Alertes- Ce que vous devriez savoir

Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 17:10

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Le coup d’Etat ukrainien a bien été piloté par les Etats-Unis : la preuve

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 11/03/2014 à 16h08

 

 

« L’arroseur arrosé », rigole Olivier Berruyer sur son site les-crises.fr en transcrivant la fameuse discussion téléphonique piratée entre Olivia Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama, et l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt. Dire qu’il y en a encore pour croire que Poutine est le seul responsable de la crise ukrainienne !

Cet enregistrement, datant vraisemblablement de fin janvier 2014, est disponible sur le web. Le fait qu’il ait été révélé par les autorités russes ne le rend pas moins crédible.

 

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L’enregistrement de la conversation Nuland-Pyatt (en anglais)

On s’étonnera juste – ou au contraire, on ne s’étonnera pas du tout – qu’aucun média occidental n’ait jugé bon de mettre l’ensemble du texte un peu plus en évidence (à part le savoureux « fuck the EU ») tant il est accablant pour les autorités américaines.

Vous voulez juger par vous-mêmes ? Voici la transcription en français de la conversation entre une ministre américaine et un ambassadeur en poste dans un secteur très sensible.

« Je ne pense pas que Klitsch devrait être dans le gouvernement »

Victoria Nuland  : Que pensez-vous ?

Geoffrey R. Pyatt : Je pense que nous jouons. La pièce Klitschko [ex-boxeur et leader des émeutiers de la place Maïdan, ndlr] est évidemment l’électron le plus compliqué ici, en particulier le fait qu’on l’ait annoncé comme vice-Premier ministre. Vous avez vu mes notes sur la difficulté du mariage en ce moment, nous essayons d’obtenir une lecture très rapide pour savoir s’il fait partie de l’équipe. Mais je pense que votre raisonnement à son sujet, que vous aurez besoin de lui dire – je pense que c’est le prochain coup de téléphone que vous souhaitez organiser – est exactement celui que vous avez fait à Yats [surnom de Iatseniouk, actuel Premier ministre ukrainien]. Je suis heureux que vous l’ayez mis sur la sellette (…) Il s’inscrit dans ce scénario. Et je suis très heureux qu’il a dit ce qu’il a dit.

Victoria Nuland  : Bon. Je ne pense pas que Klitsch [surnom de Klitschko] devrait être dans le gouvernement. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée .

Geoffrey R. Pyatt : Oui, je veux dire… je suppose… Pour ce qui est de sa non-participation au gouvernement, je serais d’avis de le laisser en dehors pour qu’il se consacre à ses obligations politiques. Je ne fais que réfléchir, pour trier les options pour avancer, nous voulons garder ensemble les démocrates modérés. Le problème sera avec Tyahnybok [leader du parti ultranationaliste Svoboda] et ses gars. Et, vous savez, je suis sûr que cela fait partie du calcul de Ianoukovytch [président ukrainien déchu].

« Je pense Yats, c’est le gars »

Victoria Nuland  : Je pense Yats, c’est le gars. Il a de l’expérience économique et de l’expérience de gouverner. C’est le gars. Vous savez, ce qu’il a besoin, c’est que Klitsch et Tyahnybok restent à l’extérieur. Nous aurons besoin de leur parler quatre fois par semaine. Vous savez, je pense juste que si Klitschko entre, il va devoir travailler à ce niveau avec Iatseniouk, c’est juste que ça ne va pas marcher…

Geoffrey R. Pyatt : Ouais, ouais , je pense que c’est vrai. Ok , bon. Souhaitez-vous que nous organisions un appel avec lui comme prochaine étape ?

Victoria Nuland  : Ma conception de l’appel dont vous parlez, c’est que les trois grands participent à leur propre réunion et que Yats leur propose dans ce contexte. Vous le savez, une conversation « trois plus un » ou « trois plus deux » si vous participez. C’est ainsi que vous le comprenez ?

Geoffrey R. Pyatt : Non, je pense que c’est ce qu’il a proposé, mais connaissant leur dynamique interne lorsque Klitchko était le chien dominant, il va prendre son temps avant de se pointer à une de leurs réunions et doit déjà être en train de parler à ses gars. Donc je pense que si vous vous adressiez directement à lui, cela aiderait à faire de la gestion de personnalités parmi les trois. Cela vous donne également une chance d’agir vite sur tout cela et nous permettra d’être derrière avant qu’ils s’assoient et qu’il explique pourquoi il n’est pas d’accord.

Victoria Nuland  : Ok. Bon. Je suis heureuse. Pourquoi ne le contacteriez-vous pas pour voir si il veut parler avant ou après.

Geoffrey R. Pyatt : Ok, je vais le faire. Merci.

« Nous pourrions faire tomber la crêpe du bon côté »

Victoria Nuland  : Je ne me souviens pas si je vous ai dit ou si je n’en ai parlé qu’à Washington : quand j’ai parlé à Jeff Feltman [sous-secrétaire des Nations unies pour les Affaires politiques] ce matin, il avait un nouveau nom pour le type de l’ONU : Robert Serry [envoyé de l’ONU en Crimée, renvoyé comme un malpropre]. Je vous ai écrit à ce sujet ce matin.

Geoffrey R. Pyatt : Oui, j’ai vu cela.

Victoria Nuland  : Ok. Il a obtenu aujourd’hui, à la fois de Serry et de Ban Ki-moon (secrétaire général de l’ONU), que Serry vienne lundi ou mardi. Ce serait formidable, je pense, ça aiderait à souder ce projet et d’avoir l’aide de l’ONU pour le souder et, vous savez quoi, de baiser l’Union européenne [le fameux « fuck the EU »].

Geoffrey R. Pyatt : Non, exactement. Et je pense que nous devons faire quelque chose pour le faire coller à nous, parce que vous pouvez être sûre que s’il commence à prendre de l’altitude, les Russes vont travailler dans les coulisses pour essayer de torpiller. Et encore une fois le fait que c’est sur la place publique en ce moment, dans ma tête, je suis encore à essayer de comprendre pourquoi Ianoukovytch (…) ça. En attendant, il y a actuellement une réunion d’un courant du Parti des Régions et je suis sûr qu’il y a un débat très animé dans ce groupe à ce sujet. Mais de toute façon , nous pourrions faire tomber la crêpe du bon côté si nous nous agissons rapidement. Alors laissez-moi travailler sur Klitschko et si vous pouvez juste conserver… Je pense que nous devrions juste chercher à trouver quelqu’un avec une personnalité internationale pour accoucher de notre projet. L’autre question concerne Ianoukovytch, mais nous en reparlerons demain, nous verrons comment les choses commencent à se mettre en place.

Victoria Nuland  : Donc, sur ce point, Jeff, quand j’ai écrit la note, Sullivan [conseiller à la sécurité nationale du vice-président américain] m’a répondu d’une manière très formelle en disant que j’avais besoin de Biden [vice-président des Etats-Unis] et j’ai dit probablement demain pour les bravos et pour réussir à faire coller les détails. Donc, Biden est prêt.

Geoffrey R. Pyatt : Ok. Très bien, merci.

Et le coupable est...

Bon, ça va, vous avez compris ? Qui osera dire après ça que les Etats-Unis d’Obama n’ont pas récupéré ce qui était au départ un mouvement de révolte populaire pour piloter directement le coup d’État ukrainien ? On notera qu’en s’excusant officiellement pour sa sortie sur ses pâles comparses européens, Victoria Nuland a de fait authentifié la réalité de cette conversation.

Les anglophones auront de plus apprécié le langage trivial employé par Mrs Nuland. A peu près aussi vulgaire que celui tenu par un ex-président français placé sous écoute par la justice de son propre pays. C’est qu’on se s’embarrasse guère de délicatesse chez les voyous.

Reste qu’il se trouvera toujours des sceptiques – ou affectant de l’être – qui hurleront au complotisme, ou en appelleront à la présomption d’innocence, ou tenteront de détourner l’attention sur les méfaits du vilain Poutine.

Je renvoie ceux-là à l’ensemble des billets consacrés à la crise ukrainienne par Olivier Berruyer qui, en bon actuaire, n’est pas du genre à avancer des affirmations sans sérieux biscuits.

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 16:54

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Ce qui nous arrive sur la Toile 11/03/2014 à 11h40

Données persos : Européens, lisez bien la petite histoire de ce père américain

Xavier de La Porte | France Culture

 

 

Les négociations des accords de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne (accords dits TTIP) ont donc commencé lundi. Parmi les questions abordées, celle des données personnelles. L’enjeu est à peu près le suivant : les gros acteurs américains de l’Internet (Google et Facebook) aimeraient que les négociateurs américains obtiennent un allègement des règles de protection des données personnelles en Europe, estimant que ces règles sont trop rigides et donc un frein à leur activité.

Avant de se demander si les revendications américaines sont légitimes, il y a deux obstacles majeurs au fait même que cette négociation puisse avoir lieu. Le premier obstacle est évident : vues les révélations apportées par l’affaire Snowden, et notamment le fait que les données personnelles récoltées par ces grands acteurs numériques américains soient légalement et illégalement siphonnées par les services de renseignement américain à des fins obscures, ce fait engage assez peu à un allègement de règles de protection.

Second obstacle, a lieu depuis des mois au sein des institutions européennes un débat autour des données personnelles et de leur protection et pour le moment, rien n’a été voté, des voix s’élèvent donc logiquement pour avancer qu’il est absurde d’intégrer dans des négociations une question sur laquelle l’Europe n’a pas encore de position arrêtée. Ces voix ont-elles été entendues ? Je ne sais pas. Manifestement pas. La protection des données personnelles a l’air de faire partie des négociations. Mais quel est le mandat des négociateurs ? Quelle est leur marge de manœuvre ? On n’en sait rien. C’est « restricted », comme on dit dans le langage de la Commission.

Vous me direz, de toute façon on n’y comprend rien à ces questions d’accords de libre-échange, de données personnelles, qu’est-ce que change que l’on négocie ou pas sur les données personnelles ?

Ce que mon magasin sait de moi

Eh bien, ça change pas mal et pour vous en convaincre, je vais vous raconter une histoire. Elle s’est déroulée il y a deux ans aux Etats-Unis, dans la banlieue de Minneapolis. Un homme en colère demande à voir le directeur de sa grande surface habituelle, un Target (une chaîne de grands magasins qui, vous allez voir porte merveilleusement son nom). Il est très énervé parce sa fille, qui a 16 ans, qui est encore au lycée, reçoit des publicités provenant de Target lui vantant des habits de bébé et des couches. « Vous voulez la pousser à tomber enceinte ? » demande-t-il au directeur, qui ne sait pas bien quoi répondre, et qui est gêné au point que deux jours plus tard, il appelle l’homme pour s’excuser à nouveau.

 


Un chariot plein de jouets, dans un Target de Miami (Floride), décembre 2013 (Joe Raedle/Getty Images/AFP)

Sauf que cette fois-ci, c’est l’homme qui s’excuse :

« J’ai parlé avec ma fille. Il se passait chez moi des choses dont je n’étais pas au courant, elle est enceinte. C’est pour août. »

Tout cela a donné lieu à une vaste enquête sur les méthodes de la chaîne Target. Où on s’est aperçu que la chaîne avait un système de publicité ultraciblée, le document papier envoyé au domicile pouvant être personnalisé quasiment à l’unité. Où on s’est aperçu que cette publicité ultraciblée était le fruit d’un travail très précis et très savant de récolte de données et de travail de données, un travail dû à un jeune statisticien du nom de Andrew Pole.

Le principe est simple : en faisant vos courses, vous donnez un nombre incalculable d’informations sur vous-mêmes, en prenant une carte de fidélité vous permettez qu’elles soient associées à un nom, à une adresse. Et le tour est joué. Ensuite, il suffit de faire un gros travail statistique, de construire les algorithmes qui font le lien entre des habitudes d’achat, l’évolution dans ces habitudes et des changements dans la vie (le fait d’avoir un gigantesque corpus permet de faire des liens de corrélation très fins, entre par exemple le changement de type de savon acheté et la grossesse, le fait de ne plus acheter tel type d’aliment et une maladie, etc.). Ainsi, le magasin sait du client ce que ses proches peuvent ignorer.

Le pouvoir de nous rendre prévisibles

La négociation sur la protection des données personnelles pose des questions simples : dans quel monde voulez-vous vivre ? Voulez-vous qu’on vous dise ce dont vous allez avoir envie avant même vous ne le sachiez ? Voulez-vous vivre dans un monde où vous recevez une publicité pour des obsèques parce que vous avez reçu des résultats d’examens médicaux par e-mail et que les algorithmes sont moins précautionneux que votre médecin ? Etes-vous d’accord pour donner à ceux qui peuvent récolter les données et les travailler le pouvoir gigantesque de vous rendre prévisible ? Il s’agit là de questions de philosophie politique.

Alors voilà, je le dis franchement. Ces questions, j’aimerais autant qu’on en discute avant, plutôt que n’y réponde un accord qui s’occupe trop de commerce pour s’intéresser à la philosophie politique. Ou alors, le commerce tient lieu de philosophie politique, mais là, on n’a plus grand-chose à dire.

 

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 23:34

 

Source : www.initiativecitoyenne.be

 


Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger

 

Mercredi 5 mars 2014

Obsession vaccinale - une pure folie

Pour ceux qui n'ont toujours rien pigé sur les vaccins, voici des aveux supplémentaires et pas n'importe lesquels, ceux de la "grande" OMS, qui devraient faire comprendre à la fois l'ampleur du cynisme et l'irresponsabilité criminelle des prétendus "experts" mondiaux auxquels toutes les nations du monde obéissent pourtant au doigt et à l'oeil. Car il faut appeler un chat un chat et oser voir la responsabilité que nous avons tous vis-à-vis des générations futures dont l'avenir et la qualité de vie sont clairement et directement menacés par ces insoutenables manoeuvres d'apprentis-sorciers. Voici un extrait du rapport du Comité Consultatif sur la sécurité des vaccins de l'OMS (GACVS) de décembre 2013, tel que repris sur le site Mesvaccins.net :

 

 

Vaccin chimère contre l'encéphalite japonaise

 

Il s'agit d'un vaccin vivant, produit par recombinaison ciblée de virus de la fièvre jaune atténué (virus 17D utilisé comme vaccin anti-amaril) et de virus de l'encéphalite japonaise également atténué (souche SA-14-14-2). Au cours des essais pré-homologation, le vaccin s'est montré immunogène, y compris lorsqu'il a été administré en même temps que le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR), et bien toléré, particulièrement chez l'adulte (les effets indésirables ont été moins fréquents qu'avec un vaccin plus ancien préparé sur cerveau de souriceau). Depuis, ce nouveau vaccin a été homologué en Australie, en Malaisie, aux Philippines et en Thaïlande, où il est disponible sous le nom d'Imojev®. Environ 49.000 doses ont à présent été utilisées, mais ce nombre est encore insuffisant pour permettre d'identifier les événements indésirables rares dont le vaccin pourrait être responsable. Il est également trop tôt pour savoir si un vaccin de ce type ne présentera pas un risque dans l'environnement, et le GACVS a exprimé son souhait d'être informé sur ce sujet. En effet, le virus artificiel qui a été créé pourrait évoluer de façon inattendue s'il trouvait à infecter des hôtes nombreux et variés, par exemple en se recombinant.

 

La probabilité d'un tel événement est considérée comme faible, puisque le virus provoque une virémie très brève chez l'homme et qu'il n'est pas capable d'infecter efficacement les moustiques. Son utilisation à grande échelle pourrait toutefois créer des opportunités, et la surveillance des événements indésirables post-vaccinaux est donc nécessaire. Ce risque de voir émerger des virus pathogènes à partir de vaccins se trouverait toutefois accru si d'autres vaccins à très large diffusion conçus sur le modèle de l'Imojev®, tel le candidat vaccin contre la dengue de Sanofi, venaient également à être utilisés (NDR).

 

 

NB: Ce candidat vaccin contre le dengue de Sanofi n'a évidemment pas été développé pour n'être administré qu'à quelques centaines de personnes. On remarquera donc le cynisme de ce Comité disant vouloir être informé des conséquences irresponsables qu'il prend en faveur des industriels mais certainement pas des gens. Il est important de rappeler que le virus de la fièvre jaune n'affecte PAS les pays asiatiques, il ne concerne donc pas cette partie du monde. Epidémiologiquement parlant et selon les climats et les zones, il faut remarquer que le virus de l'encéphalite japonaise n'affecte pas non plus par exemple de pays africains ou de pays d'Amérique du Sud or ici, on mélange des virus qui ne se rencontrent jamais dans la Nature, on crée donc de toutes pièces des combinaisons qui n'auraient jamais pu survenir naturellement. Dieu sait donc sur quelle nouvelle maladie future cela pourra déboucher. Manipuler de la sorte le vivant n'est pas sans conséquence. Le faire de façon aussi légère n'est plus de la Science, c'est du Scientisme. On remarquera enfin que le Comité estime que 49 000 sujets est un nombre trop faible pour pouvoir évaluer les effets secondaires plus rares (mais qui sont aussi souvent plus graves) OR dans les essais cliniques pré-commercialisation donc AVANT la mise sur le marché, les vaccins ne sont administrés en général que dans des groupes de quelques centaines ou quelques milliers de personnes mais jamais autant. Pourtant, cela n'empêche jamais les grands experts nationaux de recommander par principe ces vaccins fraîchement sortis en les déclarant sûrs sur base de ces essais cliniques inconsistants et tout à fait insuffisants. Nous sommes donc ici confrontés à un Xème mensonge, une Xème incohérence de l'idéologie vaccinaliste.

 

Petite sauvegarde par capture d'écran (au cas où):

 

Rapport-du-GACVS-de-decembre-2013.JPG

 

Source : www.initiativecitoyenne.be

 


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Lundi 3 mars 2014 1 03 /03 /Mars /2014 20:53

 

Source : www.reporterre.net

 

Course contre la montre pour sauver la zone humide du Testet

Grégoire Souchay (Reporterre)

lundi 3 mars 2014

 

 

 

Une zone humide est menacée par un projet de barrage au Testet, dans le Tarn. Après l’expulsion des occupants par les gendarmes, et le report vendredi du procès, une manche décisive a lieu ce lundi au tribunal. José Bové est venu soutenir les écologistes, tandis que sur place, la résistance se renforce.

 


 

- Albi, reportage

Les premières giboulées de printemps n’ont pas empêché la vingtaine de membres du collectif Tant qu’il y aura des Bouilles de se rassembler devant le palais de justice, vendredi 28 février. Sujet de l’audience au Tribunal de grande instance : le référé rétractation sur l’ordonnance d’expulsion intervenue jeudi sur la zone du Testet à la demande du Conseil Général du Tarn.

 

 

À peine la séance est-elle entamée que l’avocate du Conseil général demande le report : « Nous n’avons pris connaissance de l’intégralité des pièces que hier soir à 17 heures et n’avons pas eu, de ce fait, le temps de déposer nos conclusions ». Etonnant paradoxe : le Conseil Général a pris un arrêté sans demander son avis aux occupants et sa représentante, mais il demande un laps de temps supplémentaire pour examiner les pièces du dossier. Le juge décide de renvoyer l’audience à lundi 3 mars.

À la sortie de l’audience, Maitre Dujardin, avocate des habitants expulsés, remarque que « l’ensemble de la procédure a été réalisée en catimini, l’ordonnance n’a été signifiée aux habitants qu’au moment même où elle s’est exécutée. On voit bien la volonté manifeste du Conseil général de passer en force ». Confirmation immédiate avec la réception d’un texto venant de la zone évacuée, où la dizaine de militants restés sur place nous apprend que « des naturalistes accompagnés d’une vingtaine de militaires (gardes-mobiles) sont sur la zone pour procéder au prélèvement d’espèces ». L’avocat reste optimiste : « Lundi, le débat aura vraiment lieu et la décision qui sera prise sera, je pense, plus solide ».

 

 

Il ne s’agit plus de perdre une minute, car depuis le déclenchement des opérations policières de jeudi, les choses se sont accélérées. En même temps que le campement de la Bouillonnante, ancien siège de l’occupation, était détruit, la Préfecture du Tarn publiait un arrêté interdisant la circulation de véhicules sur la route traversant la zone du Testet jusqu’au 5 mars prochain. Le timing est le suivant : expulser les occupants de la zone, déplacer les espèces, puis procéder aux travaux de déforestation, qui devront se dérouler avant le 31 mars.

Ce n’est que beaucoup plus tard que le Conseil d’Etat tranchera sur le bien fondé de « l’utilité publique » du barrage. Sauf que les travaux pourraient être déjà entamés et la zone humide et forestière ratiboisée. Alors, si la justice impose de donner un délai d’un mois aux habitants pour quitter les lieux et se reloger, c’est autant de retard dans les travaux. Cela pourrait même remettre en cause le projet puisqu’une partie des financements, venus de l’Europe, est directement liée à des délais très serrés.

Fric et bulldozers

Hasard du calendrier : ce vendredi était voté le budget annuel du département. Raison pour laquelle, le second collectif de la lutte, le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet, appelait à un autre rassemblement devant l’entrée du Conseil Général, située à deux cent mètres du tribunal. L’objectif : remettre aux élus du Conseil Général une lettre déconstruisant point par point les arguments des promoteurs du projet et demander une fois encore un débat contradictoire et public. Mais arrivés à l’entrée, c’est un cordon de policiers et des portes fermées qui nous accueillent.

 

Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

 

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Dimanche 2 mars 2014 7 02 /03 /Mars /2014 16:14

 

Source : www.contrelacour.fr

 

Europe / Libre échange


Le projet de Traité transatlantique traduit en français

 

Marché transatlantique 

Jeudi 27 février, le journal en ligne allemand ZEIT ONLINE a publié une version fuitée du projet de traité transatlantique.
Celle-ci, traduite ci-dessous en français, date du 2 juillet 2013, soit quelques jours avant le lancement des négociations. Pour rappel, le mandat de négociation octroyée à la Commission européenne par les ministres du commerce a été validé lors du Conseil du 14 juin 2013.

Ce projet d’accord constitue donc la base de discussion établie par la Commission européenne en lien avec les partenaires américains et les entreprises privées.

Il a donc vraisemblablement évolué au cours des trois cycles de négociations qui se sont tenus depuis juillet 2013.
Cependant, il nous offre un grand éclairage des dispositions qui pourraient figurer dans l’accord final.

Le chapitre 1 pose les grands principes et les définitions des termes clés de l’accord.

Le chapite 2 traite de la libéralisation des investissements. Il est rappelé que les services audiovisuels ne font pas partie des négociations. Le chapitre indique que les investissements américains et européens devront être traités de façon égale (sans discrimination) de part et d’autre de l’atlantique. Il est également défini le système de protection des investissements permettant aux entreprises de se prévaloir contre un traitement arbitraire, discriminant ou abusif. A cet égard, le projet indique les pistes d’indemnisation des entreprises.

Le chapitre 3 concerne la fourniture transfrontalière de services. Comme pour les investissements, il est rappelé le principe de l’ouverture et l’interdiction des clauses discriminantes.

Le chapitre 4 traite la question de la présence temporaire de personnes physiques qui iraient travailler de l’autre coté de l’Atlantique (visiteurs d’affaires, transferts intraentreprise, diplômés stagiaires, vendeurs d’affaires, fournisseurs de services contractuels et professionnels indépendants).

Cette question est poursuivie dans le chapitre 5 qui traite des qualifications préalables à l’exercice de certaines activités, qui peuvent être données aux personnes physiques ou morales. Il est également question de libération des services informatiques, des services de postes et de courrier, des réseaux de communications électroniques, des services financiers et enfin, du transport maritime international. Ces dispositions doivent notamment être étudiées sur la question spécifique et importante des « services universels« , c’est à dire des services publics.

Le chapitre 6 concerne le domaine du commerce électronique.

Enfin, le chapitre 7 énumère toutes les pistes d’exceptions qui pourraient être posées au principe de libéralisation. Il s’agit, par exemple, des mesures nécessaires à la protection de la santé, de la sécurité, la vie privée, etc. Toutes ses mesures ne doivent cependant pas constituer des restrictions déguisées ou être discriminantes.

A la fin du document, les lecteurs trouveront les principaux éléments que la Commission entend introduire dans le mécanisme de règlement des différends Etat-investisseur. Il s’agit de la question sensible des tribunaux d’arbitrage sur laquelle la Commission devrait lancer une consultation publique dans quelques jours.

 

 

Pour accéder au traité, cliquer ici


 

Source : www.contrelacour.fr

 

 


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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 15:29

 

Source : www.reporterre.net

 

Rapport INRA : voilà comment il a été saboté par les partisans de l’agriculture productiviste

Marie Astier (Reporterre)

mercredi 26 février 2014

 

 

 

 

Comment l’Institut national de recherche agronomique a-t-il pu publier un rapport sur l’agriculture biologique si médiocre qu’il a suscité la colère de 126 scientifiques ? Parce qu’un choix idéologique présidait à sa réalisation. Reporterre décrypte la cuisine interne de ce rapport pseudo-scientifique.

 


 

C’est un rapport qui a réussi à indigner plus d’une centaine de scientifiques, les représentants des professionnels de l’agriculture biologique et un bon nombre de parlementaires écologistes.

Lundi dernier, Reporterre publiait la lettre signée par désormais 126 chercheurs et ingénieurs au PDG de l’INRA François Houllier, lui demandant de retirer la grande étude de son institut sur l’intérêt économique de l’agriculture biologique, publiée en octobre 2013.

Aujourd’hui, ces 126 signataires acceptent de dévoiler leurs noms, parmi lesquels ont peut trouver plusieurs salariés de l’INRA elle-même, ainsi que quelques chercheurs reconnus (lire et télécharger lettre et liste ici). Une mobilisation inédite de la part de scientifiques, qui dans ce courrier de 11 pages détaillent les raisons de leur malaise face à ce travail d’une qualité "très discutable" selon eux (courrier à télécharger dans notre article précédent).

Mais comment un organisme scientifique aussi réputé de l’INRA a pu produire un rapport aussi contesté ? Pour comprendre, il faut remonter aux origines de cette étude. Décryptage en trois questions.

 

L’impact sur l’environnement a été écarté de l’analyse

C’est d’abord la question posée par ce rapport qui ne semble pas pertinente aux scientifiques qui contestent le rapport : "Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ?"

Une problématique purement économique, formulée par le CGSP, alias Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Cet organisme rattaché au Premier Ministre est chargé de mener des études, notamment pour imaginer la France dans dix ans, une France qui aurait retrouvé la croissance...

"Pour l’agriculture biologique, nous sommes partis du constat que le Grenelle de l’environnement a échoué à la développer et que ses produits sont trop chers. C’est pour cela que nous avons posé cette question", explique Dominique Auverlot, responsable du département développement durable au CGSP.

Un point de vue qui est tout de suite apparu "biaisé" à Catherine Experton. En tant qu’experte de l’ITAB (Institut technique de l’agriculture biologique), elle a pris connaissance de la commande du CGSP lors de la première réunion de suivi du rapport : "Si on se demande comment rendre la bio plus productive et compétitive, on sous-entend qu’elle ne l’est pas assez... Alors que cela dépend de la façon dont on présente les données. Par exemple l’agriculture bio crée plus d’emplois : de ce point de vue elle est donc plus productive."

"Mais la question n’est toujours posée que sous l’angle des prix", déplore Stéphanie Pageot. En tant que présidente de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique), elle était aussi invitée à ce comité de pilotage du rapport.

Résultat, le rapport reproduit le "biais" de la question initiale. Il analyse la performance économique des exploitations essentiellement sous l’angle du rendement. Les questions sociales et environnementales sont traitées dans des parties séparées.

Selon Dominique Auverlot, par ailleurs ingénieur des Ponts et Chaussées, le raisonnement suivi relève de "l’économie classique" : "Nous sommes dans un système concurrentiel. Si nous produisons des produits locaux plus chers, certes cela crée de l’emploi local. Mais cela rebondit aussi sur le pouvoir d’achat des ménages, qui dépensent plus en alimentation donc moins dans d’autres domaines. Au final, du point de vue macroéconomique, on aboutit à une croissance plus lente."

Plus grave encore, cela justifie que l’analyse ne tienne pas compte des "externalités", c’est-à-dire des conséquences secondaires, positives ou négatives, de certaines activités économiques. "Certains chiffres ne rentrent pas dans le prix des produits", explique cet ingénieur des Ponts et Chaussées. Ainsi pour l’agriculture biologique, les effets positifs sur la qualité de l’eau, la santé ou la vie en milieu rural ne sont pas crédités au titre de sa compétitivité. Pour l’agriculture conventionnelle, les conséquences délétères sur la biodiversité ou sur la pollution de l’eau ne sont pas plus considérés comme diminuant sa rentabilité. Tout le raisonnement est bâti sur le fait que l’impact sur l’environnement n’a aucun intérêt économique. Comme une priorité de l’agriculture biologique est précisément de réduire les nuisances sur l’environnement, elle est forcément désavantagée par le raisonnement suivi.

 

Les critiques émises durant l’élaboration du rapport n’ont pas été prises en compte

Mais ce point de vue d’économie classique aurait pu être modifié au cours de la rédaction du rapport. Ses auteurs ont plusieurs fois rendu compte de leurs travaux au comité de pilotage. Celui-ci était composé de représentants du ministère et du monde agricole : le principal syndicat agricole avec la FNSEA, l’agriculture biologique à travers l’Agence bio, la FNAB et l’ITAB, et enfin différents réseaux d’agriculteurs.

Les débats ont permis de soulever des questions polémiques dès la première réunion. Catherine Experton énumère : "Comment définir la bio ? Qu’est-ce qu’être productif ou compétitif ? L’agriculture biologique doit-elle raisonner en terme de productivité ou d’exportation ? Faut-il assouplir le cahier des charges de la bio ?"

Des discussions qui n’ont pas convaincu Stéphanie Pageot. Elle rappelle que ces réunions traitaient des deux parties du rapport : celle sur l’agriculture biologique et celle sur la durabilité de l’agriculture conventionnelle. "L’étude sur la bio n’a été abordée qu’à la fin de la réunion en un quart d’heure... Nous n’avons pas eu le temps de donner notre avis." Elle n’a assisté qu’à une seule réunion du comité de pilotage.

Paysan bio, membre de la Confédération paysanne et du comité d’administration de l’ITAB, Philippe Guichard a quant à lui participé à tous les rendez-vous : "Après la première réunion, je ne voulais plus y aller mais on m’a demandé de continuer..." Il en a profité pour exprimer à plusieurs reprises son désaccord...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 17:46

 

 

Source : lesmoutonsenrages.fr

 

Scandaleux ! Le régime des auto-entrepreneurs vient d’être supprimé !!

20 février, 2014

Posté par voltigeur

 

 

 

 

L’entreprise de démolition de la France continue……

Img/Lecontrarien.com

 

C’est une honte et un véritable scandale totalement passé sous silence par nos gentils médias béni-oui-oui!

Le projet de loi Pinel sur l’artisanat et les PME qui vient d’être adopté par l’Assemblée supprime ni plus ni moins le régime des auto-entrepreneurs qui était bien la seule chose qui fonctionnait à peu près facilement dans ce pays.

En effet, le gouvernement a finalement décidé de fusionner leur régime avec celui de la micro-entreprise.

Désormais, il n’y a plus aucun régime de l’auto-entreprise mais bien un alignement sur le statut de la micro-entreprise qui, entre autres joyeusetés, va permettre à tous les auto-entrepreneurs d’être taxés très fortement puisqu’ils vont être assujettis au RSI, un organisme avec lequel tout le monde passe de très agréables moments administratifs, puis à la CFE qui est le nouveau nom de la taxe professionnelle mais en plus cher et en plus coûteux, puis ils devront tenir un livre de comptes, puis une comptabilité, puis justifier de diplômes et de qualifications, puis également auront l’obligation de souscrire à une assurance professionnelle dont les montants en fonction de l’activité peuvent être très élevés.

Notre gouvernement, qui est certainement l’un des plus mauvais de tous les temps, vient donc d’enterrer le statut d’auto-entrepreneur dans un silence assourdissant.

Il devient donc urgent de fermer immédiatement votre auto-entreprise et de migrer vers d’autres solutions qui vous permettront soit de bénéficier de l’assistance sociale et de devenir un assisté, ce que semble souhaiter ce gouvernement d’abrutis économiques, soit d’ouvrir carrément une SASU qui vous permet de ne surtout pas avoir à traiter avec un organisme comme le RSI dont la réputation n’est plus à faire.

Un seul conseil désormais : fuyez ce régime dont tous les avantages ont été purement et simplement annulés par un projet de loi scandaleux. Ce statut était insupportable pour les lobbies des plombiers et des serruriers (sans que personne ne se pose la question du prix de certaines prestations) et insupportable pour ce gouvernement dont l’idéologie gauchisante absurde le conduit à préférer l’assistanat de masse avec des déficits et une faillite à la clef, plutôt que de laisser aux gens la possibilité de se débrouiller seul… et dans la dignité.

Arrêtez tout et ne devenez surtout pas une micro-entreprise. Il existe d’autres statuts comme la SAS.******* Renseignez-vous.

Charles SANNAT

Lire un article ici de BFM qui n’a rien compris ou fait semblant de ne rien comprendre.

Lire ici sur le site de l’APCE toutes les obligations d’une micro-entreprise dont le CA ne peut pas dépasser 32 K€… aucun intérêt. Fuyez !!

******* La SAS est une forme de société assez récente. Créer une SAS permet d’avoir un mode de fonctionnement très souple et cela permet aux associés d’être, en grande partie, libres de l’organiser comme ils le souhaitent.

Source Le coin des entrepreneurs

 

Source : lesmoutonsenrages.fr

 


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Jeudi 20 février 2014 4 20 /02 /Fév /2014 17:17

Source : www.politis.fr
Par Erwan Manac’h - Suivre sur twitter - 20 février 2014

Vinci : la vérité sur un empire

 

 

De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics.

 

Les bétonneurs ne désarment pas à Notre-Dame-des-Landes. Les dernières autorisations préfectorales ont été publiées et Vinci – le constructeur et futur concessionnaire – espère débuter les travaux avant l’été, au prix d’une nouvelle opération d’expulsion des centaines d’opposants installés sur les lieux : 1 500 hectares de terres humides devenus, en quatre ans et demi, le haut lieu de la résistance à la folie bétonnière.

Derrière « l’affaire » Notre-Dame-des-Landes, se cache un groupe à l’appétit insatiable. Vinci, qui étend sa toile comme il multiplie ses filiales, est devenu le leader occidental du BTP. De la finance aux autoroutes, des aéroports à la promotion immobilière, en dix ans, Vinci est devenu une machine à aspirer les fonds publics. Aux côtés d’Eiffage et de Bouygues, avec qui Vinci forme l’oligopole du BTP français, le groupe rafle, en nombre, les juteux contrats de partenariats public-privé (PPP) consistant, pour des collectivités en mal de ressources publiques, à déléguer au privé la construction et la gestion de leurs équipements. Là encore imposées par les politiques d’austérité, les concessions de service public parachèvent cette discrète mais massive privatisation, qui se fait au détriment du contribuable… et au profit de Vinci.

 


Après le départ d’Antoine Zacharias, son PDG qui a fait scandale avec ses mirobolantes rémunérations, le groupe a su polir son image. À grand renfort de mécénat et de communication, Vinci s’affiche aujourd’hui comme une multinationale responsable et généreuse, parvenant ainsi à garder sous silence ses manœuvres d’« optimisation fiscale », le dumping social qui sévit sur ses chantiers ou le fiasco des PPP pour les finances publiques. L’entreprise peut aussi compter sur le soutien indéfectible de la classe politique, qui assure la survie d’un système de dépendance qu’elle a elle-même installé.

 


Mais le vent tourne. À Notre-Dame-des-Landes, comme ailleurs en Europe, le mouvement citoyen se renforce contre les projets inutiles et coûteux. Par son opiniâtreté, il ébrèche l’image de Vinci et contribue à exposer au grand jour les rouages de son ascension.

 

                     
                                                                                                                                                                                                                      Source : www.politis.fr
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Samedi 15 février 2014 6 15 /02 /Fév /2014 19:22

 

Source : www.eurojournal.net

 

Coup de geule : Honte à l’Europe !

13. Februar 2014
Bravo, l'Europe de Bruxelles ! Tu vas arriver à dégoûter les plus fervents défenseurs de l'Europe. Foto: BiiJii / Wiki Commons
Bravo, l'Europe de Bruxelles ! Tu vas arriver à dégoûter les plus fervents défenseurs de l'Europe.
Foto: BiiJii / Wiki Commons

                                                                                                                                                                                                             L’Europe trahit les principes des Droits de l’Homme

(KL) – Honte aux dirigeants européens ! Hier, à Bruxelles, la Commission des Affaires Intérieures du Parlement Européen a porté un coup grave à l’Europe des Droits de l’Homme. Avec 33 voix (et 17 abstentions), cette commission a refusé la motion 182 du rapport européen sur la protection de données et l’affaire de la NSA, rapport qui sera voté au Parlement à Strasbourg lors de la session du mois de Mars. Cette motion demandait «à tous les états-membres de l’UE de laisser tomber d’éventuelles poursuites judiciaires contre Edward Snowden et de lui proposer la protection contre les poursuites, l’extradition ou des verdicts de tiers parties, en reconnaissance de son statut de lanceur d’alerte et de défenseur international des Droits de l’Homme.» En refusant l’intégration de ce passage dans le rapport, les eurodéputés ont réussi la quadrature du cercle – ils ont produit un rapport sur le scandale de la NSA, sans même mentionner Edward Snowden (sans qui le monde n’aurait même pas connu l’étendue des activités de la NSA). Et surtout, ce vote constitue une trahison des Droits de l’Homme – en dehors de tout discours diplomatique, malgré l’annonce de la fin du scandale de la NSA décrétée aux Etats-Unis par François Hollande, tout le monde sait pertinemment que les USA organisent une chasse à l’homme. L’Europe humaniste préfère tourner le regard. Nous avons du être saoul lorsque nous avons voté pour ces 33 et 17 dirigeants-là.

On se demande pourquoi nos élus lêchent ainsi les bottes des Américains. Vous vous rendez compte ? Dans cette commission du Parlement Européen, pas une seule voix ne s’est levée pour défendre la sécurité et la liberté de celui qui a ouvert les yeux au monde ! On se fiche des raisons politiques et stratégiques qui ont poussé 33 élus à voter contre la motion 182, on se fiche des 17 abstentions (qui sont aussi graves que les votes contre – avons-nous élu des dirigeants pour que ceux-ci n‘aient même pas le courage d’avoir une opinion ?!) – la prestation de nos eurodéputés est de nature à dégoûter les Européens des prochaines élections.

Ils ont beau organiser des tables rondes et des colloques pour tenter de mobiliser les citoyens européens à aller voter – cela ne servira à rien, tant que nos dirigeants mènent une politique aussi lamentable. L’intox organisée autour de la personne d’Edward Snowden a prise, au moins chez ceux qui l’ont organisée. Pour la plupart des citoyens, par contre, Edward Snowden est et restera un héros, une sorte de Che Guevara de l’ère numérique et nos élus le sacrifient au profit d’une soi-disante amitié transatlantique ?

Si l’Europe défendait les valeurs humanistes, elle aurait protégé Edward Snowden depuis longtemps. Même les conservateurs auraient du voter pour la protection d’une vie humaine, car la chasse à l’homme à la sauce américaine n’est pas exactement autorisée par la Bible. Et que se passe-t-il ? Pas un seul parmi 50 eurodéputés siègeant dans cette commission n’a eu le courage d’agir pour les Droits de l’Homme ?

Le manque de courage de nos élus, la soumissions aux Américains qui eux, en échange, nous privent de nos libertés citoyennes, les stratégies négociées derrière les portes fermées de Bruxelles entre les représentants des groupes d’intérêts et leurs agents sur la scène politique – si vous cherchez des raisons pour le désamour entre les Européens et leurs institutions, ne cherchez pas plus loin. C’est avec ce visage inhumain, cynique, intéressé que nos dirigeants veulent nous faire cautionner leur politique par notre vote ? Et quoi encore ?

Et nous, au Rhin Supérieur, qui nous vantons sans cesse de vivre dans la région qui est le berceau de l’humanisme rhénan, Strasbourg, qui s’est auto-proclamée «capitale des Droits de l’Homme», nous avons fait quoi pour Edward Snowden ? Est-ce qu’on l’a convié au «Forum Mondial de la Démocratie» au mois de décembre à Strasbourg, en lui délivrant un sauf-conduit, que cela plaise ou non à ceux qui nous espionnent 24/24 ? Non. On y a discuté SUR Edward Snowden, mais on n’avait pas le courage de discuter AVEC Edward Snowden. Est-ce que Edward Snowden a été nommé «citoyen d’honneur» par la «capitale des droits de l’homme» ? Non. Est-ce qu’il a été retenu pour l’un des prix honorant des défenseurs des libertés et des Droits de l’Homme ? Bien sur que non. L’Europe préfère se prosterner devant les Américains.

Et est-ce que tous ces fins tacticiens sur le clavier politique ne comprennent pas que ce sont eux qui poussent les électeurs dans les bras des séducteurs qui nous guettent à l’extrême-droite ? Est-ce qu’ils ne comprennent pas qu’ils sont en train de mettre en péril le projet «Europe» ? Est-ce qu’ils ne comprennent vraiment pas que c’est leur attitude molle, lamentable et incompréhensible qui fait que les gens se détournent des institutions européennes?

Nos dirigeants se trompent en pensant que les gens ne veulent pas de l’Europe. Les gens ne veulent plus de cette Europe qui les trahit à répétition, les gens s’attendent à une Europe effectivement humaniste, sociale, solidaire – donc, une société radicalement opposée à l’idéal américain qui lui, mise sur la violence, l’uniformisation, la surveillance totale et une vie de robot.

Mais pour mieux faire, nos dirigeants européens devraient se remettre en question pour changer de cap. Les Européens ne veulent plus d’une Europe au service des intérêts financiers, des banques, des fabriquants d’armes, des Américains qui chassent et menacent ceux qui disent la vérité, les Européens ne veulent plus d’une Europe qui laisse en rade toute une génération de jeunes talents dans le Sud du continent, les Européens veulent que TOUS les Européens puissent mener une vie digne – mais nous ne voulons plus de cette Europe qui ferme les yeux devant des crimes et injustices cyniques.

Chers dirigeants, il vous reste 100 jours pour comprendre cela et pour nous proposer de vraies visions européennes. Si vous n’y arrivez pas, vous pourrez regarder avec nous la prise du pouvoir en Europe par ceux qui prêchent la haine, la violence, le nationalisme. Et si cela devait se produire, vous en serez entièrement responsables. 100 jours. Pas plus.

 

 

Source : www.eurojournal.net

 


 

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