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29 avril 2016 5 29 /04 /avril /2016 01:33

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

 

Mafia du CO2: soupçons sur la police

27 avril 2016 | Par Fabrice Arfi
 
 

Des policiers entretiennent d’étonnants liens de proximité avec des figures de la mafia du CO2, acteurs de la plus grande escroquerie connue en France, dont les noms sont par ailleurs cités dans diverses affaires d’assassinats impunis. Les faits apparaissent en marge de plusieurs procédures. Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur, a été entendu comme témoin dans l'une d'elles. Révélations.

Mais que fait la police ? Des enquêteurs de la police judiciaire (PJ) entretiennent d’étonnants liens de proximité avec des figures de la mafia du CO2, acteurs de la plus grande escroquerie jamais constatée en France, dont les noms sont par ailleurs cités dans plusieurs affaires d’assassinats demeurant à ce jour impunis. Les faits, à l’origine de discussions feutrées dans certains couloirs de la PJ, sont abordés depuis des années avec précaution par la justice, bien qu’ils apparaissent clairement en marge de plusieurs procédures liées directement ou non aux dossiers du CO2.

Révélation d’informations confidentielles à des suspects, rencontres physiques en dehors de toute procédure, mails de la brigade criminelle qui se retrouvent entre les mains d’escrocs, pistes d’enquête connues en temps réel par des réseaux délinquants : la liste est longue des éléments qui permettent aujourd’hui de matérialiser cette porosité entre des milieux criminels et ceux qui, au sein de l’État, sont censés les appréhender.

Après plusieurs mois de recherches, fondées sur des dizaines documents judiciaires, des écoutes téléphoniques et des entretiens menés avec des policiers et des mis en cause, Mediapart a pu reconstituer une partie de ce sombre puzzle.

 

Arnaud Mimran. © DR Arnaud Mimran. © DR
 

Les interrogations sur des failles policières tournent, pour beaucoup, autour des affaires dArnaud Mimran. Présenté par les juges comme l’un des « organisateurs » de la fraude au CO2, dont le procès doit s’ouvrir ce 2 mai devant le tribunal correctionnel de Paris, son nom est également cité, sans mise en cause par la justice, dans plusieurs affaires de meurtre – de son associé dans le CO2 (Samy Souied), de son beau-père milliardaire (Claude Dray) et de l’homme de main d’un affairiste parisien (Albert Taïeb).

 

Arnaud Mimran, financier et ami devenu très gênant pour le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou (voir notre précédente enquête), est par ailleurs sous le coup d’une quadruple mise en examen pour « enlèvement et séquestration », « extorsion en bande organisée », « association de malfaiteurs » et « blanchiment ».

Dans ce dernier dossier, qui porte sur une sordide affaire datée de janvier 2015, dont la victime est un financier genevois contraint par la force d’opérer des ordres d’achats boursiers vers un compte bancaire à Dubaï, il est apparu qu’Arnaud Mimran avait été prévenu en amont de son arrestation dans l’affaire du CO2. Celle-ci est souvent présentée comme le “casse du siècle”. Pour cause : il s’agit de la plus grande escroquerie que la France ait jamais connue ; une fraude sur le dos des droits à polluer des entreprises, qui a permis à plusieurs équipes d’escrocs de détourner en moins de huit mois 1,7 milliard d’euros de TVA en 2008 et 2009, le tout sous le regard aveugle de l’État.

C’est un ancien employé de Mimran qui, ayant décidé de se mettre à table devant les policiers, a vendu la mèche sur procès-verbal : « Le lundi 19 janvier 2015, Arnaud Mimran m’a balancé qu’on allait venir le chercher cette semaine et qu’on le retiendrait deux jours. Il parlait de la police. Il m’a dit qu’il ne fallait pas s’inquiéter, qu’il n’y avait rien de grave. Il m’a dit qu’on était sur écoutes téléphoniques. […] Il ne m’a pas dit le jour, mais il savait qu’on l’arrêterait cette semaine », a-t-il expliqué en juin dernier. De fait, Mimran a été interpellé le lendemain par la douane judiciaire dans l’affaire du CO2.

 

De gauche à droite : Arnaud Mimran, Samy Souied (assassiné) et Marco Mouly, les trois associés du CO2, selon les juges. © DR De gauche à droite : Arnaud Mimran, Samy Souied (assassiné) et Marco Mouly, les trois associés du CO2, selon les juges. © DR

 

Le plus fou est que cette arrestation, qui débouchera sur cinq mois de détention provisoire pour Mimran, est intervenue en plein durant la séquestration du financier suisse, kidnappé le 16 janvier et relâché miraculeusement indemne le 21. Entretemps, le chef des ravisseurs, un dénommé Sabir Titouh, dit “Titax”, manœuvré d’après le dossier d’instruction par Arnaud Mimran, avait été exécuté devant chez lui dans la soirée du 19 janvier – son assassinat demeure à ce jour lui aussi inexpliqué par la justice.

Relâché en mai de sa détention provisoire liée au CO2, Mimran retournera en prison un mois plus tard après une nouvelle arrestation réalisée dans le cadre, cette fois, du dossier de kidnapping – le temps que la justice établisse son implication présumée, grâce à des écoutes. Or, d’après une audition judiciaire consultée par Mediapart, Mimran a aussi été informé du contenu de cette enquête policière dix jours avant son interpellation.

– Question du juge : « Il résulte que vous avez eu des informations sur l’enquête en cours. »
– Mimran, imperturbable : « Pour avoir discuté avec un policier, il m’a précisé qu’il y avait une investigation en cours à l’OCLCO [Office central de lutte contre la criminalité organisée, un service spécialisé de la police judiciaire — ndlr]. »
– Le juge : « Quel policier ? »
– Mimran : « Je ne veux pas répondre. Les gens de l’OCLCO savent qui c’est. »

Mimran dit avoir rencontré son informateur dix jours avant son arrestation dans un bar du XVIIe arrondissement de Paris et prend même le soin de préciser au magistrat instructeur qu’il a bu, ce jour-là, un Coca Zéro.

Le détail n’en est peut-être pas un : l’interpellation de Mimran dans cette affaire d’enlèvement avait dû être retardée de plusieurs jours. Bravant son contrôle judiciaire pourtant imposé dans le dossier du CO2, l’intéressé était parvenu à quitter la France pour se rendre en Italie, où il avait rencontré sa dernière compagne, Tamara Pisnoli – le père de celle-ci, Massimo, avait été abattu en 2008 dans un règlement de comptes mafieux, selon la presse de l’époque.

 

Arnaud Mimran, en manteau de fourrure blanc, et Farid Khider, en partance pour Milan. © Compte Instagram de Farid Khider Arnaud Mimran, en manteau de fourrure blanc, et Farid Khider, en partance pour Milan. © Compte Instagram de Farid Khider
 

Mais il y a mieux, ou pire. L’ex-employé de Mimran, qui avait donné de premières informations embarrassantes sur la police, en a livré d’encore plus gênantes, le 17 juin 2015, selon la retranscription de ses auditions. L’intéressé a ainsi expliqué avoir été approché au mois d’avril 2015, pendant que son patron était en prison, par un certain Farid Khider, ancien champion du monde de boxe et ami de Mimran. « Il représente Arnaud en dehors de la prison », a-t-il confié au sujet de Khider, également connu pour avoir participé à l’émission de télé-réalité « La ferme célébrités », sur TF1.  

 

Khider était accompagné de deux hommes, dont les policiers ont aujourd’hui un début de description : type européen, la cinquantaine, cheveux grisonnants, costard-cravate et bedonnant pour l’un, sportswear et de corpulence moyenne pour l’autre. Selon le témoin, les mystérieux bonshommes ont demandé que des fonds leur soient versés depuis le compte de Dubaï sur lequel avait atterri le produit financier de la séquestration et que la justice soupçonne d’appartenir en sous-main à Mimran. « Ils avaient l’air très informés sur l’état d’avancement de l’enquête… À la vue de tout cela, je ne sais pas à qui j’avais affaire, alors je suis au stade de me poser la question… Il s’agit peut-être de policiers », confie prudemment le témoin.

 

La peau de banane de Squarcini dans le bureau du juge

Il se montrera encore plus précis concernant l’un des deux hommes. Celui-ci se fait appeler “Seb”, dit-il ; il l’avait déjà vu en compagnie de Mimran par le passé. « Ce Seb avait l’air bien informé de l’enquête en cours. Il m’a dit qu’il ne fallait pas s’en faire », confie le témoin. Il a ajouté avoir revu Seb une dizaine de jours plus tard, à la demande de ce dernier, dans un café de la porte Dauphine, toujours en présence de Khider, qui avouera quant à lui ne plus se souvenir de quoi que ce soit, sans pour autant démentir. Cela lui serait difficile : des écoutes sur son téléphone ont depuis prouvé la réalité de ces rencontres.

« Au café, Seb et Farid Khider m’ont parlé d’Arnaud, m’ont dit qu’il n’y avait pas de soucis à se faire. […] Ils m’ont parlé de l’affaire des douanes [le dossier du CO2 – ndlr] et qu’il n’y avait rien dans le dossier », a précisé l’ex-employé de Mimran. Il pense à un policier, sans certitude, toujours très prudent dans ses déclarations devant les enquêteurs.

Arnaud Mimran prendra moins de pincettes. Après 48 heures de garde à vue, lors de sa sixième et dernière audition, la question lui est enfin posée par les policiers – ce sera l’ultime : « Connaissez-vous un prénommé Seb, la cinquantaine, les cheveux blancs et que vous auriez rencontré plusieurs fois ? » Réponse de Mimran : « C’est un policier qui travaille à la DCRI [Direction centrale du renseignement intérieur, devenue DGSI – ndlr]. Je le rencontre à titre amical. » Tellement amical, donc, que celui-ci pense pouvoir récupérer le fruit d’une extorsion de fonds. Bizarrement, les policiers ne poseront plus d’autres questions à Mimran sur le sujet, en tout cas, rien qui soit consigné dans les procès-verbaux de ses interrogatoires.

 

Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur. © Reuters Bernard Squarcini, ancien patron du renseignement intérieur. © Reuters

 

Cet épisode sera l’une des raisons de l’audition par le juge en charge du dossier, le 16 mars dernier, de l’ancien directeur de la DCRI, le préfet Bernard Squarcini. « À ma connaissance, Arnaud Mimran n’a jamais intéressé la DCRI », a assuré l’ancien ponte du renseignement français, proche de Sarkozy. Concernant le mystérieux “Seb”, Squarcini dit ne pas le connaître. « Je note toutefois que d’après les déclarations que vous venez de me lire, a-t-il ajouté à l’attention du juge, il s’agirait de contacts purement personnels et individuels, pas de contacts professionnels au sens où on l’entend à la DCRI. » Pour appuyer son propos, Squarcini n’a pu s’empêcher de vanter le « cadre déontologique » dans lequel est censé évoluer son ancien service, pourtant éclaboussé, comme lui-même, par plusieurs scandales ces dernières années (surveillance de journalistes, financements libyens de Sarkozy, affaire du “parrain des parrains” Michel Tomi…).

En revanche, Bernard Squarcini, surnommé “le Squale”, ne se privera pas pendant son audition de jeter une jolie peau de banane sous les pieds de la police judiciaire : « Il se dit, par ailleurs, que l’intéressé [Mimran] entretient de très bons contacts avec des fonctionnaires des services de la police judiciaire, mais je ne sais pas avec qui, à quel titre, ni même si cette rumeur est fondée. »

Une anecdote, qui alimente depuis deux ans une certaine stupeur dans le Landerneau judiciaire parisien, permet aujourd’hui de penser que ce ne serait pas qu'une rumeur. Il s’agit d’une scène surréaliste dont Mediapart a pu se faire confirmer la réalité auprès de plusieurs témoins directs. Elle s'est déroulée le 10 janvier 2014, jour de l’interpellation à Roissy-Charles-de-Gaulle de Cyril Astruc, un homme d’affaires alors recherché par plusieurs juges français pour son implication présumée dans des affaires financières, dont celle du CO2.

Sur le parvis de l’aéroport, alors que des douaniers (en charge de l’enquête sur le CO2 depuis 2009) et policiers de l’OCLCO (chargés, tels des marshalls français, d’exécuter des mandats d’arrêt) attendent de savoir lequel des deux services partira avec le trophée du jour, un homme se fait déposer en moto-taxi devant tout le monde. C’est Arnaud Mimran. Il salue Astruc, qu’il connaît, embrasse un policier de l’OCLCO et serre la main à un autre policier présent. L’incrédulité est totale pour certains douaniers présents sur place. Astruc partira finalement avec l’OCLCO, au grand dam des agents de la douane qui le pistent depuis des années. Mimran, en moto, suivra le convoi policier. Un haut gradé de la police m’a confié depuis que Mimran serait un discret informateur de l’OCLCO.

Quelques mois plus tard, dans le cabinet d’un juge parisien qui enquête sur l’assassinat par balles de Samy Souied (l’associé de Mimran), Cyril Astruc fera de surprenantes confidences : « J’ai rencontré Arnaud en 2013 (en Israël) et il se targuait d’avoir de solides protections policières en France, ce qui expliquait qu’il n’ait pas fait de garde à vue, que ce soit pour le CO2 ou pour l’homicide de Samy [ce qui est rigoureusement exact à l’époque – ndlr]. Ce sont des choses qu’il évoquait librement devant moi pour faire état de ses protections. »

Franck Douchy, patron de l’OCLCO à l’époque des faits et aujourd’hui directeur de la police judiciaire de Versailles, dément la moindre proximité coupable avec Arnaud Mimran. Il en veut pour preuve un fait incontestable : c’est bien l’OCLCO qui a arrêté Mimran dans l’affaire de l’enlèvement et de la séquestration du financier suisse. Vrai, mais à une nuance près – et de taille : toute l’enquête qui a permis de remonter la piste Mimran avait été initialement menée, non par l’OCLCO, mais par l’antenne des Hauts-de-Seine de la police judiciaire.

Il y a parfois de saisissants hasards de calendrier. Pendant le procès du CO2, une autre audience devrait agiter en mai la chronique médiatique au même moment à Paris : l’ancienne star de l’anti-gang français, le commissaire Michel Neyret, sera en effet jugée dans une salle voisine pour corruption en raison des faveurs consenties par deux escrocs lyonnais, Gilles Bénichou et Stéphane Alzraa, en échange de renseignements confidentiels. L’histoire est connue et a déjà fait grand bruit. Mais il est un pan peu exploré du dossier qui touche, lui, directement aux affaires du CO2 et à ses meurtres.

 

Michel Neyret, ancienne star de l'anti-gang français et ex-n° 2 de la PJ de Lyon. © Reuters Michel Neyret, ancienne star de l'anti-gang français et ex-n° 2 de la PJ de Lyon. © Reuters

 

Les nombreuses écoutes menées en mars 2011 sur les corrupteurs présumés de l’ancien numéro 2 de la PJ de Lyon, que Mediapart a pu consulter en intégralité, montrent ainsi combien il est parfois aisé pour des milieux peu réputés pour leur amour du code pénal de connaître en temps réel les avancées policières sur tel ou tel dossier – ça peut toujours servir. Le plus bavard des “amis” de Neyret est incontestablement Gilles Bénichou, pendu pendant des heures au téléphone avec Stéphane Alzraa, dont le nom a été associé dans certains volets de la fraude au CO2.

Six mois après l’assassinat de Souied, Bénichou se lâche sur son portable grâce aux informations obtenues par Neyret sur la disparition de l’associé de Mimran :

  • « On n’est pas simplement dans une affaire de règlement de comptes, là. C’est une très, très grosse affaire. […] D’après ce qu’on me dit, ce serait la plus grosse affaire de ces dix dernières années. […] Il y a énormément d’argent, ça débouche sur du trafic à l’international, sur du blanchiment, sur de l’association de malfaiteurs, ça débouche sur une tonne de merde. […] Elle va être étroitement liée au CO2. […] J’ai cru comprendre qu’il y aurait même des relations avec des gens du grand banditisme. » (écoute du 3 mars 2011)
     
  • « Là, je suis en train de prendre les infos pour savoir exactement où en est l’affaire de Samy [Souied]. Ils sont sur une affaire d’Arnaud [Mimran]. Ils veulent vraiment tout pour sauter tout le monde. Ils sont sur Arnaud Mimran pour un montant relativement important. » (écoute du 7 mars 2011)
     
  • « Alors, d’une affaire de meurtre, ça va découler sur l’affaire du CO2. […] Ça va vraiment gicler très haut. Je te dis, il y a des familles entières qui vont être décimées. Et puis c’est des peines [de prison] à deux chiffres qui arrivent. » (écoute du 9 mars)

Qui informe Neyret, qui n’a jamais été saisi de ces affaires, avant que lui-même ne rencarde Bénichou & Co ? Sur cette question précise, accessoire au regard du fond du dossier Neyret mais fondamentale pour les sujets touchant à la mafia du CO2, l’enquête de l’Inspection générale des services (IGS) et du juge d’instruction Patrick Gachon a été d’une grande pudeur.

En janvier et mars 2012, devant le magistrat instructeur, le commissaire Neyret a affirmé : « Mon seul interlocuteur sur Paris, pour cette affaire, c’était Franck Douchy [patron de l’OCLCO à l’époque – ndlr]. » « J’ai appelé Douchy car il a une connaissance étendue du banditisme parisien. Je l’ai appelé naturellement parce qu’en plus, c’est quelqu’un avec qui je corresponds régulièrement », a-t-il ajouté. Ce qui est vrai : une expertise technique a établi que les deux policiers avaient été en relation une trentaine de fois par mail sur la période, entre janvier et juillet 2011.

Entendu à son tour en décembre 2011 par la “police des polices”, le commissaire Douchy a seulement assuré que Neyret l’avait contacté pour savoir « s’il était intéressé par les affaires du milieu juif parisien (escroquerie sur les droits à polluer et règlements de comptes) ». Neyret lui aurait proposé de l’introduire auprès du frère du Samy Souied, ce que Douchy a « évidemment » accepté. Mais il dément aujourd’hui catégoriquement avoir pour autant donné la moindre information à Neyret sur le contenu des enquêtes en cours, les pistes privilégiées et les éventuels suspects dans le viseur des policiers. Dans l’entourage de Douchy, on se demande même si Neyret n’a pas protégé un autre informateur un peu trop bavard place Beauvau. Aucune enquête n’a permis à ce jour de tirer au clair cette question.

Un épais mystère entoure également la manière dont Neyret a pu se procurer un mail reçu par la brigade criminelle de Paris (en charge de l'affaire du meurtre de Souied), que Bénichou a pu lire avec gourmandise au téléphone en mars 2011 à un célèbre financier du trafic de cocaïne en cavale, Yannick Dacheville. Il est question dans ce message, une fois encore, d’Arnaud Mimran, qui aurait blanchi de l’argent de Samy Souied en Israël sur fond de business immobilier. Au téléphone, Bénichou dit « avoir tout reçu de Neyret, il m’a tout amené ce matin ». Mais Neyret n’est pas le destinataire initial du mail. Une autre adresse électronique apparaît sur le courriel. Qui se cache derrière ? Mystère. Au palais de justice et au 36, quai des Orfèvres, on se demande encore comment un tel document a pu tomber entre les mains de « voyous » avant d’être lu tranquillement au téléphone à l’une des plus grandes figures du trafic de drogue, toujours en fuite.

 

 

 

 

Source : https://www.mediapart.fr

 

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