.
Cette décision revient sur une jurisprudence ancienne qui réservait cette voie de recours aux parties impliqués dans un contrat administratif ou aux concurrents évincés lors de la passation de marchés.
Le champ d’application de ces nouveaux recours ouverts « à tous les tiers justifiant d’un intérêt lésé » concerne notamment tous les contrats passés entre des collectivités et des entreprises privées, par exemple pour des délégations de service public comme la distribution de l’eau ou pour des concessions d’aménagement urbain ou de voirie.
« Afin de concilier le principe de légalité, auquel est soumise l’action administrative, avec la préoccupation de stabilité des relations contractuelles, les tiers ne pourront cependant se plaindre que d’illégalités particulièrement graves ou en rapport direct avec leur intérêt lésé », précise la plus haute juridiction administrative.
« Le même recours est ouvert aux élus des collectivités territoriales concernées par le contrat et au préfet de département chargé du contrôle de légalité. Toutefois, compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, ces requérants peuvent invoquer tout vice entachant le contrat », a-t-on indiqué de même source.

Le Conseil d’État avait été saisi par le département du Tarn-et-Garonne dans le cadre d’un contentieux l’opposant à un conseiller général à propos de la passation d’un marché portant sur la location en longue durée de véhicules de fonction.

 

 

 

(Lien : http://www.lagazettedescommunes.com/?p=228982 )

 

 



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Mardi 15 avril 2014 2 15 /04 /Avr /2014 22:33

 

Info reçue par mail

 

Objet : Des conseils suite à l’opération policière et les neufs interpellations de cette semaine

Veuillez bien faire circuler ces infos dans votre comité

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Au lendemain des municipales, 9 interpellations ont eu lieu en Loire Atlantique en rapport à la manifestation du 22 février à Nantes.

4 personnes sont passées en comparution immédiate ; toutes condamnées à de la prison (4 mois de sursis, 4 mois ferme, puis 5 mois ferme), et le dernier à passer est parti directement en taule avec une peine de 1 an !
En plus de ces lourdes peines principales, ils ont été condamnés à des peines complémentaires : interdiction de port d’arme (la manif étant considérée « armée »), puis interdiction de manifester à Nantes ou à Nddl (pendant un an ou trois ans), ce qui rappelle le forfait « nddl » appliqué pendant la période des expulsions de la zad (à savoir des interdictions de séjour sur les communes de l’aéroport).

Nous tenons à rappeler que cette vague pourrait se répéter, à Nantes comme ailleurs dans les temps à venir. Tout le monde a pu constater à la manif que l’hélico tournait en permanence au dessus des têtes. De nombreuses photos ont été prises par les forces de polices, et sans doute une équipe s’acharne depuis à essayer d’identifier des gens.

Les témoins présents aux procès du 1er avril ont relaté que les interpelés qui sont passés en comparution immédiate ont été condamnés sur la base de ce qu’ils ont déclaré pendant leur garde à vue. Il semble nécessaire de rappeler quelques indications de base pour toute personne confrontée à la police et à la justice.
Quelques conseils de base en cas d’intervention policière

Perquisitions/Interpellations

   Il est important de prévenir des gens autour de toi que la police est à ta porte.

   Ce qu’on a pu apprendre de la méthode de la police, c’est qu’ils ont plein d’images sur lesquels des personnes peuvent être identifiées, pas seulement à partir de leur visage, mais aussi à partir de leurs vêtements par exemple. Le fait d’être masqué n’empêche pas la reconnaissance des vêtements. Pendant les perquisitions ils saisissent des supports informatiques et des appareils photo, en plus des vêtements. Après la manifestation, il y a eu des analyses ADN sur des objets/vêtements trouvé dans la rue et des analyses des hauteurs/styles d’écriture des tags.

   Il faut se préparer pour une éventuelle GAV, prévenir quelques proches sur le type de soutien souhaité, réfléchir à quel-le avocat-e demander à être contacté-e, quelle personne proche prévenir, etc.

   Il n’est pas inutile de lire quelques brochures sur la GAV comme "La GAV : recettes théoriques et pratiques"
(http://zad.nadir.org/spip.php?article2300) et "Manuel de survie en garde à vue" (http://rebellyon.info/Manuel-de-survie-en-garde-a-vue.html)

Pendant la Garde A Vue

   On peut se taire pendant la garde à vue. C’est un droit pour tout individu garanti par la loi, malgré les affirmations contradictoires des policiers. Souvent les dossiers sont vides, mais tout ce que tu déclares sera utilisé contre toi ; les personnes qui se sont fait condamner récemment l’ont été sur la base de leurs déclarations pendant la GAV. Ta défense ne se fait pas en GAV mais pus tard avec un-e avocat-e.
L’opinion des keufs n’a pas grand chose à voir avec les suites judiciaires, par contre le contenu du dossier si, et le moins qu’il y a dedans, le mieux !

Comparution immédiate

   La comparution immédiate est une manière pour désengorger la justice et passer à la condamnation en mode express. La comparution immédiate ne se fait que si l’inculpé-e l’accepte (beaucoup trop de gens l’acceptent avec les résultats désastreux qu’on a pu observer cette semaine). Les condamnations en comparution immédiate sont quasi toujours plus lourdes qu’en procédure correctionnelle normale.

   Refuser la CI cela veut dire gérer la situation plus tard, ce qui peut être un inconvénient du fait de l’attente, mais cela présente l’avantage de préparer le procès et donc ta défense avec l’aide d’un avocat de ton choix. Un autre inconvénient du refus de la CI c’est qu’ils peuvent te mettre en détention préventive jusqu’à ton procès (entre 2 à 6 semaines). Mais il faut comprendre que si il y a assez d’éléments pour te mettre en préventive, c’est qu’il y a assez d’éléments pour te condamner à du ferme direct. Il est important de pouvoir présenter des garanties de représentation (preuves de domicile, travail ou formation) pour éviter la préventive.

Convocation au poste

   Il est obligatoire d’y répondre, mais aucune peine n’est prévue si tu n’y vas pas. Par contre il arrive parfois qu’ils viennent chercher les gens chez eux/au boulot ; à toi de voir ce qui est le moins chiant.
Dans tous les cas, la seule raison pour se rendre à la convocation est pour éviter qu’ils viennent te chercher chez toi, pas pour y déclarer des choses.

   Si tu vas au comico, ils peuvent te mettre en GAV de suite (normalement ils te le disent), ou alors profiter de ce qu’on appelle "l’audition libre" et te poser des questions sans présence d’un-e avocat-e. Dans le cas d’une audition libre t’as le droit de quitter les locaux de la police à tout moment. Là encore le droit de se taire (ne pas répondre aux questions) est un droit considéré comme absolu.

   Cela peut aider de ne pas y aller seule-e, d’emmener des potes ou appeler à un soutien devant le comico pour poser un rapport de force, et des fois ils lâchent l’affaire. De toute façon c’est bien d’informer d’autres gens pour qu’on vérifie que tu ressors.

 

 


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Mardi 8 avril 2014 2 08 /04 /Avr /2014 23:43

 

Source : www.bastamag.net

 

Quand des séismes font trembler la politique européenne de sécurité énergétique

par Maxime Combes, Xavier Sol 8 avril 2014

 

 

 

Comment financer des infrastructures en période d’austérité budgétaire ? Plutôt que de passer par les banques, l’Union européenne encourage le recours aux marchés financiers. C’est l’Espagne qui a ouvert la voie des « project bonds » avec le lancement de Castor, un projet pilote de stockage de gaz naturel en sous-sol. Mais le projet est pour le moment suspendu, accusé de provoquer des tremblements de terre... Or, en cas de faillite, il revient aux pouvoirs publics d’amortir les risques pris par les investisseurs privés. Derrière l’exemple espagnol se profile un mécanisme de financement européen scandaleux.

Des centaines de séismes en quelques jours. Jusqu’à 4,2 sur l’échelle de Richter. Les habitants des communes de Vinaros, Benicarlo, Peniscola, et plus largement du delta de l’Ebre, non loin de Valence en Espagne, ont passé quelques nuits agitées en septembre 2013. Pourtant, il s’agit d’une « région à l’activité sismique très faible », selon Luis Suarez, président du Collège des Géologues d’Espagne. C’est la mise en œuvre d’un site sous-marin de stockage de gaz qui semble être à l’origine de cette soudaine multiplication des tremblements de terre. Nommé « Castor », ce projet vise à reconvertir un champ de pétrole épuisé, Amposta, en une installation de stockage souterrain de gaz.

L’association espagnole Ecologistas en Acción exige l’annulation des travaux, estimant qu’il n’y a « aucun doute sur le lien entre l’injection de gaz dans le réservoir sous-marin et les séismes ». Louis Suarez pointe également « les indices rationnels permettant de penser que les séismes ont un lien avec les injections de gaz du projet Castor ». Face à l’inquiétude grandissante et l’accumulation de 700 secousses, le ministère de l’Industrie n’a pas eu d’autres choix que de suspendre les opérations fin septembre. Dans un rayon de 100 km autour de la plateforme Castor se trouvent trois réacteurs nucléaires (centrales d’Ascó et de Vandellós), les installations de l’industrie pétrochimique de Tarragone, mais aussi les zones touristiques de Salou et des lieux historiques comme Peniscola et les ruines de Tarraco.

Assurer la « sécurité énergétique »

Situé à 22 km de la côte et à une profondeur de 1 800 m dans le sous-sol marin, le champ d’Amposta a déjà reçu l’injection de cent millions de mètres cube de gaz, sur une capacité totale évaluée à 1 300 millions. Il est relié à une plateforme maritime, puis, via un gazoduc d’une longueur de 30 kilomètres, au réseau de distribution espagnol pour alimenter ce dernier en fonction des variations saisonnières ou des pics de la demande. Il serait en mesure de stocker l’équivalent des besoins pour trois mois de la région de Valence, peuplée de plus de cinq millions d’habitants. Le projet Castor fait partie de ces récents projets d’infrastructure énergétique encouragés par l’Union européenne, afin de contribuer au renforcement de la « sécurité énergétique » des États-membres.

Le Traité de Lisbonne a fait de la « sécurité de l’approvisionnement énergétique » le deuxième objectif assigné aux politiques de l’énergie de l’Union européenne, l’énergie devenant à cette occasion une compétence partagée entre les États membres. Extrêmement dépendante des importations d’hydrocarbures – plus de 60 % de gaz et de 80 % de pétrole consommés dans l’UE sont importés – l’Union européenne se considère comme très vulnérable des marchés mondiaux et des éventuelles interruptions d’approvisionnement. Pour renforcer cette « sécurité énergétique », la Commission européenne privilégie la mise en place de stocks stratégiques d’hydrocarbures fossiles disponibles sur le territoire européen [1] . A travers le projet Castor, il s’agit donc de stocker du gaz en très grande quantité afin de réduire la dépendance de la péninsule ibérique aux éventuels soubresauts des marchés mondiaux.

Partenariat public-privé et marchés financiers

Le projet Castor est le premier projet en Europe à être financé dans le cadre des « project bonds » de l’Union européenne (UE). Désireuse de « construire des routes, des lignes de chemin de fer, des réseaux énergétiques et pipelines, des réseaux numériques [nécessaires au] retour d’une croissance forte en Europe », l’Union européenne voit dans les « project bonds » le dispositif idoine pour ne pas remettre en cause l’austérité budgétaire. Ainsi, les « project bonds » permettraient de financer de grandes infrastructures en faisant directement appel aux marchés financiers et aux investisseurs privés (fonds de pension, fonds d’investissement, assureurs...) par l’émission d’obligations [2]. Et de se passer ainsi d’un financement traditionnel tel qu’’un prêt bancaire.

Dans le cas du projet Castor, les project bonds ont été mobilisés une fois que le groupe bancaire espagnol Santander s’est rendu compte que l’opérateur initial, le consortium en partenariat public-privé Escal UGS [3], était dans l’impossibilité de rembourser les sommes engagées. Soutenue par la Banque Européenne d’Investissement, qui a investi près de 500 millions d’euros d’argent public dans le projet [4], l’émission d’obligations a été lancée en juillet 2013 et a permis de lever près de 1,4 milliard d’euros. Les fonds de pension, d’investissement et les assurances ont acquis 60 % des émissions, rendant la dette du consortium d’autant plus liquide sur les marchés financiers. Et dépendante de ses fluctuations.

Des séismes qui font trembler les agences de notation

La Banque européenne d’investissement, par la voix de son président Werner Hoyer, s’en est félicité : « La BEI est déterminée à soutenir les investissements indispensables à l’avenir de l’Europe et félicite Castor d’avoir démontré avec succès que le recours au rehaussement du crédit des obligations de projet peut avoir pour effet d’intensifier le soutien aux investissements à long terme dans une conjoncture économique difficile ». De nouvelles émissions d’obligations étaient prévues d’ici la fin de l’année 2013 et en 2014. Mais dès le mois d’octobre, suite aux tremblements de terre, les agences Fitch et Standard & Poor’s ont placé la notation du projet en perspective négative, réclamant une reprise rapide des travaux.

Avec de tels mécanismes de financement, le diable est souvent dans les détails. En cas de faillite du projet, les entreprises du consortium de construction peuvent quitter le navire en laissant le gouvernement espagnol comme seul responsable des pertes financières subies. Aux pouvoirs publics d’amortir les risques pris par les investisseurs privés si un problème survient... Le ministre espagnol de l’industrie, José Manuel Soria, a qualifié cette clause de compensation de « dommageable pour l’intérêt public » et tenté de la faire annuler auprès de la Cour Suprême espagnole. Demande rejetée.

Un projet pilote dans l’impasse

Six mois après les tremblements de terre, le projet Castor, financé par project bonds, se trouve dans l’impasse. Les travaux d’injection de gaz n’ont pas repris. Nul ne sait s’ils reprendront un jour. Des collectifs locaux réclament le démantèlement de la plate-forme. Le ministère de l’industrie, en charge du dossier, garde le silence. La rentabilité des fonds mobilisés pour financer le projet n’est pas assurée. Le gouvernement espagnol est pris dans l’étau d’un financement dont il est le garant en dernier ressort, et à-travers lui les finances publiques et citoyens espagnols.

Pourtant, ni la Commission européenne, ni la BEI, n’ont infléchi leur soutien à ce modèle de financement. Ainsi, le second project bond financé par la BEI – projet de transmission offshore d’électricité [5] entre la ferme éolienne Greater Gabbard (140 turbines), en mer du Nord, et la côte anglaise – a été lancé en décembre 2013 sur les marchés financiers. Au total, neuf grands projets d’infrastructure pourraient être l’objet d’un financement via les project bonds au cours de la phase pilote du dispositif.

La Commission européenne a également dans l’idée de conduire 250 projets énergétiques et de transport, dits projet d’intérêt commun, dans la perspective de garantir l’interconnexion des systèmes énergétiques européens et contribuer à cette fameuse « sécurité d’approvisionnement énergétique ». A défaut d’avoir d’avoir stoppé l’engouement des institutions européennes pour des mécanismes de financement hasardeux, les tremblements de terre engendrés par le projet Castor illustrent la fragilité et les déficiences de la politique de « sécurité énergétique » de l’Union européenne.

Xavier Sol [6] et Maxime Combes [7]

Notes

[1Sur la stratégie européenne en matière de sécurité énergétique, lire cette analyse parue sur Alter-Echos.

[2Une obligation est une valeur mobilière constituant un titre de créance représentatif d’un emprunt. L’obligation est cessible et peut donc faire l’objet d’une cotation sur une Bourse ou un marché secondaire.

[3Formé par le groupe de BTP espagnol ACS espagnole et une société canadienne.

[4300 millions d’euros dans l’achat d’une partie des obligations émises, et 200 million d’euros apportés comme garantie pour améliorer la notation de l’émission obligataire réalisée.

[5Porté par le consortium nommé Green Energy Transmission

[6Xavier Sol est directeur de la coalition d’ONG européennes Counter Balance qui travaille sur les institutions financières internationales.

[7Économiste, membre d’Attac France.

 

 

Source : www.bastamag.net

 

 

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Vendredi 4 avril 2014 5 04 /04 /Avr /2014 20:22

 

Source : www.reporterre.net

 

Le bois de teck "durable" au Panama : profit durable, forêt détruite

Cécile Raimbeau (Reporterre)

vendredi 4 avril 2014

 

 

 

Les forêts de teck au Panama sont les placements financiers à la mode. Les promoteurs des investissements « verts ». Mais derrière leur façade écolo, ces sociétés commerciales réalisent de juteux profits au détriment de la forêt naturelle et des Indiens.


- Darien (Panama), Reportage

Le véhicule tout terrain que conduit Elivardo Membache cahote sur une piste entre des plantations de tecks. « Ces petits arbres ont environ deux ans. En face, les plus grands ont dans les cinq ans », fait-il remarquer, main droite sur le volant, main gauche pointant le paysage par la vitre baissée. « Par là-bas, vivaient treize familles de colons latinos qui avaient envahi nos terres collectives », dit-il en se garant devant une petite école rurale isolée entre ces étendues de jeunes plantations.

« Après des années de conflit, le gouvernement nous a amenés à négocier et à leur lâcher cinq cents hectares, nous promettant d’enfin régulariser les terres qui nous restaient. Aujourd’hui, nous n’avons toujours pas de titre pour notre territoire et ces colons ont vendu ces terres à cette entreprise de reforestation », expose-t-il, énervé par le mécanisme de cette duperie qui se reproduit d’année en année.

M. Membache est le cacique des indiens Emberás du Darién, une région de l’est du Panama connue pour sa riche biodiversité et frontalière avec la Colombie. Il habite la communauté d’Arimae où vivent sept cents Amérindiens de son ethnie. Depuis le début des années 1970, ils ont vu leur territoire se rétrécir inexorablement, passant de 72 000 à 8 572 hectares.

« C’est toujours le même processus : les colons ouvrent une piste à partir de la route panaméricaine. Ils défrichent, plantent des bananiers et du manioc, et construisent une maison. Le gouvernement reconnaît alors qu’ils travaillent la terre et leur octroie un titre. Puis, ils vendent à un grand éleveur ou à une entreprise et s’en vont défricher plus loin pour recommencer. Tout cela finit en pâturages pour des vaches, voire en plantations de tecks ». La petite école qui avait été construite pour ces familles de paysans est aujourd’hui presque uniquement fréquentée par des enfants Emberás.

Au Panama, les premières expériences de plantation de tecks datent du début du XXeme siècle. Mais cet arbre natif de l’Asie s’est surtout développé à partir de 1992. Cette année-là, en effet, une loi a encouragé la reforestation en proposant avantages fiscaux et exonérations d’impôts sur les bénéfices aux investisseurs. Non seulement les étrangers ont pu bénéficier de ces mesures, mais on leur a aussi accordé un visa de séjour permanent dans ce paradis fiscal notoire.

Résultat : « Des avocats se sont mis à acheter des hectares de pâturages pour les reboiser et les revendre à des hommes d’affaires étrangers sous forme d’actions ou de parcelles d’un hectare », constate Eduardo Esquivel, un consultant en agroforesterie critique de ces mesures incitatives plus économiques qu’écologiques. Le cadastre forestier du Panama est révélateur : des milliers d’hectares de forêts ont été récemment vendus en mini parcelles à des nouveaux propriétaires dont les noms ont des consonances exotiques.

Si le Panama est l’un des rares pays au monde où des investisseurs étrangers peuvent devenir propriétaires fonciers sans aucune restriction, ce n’est pas tant l’accaparement de terres forestières qui a déclenché un débat que l’évasion fiscale que cette loi a générée : de riches Panaméens plus avides de défiscaliser que de reboiser ont abusé de la législation en se faisant construire des résidences secondaires défiscalisées et en achetant de luxueux véhicules tout terrain détaxés sous prétexte d’avoir planter quelques arbres.

Depuis la révision de cette loi en 2005 pour limiter les abus, les acteurs de la reforestation sont surtout des entreprises internationales ayant des intérêts sur le marché de l’export. Une trentaine de ces entreprises exercent le principal de l’activité en plantant essentiellement du teck. Cette espèce exotique représente plus de 75 % des arbres qui ont été replantés dans le pays.

Un « développement durable » des bénéfices

D’abord, le teck pousse bien plus vite que la plupart des espèces natives. D’autre part, son bois esthétique et solide est très prisé sur le marché international. Produit rentable à connotation « développement durable », la forêt de teck est devenue une valeur refuge.

Des sociétés financières européennes proposent ainsi aux entreprises voulant verdir leur image ou aux citoyens consciencieux de compenser volontairement leurs émissions de gaz à effet de serre de placer leur argent dans ce type de forêt. Les formules proposées sont multiples. On peut mettre ses économies sur un « livret arbres », acheter une forêt entière ou seulement un hectare, voire un seul arbre.

Quel que soit le produit choisi, les gains promis sont attrayants : de 7 à 14 % d’intérêt annuel pendant vingt ans. Mais les publicités et les sites Internet habillés d’un vert écolo taisent les effets pervers du business.

Si toutes ces sociétés de reforestation jurent de ne planter que sur des pâturages anciens, « leurs prospections de terres à replanter fait augmenter le prix de l’hectare et avancer la frontière agricole, dénonce le cacique Membache. Un hectare dans le Darién se vend maintenant plus de 5 000 dollars. Par ici, c’est une fortune ! »

« Nous sommes conscients du risque que certains propriétaires de pâturages défrichent plus loin après la vente de leur terrain », avoue Petra Kollmannsberger, directrice de Forest Finance au Panama, l’une de ces entreprises qui démarchent le marché français. « Mais nous n’avons pas d’autre solution. Travailler avec des communautés sur leurs terres est difficile, car nous avons besoin d’une garantie sur vingt-cinq ans. Et posséder le terrain est important pour la sécurité du projet et la confiance des investisseurs ».

Mme Kollmannsberger est aussi secrétaire de l’ANARAP, l’Association des replanteurs du Panama qui regroupe les principales enseignes impliquées dans le secteur. En s’appuyant sur une étude de l’agence étas-unienne USAID, ce lobby réclame de nouvelles incitations à la « reforestation ». La création d’emplois et la multiplication indispensable de puits de carbone sont les principaux arguments qu’ils avancent.

« Les employés reçoivent un salaire respectueux de la législation du travail », « les emplois apportés maintiennent les familles dans leurs villages freinant l’exode rural », certifient la plupart de leurs chartes de conduite, même si, à l’instar de Forest Finance, plusieurs de ces entreprises sous-traitent leur main d’oeuvre, notamment à la société canadienne BARCA.

« Leur camion vient nous chercher à 5 heures du matin et nous ramène au village à 4 heures du soir, témoigne une jeune mère Emberá employée par cette société...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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