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24 août 2015 1 24 /08 /août /2015 17:03

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

« Lundi noir » en Bourse : « Le CAC 40 n’avait pas enregistré une telle chute en séance depuis 2008 »

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 

 

 

 

A la Bourse de Shanghai, en octobre 2014.

La Bourse de Shanghai a connu une nouvelle journée noire, lundi 24 août, perdant jusqu’à plus de 9 % en séance et clôturant en baisse de 8,5 %, provoquant d’importantes secousses sur les marchés financiers mondiaux : la Bourse de Paris a perdu jusqu’à 8 % lundi après-midi, avant de fermer sur une baisse de 5,35 %.

 

Lire aussi : Les Bourses européennes clôturent en forte baisse après un « lundi noir » à Shanghaï

 

Olivier Raingeard, chef économiste chez Neuflize OBC, rappelle que ce krach intervient après des années de hausse des marchés, alimentée par les politiques très accommodantes des banques centrales.

Le CAC 40 a perdu plus de 8 % en séance avant de clôturer en chute de 5,35 %. Assistons-nous à un nouveau krach boursier ?

Nous venons en effet de vivre un nouveau krach. Le CAC 40 n’avait pas enregistré une telle chute en séance depuis 2008 lors de la crise des subprimes. Le plongeon des indices boursiers chinois a déclenché un mouvement de panique en Europe et aux États-Unis. Les investisseurs s’inquiètent de la vigueur de l’économie chinoise, qui montre des signes sévères de ralentissement, et de son impact sur l’économie mondiale. La dévaluation du yuan le 11 août a d’ailleurs été perçue comme le signe que le ralentissement de la croissance de la Chine est plus important que prévu.

 

Lire aussi : Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

 

Ce krach intervient après des mois de hausse…

Au niveau mondial, les marchés boursiers connaissent un cycle haussier depuis maintenant six ans. Cette hausse des indices a notamment été soutenue et alimentée par les politiques très accommodantes des banques centrales – la Fed, la Banque du Japon, puis la BCE. Après un tel cycle de hausse, il est logique qu’au moindre accroc les actions, dont les valorisations ont fortement progressé, en pâtissent, même si l’ampleur et la vitesse de la baisse de ces derniers jours sortent de l’ordinaire.

 

Comment le marché va-t-il réagir dans les prochains jours ?

Il est toujours difficile de répondre à cette question, mais généralement après un tel krach les marchés ont tendance à se stabiliser, tout en connaissant des séances très agitées. La publication de statistiques économiques rassurantes aux États-Unis ou en Europe ou l’intervention des banques centrales des pays émergents pourraient ramener le calme sur les marchés.

 

 Frédéric Cazenave

 

 

Source : http://www.lemonde.fr

 

 

 

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Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

 

 

Trois questions pour comprendre l’effondrement de la Bourse chinoise et des marchés mondiaux

Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par

 
 
 

A la Bourse de Shanghaï, le 13 août.

Les marchés asiatiques ont plongé, lundi 24 août, entraînés par une nouvelle débâcle de la Bourse de Shanghaï, qui a perdu 8,5 % en clôture, son plus net recul en séance depuis 2007.

 

Concrètement, que se passe-t-il ?

La baisse de ce lundi a été déclenchée par la conviction de plus en plus forte des investisseurs qu’un atterrissage brutal de l’économie chinoise, locomotive de l’économie mondiale pendant les dernières années, est désormais inévitable.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

Que la Bourse dévisse de la sorte signifie que les investisseurs ont décidé que les valeurs cotées sur la place chinoise valaient moins qu’avant. Ou, plus précisément, celles regroupées dans son indice « phare », comme l’explique Euronext :

« Quand vous entendez aux informations que le cours des valeurs ou que la Bourse monte, les journalistes font référence à un indice. Un indice boursier est un regroupement spécifique de valeurs : la hausse ou la baisse de sa valeur reflète les mouvements de l’ensemble des actions qui composent l’indice. »

La conséquence, dans un premier temps, est que de grandes entreprises chinoises voient leur valeur boursière baisser. Cette chute de la valeur de leurs actions ne signifie pas qu’elles perdent de l’argent, mais c’est une preuve de l’inquiétude des investisseurs qui peut limiter leurs possibilités de se financer sur les marchés.

L’autre problème de ce recul des marchés chinois est son amplitude. Au total, l’indice composite de la Bourse de Shanghaï a baissé de 38 % depuis son pic de juin. Avant de s’effondrer mi-juin, la Bourse de Shanghaï s’était envolée de 150 % en l’espace d’un an, dopée par l’endettement et de façon totalement déconnectée de l’économie réelle.

 

C’est ce qu’on appelle une « bulle » : les investissements des Chinois sur leur marché relativement récent ne reflètent pas la valeur des entreprises qui y sont cotées. Plus de 40 millions de comptes boursiers ont été ouverts entre juin 2014 et mai 2015.

Autre inquiétude, le risque de manipulation des chiffres officiels : le gouvernement a ainsi annoncé une croissance au 2e trimestre correspondant exactement aux prévisions du gouvernement alors que les indicateurs envoient de plus en plus de signaux d’alerte. Selon Patrick Artus de Natixis, la Chine serait plus proche d’une croissance de 2 ou 3 % pour cette année, que des 7 % fixés par Pékin.

Lire aussi : Chine : derrière le plongeon des marchés, la crise de l’économie réelle

 

C’est grave ?

Assez, oui. Selon les observateurs aguerris des marchés, on peut parler d’un début de panique : « Les choses commencent à ressembler à la crise financière asiatique de la fin des années 1990. Des spéculateurs se débarrassent des actifs qui semblent les plus vulnérables », avance Takako Masai, directeur de recherches à la Shinsei Bank de Tokyo.

Par ricochet, la déprime touche aussi les matières premières : le cuivre, considéré comme un baromètre de la demande mondiale, a atteint lundi son cours le plus bas depuis six ans et demi. Cette débâcle du marché chinois se double d’une chute du prix du pétrole, le brut américain repassant sous la barre des 40 dollars.

Même si les consommateurs (les industries principalement) peuvent se féliciter d’une réduction de leur facture d’approvisionnement, ces baisses de prix ne sont pas une bonne nouvelle pour l’économie mondiale : la désinflation signifie généralement un ralentissement de la croissance et donc à la clé moins de création de valeur, moins de consommation, moins d’emploi, moins d’investissement, etc.

Lire aussi : « Les marchés ont peur d’une nouvelle faiblesse de l’économie chinoise »

 

En quoi la baisse des Bourses asiatiques nous concerne ?

Qui dit mondialisation des échanges, dit aussi interdépendance entre les marchés financiers. L’argent circule d’une économie à l’autre par le biais des devises, des crédits, etc. Et les investisseurs sont des multinationales qui réfléchissent dans un monde interconnecté.

Ainsi, les principales Bourses européennes essuient de lourdes pertes lundi. Pour les spécialistes, l’analyse est claire : les investisseurs s’inquiètent des conséquences du ralentissement chinois sur la croissance mondiale.

« L’absence d’annonces de mesures par les autorités chinoises afin de stabiliser l’économie a mis le feu aux poudres, avec à la clé un effondrement des indices boursiers partout en Asie, qui contamine l’Europe ce [lundi] matin », résument les stratégistes chez Crédit Mutuel-CIC.

Jacques Attali a même prédit une « dépression planétaire » sur son blog. Expliquant que les 200 millions de membres de la classe moyenne chinoise ont investi la moitié de leur épargne en Bourse, et que l’autre moitié est investie dans l’immobilier (qui risque de souffrir considérablement d’un ralentissement de la croissance dans l’empire du Milieu), l’économiste avance :

« La récession chinoise, si elle se confirme, entraînera celle du Brésil, qui provoquera celle des Etats-Unis, puis la nôtre. »

En clair, la Chine va exporter son ralentissement dans d’autres économies émergentes : ces dernières, qui ont joué le rôle de relais de croissance quand la crise financière a frappé en 2007, ne pourront malheureusement pas rééditer l’exploit en cas de nouveau coup de froid sur l’économie mondiale.

Lire aussi : Quand la Chine vacille, le monde tremble

 

 Mathilde Damgé

 

 

Source : http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/

 

 

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