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10 décembre 2015 4 10 /12 /décembre /2015 17:58

 

 

 

Rassemblement contre l’Etat d’urgence,

Samedi  12.12.2015,  à 14h,

devant la Préfecture de Nîmes

 

 

                                                                    

Les lois sécuritaires qu’on nous a vendues comme étant indispensables pour combattre le terrorisme se sont empilées l’une sur l’autre, années après années. Comme si elles n’existaient pas le gouvernement Valls prétend aujourd’hui qu’elles ne suffisent plus. Il instaure l’Etat d’Urgence pour 3 mois, avec l’assentiment unanime (-6 voix !) de la représentation parlementaire, au garde à vous, comme en 40. Sa prolongation et sa banalisation sont désormais au programme. Censé combattre le terrorisme de Daech, l’Etat d’Urgence a, comme il était prévisible, immédiatement dérivé. Mais est-ce vraiment une dérive ?

 

Son seul résultat visible à ce jour a été d’interrompre la mobilisation populaire massive à l’occasion de la Conférence sur le Climat (la 21°…) et de criminaliser des militants dits « écologistes », assignés à résidence sans aucune justification, sans aucun recours. Plusieurs manifestations ont été réprimées sans ménagements par une police travaillée par l’extrême droite et à laquelle on a donné permis de cogner.

Il sert aussi dans l’arbitraire le plus total à désigner coupable une communauté culturelle et religieuse très loin d’être homogène et unanime, dissimulant la réelle crise sociale dont elle est l’une des principales victimes sous le fantasme de la question identitaire, validant ainsi tous les délires racistes du FN, parti très catholique soit disant laïc, parti très cathodique soit disant ostracisé.

 

Au déni de démocratie, par les diktats de la Finance et par l’abandon du pouvoir à des institutions échappant à tout contrôle politique, s’ajoute désormais la répression de toute contestation et la surveillance policière généralisée. La social-démocratie ne peut plus cacher ses contradictions et ses  mensonges et n’a plus que l’option de se jeter dans les bras de l’extrême droite. Elle lui ouvre le chemin et lui donne tous les instruments de la dictature.

 

Le voile se lève donc sur la nature exacte de cette oligarchie, cet état bourgeois, mesquin, paternaliste et conservateur qui se drape dans les habits trop grands pour lui de la République Universelle. Incapable de Fraternité l’Egalité lui répugne et il ne tolère pas la Liberté.

 

Nous ne sommes ni des terroristes ni des esclaves. Ne nous laissons pas intimider, nous sommes le nombre, légion et multitude, la seule urgence est de combattre des valeurs hypocrites qui ne sont pas les nôtres, de changer radicalement notre mode de vie. Ce n’est pas dans les urnes et ce n’est pas dans nos foyers mais dans la rue, sur l’agora, que nous devons affirmer et démontrer que seules la liberté et la solidarité peuvent triompher des périls totalitaires qui nous menacent, l’intégrisme religieux tout comme la dictature des marchés, ces éternels complices.

 

« une Cité dont la paix dépend de l’inertie de sujets conduits comme du bétail pour n’apprendre rien que l’esclavage mérite le nom de solitude plus encore que celui de Cité » (B. Spinoza, 1660).

 

C’est contre la solitude et la résignation, pour une Cité libre et pacifique que nous devons aujourd’hui nous battre. Il n’y a pas d’alternatives.

 

 

Les Indigné-e-s de Nîmes

 

 

*****************************

 

 

 

APPEL POUR L'ARRET IMMEDIAT

 

DE L'ETAT D'URGENCE

 

ET LA DEFENSE DES LIBERTES PUBLIQUES

 

 

 

 

Suite aux terribles attentats du 13 novembre dernier, la situation sécuritaire et

 

répressive a pris une dimension très particulière. Interdictions de manifestations,

 

perquisitions administratives, gardes à vue: l’usage politique fait par le gouvernement

 

de l’état d’urgence a conduit ces derniers jours à la multiplication des interventions

 

dans des milieux militants notamment écologistes

 

et à de nombreuses assignations à résidence pour motifs politiques.

 

 

Le 14 novembre 2015, l’état d’urgence a été instauré en France pour une durée

 

de troismois reconductible.Et le 24 novembre, le gouvernement a informé

 

le Conseil de l’Europede « sa décision de déroger à la Convention européenne

 

des droits de l’Homme»

 

(Il donne de nouveaux pouvoirs à la police en matière de perquisitions, surveillance

 

électronique, sans passer par le juge). A travers ce vote, les députés de «gauche»

 

comme de droite ont mis en route un engrenage sans fin qui comme pour le plan

 

«Vigipirate», risque de n’être jamais interrompu.

 

Cette situation est inquiétante. D’autant plus que les motifs pouvant être invoqués pour

 

perquisitionner un domicile ou assigner une personneà résidence

 

(dans le cadre de cet état d’urgence)

 

dépassent de beaucoup la prévention/répression du terrorisme

 

"djihadiste" qui sert de prétexte au déploiement de ces mesures. Ils

 

permettent en fait,au gouvernement de s’en prendre

 

aux mouvements contestant sa politique (syndicats de salarié-es, collectifs de sans-

 

emplois, associations alter-mondialistes, etc.). Dernier exemple en date : les

 

interdictions de manifester, perquisitions et assignations à résidence quià l’approche

 

de la COP 21 ont frappé les milieux ZADistes, écologistes et alternatifs

 

Le gouvernement cherche à pratiquer la politique de la peur pour museler les

 

opposant-es à sa politique antisociale qui ne cesse de détruire tous les acquis

 

sociaux, allant jusqu’à vouloir réduire le code du travail à sa plus simple expression.

 

Afin d’asseoir sa politique internationale hyper agressive et guerrière,

 

il s’efforce de faire taire toutes les voix discordantes dans l’union nationale

 

qu’il tente d’imposer,notamment autour de la COP 21

 

en interdisant toutes les manifestationsinitiées par la société civile.

 

C’est ainsi qu’il faut analyser les affrontements de ce dimanche 29 novembre à Paris.

 

Ils ne sont que la conséquence de l’interdiction de manifester formulée par

 

les autorités,  leur donnant ainsi prétexte à réprimer les manifestant-es

 

ayant osé braver l’interdiction

 

  et se retrouvant interpellé-es par centaines, sans compter

 

les innombrables contrôles d’identités.

 

Une fois de plus, ces politiques répressives et antisociales, qui visent à détruire les

 

droits et les libertés fondamentaux, ne font que le lit des partis d’extrême droite.

 

Nous appelons l’ensemble de la population, à venir se mobiliser pour la défense des

 

libertés publiques, celles d’aller et venir, de manifester, du droit de grève... Bref cette

 

liberté d'expression à laquelle le gouvernement dit être attaché quand il est sous le feu

 

médiatique, et qu'il bafoue par derrière

 

 

Nous exigeons:  -L’arrêt immédiat de l’État d’urgence

 

                                - La relaxe pour l’ensemble des inculpé-es du 29 novembre

 

 

 

RASSEMBLEMENT

 

SAMEDI 12 DECEMBRE 2015 A 14h

 

RDV devant la préfecture, Avenue Feuchères

 

                                                                Afficher l'image d'origine                     

 

SIGNATAIRES: CNT 30, SOLIDAIRES 30, AL 30, NPA 30, FA 30-84,

Les indigné-es de Nîmes....

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