Alertes- Ce que vous devriez savoir

Mercredi 19 mars 2014 3 19 /03 /Mars /2014 17:11

 

Source : blogs.mediapart.fr/blog/la-redaction-de-mediapart

 

CO2 : la carte de la pollution mondiale


Depuis plusieurs jours, les médias et le gouvernement nous alertent sur la qualité de l’air, mettant en cause principalement les particules fines et oubliant un peu le CO2. L'infographie interactive ci-dessous permet de voir l’évolution des émissions de dioxyde de carbone dans une quarantaine de pays entre 1971 et 2007, de comparer les taux d’émissions de différents pays à une date donnée, d'inspecter l’évolution des émissions en France et ailleurs, et d’évaluer ainsi l’impact des politiques de diminution d’émissions suite à la ratification de différents traités internationaux sur l’environnement, comme le protocole de Kyoto. Cette infographie interactive a été développée par Jeremy Boy, chercheur en sciences de l'information et de la communication, afin d'étudier le comportement des internautes vis-à-vis de la visualisation « narrative » de données. En naviguant dans ce site, vous participez donc à sa recherche.

 


Objectif et méthodologie de la recherche

La littérature en InfoVis (Information Visualization) déclare souvent qu’une visualisation narrative (storytelling) peut engager le lecteur dans l’exploration de données. Le travail de thèse de Jeremy Boy consiste à vérifier cette idée reçue.

Pour mesurer la capacité de la narration à engager le lecteur dans l’exploration des données, le chercheur trace toutes les actions de bas niveau (interactions, temps passé, etc.) des lecteurs. Les données sont enregistrées à l’aide d’un système de traces développé à l’Inria dans le cadre de ce travail de recherche. Les données recueillies sont anonymes et ont pour vocation d’être utilisées uniquement pour ce projet. Les données ne seront pas partagées avec un tiers.

Etre relayé par Mediapart contribue « grandement à la validité écologique l'étude. Cela nous permettra d’avoir accès à un terrain intéressant composé de lecteurs réels situés dans des conditions réelles », écrit le chercheur.

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Ce projet s’inscrit dans le travail de thèse de Jeremy Boy en Sciences de l'Information et de la Communication.
Cette thèse est co-encadrée par Françoise Detienne (CNRS / Telecom ParisTech) et Jean-Daniel Fekete (Inria), avec le support de Remy Bourganel (EnsadLab). Ce travail est financé par l’Inria/Équipe Aviz.

Jeremy Boy est diplomé de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) en design graphique / multi-média. Il est actuellement doctorant à l’Édite de Paris, inscrit à Télécom ParisTech. Il travaille principalement dans les laboratoires Aviz (Inria) et Sociable Media (EnsadLab). En parallèle, il poursuit une activité de designer graphique en freelance. Pour plus d’information
sur son travail, veuillez consulter son site: http://jyby.eu.

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Mardi 18 mars 2014 2 18 /03 /Mars /2014 23:32

 

Source : www.reporterre.net

 

Le trafic des pesticides interdits est en plein boom

Olivier Mary (Reporterre)

mardi 18 mars 2014

 

 

 

Les fraises sont bourrées de pesticides interdits de longue date. On trouve aussi de ces poisons dans les carottes, radis, abricots, selon un rapport officiel passé inaperçu. Un véritable trafic de ces pesticides est en place, et se développe continuement. L’administration n’a plus les moyens de l’enrayer.


Fin 2013, la Direction générale de l’alimentation du ministère de l’agriculture (DGAL) a rendu publique une note d’information, faisant le bilan des plans de surveillance et de contrôle mis en œuvre par l’organisme en 2012. Les résultats sont édifiants.

Sur les 546 échantillons prélevés à la récolte, dont 324 échantillons de légumes et 222 de fruits, 55 présentent des résultats supérieurs aux limites maximales de résidus (LMR) et/ou des substances actives sans autorisation de mise sur le marché sur la culture (voir page 76 du document) :

Quarante-et-un d’entre eux affichent à la fois des traces de molécules interdites et dépassent les limites autorisées. Carottes, radis, abricots, ou concombres : aucun n’est épargné :

Mais c’est le cas des fraises qui est le plus inquiétant. Déjà révélé en juillet 2013 par une enquête de l’association Générations Futures, l’épandage en quantité de produits phytosanitaires parfois interdits par l’Union européenne, en particulier sur ces fruits rouges, est confirmé par les fonctionnaires du ministère de l’agriculture.

Imidaclopride, Pymétrozine, Acetamipride, Dicofol, et Endosulfan, voici le cocktail explosif présent sur les fraises contrôlées par le ministère. Le Dicofol, s’il n’est pas parmi les produits les plus toxiques, est quand même interdit depuis 2010 par les autorités de Bruxelles. Quant à l’Endosulfan, il est prohibé depuis 2008 suite à une décision européenne prise en 2005 !

En 2011, des représentants de 127 gouvernements se sont réunis à Genève afin de limiter la présence de cette substance dans les pesticides et insecticides et l’ont inscrite sur la liste noire de la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP). L’objectif est son interdiction complète.

Irritations, hyperplasies de la thyroïde, diminutions de taux des hormones, voici quelques-uns des effets constatés chez les mammifères. Mais il est aussi extrêmement toxique pour les poissons d’eau douce, oiseaux et abeilles. Comment expliquer que l’on retrouve ce poison en de telles proportions plusieurs années après son retrait du marché européen ?

Des achats transfrontaliers illégaux

« Il est certain que certains agriculteurs se fournissent en produits phytosanitaires interdits à l’étranger, et notamment en Espagne, où, pendant des années, on a beaucoup utilisé l’Endosulfan dans des plantations de poivrons, » dénonce François Veillerette, porte parole de Générations Futures.

Un constat partagé par l’industrie des pesticides : « En Languedoc-Roussillon, ces importations pourraient représenter 70 % du marché total, évalué à trente millions d’euros. Il s’agit principalement de produits génériques achetés sous le couvert d’une AMM [autorisation de mise sur le marché] espagnole, qui n’ont pas fait l’objet d’une demande d’homologation en France ou, plus grave, de produits interdits en France mais vendus en Espagne par dérogation obtenue au motif de nécessité locale absolue. Tel a été, pendant des années, le cas de l’arsenic de sodium interdit en France depuis 2002 », a reconnu lors d’une audition au Sénat Daniel Roques, président de l’Association des Utilisateurs et Distributeurs de l’Agro-Chimie Européenne (AUDACE).

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

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Vendredi 14 mars 2014 5 14 /03 /Mars /2014 20:27

 

Source : animaux.blog.lemonde.fr

 

Amériques: le cauchemar des chevaux en fin de carrière

 

 

Des chevaux émaciés, malades ou blessés s’échangeant à bas prix sur les marchés aux enchères. Des bétaillères bondées, parcourant des milliers de kilomètres sans distribution d’eau ni de nourriture. Des centres de rassemblement regroupant des milliers d’animaux exposés au nord à la neige et au grand froid, au sud au soleil ardent ...  Tel est le calvaire qu’endurent la plupart des chevaux traversant les Etats-Unis, le Canada, le Mexique, l'Uruguay ou l'Argentine avant de finir... dans les supermarchés français. Donc dans nos assiettes. Une réalité au parfum de scandale que révèle aujourd’hui l’association française L214 , spécialisée dans la défense du mieux-être des animaux d’élevage, au sortir d’une vaste enquête internationale menée en 2012 et 2013 avec les associations Tierschutzbund Zürich (Suisse), Animals Angels (USA), GAIA (Belgique) et Eyes on Animals (Pays-Bas).

Pour collecter leurs sinistres images, réunies dans un documentaire d'une trentaine de minutes, ces enquêteurs militants sont allés partout : sur les marchés aux enchères, dans les stations de collectes et les enclos d'exportation, aux points de contrôles vétérinaires, dans les feedlots (parcs d'engraissements intensifs) et dans les abattoirs. « Nous avons filmé de nombreux chevaux avec des plaies ouvertes, des yeux crevés, des membres déboités ou cassés, laissés sans soin ; d'autres morts, en décomposition, dans les feedlots », énumèrent-ils.  En plus d’être traités de façon indigne, ces chevaux ont souvent reçu au cours de leur vie des anti-inflammatoires de type phénylbutazone : une substance potentiellement dangereuse pour la consommation humaine, et interdite d’usage sur les animaux destinés à la boucherie dans l'Union européenne.

Dans plusieurs pays d’Amérique, « la phénylbutazone est en vente libre, les contrôles vétérinaires sporadiques, les registres inexistants ou non fiables », explique Brigitte Gothière, porte-parole de L214, qui précise que « plusieurs chevaux ayant reçu de la phénylbutazone ont été tracés jusque dans les abattoirs canadiens ». Les chevaux n’étant pas, à de rares exceptions près, considérés comme de la nourriture potentielle sur le continent américain - en Argentine, une loi en interdit même la commercialisation -, leurs propriétaires ne sont pas alertés sur le fait qu’ils finiront à la casserole. Selon les enquêteurs, ce sont le plus souvent« des animaux en fin de carrière (sport, travail ou loisirs), vieux, malades ou blessés, considérés comme désormais inutiles ou encombrants ». En bonne logique, ils ont donc reçu durant leur vie des traitements correspondant aux pathologies de leur espèce.

Pour les associations de défense des animaux d’élevage, le pire n’est pas ce (relatif) danger sanitaire.  Ce qui leur semble le plus inacceptable au regard des normes  de l’Union, ce sont les conditions de transport des chevaux. «  Si un abattoir, pour exporter, doit être agréé et appliquer la réglementation européenne, il n’est rien exigé concernant le transport », expliquent-elles. En Europe, le transport des animaux d’élevage est encadré, depuis 2005, par un règlement assez restrictif .Mais sur le continent américain, les législations sont très différentes.

« Les chevaux, précisent-elles, peuvent légalement être transportés jusqu’à 36 heures d’affilée en Argentine, en Uruguay et au Canada (contre 24h en Europe), dans des bétaillères sans ventilation, sans séparation voire sans toit. Il n’est alors pas rare de trouver des chevaux piétinés par les autres, des chevaux déshydratés et épuisés par ces transports très longs et éprouvants. Nous en avons rencontrés beaucoup au cours de notre enquête ».

En conséquence, L214 demande aux supermarchés français – Carrefour, Système U, Cora, Leclerc, Auchan, Intermarché, Casino - « de prendre leur part de responsabilité et de stopper les ventes de viande de cheval en provenance de ces pays, pour ne pas contribuer à maintenir le système en place et faire subir aux animaux des traitements cruels et illégaux en Europe ». Un vœu plus facile à formuler qu’à réaliser : en 2012, la France a importé 16.900 tonnes de viande de cheval pour une valeur de plus de 66 millions d'euros, dont au moins 60% provenait du continent américain.

Catherine Vincent

 

 

Source : animaux.blog.lemonde.fr

 

 

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Jeudi 13 mars 2014 4 13 /03 /Mars /2014 16:30

 

Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

« Ondes, science et manigance »

Comment les géants de la téléphonie parviennent à semer le doute scientifique

par Simon Gouin 13 mars 2014

 

 

 

 

 

Semer le doute, financer des experts, alimenter la contradiction par de fausses recherches, jouer sur les mots : le documentaire Ondes, science et manigances nous plonge dans les stratégies des industriels de la téléphonie pour éviter tout débat sur les risques sanitaires des ondes électro-magnétiques. Pourquoi, malgré des centaines de recherches scientifiques, les responsables politiques peinent-ils à adopter des lois pour mieux protéger les populations ? Entretien avec les deux auteurs, Nancy de Méritens et Jean Heches.

 

Basta ! : Pourquoi avez-vous réalisé ce film ?

Jean Heches : Notre film est parti de cette question : comment les autorités sanitaires comme l’Organisation mondiale de la Santé peuvent nier la toxicité des rayonnement électromagnétiques, alors que des éléments scientifiques alimentent une importante controverse ? Dans le domaine scientifique, on ne peut parler de « preuve » que si on peut identifier les mécanismes d’action qui déclenchent une maladie. C’est la preuve absolue. Pour l’amiante, par exemple, comme on retrouve des particules dans les organismes malades, on a la preuve que le cancer a été déclenché par la fibre, visible au microscope. Entre ce niveau de preuve et le début d’un doute sur un agent toxique, il y a une gradation de la preuve à plusieurs niveaux. Aujourd’hui, avec la téléphonie mobile, on est à mi-chemin, avec une classification « probablement cancérigène ».

Mais comme nous ne sommes pas au plus haut niveau de la preuve, avec la connaissance des mécanismes d’action, les industriels martèlent : « Il n’y a pas de preuves ! ». Sous entendu, pas de preuve absolue. Il a fallu 30 ans pour comprendre le rôle du tabac dans le déclenchement du cancer du poumon. Les industriels, en exigeant la preuve absolue, gagnent du temps et écoulent leurs produits. Étrangement, l’OMS reprend cette terminologie : pas de preuves, donc pas d’effets.

Nancy de Méritens : On peut expliquer cette position en examinant les parcours des responsables de l’OMS. Le créateur du département ondes électromagnétiques, Michael Repacholi, a travaillé pour l’industrie nucléaire, puis comme expert pour les industries de l’électricité et de la téléphonie. Depuis son départ de l’OMS, il continue à faire la promotion de la technologie du « sans fil » pour les industriels. L’actuelle responsable, Emilie Van Deventer, est ingénieure en électronique et n’a aucune compétence médicale. Elle a co-signé des études avec des scientifiques qui sont au-delà du conflit d’intérêt. Ce sont des « scientifiques mercenaires », à la solde de l’industrie qui produisent une « fausse science », qu’ils arrivent à faire publier dans des revues à comité de lecture et polluent la vraie recherche. Ces « scientifiques » travaillent au sein de cabinets de défense de produits, des agences de communication spécialisées dans les questions scientifiques pour les industries à problème.

 

)

 

Quel est le rôle de ces cabinets de défense de produit ?

Jean Heches : Les premiers cabinets de défense de produits apparaissent aux États-Unis dans les années 50, pour défendre l’industrie du tabac, au moment où sont établis les premiers indices de la nocivité de la cigarette. Les ventes baissent. Grâce à des documents confidentiels déclassifiés, on sait que les industriels de la cigarette ont mis en place une stratégie qui s’appuie sur la création d’un doute scientifique artificiellement construit. Ils financent des études qui ne trouvent plus les résultats négatifs des études initiales. Ils communiquent alors sur ces études pour jeter le doute sur les premières, en disant : « Avant de pénaliser une industrie importante, il faut plus de preuves ». Dans le doute, les politiques ne prennent pas de décision. Ils retardent les lois pendant 30 ans, en vendant des milliards de paquets de cigarettes et en provoquant probablement la mort de milliers de personnes, qui croyaient que le tabac est inoffensif. Ces méthodes sont appliquées dans tous les domaines qui posent question : réchauffement climatique, OGM, pesticides, dioxine…

Nancy de Méritens : On retrouve les mêmes méthodes pour l’industrie de la téléphonie mobile. Avec le même scénario : dans les années 90, des études révèlent la toxicité des ondes électromagnétiques. Les gens annulent leurs abonnements. On a les preuves que Motorola met en place, à cette époque, une stratégie de défense de produit, en faisant appel au cabinet « Exponent » spécialisé dans les industries à problèmes. Les industriels financent ensuite beaucoup de recherches... qui ne trouvent pas d’effets nocifs à cette technologie. Ils financent aussi les universités en créant des liens de dépendance entre l’industrie et les étudiants, qui pourront devenir des collaborateurs serviables.

Des scientifiques qui travaillent pour ces cabinets ou des officines de promotion de l’industrie attaquent les chercheurs indépendants qui continuent à trouver des résultats inquiétants. Ce harcèlement à base de calomnie a pour but de nuire à la réputation des lanceurs d’alerte. Et partout dans le monde, des scientifiques en situation conflits d’intérêts, ou proches de l’industrie, siègent dans les instances de régulation sanitaire. Ce sont eux qui définissent les normes sanitaires sur la base de la « fausse science » déployée par l’industrie.

 

Dans le cas des ondes électromagnétiques, vous parlez de la « science au poids »...

Nancy de Mértiens : Les industriels financent souvent des « réplications », qui ne vont pas trouver les mêmes résultats que l’étude initiale. Ensuite, ils vont mettre ces études en parallèle : « Regardez : trois études montrent des effets négatifs et cinq études ne montrent rien. » C’est de la science au poids ! La réplication d’une étude est presque un non-sens, puisque de nombreux paramètres changent d’un labo à l’autre, le matériel, la situation géographique, le personnel, certains produits utilisés... Et parfois, on observe des modifications importantes dans les réplications, comme la durée d’expositions des rats, par exemple 30 minutes au lieu de deux heures dans l’étude initiale. Comme les décideurs lisent juste les conclusions des études, et qu’ils ne s’intéressent pas aux conflits d’intérêts de ces scientifiques, cela fonctionne.

Jean Heches : Les industriels ont dominé la recherche ces dernières années. Du coup, si on comptabilise les études « au poids », c’est plutôt le « pas de risque » qui l’emporte. Par contre, dans l’épidémiologie, l’étude des facteurs déclencheurs de maladies sur les populations, il y a des signaux inquiétants, sur les gros utilisateurs de téléphones, dont la probabilité d’avoir un cancer du cerveau est augmentée. Ces études ne peuvent pas être répliquées mais elle peuvent être ré-interprétées. C’est ce que vendent les cabinets de défense de produits aux industriels.

 

Dans votre film, vous citez une étude danoise emblématique de cette manipulation...

Jean Heches : Une véritable « prestidigitation scientifique ». Dans cette étude danoise sur les utilisateurs de téléphones portables, sur les 700 000 cas étudiés, les chercheurs ont écarté de l’étude 200 000 utilisateurs qui avaient des abonnements professionnels, donc les plus gros utilisateurs, ceux qui ont le plus de risques de développer des cancers. Si vous enlevez les gros fumeurs d’une étude sur le tabac, les chiffres seront faussés... Dans la présentation de leur étude devant la presse et les politiques, ils font leur mea culpa : « Il y a un gros problème de mauvais classement, en effet, mais néanmoins, l’étude fournit des preuves d’absence de risque de tumeur cérébrale majeure. » Hop, le tour est joué !

Cette étude a été ensuite largement reprise par les agences de santé publique, sur le net, partout. Pas étonnant que la plupart des gens croient que les ondes sont inoffensives. Ce qu’on oublie aussi de dire, c’est qui a financé cette étude : des opérateurs de téléphonie danois, à travers une fondation !

 

Vous avez aussi rencontré des victimes des ondes électromagnétiques, et notamment des personnes électrohypersensibles (EHS).

Jean Heches : Nous avons suivi des électrosensibles en Suède quand la 4G était déployée. La Suède est un enfer pour les électrosensibles ! La prise en charge proposée par l’Etat implique que les EHS acceptent de passer par la case psychiatrique et suivent une thérapie cognito-comportementale pour apprendre à se concentrer sur autre chose que leurs symptômes, quand ils souffrent. Pour avoir vécu le quotidien d’Ulrika, que l’on suit dans son déménagement dans le film, c’est une solution inadaptée à la situation des EHS. Elle est un cas extrême : elle vivait à côté d’un émetteur de télévision étant enfant, elle a travaillé ensuite comme commerciale avec son téléphone portable à l’oreille huit heures par jour. Elle ressent les antennes relais, les portables, les radars embarqués dans les avions, la WIFI des voisins, qui lui procurent des maux de têtes violents, des troubles de la circulation sanguine, des convulsions, et de l’atonie musculaire. Quand la goutte fait déborder le vase, par exemple un portable dans la rue, elle s’effondre par terre, ses muscles ne la portent plus. Quand elle s’éloigne ou se protège des rayonnements, ses symptômes s’atténuent et elle récupère. Elle a dû quitter son travail, la ville où elle habite pour une maison isolée en pleine nature.

Le plus tragique dans son histoire c’est que personne ne la croit. Elle souffre à longueur de journée. J’avais l’impression de faire un film sur la torture à Guantanamo en étant à leurs côtés. Le plus choquant, c’est que ces symptômes sont connus depuis les années 1970. L’armée américaine a étudié les effets des ondes pulsées des radars (la même technologie que les téléphones portables) sur les personnels des bases aériennes. On sait depuis quarante ans que cette technologie est nocive. Les militaires ont aussi noté la recrudescence des cancers des personnels exposés aux radars. Même si les normes d’exposition ont baissé, l’étude Interphone, en 2009, a montré que les gros utilisateurs de portables avaient un risque accru de cancer du cerveau. En épidémiologie, le suédois Leonard Hardell a montré de son côté que les adolescents avaient cinq fois plus de probabilité de développer des cancers du cerveau que les adultes à cause de l’usage des téléphones portables.

 

Vous êtes allés dans le Nord de la France, à Rexpoëde, où des cancers rarissimes sont apparus chez deux enfants d’une école située à proximité d’une antenne relais.

Nancy de Méritens  : Suite à cette affaire, l’association Priartem a tenté de déclencher une enquête sanitaire. Les services de l’État freinent des quatre fers, au motif qu’il faudrait un troisième enfant malade ! En France, il y a quand même six exemples où des enfants sont atteints de maladies rares, avec des installations à proximité des écoles. Les autorités se rangent du côté des industriels et n’ont pas une attitude précautionneuse. Les attributions de fréquences rapportent beaucoup d’argent à l’État, et le chantage à l’emploi n’est pas loin. Et puis, beaucoup de politiques confondent avancée technologique et progrès de civilisation. La manipulation de la connaissance est une véritable régression pour une civilisation, un retour à l’obscurantisme.

Jean Heches : Il y a quand même un aspect positif dans tout ça. Dans le film on peut voir à quel point le travail de la société civile est important. Si les associations n’allaient pas au charbon dans les conférences scientifiques, les auditions, ou dans les médias, les scientifiques mercenaires auraient la voie libre. Certains accusent les associations d’être « d’horribles groupes de pressions » qui attaquent les pauvres industriels qui ne peuvent plus travailler. C’est impressionnant de voir, malgré le déséquilibre des forces, comment les associations mettent en échec cette mécanique énorme. C’est un des aspects importants que nous avons voulu montrer dans le film, pour que les gens comprennent qu’ils peuvent agir et que cela donne des résultats.

Propos recueillis par Simon Gouin

Ondes, science et manigances sort en salle le 19 mars. En savoir plus ici

Photo de une : antenne de Breitenbach, en Alsace (Ondes, science et Manigances)

 

A lire sur Basta !  :
- Comment les industriels utilisent la science comme un instrument de propagande

Sur les ondes :
- Wifi, téléphonie, antennes : les députés plus sensibles aux intérêts commerciaux qu’à la santé des consommateurs ?
- Ondes électromagnétiques : vers un nouveau scandale sanitaire ?
- Opérateur de téléphonie cherche population cobaye
- Ondes électromagnétiques : encore une loi aux oubliettes

 

 

 

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Source : www.bastamag.net

 

 

 

 

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 17:10

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Le coup d’Etat ukrainien a bien été piloté par les Etats-Unis : la preuve

Le Yéti - voyageur à domicile

Publié le 11/03/2014 à 16h08

 

 

« L’arroseur arrosé », rigole Olivier Berruyer sur son site les-crises.fr en transcrivant la fameuse discussion téléphonique piratée entre Olivia Nuland, sous-secrétaire d’Etat américaine pour l’Europe et l’Eurasie d’Obama, et l’ambassadeur américain en Ukraine Geoffrey Pyatt. Dire qu’il y en a encore pour croire que Poutine est le seul responsable de la crise ukrainienne !

Cet enregistrement, datant vraisemblablement de fin janvier 2014, est disponible sur le web. Le fait qu’il ait été révélé par les autorités russes ne le rend pas moins crédible.

 

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L’enregistrement de la conversation Nuland-Pyatt (en anglais)

On s’étonnera juste – ou au contraire, on ne s’étonnera pas du tout – qu’aucun média occidental n’ait jugé bon de mettre l’ensemble du texte un peu plus en évidence (à part le savoureux « fuck the EU ») tant il est accablant pour les autorités américaines.

Vous voulez juger par vous-mêmes ? Voici la transcription en français de la conversation entre une ministre américaine et un ambassadeur en poste dans un secteur très sensible.

« Je ne pense pas que Klitsch devrait être dans le gouvernement »

Victoria Nuland  : Que pensez-vous ?

Geoffrey R. Pyatt : Je pense que nous jouons. La pièce Klitschko [ex-boxeur et leader des émeutiers de la place Maïdan, ndlr] est évidemment l’électron le plus compliqué ici, en particulier le fait qu’on l’ait annoncé comme vice-Premier ministre. Vous avez vu mes notes sur la difficulté du mariage en ce moment, nous essayons d’obtenir une lecture très rapide pour savoir s’il fait partie de l’équipe. Mais je pense que votre raisonnement à son sujet, que vous aurez besoin de lui dire – je pense que c’est le prochain coup de téléphone que vous souhaitez organiser – est exactement celui que vous avez fait à Yats [surnom de Iatseniouk, actuel Premier ministre ukrainien]. Je suis heureux que vous l’ayez mis sur la sellette (…) Il s’inscrit dans ce scénario. Et je suis très heureux qu’il a dit ce qu’il a dit.

Victoria Nuland  : Bon. Je ne pense pas que Klitsch [surnom de Klitschko] devrait être dans le gouvernement. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire, je ne pense pas que ce soit une bonne idée .

Geoffrey R. Pyatt : Oui, je veux dire… je suppose… Pour ce qui est de sa non-participation au gouvernement, je serais d’avis de le laisser en dehors pour qu’il se consacre à ses obligations politiques. Je ne fais que réfléchir, pour trier les options pour avancer, nous voulons garder ensemble les démocrates modérés. Le problème sera avec Tyahnybok [leader du parti ultranationaliste Svoboda] et ses gars. Et, vous savez, je suis sûr que cela fait partie du calcul de Ianoukovytch [président ukrainien déchu].

« Je pense Yats, c’est le gars »

Victoria Nuland  : Je pense Yats, c’est le gars. Il a de l’expérience économique et de l’expérience de gouverner. C’est le gars. Vous savez, ce qu’il a besoin, c’est que Klitsch et Tyahnybok restent à l’extérieur. Nous aurons besoin de leur parler quatre fois par semaine. Vous savez, je pense juste que si Klitschko entre, il va devoir travailler à ce niveau avec Iatseniouk, c’est juste que ça ne va pas marcher…

Geoffrey R. Pyatt : Ouais, ouais , je pense que c’est vrai. Ok , bon. Souhaitez-vous que nous organisions un appel avec lui comme prochaine étape ?

Victoria Nuland  : Ma conception de l’appel dont vous parlez, c’est que les trois grands participent à leur propre réunion et que Yats leur propose dans ce contexte. Vous le savez, une conversation « trois plus un » ou « trois plus deux » si vous participez. C’est ainsi que vous le comprenez ?

Geoffrey R. Pyatt : Non, je pense que c’est ce qu’il a proposé, mais connaissant leur dynamique interne lorsque Klitchko était le chien dominant, il va prendre son temps avant de se pointer à une de leurs réunions et doit déjà être en train de parler à ses gars. Donc je pense que si vous vous adressiez directement à lui, cela aiderait à faire de la gestion de personnalités parmi les trois. Cela vous donne également une chance d’agir vite sur tout cela et nous permettra d’être derrière avant qu’ils s’assoient et qu’il explique pourquoi il n’est pas d’accord.

Victoria Nuland  : Ok. Bon. Je suis heureuse. Pourquoi ne le contacteriez-vous pas pour voir si il veut parler avant ou après.

Geoffrey R. Pyatt : Ok, je vais le faire. Merci.

« Nous pourrions faire tomber la crêpe du bon côté »

Victoria Nuland  : Je ne me souviens pas si je vous ai dit ou si je n’en ai parlé qu’à Washington : quand j’ai parlé à Jeff Feltman [sous-secrétaire des Nations unies pour les Affaires politiques] ce matin, il avait un nouveau nom pour le type de l’ONU : Robert Serry [envoyé de l’ONU en Crimée, renvoyé comme un malpropre]. Je vous ai écrit à ce sujet ce matin.

Geoffrey R. Pyatt : Oui, j’ai vu cela.

Victoria Nuland  : Ok. Il a obtenu aujourd’hui, à la fois de Serry et de Ban Ki-moon (secrétaire général de l’ONU), que Serry vienne lundi ou mardi. Ce serait formidable, je pense, ça aiderait à souder ce projet et d’avoir l’aide de l’ONU pour le souder et, vous savez quoi, de baiser l’Union européenne [le fameux « fuck the EU »].

Geoffrey R. Pyatt : Non, exactement. Et je pense que nous devons faire quelque chose pour le faire coller à nous, parce que vous pouvez être sûre que s’il commence à prendre de l’altitude, les Russes vont travailler dans les coulisses pour essayer de torpiller. Et encore une fois le fait que c’est sur la place publique en ce moment, dans ma tête, je suis encore à essayer de comprendre pourquoi Ianoukovytch (…) ça. En attendant, il y a actuellement une réunion d’un courant du Parti des Régions et je suis sûr qu’il y a un débat très animé dans ce groupe à ce sujet. Mais de toute façon , nous pourrions faire tomber la crêpe du bon côté si nous nous agissons rapidement. Alors laissez-moi travailler sur Klitschko et si vous pouvez juste conserver… Je pense que nous devrions juste chercher à trouver quelqu’un avec une personnalité internationale pour accoucher de notre projet. L’autre question concerne Ianoukovytch, mais nous en reparlerons demain, nous verrons comment les choses commencent à se mettre en place.

Victoria Nuland  : Donc, sur ce point, Jeff, quand j’ai écrit la note, Sullivan [conseiller à la sécurité nationale du vice-président américain] m’a répondu d’une manière très formelle en disant que j’avais besoin de Biden [vice-président des Etats-Unis] et j’ai dit probablement demain pour les bravos et pour réussir à faire coller les détails. Donc, Biden est prêt.

Geoffrey R. Pyatt : Ok. Très bien, merci.

Et le coupable est...

Bon, ça va, vous avez compris ? Qui osera dire après ça que les Etats-Unis d’Obama n’ont pas récupéré ce qui était au départ un mouvement de révolte populaire pour piloter directement le coup d’État ukrainien ? On notera qu’en s’excusant officiellement pour sa sortie sur ses pâles comparses européens, Victoria Nuland a de fait authentifié la réalité de cette conversation.

Les anglophones auront de plus apprécié le langage trivial employé par Mrs Nuland. A peu près aussi vulgaire que celui tenu par un ex-président français placé sous écoute par la justice de son propre pays. C’est qu’on se s’embarrasse guère de délicatesse chez les voyous.

Reste qu’il se trouvera toujours des sceptiques – ou affectant de l’être – qui hurleront au complotisme, ou en appelleront à la présomption d’innocence, ou tenteront de détourner l’attention sur les méfaits du vilain Poutine.

Je renvoie ceux-là à l’ensemble des billets consacrés à la crise ukrainienne par Olivier Berruyer qui, en bon actuaire, n’est pas du genre à avancer des affirmations sans sérieux biscuits.

 

Source : blogs.rue89.nouvelobs.com

 

 

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Mardi 11 mars 2014 2 11 /03 /Mars /2014 16:54

 

Source : rue89.nouvelobs.com

 

 

Ce qui nous arrive sur la Toile 11/03/2014 à 11h40

Données persos : Européens, lisez bien la petite histoire de ce père américain

Xavier de La Porte | France Culture

 

 

Les négociations des accords de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Union européenne (accords dits TTIP) ont donc commencé lundi. Parmi les questions abordées, celle des données personnelles. L’enjeu est à peu près le suivant : les gros acteurs américains de l’Internet (Google et Facebook) aimeraient que les négociateurs américains obtiennent un allègement des règles de protection des données personnelles en Europe, estimant que ces règles sont trop rigides et donc un frein à leur activité.

Avant de se demander si les revendications américaines sont légitimes, il y a deux obstacles majeurs au fait même que cette négociation puisse avoir lieu. Le premier obstacle est évident : vues les révélations apportées par l’affaire Snowden, et notamment le fait que les données personnelles récoltées par ces grands acteurs numériques américains soient légalement et illégalement siphonnées par les services de renseignement américain à des fins obscures, ce fait engage assez peu à un allègement de règles de protection.

Second obstacle, a lieu depuis des mois au sein des institutions européennes un débat autour des données personnelles et de leur protection et pour le moment, rien n’a été voté, des voix s’élèvent donc logiquement pour avancer qu’il est absurde d’intégrer dans des négociations une question sur laquelle l’Europe n’a pas encore de position arrêtée. Ces voix ont-elles été entendues ? Je ne sais pas. Manifestement pas. La protection des données personnelles a l’air de faire partie des négociations. Mais quel est le mandat des négociateurs ? Quelle est leur marge de manœuvre ? On n’en sait rien. C’est « restricted », comme on dit dans le langage de la Commission.

Vous me direz, de toute façon on n’y comprend rien à ces questions d’accords de libre-échange, de données personnelles, qu’est-ce que change que l’on négocie ou pas sur les données personnelles ?

Ce que mon magasin sait de moi

Eh bien, ça change pas mal et pour vous en convaincre, je vais vous raconter une histoire. Elle s’est déroulée il y a deux ans aux Etats-Unis, dans la banlieue de Minneapolis. Un homme en colère demande à voir le directeur de sa grande surface habituelle, un Target (une chaîne de grands magasins qui, vous allez voir porte merveilleusement son nom). Il est très énervé parce sa fille, qui a 16 ans, qui est encore au lycée, reçoit des publicités provenant de Target lui vantant des habits de bébé et des couches. « Vous voulez la pousser à tomber enceinte ? » demande-t-il au directeur, qui ne sait pas bien quoi répondre, et qui est gêné au point que deux jours plus tard, il appelle l’homme pour s’excuser à nouveau.

 


Un chariot plein de jouets, dans un Target de Miami (Floride), décembre 2013 (Joe Raedle/Getty Images/AFP)

Sauf que cette fois-ci, c’est l’homme qui s’excuse :

« J’ai parlé avec ma fille. Il se passait chez moi des choses dont je n’étais pas au courant, elle est enceinte. C’est pour août. »

Tout cela a donné lieu à une vaste enquête sur les méthodes de la chaîne Target. Où on s’est aperçu que la chaîne avait un système de publicité ultraciblée, le document papier envoyé au domicile pouvant être personnalisé quasiment à l’unité. Où on s’est aperçu que cette publicité ultraciblée était le fruit d’un travail très précis et très savant de récolte de données et de travail de données, un travail dû à un jeune statisticien du nom de Andrew Pole.

Le principe est simple : en faisant vos courses, vous donnez un nombre incalculable d’informations sur vous-mêmes, en prenant une carte de fidélité vous permettez qu’elles soient associées à un nom, à une adresse. Et le tour est joué. Ensuite, il suffit de faire un gros travail statistique, de construire les algorithmes qui font le lien entre des habitudes d’achat, l’évolution dans ces habitudes et des changements dans la vie (le fait d’avoir un gigantesque corpus permet de faire des liens de corrélation très fins, entre par exemple le changement de type de savon acheté et la grossesse, le fait de ne plus acheter tel type d’aliment et une maladie, etc.). Ainsi, le magasin sait du client ce que ses proches peuvent ignorer.

Le pouvoir de nous rendre prévisibles

La négociation sur la protection des données personnelles pose des questions simples : dans quel monde voulez-vous vivre ? Voulez-vous qu’on vous dise ce dont vous allez avoir envie avant même vous ne le sachiez ? Voulez-vous vivre dans un monde où vous recevez une publicité pour des obsèques parce que vous avez reçu des résultats d’examens médicaux par e-mail et que les algorithmes sont moins précautionneux que votre médecin ? Etes-vous d’accord pour donner à ceux qui peuvent récolter les données et les travailler le pouvoir gigantesque de vous rendre prévisible ? Il s’agit là de questions de philosophie politique.

Alors voilà, je le dis franchement. Ces questions, j’aimerais autant qu’on en discute avant, plutôt que n’y réponde un accord qui s’occupe trop de commerce pour s’intéresser à la philosophie politique. Ou alors, le commerce tient lieu de philosophie politique, mais là, on n’a plus grand-chose à dire.

 

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Mercredi 5 mars 2014 3 05 /03 /Mars /2014 23:34

 

Source : www.initiativecitoyenne.be

 


Vaccins: l'OMS avoue qu'elle met la santé du monde en danger

 

Mercredi 5 mars 2014

Obsession vaccinale - une pure folie

Pour ceux qui n'ont toujours rien pigé sur les vaccins, voici des aveux supplémentaires et pas n'importe lesquels, ceux de la "grande" OMS, qui devraient faire comprendre à la fois l'ampleur du cynisme et l'irresponsabilité criminelle des prétendus "experts" mondiaux auxquels toutes les nations du monde obéissent pourtant au doigt et à l'oeil. Car il faut appeler un chat un chat et oser voir la responsabilité que nous avons tous vis-à-vis des générations futures dont l'avenir et la qualité de vie sont clairement et directement menacés par ces insoutenables manoeuvres d'apprentis-sorciers. Voici un extrait du rapport du Comité Consultatif sur la sécurité des vaccins de l'OMS (GACVS) de décembre 2013, tel que repris sur le site Mesvaccins.net :

 

 

Vaccin chimère contre l'encéphalite japonaise

 

Il s'agit d'un vaccin vivant, produit par recombinaison ciblée de virus de la fièvre jaune atténué (virus 17D utilisé comme vaccin anti-amaril) et de virus de l'encéphalite japonaise également atténué (souche SA-14-14-2). Au cours des essais pré-homologation, le vaccin s'est montré immunogène, y compris lorsqu'il a été administré en même temps que le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR), et bien toléré, particulièrement chez l'adulte (les effets indésirables ont été moins fréquents qu'avec un vaccin plus ancien préparé sur cerveau de souriceau). Depuis, ce nouveau vaccin a été homologué en Australie, en Malaisie, aux Philippines et en Thaïlande, où il est disponible sous le nom d'Imojev®. Environ 49.000 doses ont à présent été utilisées, mais ce nombre est encore insuffisant pour permettre d'identifier les événements indésirables rares dont le vaccin pourrait être responsable. Il est également trop tôt pour savoir si un vaccin de ce type ne présentera pas un risque dans l'environnement, et le GACVS a exprimé son souhait d'être informé sur ce sujet. En effet, le virus artificiel qui a été créé pourrait évoluer de façon inattendue s'il trouvait à infecter des hôtes nombreux et variés, par exemple en se recombinant.

 

La probabilité d'un tel événement est considérée comme faible, puisque le virus provoque une virémie très brève chez l'homme et qu'il n'est pas capable d'infecter efficacement les moustiques. Son utilisation à grande échelle pourrait toutefois créer des opportunités, et la surveillance des événements indésirables post-vaccinaux est donc nécessaire. Ce risque de voir émerger des virus pathogènes à partir de vaccins se trouverait toutefois accru si d'autres vaccins à très large diffusion conçus sur le modèle de l'Imojev®, tel le candidat vaccin contre la dengue de Sanofi, venaient également à être utilisés (NDR).

 

 

NB: Ce candidat vaccin contre le dengue de Sanofi n'a évidemment pas été développé pour n'être administré qu'à quelques centaines de personnes. On remarquera donc le cynisme de ce Comité disant vouloir être informé des conséquences irresponsables qu'il prend en faveur des industriels mais certainement pas des gens. Il est important de rappeler que le virus de la fièvre jaune n'affecte PAS les pays asiatiques, il ne concerne donc pas cette partie du monde. Epidémiologiquement parlant et selon les climats et les zones, il faut remarquer que le virus de l'encéphalite japonaise n'affecte pas non plus par exemple de pays africains ou de pays d'Amérique du Sud or ici, on mélange des virus qui ne se rencontrent jamais dans la Nature, on crée donc de toutes pièces des combinaisons qui n'auraient jamais pu survenir naturellement. Dieu sait donc sur quelle nouvelle maladie future cela pourra déboucher. Manipuler de la sorte le vivant n'est pas sans conséquence. Le faire de façon aussi légère n'est plus de la Science, c'est du Scientisme. On remarquera enfin que le Comité estime que 49 000 sujets est un nombre trop faible pour pouvoir évaluer les effets secondaires plus rares (mais qui sont aussi souvent plus graves) OR dans les essais cliniques pré-commercialisation donc AVANT la mise sur le marché, les vaccins ne sont administrés en général que dans des groupes de quelques centaines ou quelques milliers de personnes mais jamais autant. Pourtant, cela n'empêche jamais les grands experts nationaux de recommander par principe ces vaccins fraîchement sortis en les déclarant sûrs sur base de ces essais cliniques inconsistants et tout à fait insuffisants. Nous sommes donc ici confrontés à un Xème mensonge, une Xème incohérence de l'idéologie vaccinaliste.

 

Petite sauvegarde par capture d'écran (au cas où):

 

Rapport-du-GACVS-de-decembre-2013.JPG

 

Source : www.initiativecitoyenne.be

 


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Dimanche 2 mars 2014 7 02 /03 /Mars /2014 16:14

 

Source : www.contrelacour.fr

 

Europe / Libre échange


Le projet de Traité transatlantique traduit en français

 

Marché transatlantique 

Jeudi 27 février, le journal en ligne allemand ZEIT ONLINE a publié une version fuitée du projet de traité transatlantique.
Celle-ci, traduite ci-dessous en français, date du 2 juillet 2013, soit quelques jours avant le lancement des négociations. Pour rappel, le mandat de négociation octroyée à la Commission européenne par les ministres du commerce a été validé lors du Conseil du 14 juin 2013.

Ce projet d’accord constitue donc la base de discussion établie par la Commission européenne en lien avec les partenaires américains et les entreprises privées.

Il a donc vraisemblablement évolué au cours des trois cycles de négociations qui se sont tenus depuis juillet 2013.
Cependant, il nous offre un grand éclairage des dispositions qui pourraient figurer dans l’accord final.

Le chapitre 1 pose les grands principes et les définitions des termes clés de l’accord.

Le chapite 2 traite de la libéralisation des investissements. Il est rappelé que les services audiovisuels ne font pas partie des négociations. Le chapitre indique que les investissements américains et européens devront être traités de façon égale (sans discrimination) de part et d’autre de l’atlantique. Il est également défini le système de protection des investissements permettant aux entreprises de se prévaloir contre un traitement arbitraire, discriminant ou abusif. A cet égard, le projet indique les pistes d’indemnisation des entreprises.

Le chapitre 3 concerne la fourniture transfrontalière de services. Comme pour les investissements, il est rappelé le principe de l’ouverture et l’interdiction des clauses discriminantes.

Le chapitre 4 traite la question de la présence temporaire de personnes physiques qui iraient travailler de l’autre coté de l’Atlantique (visiteurs d’affaires, transferts intraentreprise, diplômés stagiaires, vendeurs d’affaires, fournisseurs de services contractuels et professionnels indépendants).

Cette question est poursuivie dans le chapitre 5 qui traite des qualifications préalables à l’exercice de certaines activités, qui peuvent être données aux personnes physiques ou morales. Il est également question de libération des services informatiques, des services de postes et de courrier, des réseaux de communications électroniques, des services financiers et enfin, du transport maritime international. Ces dispositions doivent notamment être étudiées sur la question spécifique et importante des « services universels« , c’est à dire des services publics.

Le chapitre 6 concerne le domaine du commerce électronique.

Enfin, le chapitre 7 énumère toutes les pistes d’exceptions qui pourraient être posées au principe de libéralisation. Il s’agit, par exemple, des mesures nécessaires à la protection de la santé, de la sécurité, la vie privée, etc. Toutes ses mesures ne doivent cependant pas constituer des restrictions déguisées ou être discriminantes.

A la fin du document, les lecteurs trouveront les principaux éléments que la Commission entend introduire dans le mécanisme de règlement des différends Etat-investisseur. Il s’agit de la question sensible des tribunaux d’arbitrage sur laquelle la Commission devrait lancer une consultation publique dans quelques jours.

 

 

Pour accéder au traité, cliquer ici


 

Source : www.contrelacour.fr

 

 


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Mercredi 26 février 2014 3 26 /02 /Fév /2014 15:29

 

Source : www.reporterre.net

 

Rapport INRA : voilà comment il a été saboté par les partisans de l’agriculture productiviste

Marie Astier (Reporterre)

mercredi 26 février 2014

 

 

 

 

Comment l’Institut national de recherche agronomique a-t-il pu publier un rapport sur l’agriculture biologique si médiocre qu’il a suscité la colère de 126 scientifiques ? Parce qu’un choix idéologique présidait à sa réalisation. Reporterre décrypte la cuisine interne de ce rapport pseudo-scientifique.

 


 

C’est un rapport qui a réussi à indigner plus d’une centaine de scientifiques, les représentants des professionnels de l’agriculture biologique et un bon nombre de parlementaires écologistes.

Lundi dernier, Reporterre publiait la lettre signée par désormais 126 chercheurs et ingénieurs au PDG de l’INRA François Houllier, lui demandant de retirer la grande étude de son institut sur l’intérêt économique de l’agriculture biologique, publiée en octobre 2013.

Aujourd’hui, ces 126 signataires acceptent de dévoiler leurs noms, parmi lesquels ont peut trouver plusieurs salariés de l’INRA elle-même, ainsi que quelques chercheurs reconnus (lire et télécharger lettre et liste ici). Une mobilisation inédite de la part de scientifiques, qui dans ce courrier de 11 pages détaillent les raisons de leur malaise face à ce travail d’une qualité "très discutable" selon eux (courrier à télécharger dans notre article précédent).

Mais comment un organisme scientifique aussi réputé de l’INRA a pu produire un rapport aussi contesté ? Pour comprendre, il faut remonter aux origines de cette étude. Décryptage en trois questions.

 

L’impact sur l’environnement a été écarté de l’analyse

C’est d’abord la question posée par ce rapport qui ne semble pas pertinente aux scientifiques qui contestent le rapport : "Comment rendre l’agriculture biologique plus productive et plus compétitive ?"

Une problématique purement économique, formulée par le CGSP, alias Commissariat général à la stratégie et à la prospective. Cet organisme rattaché au Premier Ministre est chargé de mener des études, notamment pour imaginer la France dans dix ans, une France qui aurait retrouvé la croissance...

"Pour l’agriculture biologique, nous sommes partis du constat que le Grenelle de l’environnement a échoué à la développer et que ses produits sont trop chers. C’est pour cela que nous avons posé cette question", explique Dominique Auverlot, responsable du département développement durable au CGSP.

Un point de vue qui est tout de suite apparu "biaisé" à Catherine Experton. En tant qu’experte de l’ITAB (Institut technique de l’agriculture biologique), elle a pris connaissance de la commande du CGSP lors de la première réunion de suivi du rapport : "Si on se demande comment rendre la bio plus productive et compétitive, on sous-entend qu’elle ne l’est pas assez... Alors que cela dépend de la façon dont on présente les données. Par exemple l’agriculture bio crée plus d’emplois : de ce point de vue elle est donc plus productive."

"Mais la question n’est toujours posée que sous l’angle des prix", déplore Stéphanie Pageot. En tant que présidente de la FNAB (Fédération nationale de l’agriculture biologique), elle était aussi invitée à ce comité de pilotage du rapport.

Résultat, le rapport reproduit le "biais" de la question initiale. Il analyse la performance économique des exploitations essentiellement sous l’angle du rendement. Les questions sociales et environnementales sont traitées dans des parties séparées.

Selon Dominique Auverlot, par ailleurs ingénieur des Ponts et Chaussées, le raisonnement suivi relève de "l’économie classique" : "Nous sommes dans un système concurrentiel. Si nous produisons des produits locaux plus chers, certes cela crée de l’emploi local. Mais cela rebondit aussi sur le pouvoir d’achat des ménages, qui dépensent plus en alimentation donc moins dans d’autres domaines. Au final, du point de vue macroéconomique, on aboutit à une croissance plus lente."

Plus grave encore, cela justifie que l’analyse ne tienne pas compte des "externalités", c’est-à-dire des conséquences secondaires, positives ou négatives, de certaines activités économiques. "Certains chiffres ne rentrent pas dans le prix des produits", explique cet ingénieur des Ponts et Chaussées. Ainsi pour l’agriculture biologique, les effets positifs sur la qualité de l’eau, la santé ou la vie en milieu rural ne sont pas crédités au titre de sa compétitivité. Pour l’agriculture conventionnelle, les conséquences délétères sur la biodiversité ou sur la pollution de l’eau ne sont pas plus considérés comme diminuant sa rentabilité. Tout le raisonnement est bâti sur le fait que l’impact sur l’environnement n’a aucun intérêt économique. Comme une priorité de l’agriculture biologique est précisément de réduire les nuisances sur l’environnement, elle est forcément désavantagée par le raisonnement suivi.

 

Les critiques émises durant l’élaboration du rapport n’ont pas été prises en compte

Mais ce point de vue d’économie classique aurait pu être modifié au cours de la rédaction du rapport. Ses auteurs ont plusieurs fois rendu compte de leurs travaux au comité de pilotage. Celui-ci était composé de représentants du ministère et du monde agricole : le principal syndicat agricole avec la FNSEA, l’agriculture biologique à travers l’Agence bio, la FNAB et l’ITAB, et enfin différents réseaux d’agriculteurs.

Les débats ont permis de soulever des questions polémiques dès la première réunion. Catherine Experton énumère : "Comment définir la bio ? Qu’est-ce qu’être productif ou compétitif ? L’agriculture biologique doit-elle raisonner en terme de productivité ou d’exportation ? Faut-il assouplir le cahier des charges de la bio ?"

Des discussions qui n’ont pas convaincu Stéphanie Pageot. Elle rappelle que ces réunions traitaient des deux parties du rapport : celle sur l’agriculture biologique et celle sur la durabilité de l’agriculture conventionnelle. "L’étude sur la bio n’a été abordée qu’à la fin de la réunion en un quart d’heure... Nous n’avons pas eu le temps de donner notre avis." Elle n’a assisté qu’à une seule réunion du comité de pilotage.

Paysan bio, membre de la Confédération paysanne et du comité d’administration de l’ITAB, Philippe Guichard a quant à lui participé à tous les rendez-vous : "Après la première réunion, je ne voulais plus y aller mais on m’a demandé de continuer..." Il en a profité pour exprimer à plusieurs reprises son désaccord...

 

*Suite de l'article sur reporterre

 

 

Source : www.reporterre.net

 

 

 

 

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