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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 16:00

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Chez Air France, une semaine de grève salue l’arrivée du nouveau PDG

1 août 2016 | Par Dan Israel
 
 
 

La semaine de grève qui s'achève ce mardi a touché plus de 200 000 passagers, et les syndicats menacent de recommencer. Les hôtesses et les stewards n’acceptent pas que la direction s’engage sur leurs conditions de travail pour 17 mois seulement. C’est le baptême du feu pour Jean-Marc Janaillac, le nouveau patron arrivé le 4 juillet.

La grève qui s’achèvera chez Air France ce mardi 2 août au soir montre une fois de plus que le terrain social est brûlant dans la compagnie aérienne française. Lundi, plus de 150 vols ont encore été annulés à Roissy et à Orly suite au mouvement lancé le 27 juillet par deux des trois syndicats regroupant les stewards et les hôtesses, le SNPNC-FO et l'Unsa-PNC, qui représentent à eux deux 45 % du personnel. Selon la direction, environ 10 % des vols devraient être annulés dans la journée de mardi, dernier jour du préavis, où encore au moins un quart des PNC (personnels navigants commerciaux) devraient être en grève.

Le SNPNC estime que durant la semaine de mouvement, un pic de 70 % des personnels concernés en grève a été atteint dans les premiers jours, avant de se stabiliser à environ 50 % pendant le week-end, puis de descendre doucement. En tout, selon le syndicat, entre 210 000 et 280 000 passagers auront été touchés par la grève, en pleine période de départs et de retours de vacances. Pour la compagnie, le coût devrait être de l’ordre de 100  millions d’euros (contre 400 millions environ pour la grève de 14 jours menée par les pilotes à l’automne 2014).

 

Jean-Marc Janaillac et Frédéric Gagey, respectivement dirigeant d'Air France-KLM et d'Air France, en juillet 2016. © Reuters - John Schults Jean-Marc Janaillac et Frédéric Gagey, respectivement dirigeant d'Air France-KLM et d'Air France, en juillet 2016. © Reuters - John Schults

 

Au cœur du conflit, un sujet brûlant pour les quelque 13 600 hôtesses et stewards d’Air France : l’accord collectif fixant leurs conditions de travail. Celui qui est actuellement en vigueur arrive à son terme le 31 octobre prochain. Suite à des négociations tendues, où la direction a proposé des modifications des règles contestées par les syndicats, l’entreprise avait finalement proposé de reconduire l’accord existant, avec quelques modifications mineures, mais seulement pour 17 mois. Inadmissible pour les syndicats, qui rappellent que leurs deux précédents accords avaient été conclus pour cinq ans (en 2008), puis pour trois ans et demi. Ils craignent qu’Air France cherche simplement à gagner du temps, et à repousser les décisions douloureuses après l’élection présidentielle de mai 2017. Ils demandent que l’accord soit valable pour cinq ans, mais seraient prêts à descendre à trois ans.

« Nous rappelons que les PNC sont la seule catégorie de personnel chez Air France où les accords d’entreprise sont négociés pour une durée déterminée. Pour les personnels au sol et pour les pilotes, les conditions sont fixées par accord une fois pour toutes », explique à Mediapart Christelle Auster, secrétaire générale adjointe du SNPNC-FO. « Les salariés, et les PNC en particulier, sont devenus la seule variable d’ajustement chez Air France », se plaint la syndicaliste, qui rappelle que suite aux divers plans de réduction des coûts de la compagnie, 2 000 postes de PNC ont été supprimés en trois ans, et qui dénonce « une entreprise où la casse sociale est constante ». Un quatrième plan de départs volontaires vient d’être ouvert par la direction.

Dans ce contexte, les navigants veulent conserver, « sur le long terme », les garanties autour de leur métier, « un boulot très fatigant, qui désociabilise, où il faut travailler de nuit, accepter le décalage horaire et trouver des solutions pour faire garder ses enfants, ce qui coûte très cher », énumère Christelle Auster. Les PNC refusent aussi les projets de réduction du nombre d’hôtesses et de stewards sur certaines lignes, prévu sur quelques vols moyen-courriers.

Une grève d’une semaine en plein cœur de l’été, jamais l’entreprise n’avait connu cela. Et pourtant, durant ces journées sous forte tension, la direction n’a pas contacté les syndicats à l’origine du mouvement. « C’est malheureusement le reflet des négociations telles qu’elles se déroulent chez nous », regrette la syndicaliste. En fait, cinq jours avant le début de la grève, les discussions entre direction et syndicats ont capoté, et chacun campe depuis sur ses positions.

Samedi sur France Info, le directeur des ressources humaines Gilles Gateau a estimé que « ce mouvement n'a pas lieu d'être, à cette période en particulier ». Quelques jours auparavant, Frédéric Gagey, le dirigeant d’Air France (branche française du groupe Air France-KLM), assurait dans Le Parisien qu’il n’y avait aucune raison « de nous soupçonner de vouloir prendre nos salariés en traître ». « On ne se met pas en grève dans une telle période, au risque de compromettre le redressement d'Air France », avertissait-il alors. Mais ce lundi dans Les Échos, le directeur général adjoint, Pierre-Olivier Bandet, donnait pourtant du grain à moudre aux syndicats, en sous-entendant qu’il souhaitait réduire les avantages accordés aux PNC : « L'enjeu est la santé du transport aérien français, donc l'emploi de navigants français. Les passagers veulent des prix à la baisse. On ne peut se décaler par rapport à d'autres compagnies qui ont fait de gros efforts de compétitivité. »

 

En interne, des salariés plutôt compréhensifs

Dans ce bras de fer, les PNC ont plutôt pu compter sur le soutien des autres salariés de l’entreprise. Le troisième syndicat représentatif, l’Unac (environ 22 % des hôtesses et stewards), a certes décidé début juillet de repousser son préavis de grève à la mi-octobre, les grévistes ont tout de même reçu le soutien de trois syndicats de pilotes d'Air France (SNPL, SPAF et Alter).

Quant aux salariés du « sol », ils ne semblent pas trop hostiles au mouvement si l’on en croit Marc Saladin, secrétaire général de l’Unsa pour cette catégorie de personnel ...

 

*Suite de l'article sur mediapart

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

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